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Études& résultats février 2016 e9 édition du Baromètre du Défenseur des droits et de l’OIT sur la perception des discriminations dans l’emploi « Le physique de l’emploi » Résumé eL’objectif du 9 Baromètre du Défenseur des droits et Au-delà des opinions exprimées par les chômeurs, les de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la expériences de discriminations rapportées corroborent « Perception des discriminations dans l’emploi » est de cette perception et permettent de mieux caractériser mieux connaître ce que recouvre la notion d’apparence les populations les plus exposées à ces inégalités physique telle que perçue par les chômeurs, tant dans de traitement. La discrimination à l’embauche liée leurs représentations que dans les expériences de à l’apparence physique est ainsi plus fréquemment discriminations à l’embauche dont ils font état. rapportée par les personnes obèses ou celles ayant un style vestimentaire atypique, mais surtout par les Les résultats mettent en évidence la place importante femmes. Le surpoids est également vu comme un qu’occupe dans les recrutements la conformité des facteur augmentant la discrimination, mais uniquement candidats aux normes socialement admises, tant pour pour les femmes. les codes vestimentaires, plus facilement modifables, que pour les caractéristiques physiques, pourtant Selon les résultats de cette étude, près de 15 ans après inaltérables.

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Publié le 15 février 2016
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Langue Français

Exrait

Études&
résultats
février 2016
e9 édition du Baromètre du Défenseur des droits et de l’OIT
sur la perception des discriminations dans l’emploi
« Le physique de l’emploi »
Résumé
eL’objectif du 9 Baromètre du Défenseur des droits et Au-delà des opinions exprimées par les chômeurs, les
de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la expériences de discriminations rapportées corroborent
« Perception des discriminations dans l’emploi » est de cette perception et permettent de mieux caractériser
mieux connaître ce que recouvre la notion d’apparence les populations les plus exposées à ces inégalités
physique telle que perçue par les chômeurs, tant dans de traitement. La discrimination à l’embauche liée
leurs représentations que dans les expériences de à l’apparence physique est ainsi plus fréquemment
discriminations à l’embauche dont ils font état. rapportée par les personnes obèses ou celles ayant
un style vestimentaire atypique, mais surtout par les Les résultats mettent en évidence la place importante
femmes. Le surpoids est également vu comme un qu’occupe dans les recrutements la conformité des
facteur augmentant la discrimination, mais uniquement candidats aux normes socialement admises, tant pour
pour les femmes. les codes vestimentaires, plus facilement modifables,
que pour les caractéristiques physiques, pourtant Selon les résultats de cette étude, près de 15 ans après
inaltérables. Avoir un style ou une corpulence « hors son introduction dans la loi et alors que la jurisprudence
normes » constitue ainsi un inconvénient majeur pour est encore rare, le critère de l’apparence physique
être embauché et peut inciter les employeurs à ques- apparaît bien comme un critère à part entière qui a
tionner les candidats sur ces attributs lors des entre- pleinement sa place parmi les motifs de discrimination
tiens d’embauche. juridiquement prohibés.
Méthodologie
L’étude a porté sur un échantillon de 998 demandeurs d’emploi âgés de 18 à 65 ans, représentatifs de la
population des demandeurs d’emploi (méthode des quotas), interrogés par questionnaire auto-administré en
ligne du 27 octobre au 18 novembre 2014. Les demandeurs d’emploi sont des personnes ayant déclaré être en
recherche d’emploi et inscrites à Pôle emploi au moment de l’enquête.
Le caractère signifcatif des données de cette étude est souligné par la légende suivante :
* signife p < 0.05 ; ** signife p < 0.01 ; *** signife p < 0.001
1Composition de l’échantillon
Femmes Hommes Le critère de l’apparence physique fait
Total Effectifs
n=498 n=500 partie des motifs de discrimination
in% % % n
troduits par la loi n°2001-1066 du 16
Âge *** novembre 2001 en même temps que
d’autres tels que l’âge, le patronyme ou 18-24 31 17 24 242
l’orientation sexuelle. Ce motif, qui
n’ap25-34 26 28 27 269 parait ni dans la législation européenne
35-49 29 34 32 316 ni dans celle d’autres États de l’UE (sauf
en Belgique), fgure aujourd’hui parmi 50-65 14 21 17 171
les 20 critères en vertu desquels une
difNiveau d’études ***
férence de traitement, notamment dans
≤Bac 77 85 81 809 l’emploi, est interdite en France.
