Chronique des arts et de la curiosité
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LA
CHRONIQUE DES ARTS
ET
DE LA CURIOSITÉ
SUPPLÉMENT
A
LA
GAZETTE DES BEAUX-ARTS
ANNÉE
1913
PARIS
GAZETTE DES BEAUX- ARTS
i(i6.
Boulevard Saint-Germain,
ii>6
CLASSE DES BEAUX-ARTS
Wlll
PUBLICATIONS
PÉRIODIQUES
PURCHASED FOR THE
UNIVEBSITY OF TORONTO LIBRAEY
FROM THE
CANADA COUNCIL SPECIAL GRANT
FOR ART
LA
CHRONIQUE DES ARTS
ET
DE
SUPPLÉMENT
LA
A LA
CURIOSITÉ
GAZETTE DES BEAUX-ARTS
JLmTEE 1313
PARIS GAZETTE DES BEAUX- ARTS
I06,
BOULEVARD
S AINT -GERMAIN,
lo6
'^v.
f r-çpfA/
19/3
PARIS.
- IMPRIMERIE DE LA
V.
PRESSE,
16,
RUE DU CROISSANT
SiMART, Imprimeur.

1.
-
1913.
BUREAUX
:
io6,
BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6«)
CHRONIQUE DES ARTS
ET DE LA CURIOSITÉ
SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS
PARAISSANT LE SA'iEDI MATIN
Les abonnés à
la
Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement
la
Chronique des Arts
et
de
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Curiojltfl^
Paris, Seine et Seine-et-Oise.
"Départements
Pri^ de l'abonnement pour un an ... 10 fr. M Étranger (Etats 12 fr. || l'Union postale)
faisant partie
de
15
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Le ITuméro
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PROPOS DU JOUR
des Artistes français a refusé récemment l'aulonomie à la section des arts décoratifs. Cette décision a causé généralement une _ _ vive surprise; elle a suscité dans la presse elle a étonné le des protestations justifiées public qui n'entre pas dans le ...

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Publié le 07 janvier 2011
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Langue Français
Poids de l'ouvrage 28 Mo

Exrait

LA CHRONIQUE DES ARTS ET DE LA CURIOSITÉ SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS ANNÉE 1913 PARIS GAZETTE DES BEAUX- ARTS i(i6. Boulevard Saint-Germain, ii>6 CLASSE DES BEAUX-ARTS Wlll PUBLICATIONS PÉRIODIQUES PURCHASED FOR THE UNIVEBSITY OF TORONTO LIBRAEY FROM THE CANADA COUNCIL SPECIAL GRANT FOR ART LA CHRONIQUE DES ARTS ET DE SUPPLÉMENT LA A LA CURIOSITÉ GAZETTE DES BEAUX-ARTS JLmTEE 1313 PARIS GAZETTE DES BEAUX- ARTS I06, BOULEVARD S AINT -GERMAIN, lo6 '^v. f r-çpfA/ 19/3 PARIS. - IMPRIMERIE DE LA V. PRESSE, 16, RUE DU CROISSANT SiMART, Imprimeur. N» 1. - 1913. BUREAUX : io6, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6«) CHRONIQUE DES ARTS ET DE LA CURIOSITÉ SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS PARAISSANT LE SA'iEDI MATIN Les abonnés à la Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement la Chronique des Arts et de U Curiojltfl^ Paris, Seine et Seine-et-Oise. "Départements Pri^ de l'abonnement pour un an ... 10 fr. M Étranger (Etats 12 fr. || l'Union postale) faisant partie de 15 fr, Le ITuméro ; O fr. 25 PROPOS DU JOUR des Artistes français a refusé récemment l'aulonomie à la section des arts décoratifs. Cette décision a causé généralement une _ _ vive surprise; elle a suscité dans la presse elle a étonné le des protestations justifiées public qui n'entre pas dans le détail des procédures et n'a retenu du débat que la conclusion. Pour bien des raisons, la section des arts décoratifs était digne d'un sort meilleur. Combien de fois n'avons nous pas rappelé . ^ E Salon _ ; tions. On peut juger que les résultats de ces elïorts ont été inégaux on peut penser que nos artistes n'ont pas tous été également heureux dans leur recherche. Comment, cependant, nier la renaissance de notre artdécoratif, le développement de nos écoles, l'organisation de nos musées? Comment ne pas s'apercevoir de l'intérêt nouveau que le public accorde aux manifestations des verriers, des ornemanistes, des ciseleurs, des artisans de toutes sortes ? La décision du Salon des ; Artistes français a d'autant plus surpris qu'elle n'a pas paru en accord a-\ec les ten- dances de notre époque. qu'elle n'est pas détinitive. On veut espérer dans cette Chronique l'injustice et l'erreur historique de ces hiérarchies qui distinguent les arts en produits de première et de seconde zone? Chacun, selon ses goûts, a sans doute le droit de préférer la scu'pture à la peinture, ou la décoration à la gravure. Mais on ne voit pas d'après quelle règle supérieure on les pourrait classer, et, s'il y a entre la technique de chacun d'eux des différences manifestes, tous, à leur manière, ont pour oljjet de créer de la beauté. Tous, au temps où ils étaient moins séparés qu'aujourd'hui, conspiraient à la perfection des onivres d'architecture et collaboraient à l'embellissement de la vie. Dans la civilisation de notre pays, en particulier, les arts qu'on appelle encore parfois l'ornementation, l'ameu« arts mineurs » ont jeté un vif éclat, et c'est à eux blement que l'on doit tant d'ouvrages qui forment une bonne part des collections les plus célèbres. La sévérité du Salon des Artistes français .paraîtra plus singulière encore si l'on songe que, depuis vingt ans, les artistes, les écrivains, les amateurs n'ont cessé de réveiller Je génie décoratif de nos artisans, d'encourager la fondation des écoles à Paris et en province, de demander l'accession des sections d'objets d'art dans les grandes Exposi- NOUVELLES *** Les enfants de M. Henri Rouart, qui, lors de la dispersion des collections de leur père, avaient déjà libéralement contribué, pour une somme de 35.000 francs, à l'achat par la Société des Amis du Louvre du grand tableau de Daumier Crispin et Scapin, viennent d'avoir également la généreuse pensée d'oiïrir au musée du Louvre, en mémoire de leur père, une remarquable aquarelle du même artiste: la Parade foraine, pièce capitale qui avait figuré à la Centennale de 1900 et qu'ils ont rachetée à la vente. *** seil — — Dans sa séance du 27 décembre, le Conmunicipal a discuté le rapport de M. De- ville sur les projets et pétitions relatifs aune Exposition des arts décoratifs et, renouvelant son adhésion à l'idée d'une Exposition internationale d'art décoratif et des industries d'art, a émis le vo'U ( lu Que cette exposition ait lieu à Paris en 1916 ou 1917 au plus tard; " 2° Qu'elle soit, sans aucune exclusivité, ouverte à tiius les modèles, à toutes les reconstitutions ou adaptations, comme à toutes les manifestations d'idées nouvelles et d'efforts originaux qui pourraient se révéler; : LA CHRONIQUE DES ARTS « 3° Que l'organisation ne soit confiée à aucune association ni à aucun groupement parmais que, dans cette organisation, il une part convenable aux artistes, industriels et artisans, et que tout spécialement suivant il soit trouvé une formule définitive laquelle les artistes, artisans et même ouvriers puissent mettre en relief leur part dans chaque travail exposé et en recevoir directement la récompense. » Le programme comporte à la parure, aux ticulier, soit fait ment, Il à l'installation, au cadre de compreu 1 toutes les catégories tout ce qui a tra t objets usuels, à l'amusel'enfant. d'œuvres *** L'3 Comité des Inscriptions parisiennes a arrêté le texte définitif des inscriptions qu'il souhaiterait voir placer aux divers guichets d'accès du Louvre ce texte va être soumis; à l'agrément dtj l'administration des BeauxArts. Les inscriptions, au nombre de dix, perni'îttront de reconstituer l'historique des constructions successives formant l'ensemble du palais, depuis Philippe-Auguste jusqu'à ; inspirées par lui et faites pour lui. Une première classification élaborée par le jury a désigné comme devant faire partie de cette le berceau, la layette, le bijou exposition (bracelets, colliers, médailles, etc.). le hochet, le