Le défaut du tourisme  en Algérie
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Le défaut du tourisme en Algérie

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Le défaut du tourisme en Algérie

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Langue Français
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Le défaut du tourisme en Algérie
Algérie
Posté par: Touareg
Publiée le : 12/11/2007 14:57:38
Tourisme en Algérie
Les onze péchés capitaux du secteur
Le marché national constituera un gisement de 11 millions de touristes en 2025 face à un tourisme
mondial qui pèse aujourd’hui 800 milliards de dollars US.
Sortie remarquée hier de Chérif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de
l’Environnement et du Tourisme qui, lors de son discours inaugural aux assises régionales du pôle
touristique d’excellence Nord-Centre n’a pas mâché ses mots pour qualifier la réalité actuelle. Il en
ressort en substance que le tourisme en Algérie n’en est qu’à ses balbutiements et présente des
déficiences criantes. Le ministre ira jusqu’à énumérer pas moins de onze points handicapant le
secteur. “Absence de lisibilité des produits du tourisme algérien, mauvaise qualité et une
sous-capacité de l’hôtellerie et hébergement, manque de professionnalisme des voyagistes, manque
de qualification et de performance des personnels, faible qualité du produit et des prestations,
manque de sécurité, faible qualité des transports et manque d’accessibilité, notamment dans le
Grand-Sud, faible pénétration des technologies de l’information et de la communication dans le
tourisme, banques et services financiers inadaptés, gouvernance et organisation inadaptées au
tourisme moderne et déficit du marketing de la destination Algérie”, a-t-il déclaré en nuançant cet
état de fait en soutenant que la volonté politique pour booster le secteur est plus présente que
jamais. “Le tourisme est désormais une priorité”, dira le ministre pour reprendre le leitmotiv véhiculé
par la politique gouvernementale. Cela est loin d’être suivi d’effet sur le terrain, révélant que l’amorce
est plutôt difficile et les résistances ne manquent pas. “Ce n’est pas un choix, mais un impératif”,
précisera cependant Chérif Rahmani concernant le secteur, étayant ses propos par des chiffres
révélateurs tout autant qu’indicateurs pour signifier que c’est là où réside l’alternative. L’Algérie
enregistre presque 1 million et demi de touristes entre la France, la Tunisie et l’Arabie Saoudite
(environ 160 000 entre hadj et omra). L’Algérie ambitionne d’accueillir, en 2015, 2,5 millions de
touristes mais jusque-là la contribution au PIB est à peine de 1%. Pour ce faire, le Schéma directeur
d’aménagement touristique fixe des objectifs physiques à moyen terme et s’appuie sur un bisness
plan. Il s’agit de nouvelles capacités d’accueil et estime l’investissement (public et privé) à 2,5
milliards de dollars US, qui seront consacrés aux six pôles arrêtés dans le cadre de la nouvelle
stratégie, auxquels s’ajouteront 1 milliard de dollars US pour le reste du pays pour rattraper les
déficits structurels actuels.
“Nous ne pouvons pas faire du tourisme sur l’ensemble du territoire national”, a indiqué le ministre
réfutant le concept du “tout-tourisme”, plaidant, toutefois, pour l’équité entre les territoires comme il
est longuement soutenu dans le cadre du Schéma national de l’aménagement du territoire. En
appelant à une approche transversale, Chérif Rahmani a fait ressortir le rôle des autorités locales
plaçant, par ailleurs, le citoyen au coeur de toute politique.
“Il faut approcher les attentes des
nationaux”, a assuré le ministre, révélant que le marché national représentera en 2025 pas moins de
11 millions de touristes qu’il faut contenter, sans négliger le tourisme international dont il faudra
identifier la nouvelle segmentation. “La demande internationale fondée sur l’ancienne mode a
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disparu”, insistera-t-il appelant, entre autres, à développer un tourisme écologique et surtout à ne
pas négliger les marchés lointains.
“Il faut travailler plus pour améliorer l’image de l’Algérie et promouvoir cette destination”, martèlera
Chérif Rahmani convaincu que les efforts doivent être concentrés pour promouvoir le balnéaire et
aller vite vers la réalisation des villages touristiques. Pour cela, une feuille de route est avancée et la
date est fixée pour 2008. Il est question là de projets prioritaires en guise de levier de l’amorçage
touristique qui appelle à cet effet à l’impératif de l’assainissement du foncier touristique. Il annoncera
à ce propos qu’il y aura un élargissement des Zones d’expansion touristique (ZET) comme il a fait
part de l’installation de plusieurs groupes de réflexion et commission pour définir un Plan de qualité
du tourisme en Algérie
(PQTA) ou encore pour identifier la nouvelle tendance des métiers du
tourisme adaptables à la demande du marché. Il est prévu aussi de signer des contrats de
performance avec les hôteliers pour l’obtention d’un label.
Nabila Saïdoun
Source : Liberte Algerie
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