le père goriot réalisation cinématographique

le père goriot réalisation cinématographique

-

Documents
61 pages
Lire
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

PREMIERE PARTIE LE ROMAN REALISTE BALZACIEN ET L ADAPTATION CINEMATOGRAPHIQUE : I- Balzac et le roman réaliste: I-1- Le roman réaliste : I-2- Balzac, maître du roman réaliste.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 1 369
Langue Français
Signaler un problème
 
         LE ROMAN REALISTE BALZACIEN ET L ADAPTATION CINEMATOGRAPHIQUE :    L’ADAPTATION CINEMATOGRAPHIQUE DU PERE GORIOT D’HONORE DE BALZAC     
  
ENS Martil
Par : Hadou Jalila & Mohamed Oulmaghni
PREMIERE PARTIE   LE ROMAN REALISTE BALZACIEN ET L ADAPTATION CINEMATOGRAPHIQUE :  I- Balzac et le roman réaliste: I-1- Le roman réaliste : I-2- Balzac, maître du roman réaliste. I-3- Le réalisme visionnaire dans « Le Père Goriot ». I-4- Inventaire des œuvres balzaciennes adaptées au cinéma.  II- Littérature et cinéma:          II-1 Les genres littéraires et la fiction cinématographique        II-2 L’adaptation cinématographique des œuvres littéraires du XIX eme  siècle.  II-3 Eléments du langage cinématographique   a- Le travail d’élaboration d’un film.  b- Les composantes techniques propres au cinéma.  DEUXIEME PARTIE  L’ADAPTATION CINEMATOGRAPHIQUE DU PERE GORIOT D’HONORE DE BALZAC   CHAPITRE I  I- Du roman au film.  1-Résumé du roman.  2-Synopsis du film.  3-Fiche technique du roman et du film. II- Etude dramaturgique du film.  1-Conflits et émotion.  a- Facteur d’intérêt et d’identification.  b- Identification émotionnelle versus identification conceptuelle.  2-Protagoniste et objectif.  a- protagoniste.  b- Objectif.  3- Obstacles.
 a Obstacles internes. - b- Obstacles externes.  c- Obstacles externes d’origine interne.  d- Antagoniste.  e Crescendo. - f- Urgence.  g- Muc guffin.  4- Caractéristiques.  a- le père Goriot.  b- Eugène de Rastignac.  c- Vautrin.  d- Anastasie.  e- Delphine.  5- Structure.  a- Les trois unités.  b- Durée des trois unités. c- Climax.    d- Réponse dramatique.  6- Unités.  a- Unité de temps.  b Unité de lieu. - c- Unité d’action.  7- Préparation, langage et créativité.  a- Au service de la justification.  b- Fausse piste.  c- Deus ex machina.  d- Générateur de sens.  e- Evolution.  f- Symétrie.  g- Tirade A-A-A’. h- Milking et exploitation.    i- Topper.  j- Scrimmage. 8- Ironie dramatique.      9- Exposition.  10- Activité.  11- Dialogue.  12- Effet : Image et son.   CHAPITRE II
 I- L’analyse filmique.  1- L’analyse comme apprentissage.  a- Analyse orale.  b- Analyse e groupe. II- Instruments d’analyse.  1- Instruments techniques.  2- Instruments descriptifs.  3- Instruments citationnels.  4- Le photogramme.  5- Instruments documentaires. III- Des suggestions pédagogiques sur quelques séquences du film.                         
  
  
                                        
