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De l'état de la France, tel qu'il peut et qu'il doit être : pour faire suite à l'"Etat de la France, présent et à venir" ([Reprod.]) / par M. de Calonne,...

De
80 pages
chez les marchands de nouveautés (Paris). 1790. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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E Quulii je développai mes plans- dans l'atterri
^$éf vtpiment augufte du Notables, on ne mè
Vk point m'émourer d'à ne veibeufe éloquence.
profondeur de nos plaies fans ce-
mit. Je retùfai tes états
]ûr détail, mais ft (iftoi*. en la l'exemple d'un
par tous
tetteV«V'oitr retardé jufqu'à nos
Yer tii faîté de la gloird.
frfftvots point cféiifé 1ral>*me Je voyoit
l^mpofBbililé de le éombier (ans ua feco^ri
je demandai à confultcr Il na-
tion, 8c fi jô né déclin^ po'irit entièrement dès
Inaxirrtés jtirqu"alorj regardées comme facrées dans
vle« monarchies les événement exigent quel.
qu'indulgence pour mon
le remarquerai à l'égard de ceux qufpré»-
tendent que nou< n'avons point de coattitution^
que Philippe- le Bel que je viens de citer fle
auquel on ne peut«ontefter d'atoir été le Prince
le plus 'iafiru.it des loix,de. Ton Etat reconnut
une qui ne lui permet toit de
tendre aucune otdonnance fani être a flirté des
Grands,tanteccléfia(iiques que laïcs. Et nous devons
obCervei qu'ayant fait une ordonnance provl/oin.,
ta icw la condition ^e la f^eaouvellsr parce
quvti n'avoit point auprès do lui les hauu Si
ET Qtf>ÎL ÛpïTiTHËj
Par M. dé CALONNE, Minïstate d'État
Pour faire suite J là France
présent et à venir.
Tibcrius enim. dum.
vivi probabantur bonis et monui
jure cassation* Crcsno de Officia,
chez tous
Novembre^ 1796»
A a
TELQIJML PEUT
ET QU'IL SD#IT ÊTRX
Lé norù du Père des Gracques sert immortel comme
'» celui de Romè mais ses enfans détestés pendant lent-
vie de tous ?esgeiisde bien seront regardés par la
postérité comme des factieux que tout citoyen avoix
droit d'immoler à la Patrie. Çicero aie Ojfj/îçiis>,
IL des volumes, mais on-, j
J ne peutjdire q4un petit nombre de Vérités fut L
ce qui concerne la prospérité des Empires.
i Chacun sell étudié àvdécouvrir les caufesdé
la révolution» c'eft-à'dire, de, la deftruâion dé
monarchie
Quelque6-uns! ont fcr^ les reconnoîtire dans le
defpotifme de V. de Brientie mais je fuis bien
éloigné de yeconnoître un defpote dans le prin-i
tipal mi^t^re*
Sa pr^tnière^ÊMtè après celle de
quelque rorte, arraché le miniftère dans un tem»
burette place ne pou voit offrir que des ccueilS,
konfiHe en ce qu'après avoir reconnu & pro*
qui-
,que la rOI ne forment
on. le vit céder aux que
Necker dont Il fut plutôt
ne fut le
être gravée
trône.
ne devez employe,r le force dans
Il bien
Près, de chute, quand en
parla
liter jamais
ans pour avoir
vaincra, quand il Ie fut vaincu
Le peuple qui
prend de
fourreau il en du prince qui
'obligé de
..•/̃
(

Le peuple,
méprifà comme de vaines parades les exercices
0e M. de Brienne leur fit faire chaque jou^
aux poriei & drnï Tcnceintô du Palais,
Lies la rue Saint- Antoine &
de la rue lëgâïdées
comme des maiïacres qui indignèrent le peupV
Cette fcience ne doit pas être celle du peuple,.
K de. Brienne chercr?â\| découvxir tous tea
coupables & à les punir au lieu qu'en les con*
noilîant tous, il auroit dû teindre de:les ignorer.
C'étoit ùn.e grande faute fur-tout dans un
moment où tous lei efprits étdient livrés à l'sf-
fervefeence.
Il me falloir pas mettre a la Badille tes douze
ieignear» de Bretagne, il' fuffiloit d'arrêter le plùs
turbulent mais 'c'étoic un ônge qu'il n'auroit
fallu rendre qu'à la fin des troubles.
