A bas la calotte ou Les déprêtrisés : comédie en un acte et en prose ([Reprod.]) / par le citoyen Rousseau

A bas la calotte ou Les déprêtrisés : comédie en un acte et en prose ([Reprod.]) / par le citoyen Rousseau

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20 pages

Description

chez la citoyenne Toubon (Paris). 1794. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le 01 janvier 1794
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Langue Français
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tkeï la Citoyenne leS gilerics 8ti
la ltépublique à cft'té <J\i pasijagè yitxii
L ES D É P R Ê T R I S ÉS^
t"7 9 '4'
PERSONNAGES. ACTEURS.
ÀMSELE, vieux curé. Le Citoyen ProspêR.
Lb VICAIRE aon .neveu. Le Citoyen Loun.
l»ÏNDEL<j ministre proies-
tant d'un prêche roisig. Le Çi^oyea Mateliw.
La Mina L1NDEL 6on
ippvy?e.. Lr Gtojeone
ALINL leur fille. La Citoyenne Dvran».
LA MiA^ LINDEL,
rieille dévote. La Citoyenne Chevkicju
HICAISE son Le CUôyfî} PicAyi,T.
PAYSANS ci MATELOTS.
La sàni se. passe dans un villaie prh
Nota. Le Citoyen Rousseau donne nia à
tous les Directepra de Spectacles y$% la Citoyenne
Toubos est exclusivement et du droit
droit d'imprimer et de celui de laissé jouer A-ba»
L'acte de son droit de propriété est déposé chez le
Citoyen AvAm, rue dd Richelieu
Ce a 9 Nivôse l'a» a de la République, française'.
ROUSSEAU.
Ai
LES DÉPRÊTRISÈS,
COMÉDIE.
ACTE PREMIER.
un ail la maison
d'un l'autre..
S C È N R PREMIÈRE.
t MÈRE LINDEL, ALINE.
La M à & s L i s p s t.
TU sai», ma petite, <^ue j'ai toujours chercha to®
la demande de te efeàgF»»
( 4 V
pêrf s'il jîe te conrient pas, oh bien il n'y a r-iefi dç
fait} mais en confidence, nete sens-tu -pas un'p£u/d6
Soût poiu- le curé de cet endroit-ci? Jf lcé crois tous
eux braves gens, et sur-tout bons patriotes; mais',
préjugé! ah! c'estquclq'ue chose de bien tertible
AIR: Non
't'elle une mer orageuse t
Aiqsi fut li| nation:
I.on{z,-iti)iJ une nujl affreuse
Régnait par l'opinion.
Enfin »»ît avec faurore,
Ce calme tant aouhaité;
Mais la vague indigne encora
y.t« «ni» quiToni; .iRiti.
Aline.
Mais ma m&re,; sur quoi serait fàbièe cette r«pu-«
Mais la différence dos religions et puis ton père qui
«fst ministre dii^ prêche du .bourg prikhainj crois-tq
Ma mère, cette foible raison ne prévaudra ras sur
l'impur que me* témoigne l'aimable ne^en d« père Aiu-
pèles quant à ce Nicatse et sa tante, un refus' bien
prononcé nous vieille femrnô
ropt point une réputation que jna conduite a njis* k
l*abri des reproches car ? jè me souviens sans cesse
Y9* avis à ce sujet,
Ame'» belle ffwihç*
$i l'amour sème des f!eii(v
• j
C'«»t quand il troart de» mœott
Unie' A«x chàrœej du bel âge.-
:Cn entant ':veut;' selon »oa», É.
Prendre ses plaisirs tes p!u» dons
Aux liinins Je l'innocence,
Sens le voile de la décence. (*i>).
LA >I è R E L I N D E t."
Qiielle cagoterie! toujours aux pieds des autels
'd'iiivDîcu de paix et ne prêchant que lo meurtre etté8
'•«îisïcntiolis demandant l'Être suprême le pardon <îo
*<Js offenses, et conserver dans son coeur une naine im-
°placable contre ceux clui no partagent pa3 sessentimens!
A t i n k.
C'est assez ordinaire à ces personnes-là: mais la voi»
Ci} nous n'avons qu'à nous tenir
S.C È N E I I.
A MÈRE REGNIER, LA MÈRE
LINDEL, ALINE..
h 4 R Z G M î E H.
Aia des Visitandines,
Pivin Jésus, vierg* Morîe!
A Sataiisc lins >. janial»
cette terre impie!
Sans traiudie la fondre en éclals
Au mépris de la cour cétasie,
Fmir un prêtre s'otivrerii; vo.sbrat!
ù ••̃
co.
M»i* vous êtes bien en colère citoyenne
La M è b. e R » o k 1 s r. •̃
Citoyenne 1 citoyenne! la. colèr* de Dieu t voilà ce
dont on fait peu de cas maintenant'. Ah quel siècle
Mon déîunt m'a prédit tout icla; et vous 9 madame
lândel, je vou* cfôyoi-s-de lw ràisërt t à votf e âge, sauf-
frir de pareilles, licences! Un, homme qui célébre la
iïainte messe pense au plaisir charnel! Et puis le concija
,de Trente ne défend- il pas tux prêtres de contracter lc#
liens du mariage?
A t. in x,
Répondez, je vous prie, irtarfame Regnier.
Aià du Vaudeville de Figaro.
Tendre père, époui R<Xh\«t
Républicain généreux,
Four le cœur du jeune ÀmseîêY
Sont litres bien précieux}
Car avant que Dieu u l'appelle
Au ministère divin,
If- fui hofnnfis et cit'ovcii.
L .a M è a e R s o s. ï g r..
Voilà comme pensent des religionaaijes Ah si la
sainte imjtiiiitloii était en Frarince, on ne verrait plus-
de ces crimes qui attireront sur nous la vengeance! Nous
en ressentons déjà l'effet no* vighes^, dans quel état
sont-elles? Oui, l'alite-christ est sur la terre. Wcftivello
Babylone la France touché à' 6a perte.
La M i r E L i n d e t.
Au contraire, le jour^ii bonheur 'commence à luire
pour elle mais enfin., terminons ces qtierèlles qui ne-
conviennent point -à des persoonea que le salut de là
patrie doit seul intéresser. Il s'asit de votre fils Nicaite»
®h bien citoyenne Regm'er j cette affaira ne peut se
(y)
conne'l j'ai juré de ne pas forcer son incilnjtl^n ;-fct j*
tiendrai ma parole.'
La M*R« R b g h i e r.
hé beau chois!
LA M t k L i M.p s L»
II .convient à Aline } il doit obtenir- mon agrément
rait bsen triste mwi»|iis8' nea\eMô-à
nous apprendre 1 Qu^rez-vous donc, citoyen ?
S
LE VICAIRE, LA
LA
les citoyens Mulon et
cause de la liberté: leur sort est plus.
L A A..
Citoyenne, un peu de modération, le vous
sur leur je