Saint Antoine de Padoue

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Français
167 pages
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Description

Toute la vie de saint Antoine de Padoue : un récit passionnant accompagné de 160 vignettes illustrées pour les enfants.

Découvrez la vie de ce saint passionné par l’Évangile. Antoine choisit très tôt de mener la vie pauvre d’un moine pour que sa vie ressemble au mieux à celle de Jésus. Il n’hésite pas affronter tout ceux qui veulent détourner la foi chrétienne, les alchimistes, les Cathares, avec une seule arme : la Parole de Dieu.

Collection historique fondée en 1947, « Belles histoires belles vies » présente aux enfants les plus beaux exemples de sainteté du christianisme !

À partir de 7 ans.


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Publié le 16 mars 2011
Nombre de lectures 10
EAN13 9782728914364
Langue Français
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BELLES HISTOIRES BELLES VIES N°42 Collection fondée par le père Jean PIHAN
ANTOINE
DE PADOUE
TEXTE : ANDRÉ MERLAUD ______________________________ ILLUSTRATIONS : J.-F. GUINDEAU ______________________________ COULEURS : FRANCK GURÉGHIAN - CHRISTIAN LEROLLE
15-27 rue Moussorgski - 75018 PARIS
www.fleuruseditions.com
Carte
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Contrairement à ce que tu pourrais croire, saint Antoine n’est pas né à Padoue, mais à Lisbonne, capitale du Portugal, en 1195. Lisbonne était fière de ses origines. Ulysse, le héros fameux de la Grèce, l’avait, dit-on, fondée alors qu’il pensait être arrivé aux limites de la terre. Au Moyen Âge, avant la découverte de l’Amérique, on croyait encore qu’il n’y avait plus rien au-delà de Lisbonne, hormis la mer, le ciel, l’abîme. Lisbonne était fière de sa beauté. On la nommait la « Perle de l’Occident ».
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Amarrée aux bords du Tage, tournée vers l’océan, elle ressemblait à une immense caravelle, blanche et or, toujours prête à cingler vers quelque grande aventure. L’aventure ? Jusqu’alors Lisbonne l’avait cherchée plutôt sur terre que sur mer.
Occupé par l’Islam pendant 400 ans, le Portugal, comme toute la péninsule ibérique, venait juste d’en être libéré. Un prince français, Henri le Jeune de Bourgogne, avait remporté des victoires sur l’Islam. Et son beau-père, Alphonse VI de Castille, lui avait donné le Portugal en récompense.
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er 1 Mais c’est son fils, Alphonse I , qui avait chassé définitivement les Maures . Ses soldats l’avaient aussitôt proclamé roi, avant même que le pape Innocent II, selon la coutume du temps, ne l’ait reconnu comme tel. Cependant, du Maroc tout proche, l’Islam était toujours menaçant, malgré sa défaite ; on se tenait sur ses gardes. Et quand les Croisades s’organisèrent pour libérer la Terre sainte, les chevaliers portugais ne furent pas les derniers à s’enrôler. (1) Les mots Maures, Sarrasins, fils de l’Islam, désignent indifféremment les musulmans.
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Ainsi, on aurait pu suspendre au-dessus du berceau de saint Antoine des épées et des boucliers, des cottes de mailles et des heaumes, toute la panoplie du croisé. Les chants dont on le berça furent ceux des troubadours, pleins de prouesses et d’aventures guerrières. Pour le faire obéir, on ne le menaçait pas de l’ogre ou de la sorcière, mais du Sarrasin cruel qui emporte les petits enfants pas sages. Et les premiers jeux auxquels on l’invita furent sans doute des joutes, des tournois, des chevauchées, des petites guerres d’un coin de rue à l’autre.
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Une légende fait d’Antoine le descendant du grand croisé Godefroy de Bouillon. En fait, ses parents se nommaient Martin de Bouillon et Maria Travera. Ils étaient nobles, puissants et, ce qui vaut tous les titres du monde, ils étaient profondément chrétiens. Antoine n’eut qu’à les regarder prier pour apprendre à le faire ; il n’eut qu’à regarder sa mère donner aux pauvres pour savoir ce qu’est le partage. L’exemple de ses parents fut son premier évangile, dans lequel il apprit à connaître et à aimer Jésus.
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Dans le monastère de Saint-Vincent, à Lisbonne, une dalle funéraire porte cette simple inscription : Ici repose la mère de saint Antoine. Pas d’autre nom, pas d’autre titre. C’est suffisant pour que l’on se souvienne, par-delà les frontières et les siècles ! Combien de mamans chrétiennes voudraient être appelées par tous ceux qui passent : la mère d’un saint !