Collection des mémoires, rapports, et autres pièces relatives à un nouveau télégraphe pour les signaux de côtes, de l

Collection des mémoires, rapports, et autres pièces relatives à un nouveau télégraphe pour les signaux de côtes, de l'intérieur, et pour la correspondance des armées ([Reprod.]) / par les cit. Laval,... et Peytes-Moncabrié,...

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[s.n.] (Germinal). 1799. Télégraphe -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Ajouté le 01 janvier 1799
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Langue Français
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THEFRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
Hill Hall, Oxford LK
3j^entaée;
COLLECTION
DÈS
MÉMOIRES, RAPPORTS,
Et autres Pièces relatives à Un nouveau
Télégraphe pour les Signaux de côtes, de
l'intérieur, et pourla correspondance des
Armées
Par les cit. Laval, Ingénieur- mécanicien
de la marine, et pEYTKs-MoNCABRiÈrchef
des mouvemens au port du Havre.
ÇrE&UmXL; AN VU: DE LA..
SECT10ÎT
LA MARINE.
LIBERTÉ.
ÉGALITÉ,
E X T R A ï T
DuRegistre des Arrêtés, du Comité de-.Salut-Public
de la Convention Nationale.
Du Wiè^e jour de FnnW Pan Ffanrafsc
LE vf¡ les Pièces produite.
par le- citoyen Lf VA1 Ing,nieur ainsi fe Rapport de la
C*nmlsslon de la Marine et des Colonies, AR R t TE
̃̃ A » TIC-IrE PREMIER.
Sur les fonds mis à la disposition de la Commission de la
Manne et des Colonies, il sera provisoirement payé au Citoyen
iWlasommede cent vingt-neuf mille sept cents quatre-vingt-
dix-sept hv.pouraa^akHr-présnmée des cinq Grues; envoyées
par lua Bordeaux, Nantes, Dune-Libre et au Havre-xMarat
lesquelles appartiendront à la République.
Aht. II. La Commission de 1a Marine et des Colonies est
chargée d'indiquer, sous trois jours.au Comité de Salut-Public
les moyens d'utiliser ces machines et les ports où il conviendra
de les transporter.
AiiT.111. Le Citoyen Lavalk rendra dans les lieux qui lui
seront indiqué afin d'y ikïre monter les Grues et les mettre en
de ses demandes.
au Registre, les Membres du Comité de Saint-Public
Pour extrait, signes, B«iAH«, Carkot, Pelet, Cambace»±s
MERLIN de Douay, Tbubiot Richard.
la République
et Membre du Lycée des Arts de Paris
Aux Citoyens Membres de ? Institut National des
Sciences et Arts*
me suis présenté dans cette enceinte et trois
travaux constamment dirigés vers des objets d'utilité
'publique ont obtenu machine que
'je présentai à la ci-devant académie fut un. cabestan
exécuté avec succès sur un grand nombre.de vaisseaux de
guerre et de commerce dans les différents ports.
Les autres objets qui mont mérité une seconde fois son
approbation. furent une nouvelle une nouvelle
des marchandises
( c )
Par vous ve-
triple couronne
voire suffrage au nouveau Télégraphe
examen et le
même de justifier la bonne opinion, que vous en avez conçue*
par l'autorisation
da«* les pièces ci-jointes., restait du Rapport de la ci-devant
Paris, en date
(h) Voir dans la l'extrait du deuxième rapport de l'académie.
{ c )
ces mêmes Télégraphes pour la correspondance des armées qu'il
commande {à).
Daignez Citoyens, tant en mon nom qu'en celui de
(Je cit. Moncabrié ) les témoignages de
notre reconnolssance.
Nous avons l'honneur de vous adresser des exemplaires du
ainsi que des mémoires et autres,
pièces
LA V XL.
(d) Voir la lettre du Secrétaire-général dm Directorie«Exécutif à la un des
pièces.
A
Répzib. française, une et indivisible.
PREMIER MEMOIRE
Adressé au Ministre de la Marine 'et des
Colonies, le premier prairial an six;
sur les Signaux de Côtes et de
Mi>«uBE sur la possibilité d'établir en
des signaux de correspondance,
'sur toutes les côtes de France
Bayonne, et sur.celles de la Méditerranée, et des lignes
divergentes de Paris aux principaux ports et villes delà
République au moyen
rectôif exécutif les Ministres de la Marine et de la
pagnol,
réunion de
observations ou formant des caractères.
instant du jour et de la.
nuit recevoir des nouvelles et donner des ordres dans
tous les ports ? villes 5 rades, havres, et sur toutes les
côtes de France avec plus de célérité J et moins d t dé-
pense que par les télégraphes en usage en France et en
Angleterre Chef
dès du port de Rochefort, et Laval, Ingé-
nieur-Mécanicien, Professeur et Membre du Lycée des
Arts de Paris Auteur d'une nouvelle grue mécanique,
propre à accélérer le déchargement des vaisseaux, établie
dans divers ports de la République et nommément à
Rocliefort.
