Considérations sur le commerce, les finances et le crédit public, suivies d

Considérations sur le commerce, les finances et le crédit public, suivies d'un projet pour améliorer le crédit des assignats, et pour les retirer de la circulation ([Reprod.]) / par le citoyen Ed. Sevene,... ; impr. par ordre du Comité des finances

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20 pages

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[de l'Impr. nationale] (Paris). 1795. Assignats -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le 01 janvier 1795
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Langue Français
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
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C O N V E M T ION Vf A T I O M A LE.
COMMERCE.-
',LES
E T LE CRÉDIT
Suivies d'un projet pour'améliorer le crédit
des assignats., et pour les retirer' de la
circulation.
Par. le citoyen Ed. SEVENE, négociant de Rouen.
ImPKIMKEÏ PAR ORDRE DU
Au moment où ta
l'Etat au moment
où fa follicitude paternelle s'exerce particulièrement far
*ès moyen* de rendre au ̃ commarcl tan premier, luftre
aux arts & aux fciences leur antique Splendeur dans
fin fiant ou une faix giorieufe femble (c préparer à
couiûnnïr liostriôniphes & à difimer tous obltaclcs vers
le retour de l'ordre & de la profpériré publique qu'il
efl'doux pour un véritable ami 'de ta patrie de porter
les regards flarttufejde inéâi-
ter fur le bonheur de ton pays, & pourroit-il fe refuser au
befoir. d'écrire, de fixtr fur le papier les réflexions que lui.
Déterminer les caufesdu diferédir publie, du renchérif-
fement progreiîîf des denrées & de la difette que nous
éprou* M de fous les objets de première néceffiré In-
diquer les moyens de faire ccfîiir ces acoïdens politiques'
êc de rétablir nos relations commerciales cant intérieures
préfenter quelques
vérités utiles niais trop nous reviendrons à
méconnus. mais qu'ou :iL
Il efforts, d'un grand defir d'être utile, iibus font
parcourir cette courte Se pénible carrière
On verra par cette
d'opprêflion Se de ^erreur qui a pefé fi long-temgs fur no
tre malheureufe patrie, n'étoit pas l'ouvrage de Ces, plus"
cruels ennemis, au moias éton-U difficile de mieux fécon-
der
dtftruâion de toutes
que, ïour-à-tour le»
l'agriculture en un mot, tout
efforts de la
4
»
nos efforrs la main perfide qui nous traînait dans l'abyme
Grâces éternelcs foient; rendues au génie bienfaifant qui
veilloit à nos deftinées des le 9 thermid >r! le varrdalifme
cft détruit, & la France libre & -républicains verra luire
encore des jours de gloirb & de bonheur.
Caufcs giniraks du difcréiit publie.
Parmi les eufes auxquelles -orï peut rapporter les cala-
miré'» qui ont affl-ge note patrie, nous
principalement et te qualifiée du nom
mtigrunant de gouvernement révolutionnaire & l'oubli
toud des lois touchant la garantie des .droits. Violations
impunies de des citoyens, incarcérations arbitraires,
faiiîes, ikjueftr.es réquifitions, infr.iâions continuelles
du droit Carré des propriétés; que falioit-il de plus pour
paralyfer l'induftrie & les. arts Se faut-il chercher ail-
leurs les caufes de l'andantiflement de notre commerce
& du créait national?
De i-aaftîc-bie.j- eette première fource de nos maux,
ptéffives et fubverfibles de tous les principes focuiu. De-
là cette loi fpécieure fur l'accaparemetat, don/fe-ffer
