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A la mémoire de M.-I. Brunel, célèbre ingénieur, auteur du Passage sous la Tamise / par J.-C. Defosse...

De
9 pages
impr. de A. Péron (Rouen). 1851. 8 p. ; In-8.
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A LA MÉMOIRE
DE
BRUNEL
CÉLÈBRE INGÉNIEUR
AUTEUR
DU PASSAGE SOUS LA TAMISE,
Par JU-C. Defosse
Typographe.
Les hommes utiles sont ceux qui méritent le plus
des sympathies nationales. L'AUTEUR.
La véritable gloire consiste à faire ce qui mérite
d'être écrit, à écrire ce qui mérite d'être lu.
PILINE,
Rimm
IMPRIMERIE DE A. PÉRON
RUE DE LA VICOMTÉ, 55.
1851.
A LA MÉMOIRE
DE
M.-I. BRUNEL
CÉLÈBRE INGÉNIEUR
AUTEUR
DU PASSAGE SOUS LA TAMISE,
Par «JU-C. Defosse
Typographe.
Les hommes utiles sont ceux qui méritent le plus
des sympathies nationales. L'AUTEUR.
La véritable gloire consiste à faire ce qui mérite
d'être écrit, à écrire ce qui mérite d'être lu.
PLINE.-
ÏUmen
IMPRIMERIE DE A. PÉRON
RUE DE LA VICOMTÉ, 55.
1851.
(/Cm)
NOTES.
(1) Marc-Isamhart Brunei naquit à Hacqueville ( Eure), le 25 avril 1709. Cette humble
commune, qui peut s'énorgueillir à bon droit d'avoir été le berceau d'un homme aussi
remarquable, est située à peu de distance du petit village qui donna le jour au plus
grand peintre de l'École française, Nicolas Poussin, en l'honneur duquel la ville des
Andelys vient d'ériger une statue, le 15 juin 1851.
Brunei « fut destiné à l'état ecclésiastique. et envoyé, dès son enfance, au séminaire
« de St-Nicaise, à Rouen ; mais les dispositions spéciales qu'il montra pour les inathé-
« inatiques déterminèrent son père à le faire entrer dans la marine royale, où il obtint
« le grade d'enseigne, grâce à la protection du duc de Castries. x ( Le Siècle, 15 déc. 1849.)
Le jeune Brunei quitta le séminaire en J784, et s'embarqua en 1786, âgé de 17 ans.
(2) Après avoir déjà fait plusieurs voyages aux Grandes-Indes, où il donna dès-lors
des preuves de sa capacité, et de retour en France, après avoir navigué jusqu'en 1793,
« Brunei émigra, et passa aux États-Unis, où il se fit ingénieur civil. Ce fut lui qui
« construisit à New-York, le grand théâtre de Bowery , qui fut brûlé il y a quelques
« années. Il fournit des plans de canalisation, et imagina diverses machines pour une
« fonderie de canons qui fut établie dans l'État de New-York. » ( Le Siècle , cité. )
(3) « Mlle Sophie Kingdoin qu'il avait comme à Rouen, chez M. Carpentier, et dont
l, les heureuses qualités embellirent la vie de l'homme éminent qui l'avait choisie pour
« compagne. » ( Notice historique sur la vie et les travaux de Marc-Isambart Brunei,
par Édouard Frère; broch. in-8".
(4) En venant s'établir en Angleterre, en 1799, Brunei désirait voir s'accomplir le
projet d'une machine à fabriquer des poulies en bois. Malgré de jalouses oppositions
qu'il rencontrait par son titre de français, se confiant dans cette vérité, que les hommes
utiles sont ceux qui méritent le plus des sympathies nationales, « il parvint enfin à faire
« exécuter ses plans dans l'arsenal de Portsmouth , grâce à la bienveillante intervention
« de lord Spencer, alors ministre de la marine, grâce aussi à l'appui que lui prêta le
« général Benihain, ingénieur des plus distingués. à qui la marine anglaise est redevable
« de magnifiques établissements L'ingénieuse machine fut achevée en 1806, et de-
« puis lors elle n'a cessé de fonctionner avec une admirable précision , et de fournir à
« la flotte anglaise des poulies supérieures, sous tous les rapports, à celles employées
« jusque-là. Le Gouvernement anglais, voulant donner à Brunei un témoignage d'es-
« time et de bienveillance , lui fit compter la somme de 500,000 fr. représentant l'écono-
« mie de main-d'œuvre que ses machines apportent, chaque année, dans cette partie
« du budget des constructions navales. » ( Edouard Frère, Notice hist., citée. )
(5) La première idée du fameux tunnel sous la Tamise vient d'une entrevue qui eut
lieu entre Brunei et l'empereur Alexandre, lorsque ce dernier vint visiter la Grande-
Bretagne, après la paix de 1815. L'ingénieur français, dont l'Empereur de Russie appré-
ciait le talent remarquable, proposa à celui-ci de construire un passage sous la Newa,
dans un endroit où l'établissement d'un pont sur ce fleuve était impossible, à cause de
l'accumulation des glaces en hiver et de la force de la débâcle au printemps. Cet ingé -
nieux projet n'eut pas son exécution à Saint-Pétersbourg; il était prédestiné pour
l'Angleterre dont il est, par son admirable réalisation, une des gloires immortelles.
Commencé en 1825, le chef-d'œuvre de Brunei, après avoir éprouvé des interruptions
de plusieurs années dans le cours de sa construction , fut livré au public en 1843,
(6) Au milieu des immenses difficultés d'exécution et des dangers que présentait le
gigantesque travail souterrain de Londres, M. Brune] fils a plus d'une fois donné preuve
de son courage et de son dévouement, en exposant ses jours avec une intrépide et rare
persévérance. ( Voir, à ce sujet, le Magasin pittoresque , année 1835, page 38, 20 col. )
(7) Marc-Isambart Brunei, ce digne représentant du génie français dans l'industrieuse
Angleterre, s'endormit du sommeil éternel le 12 décembre 1849, à Londres, dans sa
8lme année, entouré du noble éclat de ses inventions.
« Sous l'administration de lord Melbourn, Brunei avait été nommé chevalier, distinc-
« tion rarement accordée en Angleterre; il était membre de la Légion d'honneur,
« il était vice-président de la Société royale de Londres, membre correspondant de
« l'Institut de France ( section de mécanique), et vice-président de l'Institution des
« ingénieurs civils. » ( Le Siècle, cité.) Il était membre correspondant de l'Académie
des Sciences , Lettres et Arts de Rouen, et de la Société d'Émulation de la même ville.