î L'objet qui a particulièrement occupé les nut?i:rs de
ces nouvelles machines vigigraphiques est i°.. d'assu-
rer la de nos côtes z°. d'établir
entre le gouvernement et tous les points de 'la Répu-
blique, une correspondance tellement active, qu'en
moins de quatre ou cinq heures on puisse, par exem-
ple donner des ordres à Toulon et avoir
ont été exécutés.
a démontré combien il seroît urgent
d'établir cette correspondance entre les divers points de
la République, afin que les bâtimens Français qui ap-
pareillent d'un port pour un autre soient toujours
avertis qu'il y a sûreté ou danger des ennemis dans leur
navigation^ cette idée ? jointe au désir de se rendre utiles
(3)
A
au Gouvernement a et
MoNCAiuiiE à s'occuper des moyens de préserver,
nos guerre expédiés isolément y des dangers
qu'ils peuvent courir en trouvant les ennemis en force
qui croisent sur les côtes.
3. SI de pareils eu lieu depuis
long-tems
plusieurs convois, ni
pédié de l'Orient pour Brest.
4. Pour parvenir au but que se sont proposé les auteurs
de ce mémoire ils voudroient que lorsqu'un bâtiment
ou un convoi veut appareiller, par exemple, de Bor-
deaux pour Brest, l'Orient ou Nantes, le commandant
des armes ou l'Ordonnateur de Bordeaux demande à
ceux crun des ports dénommés, et même à toutes les
vigies de la côte si les ennemis sont en vue, ou dans
donneroit des ordres aux bâtimens d'appareiller, et do
suivre telle ou
5. Dans le cas d'un convoi important, des bâtimens lé-
gers, chargés d'éclairer
alternativement
a'ïQS connoîtroient h nuit
la véritable
(4)
danger éminent, îls-pourroient relâcher dans un 'des
ports ou dans la rade la plus voisine.
£, Par le concours de ces divers moyens le cabota^
et l'approvisionnement des grands ports,pourroient s'cf-
fectuer et reprendre l'activité nécessaire aux opéra-
7. A l'égard des antres avantages que ces nouveaux éta-
blissements procureroient à la République ils ne sont
pas moins importants puisque le Directoire et les Mi-
nistres pourroient correspondre avec ia plus grande cé-
lérité dans les ports, et avoir chaque jour des nou-
velles de tout ce qui s'y passe, dans le cas d'un débar-
quement et d'une attaque imprévue de la part des en-
nemis telles que celles qui viennent d'avoir lieu à Os-
de la place atta-
quée seroit à même d'àppeller de dix ou de vingt lieues
de distance) des forces suffisantes pour repousser l'en-
nemi.
8. Tous ces avantages sont si réels, ils ont été si bien
sentis, de' la part du Directoire et des Ministres, que
déjà il existeroit Ides télégraphes sur toutes les côtes de
la France, si les procédés en usage jusqu^ ce jour, n'a-
voient pas le grand inconvénient d'exiger pour leur
exécution un tems et des dépenses considérables.
dans les vues d'ordre et d'écono-
tautes les opérations du Gouvernement,
(5)
c'est pour seconder les efforts du. Directoire et des Mi-
nlstres et concourir autant qu'il est possible au succès
des grands travaux des grandes entreprises, qui occu-
pent en ce moment la France ainsi que toute l'Eu-
rope que les citoyens Laval
ont composé une machine dont la construction simple,
facile et peu dispendieuse, leur a paru rassembler tous
ces divers objets d'utilité publique.
10. L'époque à laquelle Fart des signaux a fait les
plus grands progrès, est celle de la dernière guerre de
1778. Les flottes considérables qui furent- armées lors
de cette guerre, ayant nécessité des séries de signaux
plus étendues, les citoyens Buor
et autres officiers distingués de la ma-
rine s'en sont occupés avec succès J et ils ont beau-
coup ngsrandila tactique des signaux: c'est dans «es
excellents ouvrages que les citoyens
Mo^tcabrié ont puisé divers
leurs entreprises.
Il. Cf€st au génie de la Révolution qu'on doit l'inven-
tiondes télégraphes cette découverte, qu'on doit plus
particulièrement encore au citoyen Chappe ? et à la
perfection de laquelle le a été assez
heureux pour concourir 5 cette découverte disons-nous,
a été un
ces des Machines des citoyens Laval et
(f)
phis de bornes que celles de toutes leV langues de
l'Univers.
