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Consolations : poésies religieuses

15 pages
impr. de Baldy (Nîmes). 1873. 16 p. ; in-16.
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CONSOLATIONS
POÉSIES RELIGIEUSES
NIMES
IMPRIMERIE BALDY, QUAI DE LA FONTAINE i-
1873
L'AME GLORIFIÉE
Pour moi, vivre c'est Christ, et mourir
m'est un gain.
[PHIL. 1, 21].
Le jour où je quittai ma robe de poussière,
Où je vous laissai tous pleurant sur mon cercueil,
Mon âme, en s'élevant vers la pure lumière,
Déposa sans rtgret son vêtement de deuil.
Elle porte aujourd'hui des palmes de victoire,
Une couronne d'or, un manteau de splendeur;
0 vous, mes bien aimés, qui garde; ma mémoire,
La reconnaîtrez-vous, brillante de blancheur?
Vous foutez des sentiers arrosés de vos larmes,
Pleins d'ombre et de péril pour vos cœurs agités;
Moi, je vis d.ms les Cieux à l'abri des alarmes,
Et dans le plein soleil des divines clartés.
Enchaînés sur un sol d'où germe la souffrance,
Vous, captifs de la mort, courbés sous la douleur;
Moi, libre de mes fers, je chante et je m'élance,
Sans craindre le filet du cruel oiseleur.
J'entends mugir en bas les vents et les tempêtes;
Tout s'ébranle et se brise au moindre coup du sort.
— /)( —
Tandis qu'en paix je goûte, au-dessus de vos têtes,
Un repos ineffable, à l'ancre, dans le port.
Sombre et froide est la nuit! — Sentinelles lassées,
Courage! travaillez au salut des pécheurs!
Le temps fu;t, il est court, que vos mains soient pres-
D'achever sans retard tous vos nobles labeurs. [sées
Voici l'heure où, bientôt,, déposant votre cendre,
Vous viendrez voir Jésus et son ciel le plus beau.
Ah! ne m'appeliez plus! je ne veux pas descendre
Jusqu'au jour glorieux où je viendrai reprendre
Mon corps qui dort là-bas dans la paix du tombeau.
SEULE AU MONDE
Je serai toujours avec toi.
(Ps. LXXIII, 23).
Je rêvais, ici-bas, sous un ciel sans nuages,
De doux entiers fleuris au bord des clairs ruisscaux,
- Ti -
Ma nacelle voguant sur des mers sans orages,
Au souffle du zéphir, vers les lointaines plages
Où l'heureux nautonier est bercé sur les eaux.
Dieu ne l'a pas voulu! — Sur ma route glissante,
J'ai trouvé des cailloux, des ronces sous mes pas,
Les vents ont menacé ma barque chancelante,
Mais je ne me plains pas.
Dans ses jeunes désirs, mon esprit, solitaire,
Croyait voir d'un foyer le doux nid s'entrouvrir;
J'appuyais sur un cœur, sur un bras tutélaire
Ma faiblesse, et voyais, moi, trop heureuse mère,
Sur mes genoux bercés, de beaux enfants grandir.
Dieu ne l'a pas voulu! — Beaucoup mieux que moi-
Il a dû préparer mon sentier d'ici-bas. [même,
IL me l'a dévasté, — m'a ravi ce que j'aime,
Mais je ne me plains pas
J'aurais voulu peupler ma demeure embellie,
D'amis sûrs dont le cœur sût comprendre mon cœur,
Et doucement couler une paisible vie,
Par d'utiles travaux saintement enrichie,
Dont rien ne vint troubler le tranquille bonheur.
Dieu ne l'a pas voulu! — sa jalouse tendresse,
A brisé tous mes plaus : je suis seule en ces lieux;
Mais s'il m'a tout ôté, son saint amour me laisse
Un trésor qui vaut mieux.
— 6 —
Ce trésor, c'est Lui-même! Il se donne en ôtage,
A mon cœur conso!é dont il est le soutien ;
Il m'ôte ma douleur. Mon meilleur héritage,
C'est de le posséder en entier, sans partage;
Il a tout remplacè! — Je ne regrette rien
NE PLEURE PAS
La figure de ce monde passe.
(1, Cor. VII).
Ne pleure pas sur la rive étrangère,
Loin du pays où dorment tes aïeux.
Laissant les liens, si tu vas, solitaire,
Sous d'autres cieux.
Ne pleure pas tes guirlandes fanées,
Tes doux projets, ni ton bonheur d'un jour,
Tes rêves d'or, qu'emportent les années,
Sans nul retour ! -