Fenêtre sur l

Fenêtre sur l'Eternité

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187 pages

Description

A l’instant précis où elle posa le pied sur le sol de cette maison de Montmartre, Léa eut l’intuition qu’elle avait rendez-vous avec son destin. Il est, dans l’existence, des moments où l’on pressent que ce qui nous est offert à vivre est exceptionnel, marquera notre existence à jamais et que toutes les heures qui suivront en dépendent. Ce jour là, le destin voulait entrer en contact avec Léa, ce livre a décidé de vous raconter cette fabuleuse rencontre..

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Ajouté le 03 avril 2014
Nombre de lectures 13
Langue Français
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Joëlle Vincent Fenêtre sur l’éternité roman Quand les époques se confondent, le mystère de la vie s’affranchit du temps….
Édition
Éditionaxou
Du même auteur : Romans : Le prix de la beauté (1998) Vérité volée (2002) La dette (2004) La mort de Juliette (2006) Lucidité postmortem (2009) Recueils de poèmes : Emotion (2001) L’imposture (2004) Mots d’âme (2007) Au fil du cœur (2011) Ouvrage illustré : La voix de mon chien (2005) Tous droits réservés Editions Maxou Dépôt légal : avril 2013 ISBN : 2952146934  EAN: 9782952146937  ImpressionEspace Repro Vichy Photo : Philippe Mesa
Pour Nicole. « Ne pas revenir sur le passé, c’est la meilleure façon de pousser ce passé à revenir sur nous. » Georges Bernanos. Entre les deux dates inamovibles de la naissance et de la mort, le libre arbitre permet des choix qui, impuissants à déterminer la durée de la croisière, changent les thèmes des autres voyages…. Joëlle Vincent
Un grand merci à Mon amie Geneviève Guyot et àBruno  qui ont su traquer mes fautes lors de leur vigilante lecture.
Chapitre premier Un jour comme un autre. Ce jour là, Léa avait décidé, avec sa grande amie Nina, d’aller visiter un musée du côté de Montmartre. Toutes deux Lyonnaises, elles avaient organisé ce voyage à Paris, afin de se soustraire un peu à l’agitation de leurs vies respectives. Tandis que Nina enseignait le français, Léa, qui n’aurait jamais réussi à se faire respecter par un ensemble d’adolescents énervés, exerçait ses talents d’écriture dans la publicité. Elles s’étaient connues sur les bancs de la faculté des lettres, quelques années auparavant. Entre ces deux-là, l’amitié fut une évidence immédiate. Dès leur première rencontre, ce petit miracle si rare entre deux êtres s’était produit. Même si, entre elles deux, le premier trait d’union fut l’amour inconditionnel des mots, il y avait, entre leurs
deux destins respectifs, tellement de similitudes, tant de passerelles, qu’un lien devait irrémédiablement et définitivement les réunir. Une étrange prédestination gouverne les sentiments rares que certaines personnes ont le privilège d’éprouver. Comme si la providence, qui laisse d’ordinaire libres les choix du cœur aux acteurs de la vie, se réservait parfois le droit d’imposer certains sentiments primordiaux. Transformant ainsi, les êtres visés en acteurs d’une pièce écrite à l’avance, où le sortleur est dicté. Souvent, les liens les plus solides se forgent sur une multitude de similitudes et de différences. Ainsi, Léa et Nina avaient le même appétit insatiable de la vie, mais ne l’exprimaient pas de la même manière. Nina intériorisait ses sentiments et leur imposait toujours recul et réserve, alors que Léa était sans cesse offerte à la spontanéité. Nina réfléchissait, Léa vivait, expérimentait, ressentait, très souvent souffrait mais choisissait d’en rire. Léa laissait toujours l’intuition et l’imagination aménager les propositions, que le hasard et le destin lui faisaient. Pour ce bateau fougueux et attachant, qu’était la vie de Léa, Nina était le gouvernail et le Commandant de bord.
Ainsi, Léa inventait la vie, créait les moments qu’elles allaient partager toutes les deux, et Nina les organisait, planifiait le temps. Quand Léa optait pour un voyage, Nina en choisissait la destination, en bâtissait l’itinéraire. Cette complémentarité était un des piliers de cette amitié indéfectible qui les unissait. Cette année là, Nina avait mis fin à un mariage catastrophique et se débattait dans un de ces conflits stériles et tellement douloureux, que les êtres qui se sont aimés, prennent plaisir à installer entre eux, lorsque l’amour a fui et qu’ils ne parviennent pas à envisager le vide sur le point de remplacer le sentiment qui les avait poussés l’un vers l’autre.Incapable de gérer la bataille, Nina avait préféré la fuite et, comme chaque fois qu’elle était désemparée, elle avait appelé son amie Léa. Immédiatement, cette dernière avait pris les choses en main et décidé en quelques secondes, l’indispensable voyage à Paris : - Je te propose une échappée de huit jours dans notre belle capitale. - Une semaine de tourisme dans notre beau pays, sept jours pleins sans ton futur ex mari. Un laps de temps idéal pour faire le point sur le désastre annoncé, en d’autres termes, sur ton divorce… - Tu pourras t’échapper, toi ?