Communication faite à l

Communication faite à l'Académie royale de médecine (dans sa séance du 27 décembre 1827), par M. Amussat,... (Extraction de la pierre.)

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impr. de C. Thuau (Paris). 1828. In-8° . Pièce.
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Publié le 01 janvier 1828
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Langue Français
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COMMUNICATION
FAITE A
L'ACADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE.
(Dans sa séance du 27 décembre 1827.)
PAR M. AMÇSSAT, D. G. P.
MEMBRE DE L'ACADEMIE ROYALE DE MEDECINE.
PARIS
DE L'IMPRIMERIE DE CHARLES THUAU,
RUE DU CLOÎTRE SAIHT-BENOÎT H° 4-
1828.
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FAITE A
L'ACADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE
^{ Dans sa Séance du 27 décembre 1827. )
\|tor Jtt. fttmmat.
XM^Hmj^sïflt a dit qu'il desirait entretenir la section de
plusieurs faits relatifs aux opérations que l'on doit mainte-
nant employer pour détruire ou extraire les calculs renfer-
més dans la vessie.
Il croit être en mesure de pouvoir indiquer d'une manière
générale les cas dans lesquels il faut chercher à broyer la
pierre dans la vessie, et ceux où il faut avoir recours à l'o-
pération de la taille.
Toutes les fois que le sujet est trop jeune, ou mieux, que
son canal ne se prête pas à l'introduction de l'instrument, il
faut tailler.
Il ne faut point chercher à broyer une pierre volumi-
neuse.
Lorsque la vessie, la prostate ou les reins sont malades, ou
qu'il existe une affection grave de quelques-uns des organes
importans à la vie , tels que le coeur, les poumons, il est dan-
gereux d'avoir recours à la nouvelle lithotomie.
Les vieillards qui supportent depuis longt-temps la pré-
sence de la pierre , et dont l'urine est continuellement char-
gée de glaires, sont dans des conditions très-défavorables pour
ce genre d'opération.
Toutes ces propositions sont fondées sur des faits.
Enfin le broiement n'est applicable, avec toutes les chan-
ces favorables de succès , que dans les cas où le malade jouit
d'une bonne santé générale, et qu'il supporte assez bien la
2 LITHOTOMIE.
présence de la pierre ; dans tous les autres cas M. Amussat
pense qu'on doit tailler par le haut appareil.
Il dit que le procédé qu'il emploie pour arriver à la vessie
par l'hypogastre est très-simple, et sera facilement compris
et exécuté par ceux qui auront une connaissance exacte de la
véritable forme de la vessie , et de sa position constante.
Il pense que la crainte d'ouvrir le péritoine empêchera
beaucoup de chirurgiens , accoutumés à opérer par le péri-
née , d'essayer son procédé ,• mais il les engage à se raidir
contre la force de l'habitude , et à manoeuvrer cette opéra-
tion une ou deux fois sur le cadavre sans prévention. Sans
doute, dit-il, ceux qui ont tenté cette opération avec la sonde
à dard, et qui n'ont pu éviter que rarement la lésion du pé-
ritoine n'oseront pas se hasarder à pénétrer dans la vessie
sans conducteur 5 il les invite donc à examiner de nouveau
la position de cet organe, et à se convaincre qu'on peut tou-
jours sûrement ouvrir la vessie derrière la symphyse , sans
autre guide qu'un doigt explorateur et conducteur du bis-
touri. Il dit qu'on fait avec la sonde à dard , comme il l'a
souvent observé sur le cadavre dans ses cours d'opérations,
précisément ce que l'on voudrait éviter , parce que le bec de
sonde dépasse le repli que fait le péritoine derrière le
bord supérieur de la symphyse , et il ajoute qu'il faut une
grande habitude de cet instrument pour le disposer de ma-
nière à ne pas dépasser le point où le péritoine se réfléchit
sur la Vessie.
Il dit qu'il a prouvé par ses recherches anatomiques sur
l'urètre, que la vicieuse manière de préparer la vessie et le
rectum pour juger la direction du canal urinaire , avait in-
duit en erreur, et relardé les progrès de la chirurgie sous le
rapport du cathétérisme et de la possibilité de détruire la
pierre dans la vessie. Il ajoute que la même idée l'a conduit
à démontrer qu'une vessie pleine d'air a une autre forme et
une autre position que la même vessie remplie de liquide ,
et c'est sur ces nouvelles remarques d'anatomie chirurgicale
qu'il a fondé son nouveau procédé de la taille sus-pubienne.