couvert (timbales, coquetiers, assiettes et cuillers à bouillie) et, d'une façon générale, : les l'orfèvrerie faite pour l'enfant; la mirsrry (le mobilier de l'enfant), les jouets ila poupée, marionnettes), l'imagerie, l'iconographie de l'enfance (portraits, dessins, compositions traitant de scènes enfantines). D"' Napoléon 111. Dans la mêaae séance, le Comité a proposé deux nouvelles inscriptions commémoratives à placer sur des immeubles pirisiciis. L'une, 48-, rue .lacob, est ainsi conçue AUGUSTIN PA.JOU : *** Les élèves, les collègues et les amis du Deny lui ont offert dimanche dernier une médaille, œuvre du sculpteur P. Theunissen, à l'occasion de sa nomination de médecin honoraire de la Salpêtrière. *** les meraln-es Dans une de leurs dernières réunions, du conseil d'administration des le slatuaire né à Paris le 19 septembre 1730 Amis de Fontainebleau, après avoir visité Jeu de Paume, menacé de démolition, ont, à mort dans cette maison le 8 mai 1800 La seconde, 86, avenue Niel, porte: i.E co^rposITEUR Edouard lalo auteur du « Roi d'Ys « est mort dans cette maison est le 23 avril 18SJ3 été, Cette dernière inscription a établie à la demande du Conseil municipal. *** Le peintre Elouard Détaille, qui l'unanimité, émis l'avis de protester avec la dernière énergie contre toute destruction de ce Jeu de Paume; ijuelques réparations étant nécessaires, il a été décidé qu'il y serait procédé sans retard pour éviter de jjlus grandes réparations. Il a été aussi question, ù cette réunion, de la création d'un musée de peinture au palais, et de l'installation de ce musée dans les appartements servant autrefois aux invités et situés au-dessus de la galerie François I""' *** L'attention du ministre de l'Instruction et des Beaux-Arts a été appelée sur la nécessité de procéder ti la restauration du pavillon de gauche de la chaussée de l'étang de Sdclay (Seine et-Oise), pavillon dont l'intérieur et le balcon ont un réel caractère vient de mourir, a légué à la Société de l'Histoire Leloir, du costume, présidée ]iar M. Maurice son hôtel et 'MO. 000 francs destinés à remanier cet hôtel et à y construire de grandes salles d'exposition. publique Son ami M. JuUemior s'en- tendra avec M. Maurice Leloir et M.Paul Bn'swilwald, architecte, pour toute cette organisation. Le rez-de-chaussje de Ihôtel sera consacré aux costumes militaires, dont on sait qu'Edouard Détaille avait réuni une magnifique collection; au premier étage seront installées toutes les u-uvres personnelles du aupeintre, tableaux, dessins, aquarelles cune n'en pourra être distraite, et tout sera exposé, à l'exception de quelques esquisses qui seront jugées indignes et qui seront brûlées par les soins de MM. JuUomier et Leloir. ; artistique. L'administration, en vue de sauvegarder ce pavillon, a soumis à la commission des monuments historiques une proposition de classement qui a été l'objet d'un avis favorable de cette assemblée. En conséquence, l'édifice a été inscrit sur la liste des monuments historiques. En outre, un devis, dont le montant s'élève à G. 770 fr. 40, a été drossé par l'architecte pour sa restauration. *** La semaine dernière a eu lieu, sous la présidence de M. Uoll, l'assemblée générale de la Société Nationale des Beaux-Arts. Après le discours du président et le rapport financier du trésorier, l'as-semblèe a procodé au renouvellement du tiers des membres do son conseil d'aduiinistration. ( *** Grâce à la générosité de M. Gaston Jotiet, le musée de Dijon vient de s'enrichir d'un lieau portrait de Camille Falconet, le médecin du xvni' Rigand. ***. siècle, peint par Hyacinthe On velle église ru,sse, vient d'inaugurer à Nice une nouédifiée sur les plans de lut été élus : MM. Barau, de Buidot, Béraud, Blllolte, Dainpt. Drisbois, ijuignard, Lenoir, Raffaolli, liixcQs, li. do Saint-Mai-ceaux, Aman-Jean, Binet, Fagel, Muenier, Djlaherche. *** d'organi-ier cette M. Proobrajenski, membre do r.