La princesse au yeux de sang

La princesse au yeux de sang

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Français
88 pages

Description

Dans un monde de magie, une guerre dure depuis quatorze années... La vie tranquille de Lisa, jeune fille adoptée, ne semble quant à elle pas vouée à un quelconque drame... Mais les êtres du feu ne l entendent pas de cette oreille et attaquent son village. En un instant, tout bascule. Lisa est en cavale. Dans sa course folle, elle rencontrera l amour mais surtout sa vraie identité.

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Publié le 29 novembre 2014
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Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo
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La princesse aux yeux de sang Chapitre 01 : Rencontre avec une paysanne.  Dans un château magnifique et merveilleux, dans un monde où la magie et les sortilèges prennent une grande part de la vie des gens à travers les quatre éléments de la nature, vivent un magicien du nom de King Love, en somme le roi Amour. C'est un très beau roi, qui avait les cheveux brun et le regard émeraude. Il a les traits très fins et un sourire qui charmait toute les jeunes femmes. De plus de sa beauté exceptionnelle, il est d'une bonté sans pareil. Sa bonté fut reconnue le jour où il invita à un bal toutes les jeunes femmes de son royaume, les nobles comme les moins nobles. Les mages de la haute société ont une crainte et à la fois un profond respect envers les drôles de coutume de ce roi. Il n'est que prince lorsqu'il rencontre Félicité et où l'idée d'invité d'autres jeunes paysannes lui vient. Elle n'est qu'une paysanne mais est la plus belle femme de tout le royaume, du moins aux yeux du prince : elle a les cheveux longs couleur or, et les yeux d'un bleu saphir. Ses rondeurs élégantes font frémir tous les hommes mais personne n'ose l'approcher de peur qu'elle ne soit déjà prise. Le prince lui, n'a pas hésité. Le roi de l'époque, un homme de justice mais avec des principes, n'est pas d'accord avec le fait que son fils se marie avec une croquante. Il décide donc que son fils devait organiser un bal, avec toutes les femmes du royaume pour s'en choisir une digne de ce nom. Le prince, loin d'être un idiot, voit très bien où son père veut en venir : les jeunes filles issu de famille paysanne, n'ayant pas les moyens de s'acheter une belle robe de bal n'oseront jamais venir... Le jeune prince envoie donc des invitations à toutes les jeunes filles et rajoute dans chaque enveloppe une somme d'argent, en cachette, pour que toutes puissent se payer leur robe de bal. Pour Félicité, il va lui donner en main propre. Ce jourlà la jeune fille fait la cueillette des pommes de terre grâce à sa magie. Félicité ne sait quoi dire, c'est trop pour elle, pauvre paysanne. Le prince ne lui laisse pas vraiment le choix, il l'a prend par la main et l'emmène dans une boutique de vêtements où se trouvent les plus jolis robes. La jeune paysanne regarde les vitrines avec émerveillement. C'est sûrement l'un des plus beaux jours de sa vie. Elle demande au prince :  « Estce que ça vous dérange qu'une jeune paysanne soit à votre bras ? Je suis plutôt honoré d'avoir la plus belle femme du pays à mes côtés. Mais vous ne connaissez pas toutes les femmes, dit Félicité, peut
être que lors du bal il y en aura de bien plus belle que moi. Peutêtre, répond le prince, mais pour l'instant c'est vous que je regarde. »  Mais Félicité fait la jalousie de certaines femmes, beaucoup plus riche et noble qu'elle. Parmi cellesci, une jeune femme nommé Néni, une qui rêve comme beaucoup d'épouser le prince. Elle observe le prince avec cette fille de bas étage, la jalousie la ronge :Pourquoi ? Qu'atelle de plus que moi ? Elle regarde la robe qu'a choisie la paysanne : une magnifique robe blanche brodé de dentelle dorée. Dans cette robe Félicité a l'air d'une princesse. Néni en est toute émerveillé et sa jalousie se dissipe peu à peu. Elle se sent honteuse. Elle rentre dans la boutique. « Bonjour mon prince. Bonjour Néni. Félicité je vous présente Mademoiselle Néni de Lagrange, duchesse de la contrée des Dragons. Néni, je vous présente Félicité Loupanne. Enchantée Mademoiselle. Je vous demande pardon, ma jalousie envers vous a failli me pousser à vous tuer, je n'ai pas l'habitude de voir, pardonnezmoi du terme, une paysanne au bras du prince. Qu'estce qui vous a empêché de le faire ? Demande Félicité. J'ai vu votre beauté qui était caché par la saleté de votre dur labeur. Je ne pensais pas qu'une paysanne pouvait resplendir dans une si belle robe. Sachez Néni, dit le prince, que vous avez bien fait. Avez reçu mon invitation ? Bien sur mon prince. Je viens justement acheter ma robe. Je voulais, pour me faire pardonner, que ce soit Mademoiselle qui me la choisisse. Moi ? Demande Félicité surprise, mais comment puisje choisir votre robe ? Je vois dans votre regard que vous pouvez m'aider à choisir la robe qui me convient, aidezmoi, s'il vous plaît ? »  Néni est mince, rousse et très pâle. Elle a de tous petits yeux bleus posés sur un petit nez en trompette. Ses cheveux longs tombent sur ses épaules étroites. Félicité trouve une robe vert pomme et la plaque contre la jeune fille.  « Cette couleur vous va à ravir. C'est vrai, affirma le prince, on dirait une fée des bois. Pourtant cette robe est simple, fit remarquer Néni.
