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  • revision - matière potentielle : linguistique
Recensement de 1996 Décembre 2001 La situation des travailleurs salariés immigrants et membres des communautés culturelles au Québec Faits saillants et pistes d'action
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La situation des travailleurs salariés
immigrants et membres des
communautés culturelles au Québec



Faits saillants et pistes d’action









Recensement de 1996





Décembre 2001

Recherche et rédaction
Sylvie Guyon, CAMO-Personnes immigrantes


Collaboration
Éric Duchemin, DREXenvironnement
Ricardo Acevedo, CAMO-Personnes immigrantes


Révision linguistique
Jacques Crousset



Pour tout renseignement concernant le contenu de cette étude :

CAMO-Personnes immigrantes
3575, boul. Saint-Laurent,
Bureau 488
Montréal, (Québec)
H2X 2T7

Téléphone : (514) 845-3939
Télécopieur : (514) 845-3256
Courriel : camo@camo-pi.qc.ca





Contribution financière

La présente étude a été réalisée grâce
à la participation financière d’Emploi-Québec
Direction régionale de Montréal et du
Comité sectoriel d’adaptation de la main-d’œuvre
pour personnes immigrantes (CAMO-PI).





Octobre 2001
La situation des travailleurs salariés immigrants et membres des communautés culturelles au Québec
Table des Matières


Lexique…………………………………………………………………………..……..………... 5
Avant-Propos…………………………………………………………………………….……... 7

Éléments de diagnostic sur la situation des travailleurs salariés immigrants et 8
membres des communautés culturelles au Québec …………………………………
Profil de la main d’œuvre salariée …………………………………………………… 8
8 • Concentration géographique ………………………………………………………….
8 • Niveau de scolarité …………………………………………………………………….
9 • Âge ……………………………………………………………………………………….
Propension au travail salarié de la main d’œuvre québécoise …………………... 10
10 • Immigrants ………………………………………………………………………………
10 • Minorités visibles ……………………………………….
11 • Femmes …………………………………………………………………………………
Intégration au marché du travail ……………………………………………………….. 12
• Immigrants ……………………………………………… 12
12 • ………………………………………….
Niveaux de revenus annuels médians de la main d’œuvre salariée …………… 13
13 • Femmes …………………………………………………………………………………
13 • Immigrants …………………………
14 • Minorités visibles ……………………………………………………………………….
16 • Niveaux de RAM par secteur selon l’origine ethnique ……………………………...
16 Secteur manufacturier …………………………………………………………………
17 Services gouvernementaux …………………………………………………………
18 Services d’enseignement ……………………………………………………………
18 Soins de santé et services sociaux …………………………………………………
18 Hébergement et restauration …………………………………………………………
19 Commerce de détail …………………………………………………………………..
20 Autres services ………. ……………………………….
20 Transport et entreposage …………………………………………………………….
21 Commerce de gros …. ……………………………………………………………….
21 Communications …….. ……………………
22 Services immobiliers et d’assurances ……………………………………………….
22 Intermédiaires financiers et d’assurances ………………………………………….
23 Construction …………………………………...……………………………………….
23 Services aux entreprises …………..…………………………….
3 La situation des travailleurs salariés immigrants et membres des communautés culturelles au Québec
Profil sectoriel de la main d’œuvre salariée …………………………………………. 27
27 • Les phénomènes de concentration …………………………………………………..
27 Secteur manufacturier …………………………………………………………………
Hébergement et restauration ………………………………………………………… 28
28 Services aux entreprises ………………… …………………………………….
29 Autres services ………. …………………………………………
Commerce de gros …. …………………………………………. 29
29 • Les phénomènes de sous-représentation …………………………………………...
29 Services gouvernementaux …………………………………………………………
30 Services d’enseignement ……………………………………………………………
30 Soins de santé et services sociaux …………………………………………………
31 Commerce de détail ……………………………………………..
31 Transport et entreposage …………………………………………………………….
31 Construction …………………………………...……………………………………….
Les pistes d’action à privilégier en vue de favoriser l’intégration économique
des personnes issues de l’immigration ………………………………………………….. 34
Améliorer notre connaissance des difficultés d’intégration économique spécifiques
à certaines clientèles pour les aider plus efficacement ………………………………… 34
Mettre en place des mesures concrètes pour faciliter l’intégration économique des
clientèles les plus défavorisées …………………………………………………………... 34
Notes ………………………………………………………………………………………… 36