Il ne devoit point avilir M. Defpre'mefnil en
le fefant conduire aurt îles Sainte-Marguerite, ni
fouffrir que l'on fît le iîège du Palais il fuf*
fifoit de remettre chez ce
du roi; fie jufqu'â ce qu'il eût oba le laifler eh
prbie "uîc/ craintes qu'infpire un monarque qui
cours de fes vengeances.
jf 6Ï
En l*arrâchant avec violence du temple de lajuf.
timèns, & cette faute était capitale dan^m temà
où le parlement repouflbit 4«u^ Impôts
une confiance qui. le rendoi? rjdolé du peuple,
La vie privée de Louis XV décèle des foi-
eft exempte
& ce roi, dont
Part de
gouverner étQu inné en lui; jamais dis-je, fes
«ntnirlres ne fe. permirent de mêler l'outrage i
la punition. ̃ :si
Un Monarque plaint le iujet contre lequel i\
eliè obligé de févir. v
fl-rs d,e votre prifonnkr
peut être lui-même vantera vos vertus.
La, magnanimité, de Defprémefntl change
CCtte polîibilfté en démondrttion. L'amour- prai
pré5 de ce magiftrat n'eft point humilié lorfqu'il
publie (on repentir iublime,. On* aime fur' tout
5 4e voir, embrafler l'ombre du vertueux d'Qr-
jneflon & rendre hommage à fes mânes véne%
tables consultée»,
M. qu'avec rintentior»
gïand,
péril: il n'en eft pas de f^mblable
de',voit naître d'une- tenue
1..il
Cet aveu vous
quelquefois des occasions où un roi doit déployer
toute fa, puiffance & roppofer i es demandes
Quand vous frappez le peupîè par u'n gfahi
fpeftacle, vous îe livrer a une agitation dont
on ne peut' calculer des no-
tables, dont* j'arois ëcé là eofleht
jétéaffemblés, fur la prière 'que' (nie
au roi; aurait
taux. ̃̃l* ̃ •
Âu fond, cette violence dont on avdit.ufé
envers M. Deprémefnil
tuiion:les
rance pàflîy«Y.& te monarque avoir dans ti
main, le moyen de la pouvoir
frapper de nuHiE« tout arrêté rquî bor-
oes dudevojrk. ;l .̃'̃̃ -y' r:- ̃ •> •̃
Je vois dans M» de. Brienne le: agitations de'
rimpuifTance i &, même le* convulfiont du dé-.
fcfpoir le dépttde-U colère t
& principes
cet Etat.
Outre
vib'dité des premiers magiftrats des parlement
On accufe les 'rois de des def-
(C )
moyen des ,hautes
été
d'autres fautes
qui
cette
comme le ou
!*ouvrage de la providence, ne
peut ci, la, main de
ciment
un homme
dont il
Mon un- coup que
ron contre l'Etat. Le prince; peut quel-
Ion pas que ce:
,le le an
_il-.ce 1 le mM pas
Jescorpt rivaux de fa tenvoi
triomphe! qui' ces Corps au..
̃̃̃»,>̃>
ljbre-
mgnXv^ç autant qu'if leur çonnoîw^it, des vjjiçs
Ce qui ruine néceffairement une rnonv-
chie c'eft l'incertitude dn monarque elle
iminue la confiance qu'on avoit en lui &,
^parconféquent, tend â détruire ceux
qui lui font le plus dévoués; elle donne naif-
fance aux partis 8c fî loi (qu'ils Cont formes
cecce incertitude ne ceiTe pas la guerre civile
Le pr'mce^qui, dépouillant foncaraâère, choiltt
le parti qui efl armé contre fon Etat, fortifie cet
partis loin de les détruire. On combat pour lé
prince contre le prince; on défend fes vdroi»
contre l'illufion qui Tégare.
Un fouvetain qui lutte pour détruire fi puif-
fance, fort de 4a chaîne des êtres» comme
on. ne peut. üre da fnn coeur,on jugé de Ce.
fentirnens par fon di Voir.
François 1 chacun ds ces réflexions eft jufti-
fiée par un événement; il ne refte que la guerre
civile & vous en reflerjtaz déjà le lerainfunefte
ce ne font pas fes enseignes fatales qui font le
plus craindre, mais les incendies & Ica meur-
tres qui en fant les avant-coureurs & qui fe
commettant impunément au milieu de vous*
(f°>
befoin <jué d'une feule vertu j & cette vertu
dantffes volonté*»
D'u'n côtéjUn Moriarque a trop d'élévation pouf
erre préfumé pouvoir fe foumettre aucun ju-
gement de l'autre on auToii trop d'intérêt à le
trouver coupable pour qu'il pût être innocent.
