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Catéchisme sur la Constitution civile du clergé ([Reprod.]) / par l'auteur des "Questions sur le schisme"

De
36 pages
Crapart (Paris). 1791. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THE FRENCH REVOLUTION
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REVOLUTION FRANÇAISE
> PKKGÀMQN PR'KSS
Catéchisme
LA CONSTITUTION CIVILE
DU
(CL E RGÉ.ê
Par l'Auteur dcs Questions sur lé Scbûjne
CRAPART. I75i.
a 4
P RlFAdR-
schismiTct d'hérésie que la.
fémqignent le
ils tendent en ébranler les fundemtns.
L'avidUé avec laquelle on les lit, If dégoût
trop répandu pojxr ̃ l'élude de la religion
le culte perpétuel aboli, le minittire dé-
gradé, les loi* de violées des
terriens décrétés qu'on ne peut exiger ni
prêter sans crime des fnlrus introduits dans
le sanctuaire enfin la criminelle indif-
férence avec laquelle on écoute les propos
le,s plut libertins et les plus Impies' nt
montrent que trop la profondetrr de nos
plaies et la justice de nos plaintes. Uu
çaur véritablement chrétien youdroit ovoit
ici' larmes de JÈrémie pour les répandre}
sur de si grands maux.
'Si tout chrétien est soldat disait TerlU'
tien quand il s'agit de combattit les cnnc-.
mis de la religion,- les mil lit 1res de Jenis-
PRÉFACE.
Christ, et les pasteurs, vir-
roient-ils d'un ail sec et indifférent) l'orage
qu'excite centré l'église le souffle de l'im-
piété 'Ne dôivént-Us pas comme des chiens
fidèles, veiller sans cesse à- la garde dû
troupeau t N'est-ce 'pas à eux d'aboyer
après les loups et de' découvrir leurs
Ces réflexions m'ont déterminé à donner
ce petit ouvrage .au. [public. Comme c'est
pour le peuple, ce pauvre peuple dans
tous les temps si facile à séduire que j'écris;
la plus claire et ln plus précise. Je ne pré-
tends pas ci la gloire d'auteur. Presque
tous mes principes sont puisés dans ces
çlie et de la science des pontifes de l'église
ouvrage, mwTPs««< esprit ̃qu'il a été
composé, cl Dieu decersir ses ̃bénédictions
sur tons ceux qiù le liront avec m cour
droit. A l'ég.ird des sçlmtnaljqucs etdef
̃ lviélqiici\ Seigneur couvrci leurs visogiî
de confi's&n afji qu'ils dierchent votre
tr:
S U R
'LA CONSTITUTION CIVILE
CLERGÉ»
Demande. que l'église?
Réponse. Cest la société des fidèles réuni»
par la profession d'une méijie foi et par la
Participation aux jné"ines sacremens, sous
l'autorité des dont le
chef visible est le pape, successeur de Saint
Pierre, vicaire de Jesui-Cimst sur la terre.
iF dis la sociM des fidèles i? c'est f à-dire,
la société de ceux qui jeroient en Jésus»
Christ.
̃' ̃ .1 j ̃̃•!
h prpftwon <£ufit mtnU 'fol
car f égtisî ne reconnôît pas pour ses enfand
ceua qui altèrent ou partagent sa foi.
Pur h participation aux mtmet 'sâcferrie/v }
c'est pa^-w que lè| fidèles Sont incorporés
6"(?t« A'itoritid'.s yasuurs Ugitimes car
c'eêrrompfe le lien que. Jçsûs Christ a
mis .entre" les membres de l'église, que
do ne pas rôconnottrc les payeurs qu'il â
établis p<5ur la gouverner et dont le chef
est le papc-Nôus^fcrons voir ci-après qu'il
est le chel visible de l'église. •
D. L'église a-t-el!e une puissance propjta
et essentisllô dans l'ordre de Isfïcligion ?