Liste des tableaux :

èreTableau 1 (1 section) Revenu annuel des communautés ethnoculturelles par
rapport au RAM de la population totale des salairiés (%), Québec, RMRM, CUM,
(Écarts>10%,1996 …………………………………………………………………………. 25
Tableau 1 (ème section) Revenu annuel médian des communautés
ethnoculturelles par rapport au RAM de la population totale des salariés (%),
Québec, RMRM, CUM (Écarts > 10 %). 1996…………………………………………… 26
èreTableau 2 (1 section) Écarts (3%) entre la répartition sectorielle des
communautés ethnoculturelles et celle de la population totale des salariés, Québec,
RMRM, CUM, 1996……………………………………………………………………….. 32
èmeTableau 2 (2 section) Écarts (3 %) entre la répartition sectorielle des
communautés ethnoculturelles et ce …………………………………………………. 33
Annexe :

38 Origine ethnique………………………………………………………………………
4 La situation des travailleurs salariés immigrants et membres des communautés culturelles au Québec
Lexique

Les groupes ethnoculturels

Immigrants • Personnes nées hors Canada.

Grands groupes • Groupe 1 : répondants d’origine française, britannique, canadienne,
ethnoculturels québécoise, multiple et autochtone.
• Groupe 2 : répondants d’autres origines européennes que française et
britannique.
• Groupe 3 : répondants d’origine arabe, asiatique, africaine et des Îles du
Pacifique.
• Groupe 4 : répondants originaires d’Amérique latine, centrale, du Sud et
des Antilles.

Minorités visibles • Personnes qui ne sont pas de « race blanche » : Noirs, Chinois, Japonais,
Coréens, Philippins, Indo-pakistanais, Asiatiques occidentaux et Arabes,
Asiatiques du Sud-Est, Latino-américains et Indonésiens ou ressortissants
des Îles du Pacifique ( Statistique Canada selon les dispositions de la Loi
sur l’équité en matière d’emploi). Dans le cadre du présent diagnostic,
cette catégorie comprend les répondants des grands groupes
ethnoculturels 3 et 4.

Note méthodologique : en 1996, pour la première fois dans l’histoire du
recensement, les répondants étaient invités à signaler s’il faisaient partie de
l’un des groupes des minorités visibles tels que définis selon les dispositions
de la Loi sur l’équité en matière d’emploi. Le répondant choisissait dans la
liste le groupe auquel il appartenait, soit : Blanc; Chinois ; Sud-Asiatique
(exemple : Indien de l’Inde, Pakistanais, Punjabi, Sri-Lankais); Noir (exemple :
Africain, Haïtien, Jamaïcain, Somalien); Arabe et Asiatique occidental
(exemple : Arménien, Égyptien, Iranien, Libanais, Marocain; Philippin);
Asiatique du Sud-Est (exemple : Cambodgien, Indonésien, Laotien,
Vietnamien); Latino-Américain ; Japonais ; Coréen ou autre. Les données sur
les minorités visibles issues de cette question ne sont pas directement
comparables avec celles que nous présentons dans ce document, où les
minorités visibles ont été isolées sur la base de leur réponse à la question de
l’origine ethnique.

Majorité • Personnes d’origine française, britannique ou autochtone, qu’elles soient
ethnoculturelle nées ou non au Canada. Dans le cadre de cette étude, cette population
comprend les répondants du grand groupe ethnoculturel 1.