> Bac 23 15 19 189 Près de 15 ans après son adoption, ce
IMC *** critère spécifque a encore du mal à
trouver sa place dans le paysage juridique
Maigre <18,5[ 5 2 4 38
français : rarement invoqué devant les
Normal [18,5-25[ 58 45 51 512 juges ou le Défenseur des droits (4,2%
Surpoids [25-30[ des réclamations pour discriminations 20 32 26 263
dans l’emploi en 2015), ses contours et
Obèse [30-plus 17 21 19 185
sa portée sont mal connus. Le Baromètre
Style vestimentaire *** de la « Perception des discriminations
Classique dans l’emploi » montre pourtant, depuis 62 50 56 564
esa 7 édition, la place grandissante de ce
Décontracté 31 45 38 377
critère tant dans les représentations que
Atypique 7 5 6 58 dans les expériences des actifs. En ce
e 1 sens, cette 9 édition confrme que pour Importance de l’apparence physique pour le métier
les 33% de chômeurs (36% des femmes
Oui 32 25 28 281
et 31% des hommes) qui déclarent avoir
Non 68 75 72 717 été discriminés à l’embauche,
l’appaTotal rence physique est le deuxième cri-100 100 100 998
tère cité (29% par les femmes et 20%
par les hommes).Lire : 31% des femmes de l’échantillon ont entre 18-24 ans
contre 17% des hommes et 24% en moyenne (quel que soit le sexe).
IMC : Indice de masse corporelle
L’objectif de cette étude est de chercher à mieux de la peau… - de celles, « modifables », qui
consticonnaître les discriminations à l’embauche liées à tuent l’apparence vestimentaire et le « style » d’une
l’apparence physique tant au niveau de leur caracté- personne : vêtements, coiffure, tatouages, piercings...
risation que des personnes qui rapportent y avoir été
Cette défnition duale de l’apparence physique se
reconfrontées dans leur parcours d’accès à l’emploi.
trouve dans l’analyse de la perception des
discriminaSi la loi ne précise pas les contours de la notion d’appa- tions, tant au niveau des représentations (I) que des
exrence physique, celle-ci peut être défnie comme l’en- périences de discriminations à l’embauche rapportées
semble des caractéristiques physiques et des attributs par les demandeurs d’emploi (II).
propres à une personne. En ce sens, il est pertinent de
distinguer, pour chaque individu, les caractéristiques
dites « inaltérables » qui relèvent de l’apparence
corporelle - les traits du visage, la corpulence, la couleur
1 La question exacte était : « Pensez-vous que votre apparence physique peut infuencer le recruteur ? ». Une réponse au choix parmi
trois propositions : oui, l’apparence est importante dans le métier que je recherche (codée : oui) ; oui, même si l’apparence n’est pas
importante dans le métier que je recherche (codée : non) ; non (codée : non).
21. Les représentations liées à l’apparence physique
Une apparence physique « hors normes » constitue un inconvénient à l’embauche
L’apparence physique, qu’elle soit vestimentaire ou le fait d’avoir plus de 55 ans, d’être enceinte et d’avoir
corporelle, occupe une place importante parmi les ca- un handicap visible). Corrélativement, le fait d’avoir un
ractéristiques perçues comme un inconvénient pour physique attractif est vu comme un avantage par 66%
être embauché. Sur 20 situations testées, les cinq in- des femmes et 65% des hommes.
convénients les plus cités ont ainsi quasiment tous trait
Les normes d’attractivité physique et de corpulence
à une singularité « visible ». Avoir un style non conforme
admises en France, valorisant la minceur pour les
aux codes de l’entreprise (cité à 85% par les femmes
femmes, semblent s’étendre jusqu’aux conditions du
et 78% par les hommes) et le fait d’être obèse (cité à
recrutement.
79% par les femmes et 73% par les hommes) font partie
des situations les plus pénalisantes (au même titre que
Les r efus d’embauche motivés par des caractéristiques corporelles sont considérés comme plus
inacceptables que ceux motivés par des attributs vestimentaires
Selon vous, refuser d’embaucher un candidat
pour l’une des caractéristiques suivantes est-il acceptable ou non ?
Taille
F 61% 28% 11%
H 61% 30% 9%
Manque d’attractivité physique*
F 61% 31% 8%
H 53% 40% 7%
Poids**
F 62% 29% 9%
H 48% 42% 10%
Coiffure
Inacceptable quelle que soit la situationF 44% 48% 8%
Acceptable dans certaines situations
H 43% 51% 6% Acceptable quelle que soit la situation
Maquillage
F 39% 52% 9%
H 41% 50% 9%
Tatouage(s) visible(s)
F 35% 56% 9%
H 32% 59% 9%
Tenue vestimentaire
F 27% 67% 6%
H 29% 63% 8%
Odeur
F 28% 51% 21%
H 26% 54% 20%
3Les refus d’embauche motivés par les caracté- Ces avis sont partagés entre les femmes et les hommes,
ristiques corporelles (taille, attractivité, poids) des sauf sur deux caractéristiques que sont le poids et le
candidats paraissent davantage inacceptables manque d’attractivité physique et qui renvoient à des
que ceux établis sur le fondement d’une apparence normes socialement plus contraignantes pour les
qui peut, a priori, être modifée (coiffure, maquillage, ta- femmes : elles sont de fait plus nombreuses à affrmer
touage, tenue). qu’il est inacceptable qu’un employeur refuse
d’embaucher une personne sur ces motifs.
