Saint Louis-Marie Grignion-de-Montfort

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Toute la vie de saint Louis-Marie Grignion-de-Monfort : un récit passionnant accompagné de 164 vignettes illustrées pour les enfants.

Découvrez la vie de ce saint qui se rêvait missionnaire et qui évangélisa la France. Entré au séminaire à 19 ans, Louis-Marie a tout de suite fait vœu de pauvreté. Il voue une confiance sans borne à la Vierge Marie et prêche avec un enthousiasme passionné. Quand il propose au Pape de partir comme missionnaire, celui-ci l’envoie en mission en France ! Parcourant la Bretagne et la Normandie, Louis-Marie déploie tous ses talents d’orateur pour convertir les cœurs. Il fonde plusieurs communautés pour venir en aide aux pauvres et répandre la Parole de Dieu.

exemples de sainteté du christianisme !
À partir de 7 ans.


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Publié le 16 mars 2011
Nombre de lectures 11
EAN13 9782728914692
Langue Français
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BELLES HISTOIRES BELLES VIES N°23 Collection fondée par le père Jean PIHAN
LOUIS-MARIE
GRIGNION-DE-MONFORT
TEXTE : AGNÈS RICHOMME ______________________________
ILLUSTRATIONS : ROBERT RIGOT ______________________________
COULEURS : CHAGNAUD - YOT - BRUNET
15-27 rue Moussorgski - 75018 PARIS
www.fleuruseditions.com
1
Saint-Laurent-sur-Sèvre. Une petite ville comme beaucoup d’autres ? Oui et non. Elle a quelque chose de très particulier. Elle semble comme recueillie dans la contemplation de ce qui s’est passé chez elle. C’est une ville où vibre à tout instant la sonnerie de quelque cloche, un air où semble flotter toujours un Ave Maria. Saint-Laurent-sur-Sèvre ? Une ville de pèlerinages.
2
Le voyageur qui ne saurait rien serait surpris de voir s’élever vers le ciel, de ce bourg vendéen, plusieurs clochers. Celui de l’église paroissiale, d’abord, qui a la solennité d’une basilique. Puis la fine pointe ajourée qui domine et signale au loin la chapelle de la Maison-mère des Sœurs de la Sagesse, jadis en habit gris et cornette blanche.
3
Une tour carrée de fort belle allure, constitue le centre et vraiment l’âme d’un ensemble de bâtiments groupés sous le vocable de « Pensionnat Saint-Gabriel ». Là, des centaines de garçons se préparent à leur vie d’homme, instruits et guidés par les Frères de Saint-Gabriel. Ces religieux, qui se distinguaient jadis par leur rabat bleu et blanc, agissent dans les paroisses, les écoles et les institutions de sourds-muets et d’aveugles.
9
D’une colline avoisinante on découvre encore un autre clocher et une grande et massive maison qui est celle des Pères et des Frères de la Compagnie de Marie. On les appelle aussi « Missionnaires Montfortains ». Et voilà ce qui nous explique cet aspect spécial de Saint-Laurent-sur-Sèvre.
C’est là en effet qu’est venu mourir, en plein travail missionnaire, un homme qui a fait de toute sa vie un don total et sans cesse renouvelé à Jésus par Marie, un homme qui a converti par sa parole et par son exemple des milliers de ses semblables : saint Louis-Marie Grignion de Montfort.
5
C’est à cause de cet homme, de ce saint, que la tranquille petite ville de Saint-Laurent voit déferler vers elle de nombreux pèlerins, qui viennent de toute la France et aussi de l’étranger.
C’est à cause de lui que se sont fixés à Saint-Laurent (pour rayonner de là dans le monde entier), ceux qui forment sa « famille spirituelle » : les Missionnaires Montfortains, les Filles de la Sagesse, et plus tard les Frères de Saint-Gabriel.
6
Si la Vendée possède son tombeau, Louis Grignion est né en Bretagne, à Montfort-sur-Meu, le 31 janvier 1673. Ses parents avaient perdu peu de temps auparavant leur premier enfant, mort à cinq mois. Louis sera donc l’aîné de cette nombreuse famille qui comprendra en tout huit garçons et dix filles. Son père est avocat au bailliage (c’est-à-dire au tribunal) de Montfort, profession qui ne lui procure pas les ressources nécessaires pour son foyer.
7
Il devra bientôt s’installer à la campagne, où du moins les produits de la terre aideront toute la maisonnée à vivre. De tempérament coléreux et violent, Jean-Baptiste Grignion n’est pas un père commode, et le petit Louis verra souvent pleurer sa maman.
Celle-ci, qui s’appelait Jeanne, élevait ses enfants du mieux qu’elle pouvait, malgré toutes les difficultés causées par la pauvreté où l’on se débattait souvent.