Minorités • Personnes d’origine autre que française, britannique ou autochtone,
ethnoculturelles qu’elles soient nées ou non au Canada. Dans le cadre de cette étude,
cette population comprend les répondants des grands groupes
ethnoculturels 2, 3, 4 et la catégorie résiduelle des « autres origines ».

Immigrants • Personnes nées hors Canada.

n.i.a. • Non incluses ailleurs. Note rattachée à certaines communautés pour
signaler qu’elles excluent certains sous-groupes considérés dans d’autres
communautés. Exemple « Arabes n.i.a » qui exclue les marocains, etc.
5 La situation des travailleurs salariés immigrants et membres des communautés culturelles au Québec

Origine multiple • Lors du dernier recensement de 1996, les répondants d’origine multiple
étaient majoritairement d’origine française et britannique.

Les unités géographiques

CUM • Communauté urbaine de Montréal, qui comprend l’île de Montréal.

RMRM • Région métropolitaine de recensement du grand Montréal, qui comprend
l’Île de Montréal (CUM), l’Île Jésus (Laval), la Rive-Sud de Montréal, les
Basses-Laurentides et la région de Lanaudière.

Les secteurs industriels

Autres services • Catégorie résiduelle qui comprend, entre autres, les services de
divertissement et de loisir, les salons de coiffure et de beauté, les services
de blanchissage et de nettoyage à sec, les services personnels et
domestiques, les services de réparation et les services relatifs au
bâtiment.
Les indicateurs

Taux d’activité • Il mesure la proportion de personnes désirant travailler (population active)
par rapport à l’ensemble de la population en âge de travailler (population
de 15 ans et plus). Il indique le niveau de participation au marché du
travail des groupes de population concernés.

Taux de chômage • Il mesure la proportion de personnes au chômage (population active au
chômage) par rapport à l’ensemble de la population désirant travailler
(population active). Il indique le niveau d’intégration au marché du travail
des groupes de population salariée concernés.

Propension au • Elle mesure la proportion de travailleurs salariés (population salariée) par
travail salarié rapport à l’ensemble de la population active occupée (salariés, travailleurs
autonomes et travailleurs familiaux non rémunérés). Elle indique la
tendance relative des différents groupes de population concernés à
travailler avec un lien d’emploi salarié. La nature du lien d’emploi peut-être
le résultat d’un choix personnel du travailleur ou d’une contrainte du
marché de l’emploi.

RAM • Revenu annuel médian qui correspond à la valeur centrale séparant les
effectifs totaux de la population visée en deux parties égales : 50 % des
personnes ayant un revenu inférieur à la médiane et 50 % un revenu
supérieur.

6 La situation des travailleurs salariés immigrants et membres des communautés culturelles au Québec
Avant-propos

Cette publication s’inscrit dans la continuité du mandat du Comité sectoriel d’adaptation
de la main-d’œuvre pour personnes immigrantes (CAMO-PI) qui consiste à élaborer et
1mettre en œuvre une stratégie d’intervention pour améliorer l’intégration économique
2des personnes issues de l’immigration , en étroite collaboration avec ses partenaires.
3Elle fait suite à une étude récemment publiée par le CAMO-PI et Emploi Québec , dont
l’objectif était de cerner l’impact du fait migratoire et de l’origine ethnoculturelle sur le
profil sociodémographique, sectoriel et économique des travailleurs salariés. En
fournissant un portrait statistique détaillé de l’intégration économique de chacune des
grandes communautés ethnoculturelles et immigrantes au niveau de l’ensemble du
Québec, de la région métropolitaine de recensement du grand Montréal et de la
communauté urbaine de Montréal, cette étude venait combler une lacune importante.

Le présent document prend pour base les données de cette étude, qui sont tirées du
recensement de 1996, et comporte deux parties :

• Un état de la situation sur l’intégration économique des personnes issues de
l’immigration axé sur les problématiques prioritaires en terme de clientèles
(minorités visibles, femmes, immigrants…) et de secteurs industriels ;

• Des recommandations d’intervention en vue de favoriser une meilleure intégration
socio-économique de ces clientèles.