\cadémie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, et suivant le style de l'église laroslav, de Moscou. lin, à La jury du Musée (ialliera a décidé année une exposition de l'Art *** Les bâtiments de l'arsenal du Krem^loscou, ([ui sont destinés à contenir le musée de 1812, seront complètement mis en pour l'Enfance. état dans le courant de cette salles fraiiçiiises occuperont année 1913. Les une vaste partie ET DE LA CURIOSIIE de cet édilico. un y transportera les dons franrais qui figurent actuellement à lexposition inaugurée lors des solennités du centenaire et qui sera fermée en février prochain. Ea attendant, le Comité recevra avec reconnaissance, par l'eutremise de M. Le baron de Baye, à Paris, tous les dons destinés au futur mystère. Il y a un ^raiid attrait et quoique chose de savoureux dans les paysages sobres do M. Friesz et de M. Lliùle, une naïveté satisfaite et pleine de charme dans les croquis de M"* Marval Les délicieux petits tableautins de Jï. Desvallières le célèfjrent les relles musée. *** La Galerie des Offices à Florence a acheté récemment di.\ dessins à ^L Auguste Rodin. Elle lui a, en outre, demandé son huste pour sa collection des portraits d'artistes qui, jusqu'alors composée uniquement de tableau.x, comprendra désormais aussi des sculptures. *** Une commission a été créée à Rome en vue d'une édition nationale des manuscrits et dessins de Léonard de Vinci. Le commandeur Modigliani lui a adressé, en vue de celte publication, nu don de 100.000 francs. On commencera par éditer les manuscrits restés jusqu'ici inédits en les accompagnant d'une mythes chrétiens, non loin des aqaïade M. Rouault dont la misogynie se tempère de force pondérée. Il y a aussi d'exquis paj-sages de M. Ghallié, de belles visions de iVI. Marquet, des songes antiques de M. Roussel et les impressions de MM. Laprade, Le Beau, d'Espagnat, Flandrin, Vallottim, Siguac elValtat, si dilférentes flans leur langage, ont le lien commun des œuvres d'art la sincérité. M. Maurice Denis, enfin, vient dire à ceux qui l'ignoreraient que ses éludes et ses dessins gardent l'ampleur des grands décors dont il réjouit nos yeux. : Exposition de (Galerie dl.^nc: et noir Mayoux) transcription critique. La Souscription pour le Plan de (1) Rome antique [Suite] Bavouno -Tames de RoUiscUilil Fr. M. Emile Sénart, membre de l'Académie des Inscriptioas et Belles-Lettres Diî son côté, l'Académie des lascriptions et Belles-Lettres, désireuse d'assurer l'exécution diMinitive de l'ouvrage de il. Bigot, a voté, sur la proposition de la conindssion des travanx littéraires, une nouvelle subvention de 500 100 Quelques dessins et gravures de jeunes artistes, hôtes habituels pour la plupart du Salon des Indépendants. Des paysages provençaux, d'une délicatesse qui n'exclut pas la force, dus à M. Alexandre Urbain dos silhouettes vivantes de pauvres hères parisiens par M. Georges houquayrol des vues de Paris, un peu précises et appuyées peut-être, tracées par M. Maurice Robin; une très jolie marine de M. Maurice Asselin; des camaïeux et des eaux-foites de M. Louis Paviot, et des dessins où M"' Louise Hervieu allie un réalisme parfois brutal à un sentiment très juste du rythme tt du décor. Enfin, M. Ludovic Kodo exprime dans quelques planches sa parfaite connaissance des ressources du bois gravé. René Jean. ; ; Académie des Beaux-Arts 5.000 20 10 5 3i) M. Louis CUautreau M. Maurice Réalier-Dumas M. A. Mathelon M. Héron de Villefosse M'- Wallerstein T. Gh Souscriptions reçues par le journal Le Lexovien., à Lisieux Comte Ch. Lanckorowski M. Lechalas Enfin, le Conseil municipal de Paria, avant de dore sa session, a voté une souscription de Séatice