Club des impartiaux [Sur le discours du Roi] ([Reprod.]) / par M. Clermont-Tonnerre

Club des impartiaux [Sur le discours du Roi] ([Reprod.]) / par M. Clermont-Tonnerre

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26 pages

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[s.n.] (Paris). 1795. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le 01 janvier 1795
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Langue Français
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fc'3
Tome IV* A
LU ït
DES I M PARTI AU X/
AVERTISSEMENT.
Reçu dans cette société qui |>atrois-
exagérations des deux partis je lui
(2)
relative-
l'agréa le fit
mer je le place ici pour faire con-
noîtfe l'esprit que animoiit les impar-
tiaux et l'impression que mravoit faite
(3)
A a
SUR L E D ï S C O U R S
D U ROI
PAR LES IMPARTIAUX.
Nous avons entendu avec transport le
discours du roi r ̃̃̃ nous l'avons fu et rein
• Avee tine» tendre vé»ératîo*. Que de té-
flexions il fait naître q«é dé devoirâ il irrf-
pose aux vraia amis dé la liberté que de
recohiïoissance est due am roi citoye», qui
adopte et prononce, au milieu de sa nation
cettèprofeSsioA de foi patriotique ̃– II ne
excuse à ceux qui oseïoiëBt
attaehei' la causé d$ là
WËàuteè:* m'attire' à& milieu
en effet,
(4)
salut à espérer si l'on ne se hâte de marcher
dans la route sur Jaquelle tant d'obstacles
Se sont accumulés jusqu'ici.
Le relâchement progressif de tous les liens
de Tordre et de la subordination
L'anarchie s'est établie entre l'ordre ancien
anéanti, et l'ordre nouveau que, l'on es-
père. Il n'est pas une réunion d'hommes
attroupas sur une place publique qui'ne se
croiela nation; les municipalités, les comités
permanens, les comités militaires nationaux
le patriotisme les anime mais so«-
titude de puissances auxquelles il manque
urt fcentte, commun excite plus souvent
J'»nq»fétud« est la terreur de l'arbitraire
queîerespectdes loixet la confiance en leurs
oul'màëtivité de la justice.
Le£ anciens juges dont les réclamatioris^nt
appelé la Iiber,t4«ur dette terre,
ont disparu avec le despotisme qu'ils avaient
attaqué. C'est contre l'esprit decorps, c'est
contre d'antiques^ préjugé» que se sont brisées
tityi.'è$; vertus. -,Les tribunaux qui les rem-
ne sont pas encore élevés, et dan»
A3
cemoment la justice n'est pas rendue et te
roi vous rappelle que le peuple* a le droit de'
demandeur qu'on lui paye, qu'on se hâte de
lui payer la première dette de tout gouver-
Dément,.
Lesmêbtiiitentemens qui haïssent despri-
les oppositions qui
sont la suite inévitable des longues dissen-
sions. Voilà ce qui commande im-
Vjyéneusemént l'adoption d'un plan décisif.
'Il est certain que les hommes que la
résolution déplace ou dépouille', forment
naturellement un parti d'opposition; il est,
évident que cette opposition excusable mais
imprudents, rend le bien plus diffiçile à
faire, et fournit aux hommes intrigans et
exagérés des prétextes et des motifs de
• Là situation critique des finances et les
incertitudes de la fortune publique
C'est parle dérangement successif àes finan-
ces qu,'a été véritablement amenée. la con-
vocation des états; c'étoit pour assurer la
fortune publique qu'il étoit devenu néces-
saire de consulter la volonté générale. De-
puid huit mois nous sommes réunis et nous
n*âVôaà encore tien pu faire pour améliorer
( 6
l'état des finances, pour fixer l'incertitude
de 1* fortune publique. Peux essais successif»
sur le crédit national ont été rendus égale-
ment infructueux pourquoi ? la raison en
est simple. La constitution n'étoit pa;sfaite,
et tous les pouvoirs etoient déjà dans un
état de subversion nous n'étions plus une
puissance régulièrement organisée et nous
n'étions pas encore/une nation libre rien
n'eppeloit la confiance. Touteslespropriété^
exposées, un peuple sans frein, «n gouver-
nement sans force un corps législatif sans
union eh qui eût osé s'engager sous de
tels auspices ? Jl est temps, il est plu»
que temps, d'offrir à la confiance untippui,
a^u crédit national une base, à la nation
la cçrjtilude du repos et du bonheur, au
roi et à nous-mêmes la fin de nos travaux
et r^ccproplissement de nos espérances
politiques.
vos regards
sans accroissement
de, troubles et sans
Oui. il fau^ que les cewent,
il faut que les troubles s'appaisgnt. La
France n'en peut pas supporter davantage.
̃•– Qu'il seroit barbare mau vai»
(7)
A4
citoyen ,.1'hpinmequinourriroit la discorder
l'homme qui susciterpit de nouveaux orages
sur cette région dévastée l'homme qui fati-
gueroit,par des crises horribles et gratuites,
le corps politique, épuise par de longues
douleurs
C'étoit, jedois le dire, d'une manière plus
douce et plus tranquille que j'espérais vQits
y conduire. Nous partageons ,viVe-
naentce regret le bien pouvoit do c s'opé-
rer sans tant de secousses Mais dans cette
funeste réaction de passions :et de circons-
tances, qui de cous n'a pas cédé plus ou
moins à des impulsions étrangères ?
bonhettr >e* ttta gloire n&foni
aux .de
la rerta je voulois Je biao^
jamais du roi qui se lie
«a
bonheur, qui cQiS^ient au chef d'vtftjgçajftd
peuple Voilà celui que notre
mérité, ^ui de vous a pu cQ»tre4iï#
(8)
VêâvêtAêt âtion sknplé qu'il nous a faite de
paternels et de ses travaux iniati-
Nous ne pouvons pas oublier
*<rëftj"fci'' quelques lioninies audacieux' 6ht
ri se parant à ses
yeux d'un ardent amour pour lè biéii
Pe'pptjûe de leurs torts avec le peuple a
dis^J?âcé et des
choix plus heureux- noua ont • consolé' de
Ce¥>ér*éui?â
Ji, avec une noble ftàricïtîse j nous
son
àveè'
frdSè&b àès
Çénéuàe est
<êan* ia
les les
commander seroit une absurdité cri-,
minelle.
Nobles, prêtres -^privilégiée de toutes
les, classes, sacrifiez la patrie même vos
souvenirs j il est d'autre bo'nh'eur il est
d'autres plaisirs pour des hommes libres,
que des des excep»
tions iniques •rècbiîqué'rëz cette gloire
cette'estime qui ne sûïvoit que vos noms,
et Vos. personnes:: pensez
qu'il tté dépend plu9' de vous de redevenir
ce q«e vo«s étîéav mai* que vous pouvez
êtrèpliSfôi Ne donnez -paS- à ces hommes
le spec-
cle vos ten>
:tatives réalisant, s'il sb
erreurs, forcez la nation
%obles> qu'elle suiVoit
encore
ttiHtë du patriotisme.
trop éloi-
affligent
Ô*teV les yeux sur ^nio-
qù'iïvbus-âôiinë.
Ecoutez encore uiië fors Phoriftéur Fratt-
çais; hë "fous ^i8éit?« il pas qûô'Wtrë Vie
YOWë tifi ? Ne trouvoit-il pas