12. Si l'invention des ballons a
couru au succès de la
a-l'on les
opérations de la marine.
13. Si rusage que l'on a
grands services dans la guerre du Continent ? que ne
doit-on pas attendre des
la descente en
Angleterre ?
14. L'établissement prin-
cipaux ports et sur les côtes, et môme à bord des .vais-.
ce mémoire se le propo-
sent à l'aide la
suite entretiendra des communications
promptes et faciles, établira cet ensemble cette har-
monie, ;si nécessaire au succès des grandes opérations,
Les sianaux actuels à bord des vaisseaux et le long
des côtes inconvénients par exemple
• lorsque le vent est frais et dans la direction de la vigie
qui signale ou "do celle qui répète les couleurs des
pavillons son t difficiles à reconnoltre lorsqu'il y a
calme plat il en résulte au
moment du soleil levant ou couchant et lorsque les
vigies sont
éblouis ne peuvent plus distinguer les couleurs des
villons à 20 mille mètres de distance toutes les cou-
leurs se
l'ombre de mirage dans
les brumes qui sont très- fréquentes au bord de la mer,
en distinguer les couleurs. Il est encore d'autres observa-
tions relatives aux" tableaux des signaux qui devroient
trouver ici leur place mais les auteurs de ce mémoire ont
cru devoir différer jusqu'au moment où leur projet aura
été plus développé et lorsque le Gouvernement en
aura de sont
assurés de la possibilité de faire construire leur machine
en moins de vingt-quatre heures de travail consécutif.
̃ 16. Les
ble d'établir la première machine soit au palais direc-
torial., soit sur la maison qu'occupe le ministre de-la
marine, et de faire descendre le répétiteur dans Je ca-
binet d'un des cecrétaires.
17. Pour donner eu Gouvernement et au minisire de la
marine tous les far-
citoyen MoNCABRié il attend à son poste la décision
et les ordres du Ministre auxquels il se. conformera
sitôt qu'ils lui auront été transmis.
De l'Imp. de RENAUDIERE rue Croix-des-Petits-Charops n°. 69
vis-à«vis la rueCoquillère.
A
Paris ce
Franc, une vt indivisible*
Sur un nouveau Télégraphe de Marine
pour iês Signaux de Côtes et de l'Intérieur,
faisant suite au premier Mémoire adressa
au Ministre de la Marine et des Colonies
le 1er. Prairial an 6 par les C.C. Laval
Ingénieur Mécanicien de la Marine y
Membre du Lycée des Arts de Paris, et
Peytes-Moncabrié j Chef des Mouvements
au Port du Havre.
18. LES citoyens Lavai et ont
composé et fait exécuter au Port de Rochefort deux
nouveaux Télégraphes de Marine pour (Jes Signaux de
et dont ils ont
moire en date du iÉr.
Les principaux avantages ide cette- machine consistent
dans* sa simplicité sa Facile construction et le peu de
dépense qu'elle exige j il en a été fait plusieurs essais à
Rochefort, entre autres les 8 et 20 messidor dernier les
Officiers civils et militaires de la Marine présents à
ces expériences en ont dressé procès-verbal, qui a été
envoyé au Ministre de la Marine ( ce procès-verbal
a été du Lycée, )
10.. Dans la séance publique /du thermidor der-
nier le Lycée des Arts de Paris sur le rapport de ses
Commissaires les citoyens Millet- JHureau Général
de Brigade (aujourd'hui Ministre de la Guerre )
Dumas Reignier et en a
arrêté une mention honorable à son procès-verbal ? et
décerné une Médaille à ses Auteurs.
20. Une commission ad- hoc nommée par le, Mi-
nistre de la Marine 5 composée des citoyens Rosily
Général de -Division ? Borda, Membre de l'Instititut
National, et Capitaine de vaisseau dans
son rapport du 16 Fructidor suivant, en a rendu le
compte le plus favorable au Ministre.
Le 6 vendémiaire an les citoyens Laval et
Jtâoncahrié ce sont présentés à la classe de Mécanique de
V Institut National avec le modèle de leur Machine
ils en ont fait la description verbale ? d'après laquelle
nommé, pour l'examiner et lui eir-faire un
rapport les citoyens Borda 7 Prony et Coulomb.
A a
sa.
Chef de de la simplicité
du nouveau système Télégraphique des
et ainsi que des avantages quipourroient
en résulter pour la correspondance
vements de la guerre
l'autorisation d'emmener avec pour
faire à Mayence de nouveaux essais qui le mettent
à même d'apprécier le mérite de cette nouvelle' méthode.
Le Ministre par sa dépêche du 4 brumaire dernier
a autorisé les expériences et a accordé les fonds néces-
sa ires pour y procéder.