Nous tenterons de répondre aux questions suivantes :

• Quelles sont les caractéristiques sociodémographiques des salariés des différentes
communautés culturelles du Québec ? Quelles communautés privilégient le travail
salarié ?

• Quels sont les communautés culturelles vivant des difficultés d’intégration
économiques accrues au marché du travail québécois ?

• Quels sont les secteurs d’activité porteurs pour les salariés des différentes
communautés culturelles ? Existe-t-il des ghettos d’emploi ?

• Existe-il des secteurs porteurs qui restent difficilement accessibles à certaines
communautés de salariés ? Quels sont les secteurs où des efforts devraient être
fournis pour favoriser une plus grande équité d’accès à l’emploi ?

Toutefois, l’approche proposée ne prétend pas fournir une méthode pour diriger ou non
un client vers un secteur ou un autre. Il s’agit simplement d’un outil d’information qui doit
être utilisé en lien avec d’autres. L’étude qui suit présente des limites puisqu’elle
n’englobe que les grands secteurs d’activité économique ; elle ne retient ni les sous-
secteurs ni les professions.
7 La situation des travailleurs salariés immigrants et membres des communautés culturelles au Québec
Éléments de diagnostic sur la situation des travailleurs salariés
immigrants et membres des communautés culturelles au
Québec

Profil de la main d’œuvre salariée

Le Québec compte 2 754 725 salariés qui se retrouvent à 48% dans la région
métropolitaine de recensement de Montréal (RMRM) et 24,5% dans la communauté
urbaine de Montréal (CUM).


CONCENTRATION GÉOGRAPHIQUE

Les salariés IMMIGRANTS et membres des S MINORITÉS VISIBLES S du Québec se
concentrent dans la RMRM et dans la CUM.

Les immigrants représentent 264 590 salariés dans l’ensemble du Québec et se
concentrent dans la RMRM à 88,5% et dans la CUM à 68%.

Les minorités visibles représentent 121 655 salariés dans l’ensemble du Québec et se
concentrent dans la RMRM à 92% et dans la CUM à 73%. En fait, les salariés faisant
partie des minorités visibles sont aussi immigrants à 90% dans l’ensemble du Québec et
à 91% dans la RMRM et dans la CUM.


NIVEAU DE SCOLARITÉ

Les IMMIGRANTS coS mptent proportionnellement plus de salariés très scolarisés
et très peu scolarisés que leurs homologues nés au Canada.

Par rapport aux salariés nés au Canada, les immigrants sont proportionnellement plus
nombreux à avoir fait des études universitaires dans l’ensemble du Québec (40 % contre
26 %) et dans la RMRM (40 % contre 32 %). Ceci est vrai pour les hommes comme pour
les femmes.

Par rapport aux salariés nés au Canada, les salariés immigrants sont aussi
proportionnellement plus nombreux à avoir un niveau d’étude inférieur au secondaire
dans la RMRM (22 % contre 17 %) et la CUM (24 % contre 15 %).

Néanmoins, le niveau de scolarité des immigrants varie considérablement selon
l’origine ethnique.

Par exemple, dans certaines communautés immigrantes, la majorité des salariés
possèdent un niveau d'études universitaires. C’est le cas, pour l’ensemble du Québec,
des communautés asiatique de l'Est et du Sud-Est (61%), arabe (61%), américaine
(57%), d'origine multiple (56%), d’autres origines européennes (53%), d'Europe orientale
(52%) et juive (51%). À l’inverse, la majorité des salariés ont un niveau d'études inférieur
au secondaire dans les communautés portugaise (55 %) et grecque (52 %).


8 La situation des travailleurs salariés immigrants et membres des communautés culturelles au Québec
ÂGE

Les salariés IMMIGRANTS comptent proportionnellement moins de très jeunes
travailleurs que leurs homologues nés au Canada. Parmi les immigrants, certains
groupes ethnoculturels, membres des MINORITÉS VISIBLES, se démarquent S
néanmoins par de très fortes proportions de jeunes salariés.