Les chômeurs pensent tr ès largement qu’un recruteur peut être infuencé
par leur apparence physique
79% des répondants (83% des femmes et 76% apparence peut infuencer le recruteur parce que cela
hommes) pensent que leur apparence physique a se justife au regard de leur profession.
une infuence sur le recruteur.
Ces résultats traduisent ainsi la place importante
Dans la majorité des cas (51%, sans distinction de qu’occupe l’apparence physique dans l’opinion des
sexe), ces personnes considèrent pourtant que leur ap- chômeurs et le risque de discrimination à l’embauche
parence n’est pas importante pour le métier qu’elles re- qu’ils y associent, ce que certaines de leurs
expécherchent. En revanche, 28% des chômeurs (32% pour riences viennent corroborer.
les femmes et 25% pour les hommes) pensent que leur
2. Les expériences de discriminations liées à l’apparence physique
Les discriminations liées à l’apparence physique, une question de genre
Caractéristiques des personnes déclarant avoir été
discriminées à l’embauche en raison de l’apparence
physique (n=998)
Femmes Hommes Total
% % %
Âge
18-24 9 7 9
25-49 11 7 9
50-65 10 4 6
IMC
*** * ***
Normal + Maigre 8 5 5 Au total, 8% des chômeurs de l’échantillon déclarent
Surpoids avoir été discriminés à l’embauche du fait de leur 11 6 5
apparence physique (10% des femmes et 6% des
Obèse 34 25 20
hommes). Ces expériences sont rapportées
indifféStyle remment selon les catégories d’âge ou de niveau
*** * *** d’études. Le fait de considérer l’apparence comme
Classique 8 5 6 importante pour le métier recherché ne modife pas
Décontracté non plus signifcativement les expériences de discri-11 6 8
mination liées à ce critère.Atypique 34 25 30
Importance de l’apparence physique pour le poste
Oui 14 8 11
Non 9 6 7
Niveau d’études
*** * ***
≤Bac 11 6 8
>Bac 9 7 8
Total 10% 6% 8%
4L’analyse fait cependant ressortir plusieurs résultats Un autre résultat illustrant également l’ampleur de la
majeurs : contrainte sociale qui pèse sur l’apparence des femmes
est l’impact du surpoids dans les discriminations liées à
• Les discriminations à l’embauche liées à
l’appal’apparence physique. En effet, le surpoids n’a pas
d’efrence physique sont rapportées presque 2 fois
fet spécifque chez les hommes, alors que les femmes
plus (1,7) par les femmes que les hommes, et ce,
en surpoids rapportent 4 fois plus souvent avoir
indépendamment de toutes caractéristiques d’âge,
été discriminées à cause de leur apparence que
de poids, de style vestimentaire et de niveau d’études.
les femmes ayant un IMC « normal ».
• Les femmes obèses et en surpoids déclarent plus
• Le style vestimentaire a aussi un effet spécifque sur souvent avoir été confrontées à des discriminations
les discriminations liées à l’apparence physique rap-liées à l’apparence physique.
portées par les femmes.
Quand on examine l’effet spécifque du poids, de
maLes femmes ayant un style atypique rapportent 8
nière attendue, les personnes obèses rapportent plus
fois plus que les femmes ayant un style classique
que les autres avoir été discriminées à l’embauche du
ou décontracté avoir été discriminées à raison
fait de leur apparence. Parmi elles, les femmes le sont
de leur apparence physique. Cette proportion est
beaucoup plus que les hommes.
deux fois moins importante chez les hommes ayant un
Ainsi, toutes choses égales par ailleurs, les style atypique, qui déclarent 4 fois plus souvent avoir
femmes obèses rapportent 8 fois plus souvent été discriminés à cause de leur apparence, par rapport
que les femmes d’IMC « normal » avoir été discri- aux hommes ayant un style classique ou décontracté.
minées à cause de leur apparence physique. Les La sanction sociale de l’apparence vestimentaire
hommes obèses le déclarent trois fois plus que les pèse ainsi plus fortement sur les femmes que sur
hommes d’IMC « normal ». les hommes.