R. Ouï, et cette puissance est appuyée
sur la mission que /«sus-Christ a donnée à
ses, apôt res et à leurs successeurs en leur
quitter le- monde î Toutct
que vous lUrt\ fur latent Hralit }ÏMskciel$
tout et que vous dditre\ sur*la terre; sera
de'ltY dans le ciel. Toute puissance m a ùi
donnée dans h cid et sur h
D. Cette puissance est elle dépendante'
le la puissance temporelle ?"̃•
R. La. puissance «pirituéile étant immé-
diatement éïïjanéede Dieu, comme h puis- ̃>
sance civile^ doit être aussi souVéraîfife,
aussi absolus, aussi indépendante, en ce
qui est de son ressort quçî • 1* puissance
civile, dans ce qui est du sien. Comme_ ce
^'est pas aux de l'autorité spirl-
.-̃ y
A
de même cpux qfa exercent la puissance civi-
le ntônt'pôitït lè'drôit dé-gouverijer l'église-
« • lyàiÛeiîrsV l'uriûé «st.un &V caractères
psrdroit
cttlet unité/ ^pnê étpit sub.ordonué« b h
en matière de religion
c«ri^'«« fornKroit alors autant dVçliscs
isolée et Mandantes, *m*it y auroit de
puissancb avile du
dignité,' est de protkgei L'église, soit en la
maintenant en pleme liberté contre tous ses
ettnenw's, soit en appuyant ses décisions,
texte,
stroit plus un secoue) inais un jou£ défeuisé,
l'&Kse;, au ïim do
Si laisser déterminer par elle-même. «Il est
vrai .dit' le grand arçhevêouè de Cambrai
que le prince est Pévêque du dehors, et le
ptbtecteur des canons mais féyéqi'.e du
dehors ne doit jamais entrepiendre les fonc-^
tiôns 'de' celui du dedans, Il & tient le'
glaive en main y à la toartd du sànctuaice
mais il sé donne bien de garde d'y entrer.
En même temps. <ju'il jprotéae il obéit
D. Dans quel Wns laut-u entendre 'cette
maxim© qy©n ne cesse dé tépéh;r Utglise
mais il feut en saisir 'le sens de peur d'en
que lYglisen'a au^cun droit su/ l'administra-
lion
wos de l'église, «oit
•»$*ncé dans tout ce qui concerne le gouver-
l'église, dans l'état, ne peut rien perdre do
la souveraineté dé son autorité spirituelle.
Elle ra exercée durant U violence des per-t
de'
l'église, ne sont pas de ees maîtres.
Si chaque /glùi nation ost dans Vù*'tt
chaque état catholique est dans l'église et,;
comme chaque conserve
dans l'église une ihdépendjince alwlue en
«qui concerne Kôrdre politique, chaque
église nationale cpnserve dans l'état la même
indépendance en ce qui concerne l'ordre
spirituel. V
D. Quelles conséquences peut-on tirer de
toute» des réponses?
R. Il faut conclure. iVqué les droits de
}a puissance spirituelle «ont inaliénables et
ifnpivscnptiblés comme ceux de b puis-
sance civile; que les actes de juridiction!
quefait l'une d'entr'elles horsdeson ressort,
Re peuxent.être valides que pjar le consen-:
tement de l'autre, Ainsi les ordonnances
que les princes oii.t fai^s joUchaot
A 5
purement splrïjttieïs n'ont eu force de loi
que lorsque l'église y a consenti 3° que
personne ne peut délier les sujets, de l'obéis-
sance qu'ils doivent à l'église, sur les matiè-
res de sa juridiction. Ces matières sont
toutes^ celles qui ont un rapport direct avec
la religion.
D. Si l'assemblée nationale n'étoit pas
d'accord avec l'église sur les objets qui sont
de sa compétence, à qui.faut-il obéir ?
R. Dans ce cas, il faut obéir aux évCques
plutôt qu'aux reprcsentans de la nation.
Dira-t-on qu'il faut obéir à.la lai ? Ouï,
sans doute, lorsque la loi est juste et elle
.doit être présumée telle dans la pratique
à moins qu'elle ne renfetme une injustice
évidente mais si elle éteit nianifestemt rit
contraire à une loi supérieure cette der-
nièreloi feroit cesser cet égard, le devoir
de l'obéissance. Il faut obéir à Dieu prête-
rablehient aux hontes.