du Elle i'.? dàcenibrc à l'unanimité, vice- Uure2u. ^- L'iVcaJémie procède an renouvelle- ment de son bureau. président, élit, UOO 26 220 110 10 M. Dagnau-Bouveret, en remplacement 4 .8 W PETITES EXPOSITIONS Exposrnox de dessins et AgUAHCLi,i:s (Gialerie E. de M. Louis Bernier, qui passe de droit à fa présidence. Candidatures. Lecture est donnée des lettres par lesquelles MM. Bai botin, .graveur en tailledouce, Henri Grégoire, Patey, Victor Peter, Pillet, Ringel et Yencosse, graveurs en médailles, posent leur candidature au siège vacant dans la section da gravure en remplacement de M. Vemon. Le ijrésident rend ensuite un hommage ému à la mémoire d'Edouard Détaille et déclare la séance levée en signe de deuil. — Druet) Académie des Inscriptions Séance du 27 iléccml'fe Vn document de Jean Bourdichon. — M. Omont informe l'Académie quela Bibliothèque Nationale possède un document nouveau sur Jean Bourdile célèbre peintre des Heures d'Anne de Jfrehigne.CttSitaldes. lettrss patentes de Louis XII adressées aux trésoriers de France et relatives au paiement, en 1498, de 300 livres tournois, à-compte Le grand d'année esquisses qui sont se révèle le s'inscrit, attrait de «es petites eapositious de un est do laisser admirer les nai-ea et les les mémoires inlimi.ia où d'àme des peintres et où d'une façon prime-aautière, leur émotion modèle dont .ils découvrent et reti-aceut comme l'état mieux devant le chon, (1) V. Chronique .des Arts des . 7, 14, 21 et 28 dé- cembre 1912. LA CHRONIQUE DES ARTS sur une somme de l.OM livres tournois que Charles VII avait précédemment donnée à l'artiste pour marier sa fille. Bureau. — L'Académie procède au renouvellement de son bureau pour l'année 1913. M. Valois, vice-président sortant, est élu, à l'unanimité de 30 votants, président; M. Châtelain est élu viceprésident. L'Académie procède ensuite au renouvellement de ses commissions des travaux littéraires, administriliTe, des antiquités de la France, des Écoles françaises d'.Vthènes et de Rome. CORRESPONDANCE DE RUSSIE EXPOSITION DES a-;UVRES DE A..-P. RI.^BOUCIIKINE exposition posthume des œuvres d'AndréPétrovitch Riabouclikine (1861-1904) vient de se tenir à l'Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. Il eut peut-être mieux valu pour sa mémoire ne pas montrer les 257 morceaux que prêtèrent les galeries de l'Académie el surtout les collections de MM. Bèlaer, Touménev, Préobrajenski. Ses travaux de début sont d'un élève et, parVA rche de Noé fois même, d'un élève médiocre (1882) est presque enfantine; VEsther devant Assuérus (1887) dénote des prétentions à la couleur locale et semble inspirée de quelque reproJuction d'après Rochegrosse. Pourtant, en 1890, dans les esquisses pour le Crucifiement de la gulerie Trétiakov, à Moscou, le progrès est sensible. Ce n'est pas, d'ailleurs, que Riabouclikine soit jamais devenu un grand dessinateur ni un grand peintre, mais il eut le sens du sujet et parf. is do l'effet. Ce qui séduit avant tout André-Pétrovitcli, c'est lepiFsé de la Russie. On sait avec quelle piété les Russes d'aujourd hui célèbrent le culte de leur antiquité nationale; ils s'elforcent de ressusciter les industries populaires et les légendes d'autrefois. Dès 1888, Riabùuchkine peint des bogatirs et jusqu'à sa mort il ne cessera de représenter des femmes du xvii* siècle à l'église, l'arrivée d'une ambassade à Moscou, une rue de Moscou, une ronde de Strêlsti, des officiers et des soldats moscovites, des boyards et des boyarines. Il préparait minutieusement ces tableaux, dessinait au musée de Novgorod des lampes, des suspensions, des croix, des cloches, des chandeliers, demandant a\ix églises de Novgorod, laroslav ou Rostov des détails ornementaux et, patiemment, réunissait tous ces éléments dans ses tableaux. Riabouclikine on