Les petits bergers de La Salette

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Toute l’histoire des petits bergers de La Salette, en 164 vignettes illustrées pour les enfants.

En cette année 1846, La Salette est un petit village perdu dans les Alpes. Deux petits bergers gardent les vaches : Maximin, onze ans, et Mélanie, quinze. Mais voilà que Dieu s’invite dans leur petite vie toute simple, le jour où ils aperçoivent au milieu d’un champ une “Belle Dame” qui leur parle de Jésus et leur confie un message de conversion pour le monde. Retrouvez toute l’histoire et le message de l’apparition de La Salette qui a attiré plusieurs millions de pèlerins.

Collection historique fondée en 1947, « Belles histoires belles vies » présente aux enfants les plus beaux exemples de sainteté du christianisme !

À partir de 7 ans.


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Publié le 19 mai 2011
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EAN13 9782728914319
Langue Français
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BELLES HISTOIRES BELLES VIES N°76 Collection fondée par le père Jean PIHAN
LES PETITS BERGERS
DE LA SALETTE
TEXTE : C. DE SALMIECH ______________________________
ILLUSTRATIONS : HÉLÈNE BORDELOUP ______________________________
COULEURS : CHAGNAUD - YOT - BRUNET
15-27 rue Moussorgski - 75018 PARIS
www.fleuruseditions.com
1
La Salette en 1846 : un petit village des Alpes environné de hameaux aux toits de chaume. Là, vivent chichement quelques centaines de montagnards perdus dans la solitude de la montagne et ignorés du reste du monde. Le Gargas et le Chamoux barrent l’horizon à plus de 2 000 mètres de haut, formant un immense demi-cirque à l’intérieur duquel s’agrippe une sorte de dôme, le Planeau, dont le sommet ne dépasse pas 1 800 mètres. Entre le Planeau et le Gargas, un minuscule plateau, dit Sous-les-Baisses, et un petit vallon où coule la Sézia, simple ruisseau d’abord, puis torrent aux gorges profondes.
2
Aucun arbre à cette altitude, mais des alpages où les bergers mènent paître les troupeaux du village et des hameaux voisins. À l’aube du 19 septembre deux modestes troupeaux, longeant les précipices, arrivent à Sous-les-Baisses. En tout une dizaine de bêtes : des vaches rousses, une génisse cendrée et deux chèvres. Le premier troupeau est conduit par un enfant de onze ans. Le jeune berger court après ses vaches, siffle, jette des pierres. Il s’appelle Maximin, ou Mémin pour faire plus court et son chien s’appelle Loulou.
3
L’autre troupeau suit, conduit par une fillette de quinze ans, mais qui en paraît à peine onze ou douze. Elle marche silencieuse, engourdie de sommeil. C’est la petite bergère des Pra, cultivateurs aux Ablandins, un des hameaux de La Salette. Son nom : Mélanie. Enfin, loin derrière eux, un paysan suit, la faux sur l’épaule. C’est le maître du petit berger, Pierre Selme, lui aussi des Ablandins. Un grand événement est tout proche : le lieu a été choisi, la date, les témoins, les détails mêmes. Mais nul sur la terre ne s’en doute et le soleil brille de tout son éclat dans un ciel sans nuages.
4
L’été fut torride et l’herbe est rare sur l’alpage ; les vaches broutent ça et là une maigre pitance ; les enfants parlent et s’amusent ; Selme fauche son pré sur les flancs du Planeau et surveille de loin son jeune pâtre, si étourdi ! Au son de l’Angélus les enfants font boire leurs bêtes à un petit barrage grossièrement construit sur le ruisseau de la Sézia, puis les conduisent sur le petit plateau à une cinquantaine de pas. Ils redescendent ensuite au ruisseau, s’assoient près d’une fontaine et mangent leur croûton de pain noir accompagné de fromage du pays, puis ils boivent à même la source. Loulou a sa part du repas.
5
Puis les petits bergers s’allongent sur l’herbe, à côté de la fontaine tarie et de leurs sacs, et s’endorment… Mélanie se réveille la première et pense aussitôt à ses bêtes ; ne les voyant pas, elle est effrayée et secoue Maximin : « Mémin, viens voir où sont nos vaches ! » Les bergers grimpent la pente du petit plateau et alors ils aperçoivent leurs bêtes couchées tranquillement sur les flancs du Gargas, de l’autre côté de la Sézia. Rassurés, ils redescendent vers la fontaine tarie pour chercher leurs sacs.
6
Soudain Mélanie voit un globe de feu à l’endroit même où ils avaient dormi et si brillant qu’elle croit d’abord que le soleil est tombé là : « Mémin, viens voir cette clarté ! » La petite bergère en laisse tomber son bâton de stupeur. Mais le soleil luit toujours bien haut dans le ciel d’azur et personne n’est témoin de ce que voient les deux enfants dans le globe de feu, pas même trois bergers groupés à quelque 200 mètres en aval. Loulou, le roquet hargneux et méchant, ne montre aucune surprise, ne pousse aucun grognement et les oiseaux dans le ciel chantent le bonheur de vivre.
7
Le soir, après le retour des troupeaux, Pierre Selme interpelle son jeune berger, au seuil de l’étable : « Eh bien ! aximin, tu n’es pas venu te faire voir dans mon pré cet après-midi comme tu me l’avais promis ! Tu savais où j’étais ?
— aître, c’est qu’il est arrivé…
— Et quoi donc ?
— Nous avons trouvé près du ruisseau une Belle Dame qui nous a fait deviser longtemps avec élanie. J’ai eu peur d’abord, je n’osais pas aller chercher mon sac qui était près d’elle, mais elle nous a dit : "Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle" et nous n’avons plus eu peur du tout. »