23. Après plusieurs essais à l'aide de machines de
différentes formes dont nous ferons la description ci-
après le Général en C/iefa arrêté lui-même les dimen-
sions, les plans, les devis, les mémoires, la forme du
dictionnaire, ainsi que les emplacements d'une ligne
projettée de à sur les bords
de la rive gauche du Rhin. A la réunion de toutes ces
pièces il a joint une dépêche en date du 26 frimaire,
par laquelle, en rendant compte au Ministre de la
guerre du succès des expériences il lui demande de
nouveaux fonds et l'autorisation
tion de ses projets le cit. Laval aété chargé deporter
la dépêche au Ministre et d'attendre sa décision.
En conformité des dispositions de la première
dépêche du Ministre de la guerre ci-dessus précitée et
(4)
dont ci-joint copie, le cit. Laval a fait exécuter à
les ordres du Général en Chef, cinq
Machines Vigigraphiques de différentes formes, mais
toujours d'après les mêmes principes que celle de Ro-
la diversité des formes a eu pour objet la di-
versité des emplois auxquels elles étoient destinées
le. résultat des expériences qui ont été faites tant à
l'armée de Mayence ont démontré que
le principal mérite des procédés employés par les Auteurs
dans la construction et dans l'usage de
leurs Machines, consiste dans l'adoption d'un bon sys-
tème Télégraphique applicable à toutes les formes
et à toutes les circonstances. Ce système est l'applica-
tion de la
et mots de la langue française d'après ce principe,
les Télégraphes qui ? jusqu'à ce moment, av oient été
considérés comme Fobjet capital de Fart Télégraphique
les Télégraphes dont on ne pouvoit changer les formes
sans anéantir tout le système, sont devenus l'accessoire
-du nouveau moyen des Auteurs du Vigigraphe acces-
soire susceptible de toutes espèces de
aS. Le premier construit à Farmée de
Mayence, a eu pour objet de pouvoir se transporter
sur un chariot léger, de manière à suivre tous les
mouvëmens de l'armée, ainsi que fait l'artillerie vo-
lante ces premières machines peuvent s'établir ver-
ticalement OU horizontalement comme on peut le
La deuxième espèce peut être montée sur quatre
poteaux scellés en terre au sommet d'une montagne
sur l'arrête d'un toit, tel qu'on la voit dans les plans
27. Dans la troisième espèce, le Disque, ou Voyant
indicateur des nombres, qui dans les
lève 's'abaisse ou se meut de gauche à droite et de
droite à gauche dans la troisième disons-nous le
Voyant se
graphes des citoyens Chappe, Breguet et Betancourt
pour donner une idée précise de ces machines, nous
allons en faire une courte description.
28. La première, disposée comme celle de Roche-
fort, en trois colonnes d'unités de dixaines et de
centaines:1 en diffère néanmoins en ce qu'au lieu de
mâts, qui par leur épaisseur avoient l'inconvénient de
cacher une partie des Disque, on y a substitué des
échelles qui ont l'avantage de présenter moins de sur-
face au vent plus de solidité de porter moins
d'ombre sur le Disque _,conséquemment d'être aussi
plus faciles à monter et à démonter. Ces échelles pré-
sentent aussi plus de facilité pour l'en^etien et les ré-
parations. Elles peuvent enfin servir à monter en
haut des machines, pour observer les mouvemens de
l'ennemi.
ceux de Rochefort,, en ce que ces derniers a voient quinze
Voyans ou signes indicateurs des nombres, tandis
que ceux dont il est question n'en ont plus que trois
un pour la colonne des centaines un pour celle des
dixaines et letroisième pour celle des unités. Si les
auteurs du Vlgigraphe ont acquis un très-grand avan-
tage sur les moyens typographiques, en réduisant à iS
ngures les 29 types employés dans l'imprimerie pour
exprimer tous les nombres depuis i jusqu'à ils ont
fait encore un pluâ grand pas en les réduisant à trois
de la même forme et de la même espèce.
3o. Chacune des trois échelles ABC, qui forme le
Yigigraphe a 12 mètres de hauteur (environ £7
pieds )? elle est divisée es trois parties par quatre
traverses D EF^ les trois premiers intervalles sont
encore subdivisés par la pensée en trois parties y divi-
sion qui devient parfaitement sensible, lorsque le
Voyant les parcourt. Ces machines ayant pour objet
d'indiquer des nombres,, nous allons démontrer com^
ment elles manœuvrent après quoi, nous ferons con-*
noître les moyens employés pour la co-încidence de ces
mêmes nombres avec les mots de la langue française.,
31. Le nombre 1 s'exprime en élevant le Disque au-
dessus de la première traverse D j en sorte qu'il la,
touche par le bas d'une manière tangente. (Voyez la
(7)
de la hauteur 'de' son diamètre et le plaçant de ma-
nière, qu'entre la premier
il y ait un diamètre de distance.
