Citronelle

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34 pages

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Citronelle, une grenouille savante est sauvée par Eloïse, une lavandière.En remerciement, Citronelle aide Eloïse à trouver le bonheur. Et Citronelle beaucoup aime les tartines à la confiture de fraise

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Publié le 30 septembre 2016
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EAN13 9781-326-7173
Langue Français
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Jean-Claude GRIVEL
Citronelle
Édité par La librairie des inconnus
Du même auteur :
Courriels mortels Éditions du Menhir, 2015, version papier Le secret de la Sapinière Éditions Akibooks, 2015, version e-book La Roue 5Sens Éditions, 2015, versions papier et e-book
Citronelle Éditions Akibooks, 2014, version e-book Courriels mortels Éditions Akibooks, 2014, version e-book Eaux-Fortes Éditions La Liseuse, 2013, version e-book
La folle année de Mirabelle Éditions Zabouille, 2013, version e-book ... Et la lune saignait Éditions Ex-Aequo, 2012, versions papier et e-book Les Semeurs de mort (Scénario) Éditions Ex-Aequo, 2011, versions papier et e-book Le secret de la Sapinière Éditions Mon Village, 2005, version papier Mises en ondes :Radiotélévision Suisse : la Première « Drôles d’histoires », Espace 2 « Méridienne. »
Distinctions :
Premier prix (Prix du libraire) de la nouvelle, Association Regards, Francheville Prix spécial du roman policier de l’Académie Internationale de Lutèce Médaille de bronze sections « romans » le Scribe d’Or, Moudon Médaille de Vermeil de l’Académie Internationale de Lutèce (scénario) Médaille d’argent section « romans » de l’Académie Internationale de Lutèce Médaille de Vermeil de l’Académie Internationale de Lutèce (histoires pour enfants) Diplôme d’honneur du Périgord pour histoires extraordinaires Deuxième prix des Éditions d‘Art « la Sauvagine », Québec 2x Prix du Magazine Trio de la Radio d'Allemagne du Sud et du Journal de Bâle Deuxième prix Ville de Dinan, Cercle poétique de Tiphaine Diplôme d’honneur, Jeux Floraux de la Lyre d’or
À Valentina
Le château de Roche-Brune se dresse îèrement au-dessus de Vertbois.
Cette bourgade se trouve sur une colline au pied de laquelle coule l’Aubonne, rivière allant se jeter dans le Lac Léman.
Le roi, qui habite le château de Roche-Brune avec son épouse et Clovis son îls, est aimé de ses sujets. C’est un souverain juste.
La reine s’occupe à adoucir le sort des malades et des malchanceux. Lorsque le mauvais temps a détruit des récoltes, elle distribue à manger.
Clovis, le dauphin, s’initie à la conduite du royaume. Sa passion est l’équitation. Éclair, son cheval préféré, est un pur-sang pommelé.
La reine a bien peur quand Clovis descend la colline au galop. Le roi se contente de rire, îer de son îls.
Le roi a un soi-disant cousin éloigné, répondant au nom de Sabord, qui est capitaine de ses gardes.
Ce Sabord était venu, à l’improviste, à Roche-Brune.
— Eh, mon cousin, vous ne me reconnaissez pas ? demanda-t-il au roi.
— Non, ma foi non ! répondit le roi, perplexe. Je dirais même que je ne vous ai jamais vu. — Alors, Votre Majesté, écoutez... commença Sabord.
Et Sabord parvint à convaincre le roi qu’il était un cousin éloigné et que le destin n’avait pas été généreux avec lui.
— C’est une histoire cousue de îl blanc ! avertit la reine.
Mais le roi, peut-être trop crédule, certainement trop bon, accepta, comme plausibles, les explications de Sabord et le nomma capitaine de ses gardes.
ÀVert-Bois habite Delphine, une vieille lavandière. Elle a élevé Éloïse, sa petite-îlle orpheline. À présent que Delphine, âgée, a besoin de repos, c’est Éloïse qui s’occupe d’elle. Éloïse lave le linge de Bonnefoi le curé, de Farfadet un poète musicien, de Farinet le meunier, ainsi que celui de Montfort le forgeron.
Chaque matin, Éloïse collecte le linge sale, le transporte dans un petit char jusqu’à l’Aubonne. Elle trempe, savonne, racle, lessive, frappe, essore. Pour se donner du courage, et parce qu’elle aime la nature qui l’entoure, elle chante.
Pour la pause de midi, Éloïse, à l’ombre d’un saule ou à l’entrée de la Grotte aux Fées s’il pleut, mange le repas que Delphine, sa grand-mère, lui a préparé.
Un jour, Éloïse, assise dans l’herbe eurie, regarde couler paisiblement l’Aubonne.
Soudain, elle entend un bruit bizarre dans les hautes herbes. Elle se lève, écarte une brassée de roseaux. Elle aperçoit une grenouille qui se trane lamentablement.
 — À boire, gémit la grenouille.
Elle est blessée à une patte.
 — Mon Dieu ! s’écrie Éloïse. Attends donc, ma chère grenouille. Je vais te porter à la rivière.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Éloïse porte la grenouille à l’Aubonne.
La grenouille se désaltère goulûment.
— Ça va mieux ? s’enquiert Éloïse.
— Pour la soif, oui ; mais, pour la faim...
— Partageons mon repas ! ore la lavandière.
— Avec grand plaisir, coasse la grenouille.
— Au fait, je m’appelle Éloïse, se présente la jeune îlle.
— Et moi, Citronelle, avec un seul n, dit îèrement la grenouille.
Éloïse s’occupe de Citronelle pendant une semaine.
Dès lors, Citronelle vient tenir compagnie à Éloïse quand la lavandière lave le linge. Lors de leurs repas pris en commun, il semble à Éloïse que Citronelle, parfois, la regarde drôlement.
Citronelle est une curieuse grenouille : elle chante, rit, raconte des histoires, prédit le temps qu’il fera.
Très musicienne, elle joue de la ûte. Éloïse chantonne les mélodies.
Parfois, fatiguée, Éloïse s’arrête. C’est à ces moments que ses parents lui manquent le plus. En outre, Éloïse pense à sa grand-mère âgée, à son propre avenir. Quand des pensées tristes eacent son sourire, Éloïse, abattue, s’assied sur une grosse pierre plate.
— Tu penses au futur, n’est-ce-pas ? demande Citronelle.
— Oui, répond tristement Éloïse.
— Eh bien, prédit Citronelle, tu seras reine !
Éloïse éclate de rire ; mais ce n’est pas un rire joyeux ; c’est un rire triste.
— Tu es marante, ma chère grenouille ; à moins que tu ne te moques de moi ?