Des fois ce sont les choses les plus simples qui sont les meilleures, la rassure Félicité, vous êtes ravissantes. »  Néni, grâce à la magie, enfile sa robe et s'observe dans un miroir :  « C'est vrai qu'elle me va bien. Vous voyez, lui dit Félicité, malgré sa simplicité cette robe vous va comme n'importe qu'elle autre robe, voire mieux. Si mon père savait que vous m'avez aidé, il ne voudra pas que j'aille au bal... »  Le soir même Félicité rentre chez elle. Son père, Jean Loupanne, est un vieil homme mais sans cheveux blancs. Il est brun et porte une barbe longue car il n'a ni les moyen ni le temps d'aller chez un barbier. Il aime sa fille plus que tout et est inquiet mais ne le montre pas :  « Qu'astu fais avec le prince ? Saitil qu'une paire de bras en moins c'est du travaille en moins ? Le prince m'a invité au bal et il m'a offert une robe en cet honneur »  Le père Loupanne n'en revient pas que sa fille soit invitée à un bal qu'organise le prince.  « Il faut fêter ça ! S'exclametil, va me chercher une bonne bouteille d'hydromel, c'est un si grand honneur pour notre famille. Mère aurait été tellement fière... »  Tout à coup, on frappe à la porte de la vieille grange. Félicité va ouvrir. Sur le seuil de la porte se trouve un homme grand et plutôt gros. Il porte sur sa tête un chapeau haut de forme noir qui cache ses courts cheveux gris. Il ne porte pas de barbe et est bien vêtu. Félicité n'a pas de mal à deviner qu'il s'agit d'un noble. Elle engage la conversation :  « Que désirezvous ? Permettezmoi de me présenter : je m'appelle Filis de Lagrange, Baron du Bois Mignon. Je cherche Félicité Loupanne. »  Cet homme a des petits yeux noirs, le regard sévère, et Félicité ne tarde pas à comprendre que la brave Néni a parlé à son père de sa drôle de journée.  « Je suis Félicité Loupanne, répond la jeune fille, que désirezvous ? Je souhaiterais que vous ne veniez pas au bal donné par le prince, des gens de votre catégorie n'ont rien à y faire ! Répond sèchement le Baron. C'est le prince en personne qui est venu l'invité ! Intervient le père Loupanne.
Comment ? S'exclame le père de Néni, ma fille aurait dit vrai ? Il a invité toutes les jeunes filles du royaume, toutes sans exception. C'est une honte ! Hurla le Baron, le prince n'a plus toute sa tête. Je ne tolérerai pas que ma fille se mélange à des gens dans votre genre ! »  Il part en claquant la porte.  « Tu le connais ce Filis de Lagrange ? Demande son père. Non mais je connais sa fille. La pauvre ! Elle ne peut pas venir au bal à cause de moi ! A cause de son père ! Rectifie le vieux Loupanne. Il faut faire quelque chose ! S'inquiète la jeune fille. Que comptestu faire ? Demande son père, user de ta magie ? »  En effet, c'est ce que la jeune fille a l'intention de faire. Félicité a son pouvoir lié à l'élément de la Terre, et plus particulièrement les plantes : elle arrive à faire pousser des plantes en quelques secondes et à en créer d'autres. Les êtres de la terre sont très nombreux à cette époque et c'est pour ça que les forêts sont si belles. Une fois, en allant se recueillir sur la tombe de sa mère, elle a fait pousser à partir d'une larme, une rose bleue, des roses qui sont censé ne plus exister.  Le bal est dans moins d'un mois et Félicité n'a pas beaucoup de temps pour réfléchir à un plan pour parler à Néni. Heureusement, son père l'aide : il lui présente une belle robe blanche et lui dit :  « C'était la robe de mariée de ta mère, elle n'est pas très clinquante mais sa devrait suffire pour passer inaperçu parmi les nobles. »  La robe est très simple mais suffisamment belle pour se fondre dans la masse des gens de la hautesociété. Dans son bel habit la jeune fille court jusqu'à la demeure des de Lagrange mais reste éloignée jusqu'à ce que le Baron sorte pour ses occupations. Le Baron Filis de Lagrange sort enfin, accompagner de la Baronne. Sa femme a l'air bien plus jeune que lui, et son visage reflète la froideur avec laquelle ses parents ont dû la marier de force. Ses yeux ambres, remplis de larmes, montre la femme battue qui se cache derrière cette pauvre femme qui a pourtant l'air si sûre. Sur le perron elle lui fit un signe d'adieu. Félicité, d'une fois le Baron suffisamment éloigné, s'approche de la maison.  « Qui êtesvous, Mademoiselle ? Demande la Baronne. Pardonnezmoi de vous dérangez, je m'appelle Lisa de Coins, duchesse de l'île des Loups.