Le nombre 3 s'exprime en élevant une troisième fois
le Disque de son diamètre en sorte qu'il touche la tra-
verse È au-dessous et d'une manière tangente.
32. Les signalent comme
les trois premiers entre la deuxième et la troisième tra-
verse, et entre la troisième et la quatrième quant au
zéro c'est en élevant le Disque au-dessus de la qua-
trième traverse C. Pour plus d'éclaircissement., on a
ponctué et numéroté sur le dessin les dix* positions que
peut occuper successivement le Disque.
33. Afin d'éviter toutes méprisses de la part de ceux
qui manoeuvrent., et que,, sans sortir de la tente ou ca^
banc qui leur sert d'aîyi/ils puissent connoitre toutes
les positions du Voyant circulaire ce Voyant est assu-
jetti à une corde sans fin recouverte par le bas d'une
tresse de trois doigts de largeur sur laquelle sont écrits
les dix chiffres 7, 9 et 0 car-:
respondans aux dix positions différentes que peut occu-
per le Disque.
34. En haut et en bas de l'échelle sont disposées deux
poulies, sur lesquelles s'enroule la corde sans..fin
l'opposé du Voyant est un contrepoids qui lui fait
équilibre la Videur des cordes et le flottement des
( 8 )
l'armée
poulies sur leurs axes, suffisent pour maintenir leVoyant
dans un état d'inertie, duquel il ne sort, que lorsqu'on
lui imprime un nouveau mouvement.
35. Au bas des deux montans d'échelle on a tiré deux
lignes, sur lesquelles est écrit Repère, Ces lignes
servent à indiquer la position dans laquelle on doit
s'arrêter pour exprimerai ou tel nombre ou ce qui
revient au même,, pour exprimer celui que le
a signalé.
36. Afin de couper chaque phrase de chiffres après
avoir signalé un nombre quelconque on fait passer le
Disque dans une des positions négatives la plus près
du dernier nombre signalé ces positions négatives sont
celles ou le Disque est coupé en deux par F une des
quatre traverses ;~oïï les a figurées dans le dessin à la
colonne du milieu j entre les nombres 6o et 70 ces 4
positions négatives sont aussi indiquées sur la tresse qui
sert de Répétiteur.
Les mêmes procédés sont employés pour la ma-
nœuvre des colonnes de dixaines et de centaines. On ob-
serve que le trois colonnes vaut infniment
mieux pour les lignes fixes attendu qu'il présente. 99$
nombres différens par chaque révolution tandis que 9
pour exprimer une quantité composée de trois chiffres,
il faut trois mouvemens du à une seule
38, Le troisième et dernier procédé employé à
( 9)
B
l'armée de Mayence dans la construction des
graphes consiste eil une machine circulaire de là même
espèce de celles des citoyens Chappe, Breguet et Be-
tancourt elle en diffère néanmoins par sa simplicité et
par sa construction prompte facile et peu dispendieuse;
elle consiste, disons-nous, douze
mètres de hauteur assemblées par des traverses qui
servent d'échelles; ces montans sont traversés hori-
zontalement par une 'Hèche qui, avec les montans
sert diviser le cercle en 4 parties; cette flèche a en-
core pour objet dé désigner, par sa pointe le côté
gauche de la machine côté d'où l'on part pour indi-
quer les nombres 5 côté sur lequel on pourroit se mé-
prendre, si l'on se trouvoit alternativement devant ou
derrière le Vigigraphe.
3o. Chacun des quatre quarts du cercle est encore
subdivisé par la pensée en trois parties chacune de 36
degrés,, en sorte que la totalité du cercle est divisée
en douze parties cliacune de 3o degrés quelque peu
d'attention qu'on apporte dans les observations; il
est très-difficile de- confondre ensemble deux angles
de 3o et de 60 degrés avec d'autant plus de raison
que les montants d'une part et la flèche de l'autre
servent de Régulateur. Le disque laissant d'un côté un
diamètre et demi d'intervalle, tandis qu'il ne laisse
qu'un demi-diamètre de l'autre', il est impossible de
s'y tromper un coup-d'œil sur le dessin su ffira pour
entendre parfaitement cette disposition, au moyen de
laquelle on a supprimé les lunettes mobiles entraî-
nées par le mouvement de la branche principale
moyen employé par les citoyens Breguet et Betancourt y
difficultés dans la construction /clans les réparations et
dans l'entretien des machines.
