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Compte rendu par la société des gardes nationaux à l'armée parisienne, et aux 83 départemens de France ([Reprod.])

32 pages
chez Champigny, impr.-libraire (Paris). 1790. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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-U^kf
COMPTE RENDU
PAR
LAS O CI ÉTÉ
.DES
GARDES NATIONAUX
 L'ARMÉE PARISIENNE,
Et aux 83 Département de France.
A PARIS,
Chez. C H A M P I G N Y Imprimeur-Libraire
chez tous les' Libraires du Royaume.
1790.
^A
COMPT E
QUE REND
A LA GARDE NATIONALE
PARISIENNE,
'ET A CELLE DES83 DÉPARTÉMENSj
LA SOCIÉTÉ
DES GARDES -NATIONAUX.:
JLjA fédération avoit, réuni; de tontes les
parties de t'Expire, des gardes nationales de'
France. Lés sentimens de fraternité qus lent
rapprochement avoit consolidés-, ne dé-
voient pas cesser avec les fêtes civiques qa^
le patriotisme des citoyens de Pari* • ayoH
4
--imaginée*. Des rapports intimes s'établirent
entre tous les fédérés ce beaucoup d'entr'eux
fésolurent d'attendre dans ses murs l'organisa-
tion des gafdes nationales du royaume.
À ces motifs qui détermi noient le séjour,de
quelqocî fédérés dans la capitale, il.s'en joignis
quelques a are» bien pressans.
D'un côté, des dangers menaçoient le, séjour
de l'assemblée nationale & du roi des orage»
groffiî de.tant d'intérêts opposés, sémbloiem.
s'amonceler autour .de* !a conflitution.
Des ptopriétés menacées, les loix nouvelles
Méconnues ou attaquées tout appel!.Dit la
réunion de toutes les volontés, de tous les
efforts autour de cette sublime conftitution
«ans laquelle il n'y a point de borihenr ni de
prospérité pour la France.
«Alors les gardes nationaux de différem dé-
partcmeh's, 'entraînés par l'irréfiflible besoin de
servir !a patrie, entraînes par celui de partager,
tes'dangers & lés fatiguei que leurs frère» d©
5
A3
Pa°ris supportent d'une manière ri courageuse.,
crurent que leur place étoit,'par-tout où ils
powvoient être utiles. Citoyens armés de Pem->
pire & non de tel eu tel difttift ils se dirent
0 nous sommes tous frères, tous soldats; ;noii»
devons vaincre ou mourir ensemble. Alors
enfin ils crurent devoir demeure? dans le lieu
même où ils avoient prononcé le serment
sokmnel dont ils croyoienf voir«s'approcher
l'accomplissement.
D'un autre côté*, les gardes nationaux des
dépanemens sachant que quelques uns. d'eu,*
reftcient. à Paris les engagèrent à demeuteç
auprès du corps légi fictif & des assemblées
patriotiques que la capitale a le bonheur de
possédez ils défiroiem qu'ils pussent s'y
éclaiter sur les véritables intérêts du peuple,
& pour une fois éclairés transmettre dans
toute leur pureté, les principes & les bien-
faits de l'assemblée nationale que ses ennemis
s efforcent wopv$ouvent de cacher ou de dénat
turer.
Avec ces intentions r il devencit nécessaire
6
aox fédérés oc autres citoyens-soldats, appelles
par leurs affaires ou leurs plaifirs, de trouver
unpoint de ralliement, d'où, au premier fignal
ils pussent voler au secours de la chose publi-
que, lorsqu'elle seroit en danger.
Avec cette correspondance & ce grand
intérêt de l'organisation de l'armée nationale, »
il étoit indispensable aux gardes nationaux de
former unejrssociation dans laquelle ils pussent
se communiquer.
Et voilà comment & sur quels motifs ses
se forma tout naturellement le club des gardes
nationaux (1).
(i) Le but de cette association étoit exprimé dans
ces termes, dans la lettre circulaire quelle adressa à
tous les départemens.
» Avoir un point central de riunion pour au
V premier signal d'allarme voler au secours de la
» constitution & de la chose publique par-
» tout où clics scroient en danger présenter ne$
7
A4
Il seroit possible d'observer qae JasquU
l'organisation dé6nitive de 'la force pyblique
on a permis aux gardes nationales des démarches
particulières auxquelles l'assemblée conftituante
a toujours applaudi sans jamais jetter aucun
blâme sur des irrégularités, parce qu'elles avoient
souvent pour but de resserrer les liens de la
fraternité entre les français, & d'entretenir en
eux l'amour de la liberté.
Mais, dans tous les cas, toutes les fois'qu'à
la faveur des loix qui assurent aux citoyens
la liberté de s'assembler, ils le? font avec l'in-'
tention d'obéir à la loi sans se conftituer en
assemblée délibérante, ils peuvent du moins,
pour l'ordre intérieur de leurs entretiens, se
soumetre à des réglemens. Ceux qae notre
.société arrêta & dont la le&ure prouvera
invinciblement en faveur de ses principes, ont
» idées particulières sur les différentes parties, de
l'organisation des gardes nationalcs, au moment oÙ
l'assemblée de nos représentant va s'en occuper
» tels sont les deux principaux & gr&ndt objets iê DQtM.
'8
été rendus publics & n'ont vu s'élever contx'eux
aucune réclamation (*).