Introduction
 Dans notre société qui se reconnaît elle-même comme étant une civilisation de l’image, on doit signaler les interactions entre les deux systèmes d’expression et de communication à savoir le langage des mots et celui des images. En effet, le mécanisme qui anime la pensée est analogue à celui qui anime les images. C’est dans ce cadre que nous percevons ce rapport et cette liaison étroite entre littérature et cinéma; notamment entre les genres littéraires (Roman, théâtre, nouvelle) et la production cinématographique. Et l’on constate que la plupart de ceux qui s’intéressent au cinéma et deviennent des critiques sont issus de la littérature. A noter dans ce sens que le premier écrivain et théoricien du cinéma, Canudo, était poète et ami intime d’Appollinaire. Ce travail que nous nous proposons de faire relève de ce champ d’étude. Toujours d’actualité, Le Père Goriot, chef d’œuvre de La Comédie humaine de Balzac est une œuvre romanesque de grande envergure au XIX ème siècle qui est un siècle de bouleversements et de conflits sociaux où pour arriver tous les moyens sont bons, c’est par excellence le siècle du roman de formation. De surcroît, au lycée marocain les programmes de la classe de français soulignent, année après année, l’urgence d’une réflexion sur l’image. Dans cette perspective, les orientations pédagogiques de 2006 stipulent l’enseignement du Père Goriot d’Honoré de Balzac au troisième module de la deuxième année du baccalauréat à partir de l’année scolaire 2007-2008. C’est de ces nouvelles orientations pédagogiques que notre choix du sujet -« l’adaptation cinématographique du père Goriot de Balzac » - tire son fondement. Notre choix est né également de l’intérêt grandissant de l’utilisation de l’audio-visuel en classe de langue en particulier, et de l’importance des images et du cinéma dans la culture contemporaine en général.   
L’apprenant au cycle secondaire qualifiant doit nécessairement assimiler le rôle de l’outil audio-visuel, et prendre en compte que le langage ne relève plus des seuls codes linguistiques. L’adaptation cinématographique, parce qu’elle constitue une œuvre dérivée d’un texte préexistant, permet enfin une approche particulièrement riche de réflexion. L’objectif est donc d’accéder à une lecture intelligente, profonde et comparatiste du film et du texte romanesque. Pour répondre à cette problématique nous avons jugé nécessaire de diviser notre travail en deux parties :  le volet théorique de la monographie. ElleLa première constitue s’articule autour de l’œuvre réaliste balzacienne d ans la mesure où elle constitue le cadre paratextuel du roman Le Père Goriot, avant d’aborder le sujet du rapport littérature/cinéma et quelques notions essentielles du langage cinématographique.  La seconde partie est pratique. Elle s’articule autour d’une étude dramaturgique du film, l’analyse filmique et quelques suggestions pour l’exploitation pédagogiques du film.
             
  
  