4o. Dans les vigigraphes circulaires le disque se
meut autour d'une verge ou aiguille de bois de fresne
sur laquelle il est monté à l'extrémité de la brandie
opposée au Disque on a disposé
moulin qui sert à lui faire équilibre non-seulement
quant à sa masse mais encore quant à la surface
qu'il présente au vent. L'aiguilie qui porte le Disque
et l'aile, est montée sur une roue à double gorge, qui
corre&poncL^une autre roue, qu'on voit au bas des po-
teaux montants et qui., au moyen de deux tringles de
fer assujetties à cette même roue par des courroies de
cuir à boucle, lui communique son mouvement. La
rouedu bas est divisée en douze parties aussi de tarente
degrés, sur chacune desquelles on a imprimé, tel qu'on
le voit sur le plan les deux mots et les dix nombres
smv^nsi Repos J 1 ,2, V4, 5; Attention., 6, 7,
8 o. Un pêne donnant destiné à entrer dans
douze mortaises qui correspondent à ces douzes signes
sert à maintenir la machine dans la position où on
1'a mise jusqu'à ce qu'au moyen d'une pédale dis-
posée cet effet on désengrène le pêne pour faire
prendre une autre position au voyant.
plan suffira pour entendre la la
chine de laquelle cependant nous allons donner .un
exemple.
41. On suppose qu'on veule signaler les nombres
et 666. Après avoir signalé successivement les
nombres! ,3 et on passe au signal de repos afin
d'indiquer que la première phrase de
minée.
42. Pour exprimer le nombre 666, comme il est
composé de chiffres qui se répètent $ après -avoir signalé
le premier 6 on passe au signal détention qui si-
gnifie {faites la phrase n'est pas encore
terminée, ) Puis on passe au deuxième 6 et au \signal
d'attention enfin au troisième 6 et au signal
qui indique delà même manière que la seconde pîirase
de chiffres est terminée..
Dans la construction de ces diverses machines,
à l'aide desquelles les citoyens Lavai et Moncabrié 0
fait un grand nombre d'expériences et d'observations^
ainsi que-sur-les Télégraphes actuels et les signaux de
pavillons ils ont reconnu pour principe fondamental
de tous les systèmes de signaux quvz la distance de,
toutes les .formes et toutes
deux espèces de
Cia )
pour tous les poligônes
réguliers 5 en sorte que le triangle le quarré le pen-
tagone, vus a cette même distance, ne présentent plus
que des formes circulaires et se confondent avec les
cercles.
44' A l'égard des couleurs, elles se réduisent aussi
à les surfaces planes
éclairées par le soleil de quelque couleur qu'elles soient
imprégnées même du ?ioir LE îîoir pour tous
les corps qui sont à l'ombre de cet astre fussent-ils
même peints en blanc.
45. Il résulte de toutes ces observations ? établies sur
des principes incontestables, et sur des vérités recon-
nues par les hommes les plus instruits que les si-
gnaux de pavillon dont on a fait usage^ jusqu'à ce mo-
ment (faute de trouver mieux ) indépendamment de
tous^lës înconv(Jnîens qu'ils entraînent, soit par 'l.^f di-
rection des vents ( i5) qui, sous un angle de quatre-vingt-,
dix degrés les présentant de champ en dérobe la
forme et ceux qui les observent, soit par
rapport au calme plat qui empêche leur développe-
ment soit enfin eu égard aux effets produits par» le
soleil levant et couchante qui lorsque cet astre se trouvé
dans la direction d'une des deux vigies éblouit les
guftteurs (tandis qu'un disque forme ;sur celui du
soleil une espèce distinguer ) il
résulte, disons-nous qu'à la distance ci-dessus précitée
B 3*
travers
et bien développés
rant de l'air, les présentant alternativement aux rayons
du soleil et à son ombre
noître les couleurs, qui
suivant
rage (b) qui sont l'un
(a) Brouillards.
{b ) Le Mirage est une vapeur transparente, qui s'élève de la
mer, et même de la terre dans les grandes chaleurs cette vapeur
forme des couches horizontales ondulées qui s'élèvent les Unes sue le*
autres à plus de cent mètres de hauteur et qui vibrent avec une si
grande vitesse et brisent tellement les rayons de lumière, que malgré-
leur transparence on ne peut distinguer ni la forme ni la couleur
des objets qu'elle environne.
Pour avoir une idée parfaite des effets du Mirage, il suffit de se
placer devant un dessin ou une pièce d'écriture et d'interposer un
réchaud de charbon qui vient d'être allumé
perçoive bien les objets, ils paroissent dans une agitation si rapide
qu'on ne peut les distinguer.