Les discriminations rapportées sont majoritairement en lien avec l’apparence corporelle
Parmi les personnes qui déclarent des discriminations Parmi les personnes obèses rapportant une
discrifondées sur l’apparence physique, 63% (70% des mination liée à l’apparence physique, seules 3% ont
femmes et 51% des hommes) relient exclusivement considéré que leur seule apparence vestimentaire
celles-ci aux caractéristiques corporelles (poids, était concernée, alors que les personnes en surpoids
taille, traits du visage…) et 21% (19% des femmes et 25% la citent à 29% et les personnes à l’IMC « normal » à
des hommes) signalent une discrimination liée aux at- 39%. Corrélativement, les personnes obèses évoquent
tributs vestimentaires (tenue, tatouages, piercing, coif- une discrimination liée à la seule apparence corporelle
fure…). Enfn, 16% d’entre elles (11% des femmes et 24% à 72% et associée à l’apparence vestimentaire à 25%.
des hommes) considèrent avoir été discriminées tant Ces résultats illustrent la stigmatisation que vivent les
sur leur apparence corporelle que vestimentaire. personnes obèses à raison d’une corpulence « hors
normes ».
Une discrimination majoritairement vécue lors des entretiens d’embauche
Le moment privilégié de la discrimination rapportée par et sont rapportées par 20% des chômeurs (17% des
les chômeurs est l’entretien d’embauche (cité à 64% femmes et 23% des hommes). Parallèlement, 11%
en moyenne, pour tout critère de discrimination – 60% d’entre eux disent avoir déjà été confrontés à des
des femmes et 67% des hommes). Cela se confrme questionnements en lien avec leur corpulence (9% de
pour les discriminations liées à l’apparence physique femmes et 13% d’hommes). Ce taux est de 33% chez
qui se seraient produites à 82% lors d’un entretien les chômeurs obèses (26% des femmes obèses et 38%
d’embauche (79% pour les femmes et 87% pour les des hommes obèses).
hommes).
A la question de savoir si ces situations ont fait naître en
Ainsi, les questions posées ou les remarques faites eux le sentiment d’avoir été discriminé, il apparaît que
aux candidats lors d’un entretien d’embauche ou c’est particulièrement le cas quand la corpulence est
d’une épreuve de concours administratif ont souvent visée : 78% (dont 81% des femmes et 76% des hommes)
un lien avec des caractéristiques personnelles. Les l’ont ressenti comme une discrimination, et même 96%
situations où l’apparence est questionnée sont plus pour les personnes obèses (100% des femmes et 94%
fréquemment en lien avec l’apparence vestimentaire des hommes).
5L’apparence physique est un critère de discrimination à part entière
Le critère de l’apparence physique est peu mobilisé disant discriminées à raison de l’apparence physique
dans la jurisprudence et peine à trouver son utilité et (43%) déclarent avoir été discriminées exclusivement
son autonomie. Il peut ainsi sembler redondant avec sur ce critère.
d’autres critères : origine ethnique, âge, sexe, identité Par ailleurs, alors que l’on s’interroge parfois sur le
de genre, handicap ou état de santé. De fait, 57% des recoupement du critère de l’apparence physique avec
personnes qui déclarent une discrimination liée à d’autres motifs de discrimination, les résultats de cette
l’apparence physique rapportent avoir été également étude montrent que les personnes qui ont déclaré
discriminées à raison d’au moins un autre critère, une discrimination à l’embauche liée à l’origine ou à
sans que l’on sache pour autant précisément si cela l’état de santé ne déclarent pas simultanément avoir
signale une redondance des critères lors d’une même été discriminées à raison de l’apparence physique.
expérience ou un cumul de discriminations. (respectivement 8 sur 10 et 9 sur 10).
Néanmoins, si ce critère semble avoir été introduit dans
Ces éléments donnent à penser qu’il y a bien un
la loi dans le but de lutter contre les discriminations liées
effet spécifque de l’apparence physique dans
à la couleur de peau, il apparaît avoir pris une dimension
les recrutements et que sa place parmi les motifs
qui lui est propre dans la perception des personnes qui
prohibés de discrimination est légitime.
s’en réclament. Ainsi, près de la moitié personnes se
Notre étude, qui se fonde sur les discriminations déclarées par les chômeurs, met en évidence des liens
signifcatifs et cohérents entre l’apparence corporelle et vestimentaire et les expériences de discrimination à l’embauche.
La sanction de la contrainte sociale liée à l’apparence physique pèse plus fortement sur les femmes qui déclarent
plus souvent que les hommes avoir été discriminées à l’embauche du fait de leur apparence physique, et en
particulier lorsqu’elles présentent un poids ou un style « hors normes ». Le critère de l’apparence physique semble
bien être un critère à part entière qui a toute sa place parmi les motifs de discrimination juridiquement prohibés.
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