vint tout naturellement à la peinture religieuse. Il hésita entre une manière académique fade, édulcoréc, aux teintes anémiées et une manière empruntée aux vieilles fresques et aux vieilles icônes. Il se décida bientôt pour la dernière certaines de ses décorations religieuses ne sont pas autre chose que des démarquages il reprend les fonds d'or, les gestes hiératiques il use même des procédés do peinture, des filets clairs sur fonds d'un bistre sombre pour indiquer les plis de la peau ou dos étoffes il se contente du type traditionnel et dos attitudes convenues de la Vierge, il aligne ses saints ou ses diacres les uns à côté des autres et les fixe tous dans la même pose. Une : Cependant, Riabouchkine observe aussi les scènes populaires, et il dut à cette étude d'exécuter quelques-unes de ses meilleures œuvres. Il peint le dimanche au village, des intérieurs d'isbas; il groupe autour d'une table des buveurs de thé, et à leurs rouhachki, à leui's chemises brodées bleues et vertes il oppose la note orangée d'un corsage féminin. C'est encore une noce de village, une jeune fille qui dans la brume matinale porte des seaux il croque des têtes de paysans ou de moujiks. Ces scènes populaires, il les transporte dans ses tableaux historiques; il s'amuse au détail pittoresque dans sa Rue de Moscou nous voyons des femmesqui, relevant leurs lourdes jupes, pataugent dans la neige fondue, tandis qu'un attelage les éclabousse de son galop, qu'un cul-de-ja!te fait force de bras et que des passants s'abritent derrière le pilier d'une icône. Pour donner du fond à ces scènes, Riabouchkine se mit à l'étude du paysage il peignit des forêts de bouleaux, le matin sur les toits d'un village, et se plut aux tons bleutés des jours de neige. Sa dernière gouache, le Combat d'Ouhtomski avec les Tatares, montre son goût des teintes claires. Riabouchkine, après s'être aussi essayé à la peinture officielle, à un album du couronnement ou à une visite d'Alexandre III, à des exploitations de naphte, qui ceites ne lui eussent pas donné la gloire, .nprès avoir tenté la grande décoration au Conservatoire de Musique, après avoir héisité entre une manière sombre, solide, aux bruns dorés et une manière plus claire, entre la peinture religieuse académique et la peinture religieuse traditionnelle, semblait donc avoir trouvé sa voie et se destiner à la représentation de la vie russe, vie d'aujourd'hui minutieusement observée, vie d'autrefois, exactement reproduite; il eiit pu tenir sa place entre les peintres de génie d'hier et les décorateurs d'illusmais la mort vint interrompre trations à la mode son œuvre, alors qu'il avait à peine dépassé la quarantaine. Louis Hautech ur. ; ; ; ; REVUE DES REVUES Les Musées de Frrnce de "NI. (191'J, n» 4). — Articles : ; ; Lepriour sur les peintures et dessins de la collection DoUfus acquise par le musée du Louvr« (reprod. hors texte de la Femme à In perle et de Trinité des-Montsdo Corot, delà Course des « barberi » de Géricault, et do la Présentation au Temple du maître colonais de la Sainte Parenté) de M. P. Vilry sur le legs de M"" Emile Masson aux musées nationaux (reprod. hors texte de la de Flore de Falconet léguée au Louvre) M. Carie Dreyfus sur le bureau Louis XV, signé de l'ébéniste Migeon, passé dn ministère des Afi'airos étrangères au musée du Louvre (reprod. hors de M. II. Chabeuf sur un Portrait de vieiltexte); lard, dessin aux trois crayons de Daniel Dumonsde M. P. musée do Dijon (reprod.); tier au Vitry sur l'ouverture du Château de MaisonsP. ; — : — — — Laffitte(lfig.). ; (N" 5). — Articles sur de nouvelles acquisitions: du musée du Louvre l'Allée de Clwtaiçiniers de Th. Rousseau, p:rM. André Michel (planche hors texte); le Portrait d'Abraham van Robais dePcr-
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