Et certes, s'il étoit vrai, dans tous les cas
Su'il faut obéü à la loi civile il faudroit
donc être anglican en Anglerre calviniste
à Genève luthériere en Allemagne, tout ce
qu'on voudroit être en Hollande pourvu
qu'on ne fût pas catholique et dans les
premiers siècles les cl:réliens auroient dû
sacrifier aux idoles sous les empereurs
payent,
D. Mais peut-on tirer ces conséquences {
après que l'assemblée nationale a protesté st
souvent qu'elle ne prétend toucher ni aux
R, Sans prévenir les réflexions qui seront
autant de preuves sans réplique que toutes
ces protestations de Rassemblée ne tendent
peuple; con.
tentoris-nous ici. d'observer j°, ;que tous
les hérétiques ont tenu le 'même langage
lors même qu'ils les dogoiîs les
plus essentiels a*, que les évéques ̃ pajr
leur unanimité
traire. Or,* ne sont-ils pas nos juges dans la
foi ? n'est-ce pas-à eux seuls que Je>suî-£hrist
a dit Celui qui vous &OUU m'écoute r <eîui
mit vous m/prise me mSprîse, Ne sont-ils pas
elle pas infatllible soit qu'elle déode une
qu«tion de foi, soit qu'elle décide que
cette question appartient à la foi?
D. Cette puissance spirituelle ,que vous
|tvez prouvé appartenir à
elle dans le peuple ?
R. Non; Jeso-Ghrist étiun inçontesta^
Moment le principe unique d'oîi puisse déci:
1 ver toutô autorité spirituelle aucune partie
de cette autorité sainte, ne peut appartenu
qu'aceut k qui il a daigné la communiquer.:
et à leurs successeurs qu'il i dit Je pous
tnvoie\ comme mnpire m'a twerji. Si quel-
quefois les pontifes ont rendu compte au
peuplé de leur administration .i,ç*est par une
conJuifî de charité et d'immilité non pifr
m devoir de subordination. ̃;̃
TA vauv dit-on qu'ea vertu d#'une loi
fiùstUutive de toute
A G
peuple:
quand celia efer<5itviiai, par rapport k Yoidiç
divîl qaAk induction en tirer',
par rapport au gouvernement de l'église
qui, étant d'un ordre suïnàmïcl a reçu de
son Divin Auteur une constitution parttcur
liète, dont il ne faut cacher les principes
et leà règles, <jue
̃••̃••̃i>. Que conclure dé' notre réponse à
R. Ilfaut conclure, r, que le peuple, et jpar
une conséquence ses reprc-
ni re«tr4*inf]ré ni suppiimer' aucune juri-
diction' spirituelle. »
le contours'. de l'église, w surtr
prestion, 'Section, 9 la circonscription des
diocèseV.et des cures. N'a-t-elle pas en effet
évidemment voulu pà r tou$ ces actes
xl?autottté s'arroger le droit de donner une
jttridioîioti purement ceux «H
qui l'église ne la donne ixjînt, et en priver
ceux K qui l'église la dofHié ?
fui ne peut-
il pas l'exercer paMotjt où la puissance
civile appelle et pjoyoqUe son ministère ?
Non; la juridiction des évêques n'est
f>a^ universelle. Il èpt* vrai qu'elle est de
droit divin mai* il n'est p?« ge droit divin
en fondant leé églises dans les citei, ont
̃' ,̃,̃ ̃
eux-mêmes donne des bornes
déjà juridiction de leurs On
retrouve dans le ¥seçônd siècle ileslimitej
des premiers diocèses auxquels ils. ont
pontifes, ne leur attribue qu'une juridiction
déterminée à tel lieu nommément, indivi*
duellement et tous autres
pour prévenir l'insubordination le troû.ble
et la cohfuiibn qui régneroit dans son 011-*
D'ailleurs, si la juridiction des évoques
étoit universelle, un é/êque, franchissant
hs bornes de-son diocèse, violeroit, à la
yérliêt l'ordre public mais la circonsiiiv
tion ne. seroit point un obstxcle à la vali-
dité des actes dejuiidiction qu'il y exerceroit.
L'église auroit donc outre-passé ses pou-
voirs non en défendant mais en déclarant
dans tous les temps nulles et de nul effet.
loatcsles entreprises d'un évêqUe, en matière
de juridiction, dans un diocèse étranger.
Ce ne seroit qu'en renonçant à nia foi que
je pourrois admettre une pareille consé-
quence* La juridiction épiscopale n'ést donc
pa& universelle et en effet un diocésain de
Clermorit regarderoitnl comme Valide un
mariage contracte en vertu d'une dispense
qu'il auroit obtenue de ïévéque du Puy ?
D. Dans h cas même ou la juridiction
des seroit universelle,, cette uni-
vmnlite sufTiroit-elle pour autoriser l'assem-
bléo nationale a circonsenre 4\\ supprimçç
où les cures ?