Ah ! Dit la baronne étonnée, je ne savais pas qu'il y avait des nobles dans ce coinlà. Je viens voir Néni, nous nous sommes rencontrées il y a peu de temps et j'aimerais faire plus ample connaissance avec elle. Néni, ma chérie ! Il y a une amie qui veut te voir. La duchesse de Coins. »  Néni descend le grand escalier de pierre et reconnaît Félicité. Elle demande à sa mère de les laisser seules. La mère s'exécute puis Néni prit Félicité par l'épaule :  « Tu es folle ! Imagine que mon père revienne à l'improviste ! Je n'ai pas peur de lui. Je venais te dire que je viendrais te chercher pour le bal. Mon père sera à l'affût. Il pense que je vais m’enfuir.Je viendrais dans mon costume avec un loup sur les yeux et je serais mademoiselle Lisa de Coins, duchesse de l'île des Loups. Lisa de Coins ? Demande Néni. C'était le nom de ma mère sans lede.La robe était à elle.Elle est décédée n'estce pas? »  Félicité faitouide la tête. Néni demande alors plus de renseignement sr elle : « C'était une femme hors du commun, elle adorait les loups et les soignait. Elle vivait sur l'île des Loup avec eux jusqu'à ce qu'elle rencontre mon père. De leur union je suis née. Elle est décédée sans vraiment l'être en réalité : elle est devenue la Lune. Désolé, dit Néni un peu gênée, comment vastu convaincre mon père ? Je ne vais pas le convaincre, explique la jeune fille, je ferais diversion pendant que mes plantes grimperont à ta chambre pour te délivrer. Les plantes ? Rigola Néni. Je suis une fée de la terre également mais plus spécialisé dans les minéraux. Je viendrais te chercher au crépuscule, sois à l'heure. »  Les deux jeunes filles se quittent.
Chapitre n°02 : Le Bal  Le mois se passe avec l'impatience d'une jeune fille qui va à son premier bal. Félicité s'est préparée avec sa belle robe et s'est faite une jolie coiffure. Elle se pose sur les yeux un loup d'une blancheur éclatante. Enfin prête, elle part pour la demeure des de Lagrange. Elle frappe à la porte au crépuscule. C'est le Baron Filis de Lagrange qui lui ouvre :  « Qui êtesvous ? Je suis la duchesse de Coins, Lisa de Coins. Je suis venue chercher Néni. Ne vous atelle pas dit qu'elle ne viendrait pas ? Ah bon ! Dit la jeune fille faussement étonnée, elle ne m'a rien dit du tout. »  Pendant que Félicité parle au Baron, ses doigts dans le dos, elle joue une mélodie que seule la mage de la terre entend. Cette mélodie fait grimper les plantes jusqu'à la chambre de Néni.  « D'ailleurs, continue le Baron, vous feriez bien de ne pas y aller. Ah bon ! Pourquoi donc ? Le prince n'aurait plus toute sa tête, il aurait invité des paysannes. Je suis étonnée, mais si le prince fait ça c'est qu'il a ses raisons. Sans doute... Bon tant pis pour Néni, c'est dommage... »  Au final, le Baron salue cette inconnue puis rentre chez lui sans se douter du complot. Néni court vers Félicité avec sa belle robe verte pomme :  « Comment te remercier ? En venant avec moi. »  Les deux jeunes filles courent jusqu'au palais du prince. Celuici attend Félicité avec impatience. Quand elles arrivent le prince est heureux :  « Vous voilà, tout compte fait. Nous avons un peu trompé le Baron. Le connaissant, rit le prince, il risque d'être en colère s'il découvre votre supercherie. Il finira par le découvrir, s'inquiète Néni, je n'oserais pas le regarder en face. Ne t'inquiète pas, la rassure Félicité, ton père ne me fait pas peur. »  Mais en effet, au bout de quelques temps, le Baron découvre que sa fille n'est plus chez lui. Au début il croit que c'est la brave Baronne qui l'a laissé
