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La littérature africaine de jeunesse
(extrait du du site de l'Association Internationale des Libraires Francophones)
www.librairesfrancophones.org/
La littérature africaine pour jeunes est extrêmement riche. Elle demeure principalement
orale jusque dans les années soixante, soixante-dix, époque où naît une littérature écrite et
illustrée spécifiquement pour les jeunes.
La littérature orale, dans les très nombreuses langues africaines
1
, concernait en grande
partie les jeunes et se présentait sous la forme de contes, mythes, légendes, chants,
poèmes -dont les berceuses-, proverbes, devinettes et jeux de mots. Elle passait par la
voix, les gestes, parfois la musique, le dialogue, pour un public collectif et aux âges variés.
La colonisation européenne bouleverse brutalement et profondément le continent, sa
culture, la vie de sa littérature qui devra désormais partager ses rôles avec l’école venue de
l’étranger. Au cours du XXè siècle, la littérature orale perd du terrain, jusqu'à s’amenuiser
progressivement dans les grandes villes. Elle reste cependant toujours vivante dans les
villages, et en ville par le truchement d’artistes pratiquant l'art de l'oralité, notamment à
travers la radio. En revanche, la littérature orale commence à s'écrire et à se publier à cette
époque
2
avec une diffusion restreinte. C’est sous l’impulsion de missionnaires chrétiens
qu’elle prend forme et sert d‘outil à l'enseignement au Sénégal, au Ghana, au Nigéria, en
Afrique australe. Mais c'est d’une manière générale après les indépendances qu’apparaît une
littérature non scolaire pour les jeunes dans la plupart des pays.
La conscience claire du besoin de livres africains pour la jeunesse s'est éveillée parmi les
intellectuels africains dans les années 70; de grands auteurs africains écrivent pour les
enfants, comme Amadou Hampaté Bâ et Chinua Achebe, qui lancent à l'époque un appel
pressant dans ce sens aux écrivains. Leurs intentions affichées : transmettre le patrimoine
oral, proposer de bons modèles de héros, contrebalancer le "poison" des livres importés.
De nombreux autres écrivains pour adultes, de la première génération mais aussi parmi les
plus jeunes, écrivent pour les enfants: Charles Mungoshi (Zimbabwe), Guy Menga (Congo)
Francis Bebey (Cameroun), Meja Mwangi et Ngugi wa Thiongo (Kenya), Flora Nwapa et Ken
Saro-Wiwa (Nigeria); Véronique Tadjo (Côte d'Ivoire), Buchi Emecheta (Nigéria), Pius
Ngandu Nkashama (Congo Kinshasa), Florent Couao-Zotti (Bénin), pour n’en citer que
quelques uns. Ils sont enseignants ; chercheurs, hauts fonctionnaires… jeunes mêmes :
collégiens, lycéens
Les genres en littérature jeunesse: albums, contes et romans, poésie, théâtre,
bandes dessinées, documentaires, les magazines.
L'édition de
livres illustrés
connaît un essor depuis quelques années, accompagnant la
conscience de l'importance de la lecture des petits et du rôle fondamental de l'illustration
dans les livres pour enfants. Les albums mettent en scène des histoires issues du
patrimoine oral mais aussi, à chaque fois plus, des histoires liées au quotidien de l'enfant, à
sa vie d'aujourd'hui, tant en ville qu'au village. Dans les dernières années les plus jeunes
sont davantage pris en compte, avec, à leur intention des abécédaires, des livres de
coloriage, des histoires simples où les petites filles prennent la place de protagoniste plus
fréquemment qu’auparavant.
A l’exception de l’Afrique du sud où l'édition d'albums ressemble davantage à celle de
certains pays d'Europe qu'à celle des autres pays africains, c'est sans doute le livre illustré
qui a le plus souffert du manque de moyens. Manque de moyens pour l'édition et surtout
pour la formation et pour le travail des illustrateurs : certains (les femmes sont encore peu
nombreuses) ont suivi des études d'art, mais la plupart se sont formés sur le tas, ou grâce à
de brefs ateliers. Ceci n'a pas empêché un travail d'illustration souvent remarquable,
comme l'ont montré l'exposition “
Amabhuku. Illustrations d’Afrique
” et les affiches "
34
1
on les estime entre 800 et plus de mille
2
les premières publications datent du début du XIX siècle en Afrique australe