Le Mirage a lieu depuis
trois heures de l'après-midi aussitôt que le thermomètre commence
à baisser, ses vapeurs se condensent, et cessent de s'élever belles
sont de la nature de l'air, c'est-à-dire, fluides, élastiques transpa-
rentes^ plus condensées lorsqu'elles sortent de la terre et des eaux:
mais élevées se dispersent
et se confondent avec l'atmosphère en sorte qu'à trois pu quatre
Des expériences faites avec un
apportent encore un grand obstacle à la reconnaissance
des signaux de pavillon dont on apperçoit bien les
couleurs, et observées de Montmartre ont démontré la diminu-
tion progressive du Mirage, qui est en raison inverse de la hauteur
des objets.
Il est indispensable d'observer que les plus hautes montagnes ne
sont point exempter des effets du Mirage néanmoins les pics s'iso-
lant davantage des terres, présentent des couches moins épaisses, et
que l'œil peut plus aisément traverser.
En tout état de cause on doit faire la plus sérieuse attention,
dans la pose des Télégraphes j aux effets du Mirage plus contraire
aux observations même que les brouillards en ce qu'il est trèï-
fréquent dans la saison où le ciel est le plus découvert et le plus fa-
vorable aux observations, ( i'Eté.) Il faut donc choisir de préfé-
rence la partie ,t'une montagne la plus élevée et la plus isolée des ter-
res sur-tout éviter la rencontre de celles qui peuvent se trouver entre
deux postes Télégraphiques, et qui s'éleveroient à la mime hauteur
d'une màcKnë~<5£jM>ïàcëe j en sorte qu'il faut, autant que possible
chercher les directions entre des vallons.
En dernière analyse l'hypothèse la plus favorable aux observa-
tions Télégraphiques, est celle qui précède de quelques minutes le
lever du soleil et qui suit sa disparution. Abstraction faite des
grands brouillards et des grandes pluies, qui interceptent absolument
toute communication, le tems le moins convenable aux signaux est
l'heure ,de dix heures a celle de quatre heures du- soir lorsqu'il fait so-
leil et dans les grandes chaleurs. En général, les signaux d'e pavillon
les Télégraphes, les Vigigraphes, se distinguent beaucoup mieux dans
les tems sombres et lorsque le ciel est couvert que dans toutes autres
circonstances»
( i5)
masses mais dont il est très- difficile de distinguer les
formes et les couleurs/
46. Les signaux de pavillons, ne peuvent donc
sous aucun rapport, être comparés aux machines Vigi-
graphiques 1 qui OFFRENT AUTANT d'avantagés que
LES autres présentent y 'a mieux
c'est que ces sortes de signaux qui ont été cause d'une
infinité d'erreurs préjudiciables à notre ^marine de-
vroient être proscrits à bord des vaisseaux ? sur les
les côtes, et remplacés par les moyens proposés par les
auteurs des Vigigraphes,
Le Blanc et le Nom étant les deux seules coupleurs
qu'on puisse adopter il a été nécessaire de s'arrêter
à celle qui offroit le plus davantage. LÈ Blanc se
confondant avec le ciel lorsqu'il fait soleil /et cet état
de chose étant très-fréquent il a fallu l'abandonner j
quant au Noir déjà le cit. Chappe en employant les
jalousies, a trouvé les moyens de fixer cette couleur^
mais dans ces jalousies il entre des traverses, qui dispa-
roissent entièrement quand elles sont éclairées par le soleil,
et ces traverses quoique réduites à la moindre largeur
possible entrent encore dans la proportion des quatre
neuvièmes dans les ailes de la ligne de Rastatt et de
Brest conséquemment ces ailes qui déjà ont été ré-
duites à, moitié de celles de la- ligne de Lille n'ont!
plus de .largeur véritablement apparente que les cinq
dix-huitièmes de cette première ligne ? ou environ un
les
petit tiers.
dépenses premières que le citoyen Chappe a imaginé
de diminuer les proportions de ces Télégraphes mais'
il est tombé dans un bien plus grand inconvénient y
c'est que pour qu'on puisse distinguer les machines
avec autant de facilité que la il a été
et pour épargner
francs de dépense une fois faite ? on a créé une dé-
pense annuelle de 24°° francs, pour le paiement de deux
ageurs ou guetteurs des machines des postes intermé-
diaires qu'il a fallu établir dépense qui représente un
capital de ^8?ooo francs par chaque poste supplé-
Inentaire
Pour produire 1e même effet des jalousies' em-
ployées par les citoyens Ohappe Breguet et Betancourt,
puissent à dimensions égales être
apperçus à une distance plus considérable que celle des
Thélégraphes les citoyens Laval et Moncabrié ont
imaginé de couvrir les disques jîestra verses, enfin toutes
les parties qui doivent être apparentes dans leurs ma-
chines ? de tasseaux prismatiques peints en noir 5
leur disposition est telle que sous quel angle
qu'on les observe et de quelque manière que le
soleil puisse les éclairer^ jamais ils ne peuvent former
avec cet astre et Fceil des observateurs un angle
moindre de jamais réfléchir
C
noire qu'il
est essentiel de conserver aux tasseaux prismatiques.