partir : il la gifle presque à mort. Sa femme s'étant, évanouie, il ne lui reste plus que le fait que sa fille se soit échappée. Il n'hésite pas une seconde et se rend sur les lieux de la fête, fou de rage.  Pendant ce temps les jeunes filles entrent dans le palais. Elles rentrent en même temps que le prince.  « Quel honneur ! S'exclame Félicité. Les femmes d'honneur de ce bal on le droit de rentrer avec le prince. Femmes d'honneur ? Demande Néni. Celles qui vont ouvrir le bal. Vous serrez les deux premières à vous présenter devant le roi mon père. »  Même pour Néni c'est un grand honneur, et elle n'en revient, puis une question lui vint :  « Estce que votre père est au courent que des paysannes sont invités ? Bien sûr ! Il a dit que je devais inviter toutes les femmes du pays. Votre père est ouvert comparé au mien... dit Néni. Mon père n'a pas que des qualités. »  En effet le n'a pas que des qualités : il est très narcissique, ne s'attache qu'à sa petite personne et a du mal à donner aux autres. C'est pour ça qu'il y a un si grand écart entre les riches et les pauvres.  Les portes de la grande salle s'ouvrent. La grande salle d'un château est l'endroit où tous les convives d'un roi se réunissent pour manger, faire la fête, et autres... C'est une très grande salle avec des dalles en marbre noir. Le plafond de cette salle est un faux ciel étoilé qui scintillent de ses mille et une lumières. Le sol est recouvert de pétales de roses et dans le fond, assit dans son fauteuil de cuir, le roi. Il regarde les jeunes filles. C'est un homme fort avec un crâne dégarni et une petite moustache blanche. Son regard profond fait découvrir en lui l'homme de guerre, mais aussi l'homme de bien et l'amour qu'il porte à son royaume malgré qu'il ne le montre pas. Il se lève, une fois que tout le monde est rentré et commence son discours :  « Bienvenue, Mesdemoiselles ! Mon fils a décidé d'organiser un bal où j'ai autorisé toutes les jeunes filles, moins noble comprise, à venir. Je dois avouer que je ne suis pas déçu, vous êtes toutes fortes belles. J'espère que ce bal vous plaira ! Que la fête commence ! »  Le bal commence : l'orchestre situé sur un balcon joue un air de violons. Le valet, un homme assez maigre et à l'air hautain avec un monocle sur l’œil gauche appelle deux à deux, une jeune fillede la haute société et une autre de rang moins noble, en commençant comme promis par Néni et
Félicité. Les deux jeunes filles s'inclinent devant le roi. Puis on enchaîne avec les suivantes. Félicité remarque que toutes les jeunes filles issu de la hautesociété ont undeoud'avant leur nom de famille. Puis vint une jeune femme qui regarde le monde de haut. Une grande femme mince avec les cheveux bouclés et un sourire mesquin aux lèvres. Elle a les yeux marron. Néni dit à l'oreille de son amie : « C'est Juliette de Briant, une comtesse. »  Comme si on l'a appelé, cette jeune femme vient les rejoindre.  « Néni ! Quelle surprise de te voir ici ! La surprise est partagée. Je ne pensais pas qu'une personne de ton rang pouvait se mêler aux petites gens. Je veux seulement leur montrer ma supériorité par rapport à elles, lançatelle, tu traînes avec cette femme ! Elle se nomme Félicité Loupanne, et je lui suis très reconnaissante. Quel drôle de nom... »  Juliette les quitta en rigolant comme un animal qui hurle avant de se faire abattre.  « Ne fait pas attention à elle, dit Néni, elle n'est pas intéressante. Voulezvous m'accorder une danse ? Demande le prince qui vient d'arriver près d'elles.  Félicité est gênée mais Néni la pousse vers lui, qui prend sa main. Les autres jeunes femmes regardent la salle s'illuminer comme si le prince et Félicité sortait d'une boîte à musique. Ils font un couple parfait. Leur pas sont coordonnés comme une chorégraphie longuement répéter. Néni se retrouve à côté de Juliette.  « Elle se débrouille bien la paysanne non ? »  Juliette fait semblant de ne pas l'entendre et se met à sourire.  « Pourquoi se sourire ? Demande Néni. Ton père est invité ? »  En effet le Baron Filis de Lagrange est là. La musique et la danse magnifique s'arrêtent. Le Baron s'approche à grand pas de sa fille qui ne plie pas devant son regard menaçant. Il la gifle d'une main violente, ce qui surprend l'assemblé et le roi :  « Qui êtesvous pour lever la main sur cette jeune femme ? Demande ce dernier. Je suis son père ! Je lui avais interdit de venir à ce bal des horreurs et elle m'a désobéi !