Ce rassemblement utile en l^i même cette
communication entre des hotnmes dont les
intéiêts sont les mêmes loin d'exciter l'inquié-
tude sembloit au contraire devoir obtenir le
suffrage de tous les bons citoyens.
Il ne s'agissoit pas dans ces assemblées au-
torisées par le pouvoir civil, & qu'aucune loi
ne pouvoir raisonnablement empêcheur de dis-.
cuter les grands intérêts de l'Empire; il ne
s'agissoit pas de délibérer sur des quêtions qui
intéressassent toutes les devinées il ne s'agis-
soit que de se îéunir & de s'instruire-.
Une autre société composée de nombreux amis
d^a 'constitution, qui, par ses rapports immédiats
£\tc l'assemblée nationale, par le grand nombre
de' lumières répandues dans son sein mérite
sans doute, & exerce la suprématie sur toutes
les sociétés & la capitale du royaume une
société dans laquelle les législateurs viennent
se confondre avec les autres citoyens une
''(^y Voyez Je ré&liment i la fia.
9
société ou s'enfantent, se rédigent, se dis-
cutent presque toujours les loix que l'assemblée
.nationale doit décréter le lendemain où les
préfidens les secrétaires du corps légiflatif sont
défignés le club des Jacobins, enfin à paru
s'allarmer de la modefle & précaire exiftence
du club du gardes nationaux.
Assurément, nul ne peut disputer aux !eg!
lateurs, & aux citoyens qui composent la société
des amis de la constitution le droit de s'assem-
bler & de délibérer; mais l'exillence de cette
société ne peut ni ne doit avoir glus de carac-
tère aux yeux de la loi, que toutes les autres.
La loi ne défend pas cette association politique
dont l'influence eft aufll. médiate qu'immense;
mais la loi ne l'ordonne pas non plus. Enclore
une fois, Tune & l'autre association, en tant
qu'association n'ont ni droit ni pouvoir à élever,
à exercer l'une contre l'autre.
Et cette influence de club des Jacobin?,
Pourquoi s'étertdroit-elle sur les personnes &
tur la réunion très-indifférente en soi de ces.
JO
thèmes personnes ?-De qui auroit-il doncféça
cette miflîon?
Certes, fi quelque rassemblement peut in-
quiéter ce n'eft pas celui des soldats citoyens,
qui disposés à sceller de leur sang la côrifti-
tution, pour premier afte de leur réunion
jurent de nouveau entr'eux de respe8er les
loix,sans contribuer à les faire.
Malgré ces intentions bien connues &
sans doute bien louables de l'association des
gardes nationaux, quelques membres de celle
des amis de la constitution ne voulurent y voir
que des intentions perfides & violant les
^/loix de l'hospitalité se créant des pouvoirs qu'ils
n'avoient pas reçus,acceuillirent,pour combattre,
pour déshonorer notre société tout ce que la
calomnie pût imaginer de plus révoltant (i).
(1) Voyez Jeiournal des clubs numéro 3, dans le-
quel en tifc.ft & on combat là scandaleuse dénon-
«îatiou de 5'ci\i!eur du peuple de la keture duquel
on n"a pas craint dé souiller un auditoire.
11
Tant que les libet1ifles, salxriés par des enne-
mis de la révolution & de l'ordre conflitutional,
n'ont fait que vomir dans le public les feuilles em-
poisonnées dirigées contre nous le mence a
du être notre seule arme & notre unique ré-
ponse.
Notre confiance dans tes bons citoyens, dont
les cœurs & les antes nous ont été G généreuse-
ment ouverts, notre réconnoissance- envers nos
freres d'armes au milieu lesquels nous nous
formons aux vertus publiques, & nous renfor-
çons notre amour de la liberté notre res-
pect pour les loix qui Passurenr,nousconsoloienî,
nous faisoient mépriser ces lâches clameurs.
Mais, lorsque dans une assemblée aussi puis--
sante que celle des amis de la conftitution
on accueille contre nous les scandaleuses dé-
nonciations qu'on y fait lorsqu'un de ses mem-
• bres se croit permis d'appeler une société de
gardes nationnaux une poignée d'imprudens
alors sans doute, alors nous avons dû nous
plaindre au public à nos concitoyens de ce
tyrannique empire que, dans une association
ta
ijue la postérité jugera, on exerce stir les per-
sonnes.
Cependant, ayant soupçonné que nous pou-
vions bien n'être que la cause seconde de ce
déchaînement vraiment étrange nous crûmes
devoir nous renfermer dans les bornes de la
rnodctration & pour donner à notre associa-
non un caraâère tel qu'il puisse lever tout
soupçons d'illégalité de pcrfidie nous crûmes
devoir solliciter l'honneur de faire le. service
auprès de t'augure Assemblée & du Roi
comme il nous avoit été permis de le faire
lors de la fédération.
Cèt honneur que nous ambitionnions que
nous avons sollicité avec tant d'ardeur, auprès
de MM. Lameth & Barnave ( alors présidons )
mais sans succès nous fut promis un jour &
refusé le lendemain par M. Chassey.
Il y a lieu de croire que M. Chassey au-
près de qui, comme on le voit, nous avions aufiî
formé t'être demande & qui ne voyou dans
elle qu'un zèle louable juftice obéissance'. &
inviolable attachement, aux principes, céda 3
des inspirations étrangères. Noô| n'examinerons