immédiat dut être de fufpendre toute efpèce deipéeuîa-
tion commerciale celle du maximum, qui n'étolt rien
moins qu'une «iéfenfc exprelîe de rien importer, ou plutôt
un décret de famine; dsli, cette tr.'p loi du 4 l
Septembre, dont l'arbitraire indéfini IaifToit à la merci de
nos avides oppreffeurs la vie i'honneue & la fortune du
citoyen le plus irréprochable dclà encore cette loi impo-
litique du féqucftte fur les biens Se les créances des ¿cran.
plus onéruife _a la République, qu'elle leur livroir pour
quelques million», des fomme- immenses d'où dépendoiens
la de négociant iran-
4
ç.;is tldï enfin, ce' lois -fdvti'ss contre l'exportation & la.
ciiTiiLvtion du
tifïement cie de tovuesiios productions
înduftrielies nous .eni; voient juiqu'au dernier
d'échange tout moyen de nous
cpprcjviiioijnct des denrées' de première nécefîîté. N<ê
Jcmble,-t-il'pss qu'on fie foit plu org.inifer une famine
snéciiciic', de î:cus livrer plus fûremer.c à
la rage ci; r<oi enn-jini: r le;; cfîtts de ces ;:iefi;res-
impoiiticj'îes, les obu;a:!es ont nus au reca-
B'lill«ricnt de notre crédit' chez l'étranger nous tour-
«iflônî le fujet d'une réflexion utile t'eii qu'en éco-
nomie politique, eniTurière de commerce Se de finances,
on ne s'écarte jan1ais impunément desprincip.s, & que
les moindres erreurs entraînent prelque toujours des
fuites f.iclieafes & foavenc irréparables.
inventes par la plus inr.J:ia;ic tyrrnnie, pour ncnircon-
joug moyens atroces fous lufc-uels devoir uécchÀ:rcmcilt
faccomb-.r le genie naturel a :x Français pour kisrts &
pour Iecomm;.ce Iorsinùmc qu'un régiras de
de dit j'yliém: erronnés
en finances, n'jaroiciic pas conco;ira--à hâter h
non de njs re^oarces &: la ruine au crédit pi-.biic.
du rcuché'ijfcmcnt dis (i )•
No-.î confiàérons comme uns des ciri. s de la c'.erté
pra^rtflîve des marciuiidifcs & dcrnJes,- la tùfetie fac-
façon de s>'e^.>rmi;'r n'est point cïailv. peu de
on
tre ellt'i ou, à des valeurs citl-clives. Be.iutoup d'iina-Us foiit en-
)
A i
tice, ocafionné".?. par la rninè de notre
poïtarion. La rareté fut toujours un mutif de cherté au-
quel s'eft joint -p-jur nons le dC-htut des rirculatioris in-
les appirovihonnemens'de exigent, .la rai été
de la nia-jn d'cruviv occaiionnée par le gland nombre
de bras- employés à la patne, qui s'occupaient
a^paiavant à la nourrir peuvent taxe imfes au rang
des motiri qui ont prodult cette acci-
Mais indépendamment de ces caufes 'Secondaires de
il cherté apparente des denrées, il s'en préfente une plus
immédiate ,,t à laquelle nous rapporterons tous l'es ph'é-
nomèn:s politiques que nous ôbferv'ons en ce montent
dans les échanges commerciaux le difcrëdit trop
xéci diflïmulé. de
noie; dont on ironve la mefnre efffayante dans
la céfaviur de, nos chan? s avec l'étranger qui eft telle
cMi'an lieu de 3o dcniers ftcrlings que nous rec^vi 'ns or-
tournois effectif, on ne nous
d-.>nne plus que & bientôt deniers peur la même
lu.imc en aiÏÏi'nats ( 1
Si le -cours des changes fut de tous temps le thermo-
nivcr- du ctiAh public, Se la mefurs h plus cxa&e de la
des efpcces entre toutes
L:- n.\îion-, fi ce concours eft conflammcnt.fubordotini
fiî tlétirc ce con5ancc qu'il plaît au preneur d'attribuer
a la injnnoie qu'on lui "prepofe il eft confiant qac
c ra vu dciTous du cours des changes on
pap'cr fur lVtrany.er, Ainfi,"ce