REMIERE PARTIE : PARTIE THEORIQUE :  LE ROMAN REALISTE BALZACIEN ET L’ADAPTATION CINEMATOGRAPHIQUE/  A- BALZAC ET LE ROMAN REALISTE/ A-1 Le roman réaliste : Le mouvement réaliste naît aux années quarante et dure jusqu’en 65-70. C’est un nouveau mouvement romantique. Au sein de ce mouvement, le roman balzacien garde une part d’imagination car il lui suffisait de penser le monde pour qu’il existe. Les réalistes reprennent la réalité mais ils rejettent totalement d’imagination parce qu’elle est considérée comme contraire à la réalité. Ce que rejettent en fait les réalistes, c’est la part de lidéal.   Le réalisme apparaît donc comme une crise de l’imagination parce qu’il y a une réelle méfiance par rapport à l’invention et les réalistes préfèrent le retour à des choses que l’on voit tous les jours et qu’ils décrivent réellement telles qu’elles sont. Le réalisme est donc un mouvement profond de la conscience.  Cette nouvelle conscience va permettre une rupture avec l’idée même de réalité car il n’ y a pas de théorie abstraite. Mais même si les réalistes rompent avec la littérature qui les a précédés, ils sont conscients de l’énorme héritage qu’elle leur a apporté.  Cependant, on ne peut pas classer les auteurs dans une réelle école et on ne peut pas dire que le réalisme est une école. Il est en effet un mouvement très dur à cerner. En fait, on pourrait dire que le réalisme est une école intermédiaire, ce dont les auteurs ont conscience. Il est vrai que le réalisme ne représente qu’une petite période du romantisme, mais ce qui est sûr c’est que le romantisme
et son imagination sont définitivement rejetés ainsi que l’engagement de l’artiste dans la vie politique. Mais on peut tout de même distinguer deux groupes représentant deux tendances.  - les réalistes militants: c’est eux qui fondent la nouvelle école. Ces militants sont représentés par trois chefs de file : Murger, Duranty et Champfleury. - Les réalistes esthètes: ils n’ont jamais été affiliés à l’école réaliste, ils sont raffinés et leur style est complexe. Leurs principaux représentants sont Flaubert et les Goncourt.
   Tout le mouvement réaliste est formé autour du peintre réaliste par excellence Courbet qui peint l’humble réalité. Il rejette toutes les conventions de la peinture comme il rejette les peintures idéalistes, historiques et religieuses.  Les réalistes ont tous un véritable souci de transparence sans manipulation aucune. Leur art est à la fois troublant et émouvant. Le réalisme est avant tout une exaltation de la réalité, du peuple, du visible, d’un lieu immédiat et sensible entre l’homme et l’univers, et il s’adresse à un nouveau public vraiment démocratique. Les Bourgeois, cependant, rejettent le romantique, tout comme l’Académie française et le pouvoir même va finir par s’en inquiéter, ce qui est démontré en 1857 avec le procès de Madame Bovary.  A-2-Balzac, maître du roman réaliste:       Le roman réaliste se caractérise par la vraisemblance des intrigues, souvent inspirées de faits réels, ainsi que par la richesse des descriptions et de la psychologie des personnages. On y rencontre des personnages appartenant à
toutes les couches de la société et à plusieurs générations successives. Cette volonté construire un monde romantique à la fois cohérent et complet voit son aboutissement dans la comédie humaine d’Honorer de Balzac. Ce projet aura une influence considérable sur l’histoire du roman notamment dans la première e moitié du XX siècle.  Balzac, à travers son œuvre monumentale – qu’est « la comédie humaine » - a l’ambition de décrire, de façon exhaustive, la société française de son époque. Né à Tours, le 20 mai 1799, il est issu d’une famille bourgeoise. Cela se sont d’ailleurs dans ses écrits car, au contraire de Zola bien plus tard qui s’attachera à décrire les milieux pauvres et ouvriers, Balzac va surtout s’attaquer aux milieux bourgeois sans aucune concession.. A 20 ans, il est bachelier en droit, mais préfère la philosophie et la littérature. Ce seront des échecs mais il poursuit. Sa rencontre en 1825 avec la duchesse d’Abrantès le conduira à fréquenter les salons à la mode. C’est le début de la gloire. Sa plume devient vive et acérée, son regard sceptique et aigu sur cette bourgeoisie qui prétend dominer le monde. Son roman « les chansons » en 1829 est un premier succès. Il ajoute une particule à son patronyme, histoire de faire « plus noble » et mène une vie mondaine. Il dénonce la vie conjugale en 1830 avec la « Physiologie du mariage », ce qui fera sa réputation. E, 1832, c’est le début de sa liaison qui va durer 17 ans avec la comtesse Hanska, avec laquelle il aura une correspondance assidue. Après quelques déboires financiers, il se lance dans une entreprise gigantesque en 1841, alors qu’il a 42 ans : « La comédie humaine ». Il s’agit à travers les romans, de décrire son époque, les mœur s, les caractères, quitte à faire réapparaître des personnages pour un fil conducteur. Mais ce n’est pas tout, il y a chez Balzac une grande subtilité d’analyse. (Il donne des explications de la réalité historique de son temps, fondée sur une observation systématique, avec le détail des circonstances minuscules. Il dépeint la femme, la bourgeoisie, les déviances sociétales, sans vrais principes, à la fois moraliste, critique ou