Dans l’ensemble du Québec, les salariés de 15 à 24 ans comptent pour seulement 8 %
des salariés immigrants alors qu'ils représentent 15 % des salariés nés au Canada.

Dans l’ensemble du Québec, les jeunes travailleurs (15 à 34 ans) représentent 33% des
salariés immigrants. Mais les jeunes travailleurs sont proportionnellement plus nombreux
dans les communautés faisant partie des minorités visibles soit les communautés sud-
asiatique (46 %), africaine noire (44 %), arabe (46 %), indochinoise (42 %), chinoise
(41 %), latino-américaine et autres Caraïbes (39 %) et asiatique de l’Est et du Sud-Est
(38 %).

À l’inverse, les salariés IMMIGRANTS co mptent proportionnellement plus de
travailleurs âgés que les salariés nés au Canada.

Dans l’ensemble du Québec, les salariés de 45 à 54 ans constituent 26 % des salariés
immigrants contre 21 % des salariés nés au Canada. Ceux de plus de 55-64 ans
comptent pour 12 % contre 7 %.

9 La situation des travailleurs salariés immigrants et membres des communautés culturelles au Québec
Propension au travail salarié de la main d’œuvre québécoise

IMMIGRANTS

La propension au travail salarié est largement influencée par le lieu de naissance
des travailleurs, les IMMIGRANTS affichant une propension moindre par rapport
aux personnes nées au Canada. De plus, la propension au travail salarié des
immigrants diminue avec les années de résidence en sol québécois.

Le taux de propension au travail salarié des immigrants est de 84 % contre 89 % pour
les personnes nées au Canada dans l’ensemble du Québec, de 85 % contre 90 % dans
la RMRM et de 86 % contre 90 % dans la CUM.

La propension au travail salarié des immigrants arrivés avant 1976 est de 82%, quelle
que soit l’unité géographique considérée (ensemble du Québec, RMRM et CUM). Celle
des immigrants arrivés entre 1991-1996 est nettement plus élevée avec 88% dans
l’ensemble du Québec, 89% dans la RMRM et 90% dans la CUM. Statistiquement, à
chaque vague d’immigration successive, entre celle d’avant 1976 et celle de 1991-1996,
les taux de propension au travail salarié augmentent.

Ces résultats confirment le potentiel entrepreneurial plus fort des immigrants, pour qui
les premières années de résidence en sol québécois sont nécessaires pour acquérir la
culture d’affaires locale et développer leur réseau avant de se lancer de façon
indépendante.


MINORITÉS VISIBLES

La propension au travail salarié est aussi largement influencée par l’origine
ethnique des travailleurs. Les communautés culturelles affichant les plus fortes et
les plus faibles propensions au travail salarié restent les mêmes, que les
personnes soient immigrantes ou non.

Quelle que soit l’unité géographique considérée (ensemble du Québec, RMRM ou
CUM), les taux de propension au travail salarié les plus forts sont ceux des
communautés noires (haïtienne, jamaïcaine, africaine et autres), latino-américaine et
portugaise. Ces taux oscillent entre 92% et 95% pour les salariés tous lieux de
4 5naissance confondus comme pour les salariés immigrants . Il est important de noter
que sur ces cinq communautés, quatre font partie des minorités visibles.

À l’inverse, quelle que soit l’unité géographique considérée (ensemble Québec, RMRM
ou CUM), les taux de propension au travail salarié les plus bas sont observés dans les
communautés réputées pour leur propension à l’entrepreneuriat, telles que les és juive, asiatique occidentale, arabe, grecque et européenne occidentale.
Ces taux oscillent entre 74% et 84% pour les salariés tous lieux de naissance
6 7confondus , et entre 72% et 80% pour les salariés immigrants .

En comparaison, ces taux oscillent de 88% à 89% pour l’ensemble des salariés tous
lieux de naissances confondus et de 84% à 86% pour l’ensemble des salariés
immigrants quelle que soit l’unité géographique considérée.
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