Sur la mise en activité des Machines,
49- S'il ne s'agissait que de recevoir et de transmettre
des signaux tels que font la majeure partie des agents
intermédiaires des lignes
plus faciles jet une heure d'instruc-
tion suffiroit pour former un sujet 7 propre à manœu-
vrer mais dans les lignes destinées à
la correspondance d'une armée tous les points sont
actifs, et tous peuvent se trouver dans la nécessité de
transmettre ou de recevoir un signal de le traduire en
langue vulgaire ou en langue Télégraphique il a donc
fallu rendre celte langue '.extrêmement facile â conce-
voir, et l'application de la numération ordinaire
qu'on peut raisonnablement appcller la
selle de tous les peuples étoÍt un des pins ingénieux
moyens un des plus simples qu'on peut employer et
qui offrait en uipuic-tems le double
voir suivant l'urgence des cas mettre tous les agents
dans la
veut transmettre ou leur dérober celle des ordres se-
( i8)
crets qui peuvent intéresser le gouvernement 7 et quel-
quefois le sort d'une place ou d'une armée. On sent
parfaitement qu'ayant pris la numération pour hàr,e ?
à chaque nombre qu'on signale on peut ajouter ou re-
trancher un nombre d'ordre convenu; alors celui qui
a le dictionnaire et qui ne ;connoit pas le mot ? oit
nombre rien et, ne peut plus rien conce-
voir aux signaux qu'on lui fait qu'il se borne à trans-
mettre et à coucher sur son carnet sans pouvoir en dé-
finir la signification. Le Directoire et les Ministres
ainsi qu'il a été dit, pourroient avoir avec les Généraux
en chef mot) ou numéro d?ordre particulier les
Généraux en auraient un entr'eux $ enfin les agents
Télégraphiques en auroient un autre, pour les signaux
de police des machines mot qu'on pourrait changer
toutes les 24 heures, ainsi que les précédents de manière
à prévenir les événements résultants de la perte d'un
dictionnaire ? ou de l'infidélité .des agents.
Tables Graphiques ou Dictionnaires.
5o. Les tables Graphiques qui ont été disposées pour
la correspondance ? ont été rédigées de manière à rassem-
bler sous le plus petit volume possible tous les avan-
îages des divers ^moyens, en usage jusque ce jour en-
tr'autres ? i°. ceux du chiffrant dont on se sert dans la
correspondance du Ministère des relations extérieures.
commandées
dans la guerre
de la
ci-devant Académie, de l'Encyclopédie méthodique.
Enfin, d'un ouvrage moderne intitulé; les vrais
principes de la
douze classes des sons élémentaires de la, voix qui
forment le syllabaire
et donne les moyens de former tous les mots de la langue
française et môme ceux de toutes les langues mortes et
vivantes connues.
5i Les tables Graphiques dont on a joint un modèle
à ce mémoire, et dont la première pageseulement a été
imprimée sont réduites à dix tableaux. Chaque ta-
bleau est divisé en dix colonnes, et chaque colonne en
cent mots leur réunion forme DIX mille
chaque instant que la syllabe change elle est désignée
par trois ou quatre lettres majuscules qui ont en même
tems la double propriété de faciliter la recherche des
mots du dictionnaire, et de former le syllabaire dont il.
vient qui sert à la composition de tous
les mots imprévus dans les
de métier, enfin les noms propres qifil.étoit impossible
tique et en marge de chacun d'eux est
(*o)
rangé dans l'ordre naturel depuis 1 jusqu'à
Ces tables Graphiques sont disposées felles que
les répertoires des négociansy elles en différent néan-
moins en ce qu'elles sont à double entrée rime, qui
indique l'ordre alphabétique, et Pautre Tordre numé-
de manière que soit qu'on veuille traduire un
en nombres Télégraphi-
ques, ou vice versa on peut le faire également et
avec la même célérité.
52. A ce mémoire on a joint ainsi qu'il a été dit les
plans les mémoires, lettres rapports et autres pièces
qui concourent à démontrer que les machines Vigigza--
} composées et exécutées, en grand à Rochefort
de Mayence, parles citoyens Laval et Pey-
îes Moncabrié | aux avantages d'une construction
prompte, facile et peu dispendieuse, présentent en-
core ceux d'une notation facile, d'une précision, d'une
célérité infiniment supérieures à tous les moyens en
usage jusqu'à ce jour.
LAY AL,
De Croix des, Pe tîts- Cliamps
yis-à»vÎ9 lameCoquillère.