cynique. Nous détectons à travers son écriture un certain dépassement du romantique ; une réaction contre l’étalage du moi, le sentimentalisme et la littérature d’épanchement. Parmi ses grands écrits, il est difficile de choisir. Citons parmi tout d’autres : La Peau de chagrin, Eugénie Grandet, Le Médecin de campagne, La Duchesse de Langeais, Le père Goriot, le Colonel Chabert, César Birotteau, Le lys dans la vallée, Les Illusions perdues, La cousine Bette, Le cousin Pon, Splendeurs et misères des courtisanes, etc. Roman, essais, nouvelles, littérature, analyse, philosophie, son œ uvre extrêmement prolifique reste le témoin privilégié de cette époque. Sa puissance de travail était tout simplement extraordinaire. En fin riche et célèbre, il pourra épouser son grand amour, la comtesse Hanska le 14 mai 1850. Quelques mois après, agonisant à Paris, il appelle le docteur Brianchon (médecin de la comédie humaine) et meurt le 18 août à l’âge de 51 ans, laissant une œuvre colossale.  A-4 Inventaire des œuvres balzaciennes adaptées au cinéma Nombreuses, sont les œuvres balzaciennes adaptées au cinéma et à la télévision. Nous dressons ci-après un inventaire de l’ensemble de ces adaptations, sous formes de fiches techniques, contenant, le nom du réalisateur, la date de l’adaptation, le scénariste, les acteurs, les décoristes et à la fin un résumé succinct de l’œuvre adaptée.  LA GRANDE BRETECHE 1909, France Réalisé par André Calmettes Scénario d'après la nouvelle "La grande Bretèche" Avec Vera Sergine, André Calmettes, Philippe Garnier.. . L'HOMME DU LARGE 1920, France, Drame Réalisé par Marcel L'Herbier Assistant réalisateur : Claude Autant-Lara Scénario de Marcel L'Herbier d'après la nouvelle "Un drame au bord de la mer" Photographie de Georges Lucas Décors de Robert-Jules Garnier Direction artistique de Claude Autant-Lara
Costumes de Claude Autant-Lara Montage de Jacque-Catelain & Marcel L'Herbier Avec Jaque-Catelain, Roger Karl, Charles Boyer, Philippe Hériat, Marcelle Pradot, Claire Prelia, Claude Autant-Lara, Dimitri Dragomir, Suzanne Doris, Lili Samuel, Georges Forois, Pâquerette... Résumé : Nolff surnommé "l’homme du large", un rude pêcheur, ne vit que pour son fils, Michel, qu’il veut marin comme lui. Celui-ci se laisse sans cesse entraîner par la ville. La mère meurt en réclamant son fils en train de se battre dans un bouge. Son père décide de confier le sort de son enfant à l’Océan en l'attachant dans une barque. Il trouvera sa rédemption et pourra revenir au pays...   L'AUBERGE ROUGE 1923, France Réalisé par Jean Epstein Scénario de Jean Epstein Assistant réalisateurs : Roger Hubert & Robert Le Febvre Photographie de Raoul Auburdier Avec Léon Mathot, Gina Manès, Jean-David Evremont, Pierre Hot, Marcelle Schmidt, Jacques-Chritiani, Thomy Bourdelle... Résumé : Deux jeunes médecins, surpris par l'orage, se réfugient dans une auberge. Un courtier en diamants les rejoint et, par manque de place, partage leur chambre. Au petit jour, il est découvert assassiné. L'un des médecins est arrêté. Le second a disparu. Condamné par le conseil de guerre, le médecin arrêté est fusillé… Quelques années plus tard, la j ustice retrouvera le vrai coupable...   LA FAUSSE MAITRESSE 1942, France Réalisé par André Cayatte Scénario d'André Cayatte Dialogues de Michel Duran Photographie de Robert Lefebvre Musique de Maurice Yvain Durée 1 h 25 Avec Danielle Darrieux, Lise Delamare, Monique Joyce, Huguette Vivier, Gabrielle Fontan, Bernard Lancret, André Alerme, Jacques Dumesnil, Guillaume de Sax, Michel Duran, André Gabriello, Charles Blavette... Résumé : L'équipe locale de rugby de cette ville catalane déclenche les passions des habitants. René, le jeune & beau sportif, courtise Hélène l'épouse de Guy, son meilleur copain (En amour il n'y a plus d'ami, c'est la jungle). Courageux comme il est, René va détourner les soupçons en imaginant de faire croire à tout le monde qu'il a une liaison avec Lilian Rander, une trapéziste qui travaille sous le chapiteau de son père...