I! plus ou moins criminel qu'autant
qu'un confpirateur d'adrefle.
La, philofophie a été pour npu$ iïflc fourCè de'
Quand TaVeugle Be|zàsrei«et
rnaindu peuple contre fesrois
débets moyen* quelle autorité nous donne-t-it
pour calmer i'ivrefife ce peu pte ? Quel
génie lui apprendra né jamais abufer de ce pol-;
C*eft par mîniftre qui
le foumet ta refponfabilité, ligne ta ptofcHp»'
«on ou mort t6t ou tard, il faut
combe ou qu'il facrifie les intérêts de la couronne.
Celui qui exerce un grand emploi doit avoir
une autorite' proportionnée aux paffîons qu'il excite
Et je arrière pour moa
car j'en ai Fait la plus trifts & la plusdoutou-
reufè expérience. Les jouifisnees d'un mîniftre
ne font pat un fruit que ptoduife fen fiède.
r Les journées les plus délicieufes font la coi*»
{ fiance la faveur & t'amour des peuples il n©
doit les chercher que dans la pointe.
On ne fe raie aimer dans les places éminen-
tes que par des
l'on faix répandre & entretenir. François ,e\itez moi
la douleur de faire l'application de ces maximes»
Un miniftre n'acquiert votre faveur qu'aux dépens
de ion maître cette faveur eflace l'éclat du
Un' niir^iftrê doit vous confacrer fa vie; il
vous doit uk façrifice infiniment plus granidhencore,
çeïuiv de renoncer a votre amtiur. Mats' cette
vie dont il vous doit le dévouement, fublTme il
ne doit -paîla perdre ïqus un
L'avis & le confeil qu'un roi dé France étoit
ôblïeè de demander
les doléances des peuple* les remontrances dét
Cours, la publicité donnée à fes volontés, la gloire}
a laquelle un monarque ne peut renoncer; h
Çrospérité ou le malheur d'une nation, les mur-
mures ou fes bénédictions: la bYrfoeïtive tou-
les écrits de tant d'Hommes éclaires ..écrits du il
dé la força du gouvernement les difeours des
v orateurs facres étôiént *ui" frein' qut dévoit nota.
Mwurer contre la tiranniç^
( il )
Nous deyons faire ici une réflexion bien con-
folante pour le peuple c'est que dans ce«e Ion»
gue fuite, des la France, on n'en
apperçoit aucun qui fon- paître appliquer la
qualification de tyran..
> Louis XI et Richelieu eurent en perspective
là gloire & le bonbëur du peuple. Les afte^ du
defpbipsme que déploya furent une
impolfîoa de ton amour pour la gloire de fa
Quand ce monarque parle de s*immoler lui
& toute fanobleïïe, ce nVil pas pour lui-même,
t*eft pour fon peuple qu'il médite ce noble fa-
La décadence de la monarchie prend fa fonrc*
fur-tout dans le mélange la des Grandi
les uns 8c les autres
vLe droit de confeïl qui appartenôit, aux Grand?
doléances ou^de faire des remontrances qui ap-
partenoit au peuple^Scdonc \cs Grands euz-mâmes
dan*
/^toaie fon Snérg» le font cKàrïge^ en oppofîtion,
au grand damaient de la cWe publique. Cette
opposition t privé le peuple de fes
T.ïù.
au dêspoùfme qui a toujours agi quand il devék
Je n'ai point para jufqu'ici contraire la loi
mettre & je ne m'y oppofe en ce Jnomeht
je
pas -pour moi) que parce que je dif-
cute les maximes d'Etat. On ne peut »connoître
pttatr juges que des homme» fans paiïïèns 8c fans
întéïêu contraires & malheureuiement un mi-
niftre de France n'en peut avoir d'autre que- le
roi, dont il doit, d'autant moins flatter les vo«[,
Iqntés defpociques «qu'il eftfans cefle expofé i\
en \4jtre victime. i
Envain direz-vous gue, vou* ëtaBKrez il ref».
v ponfabilicé fur des loîx axes mais pour peu que
li'on ait d'expérieaçe on fait ce qu« fon^ !e«
loix. Elles peuvent être ua piège d'acier fous.
un règne, une toile fra^le fôus un autre.
Au (urplus il n'appartenoit qu'à des homme
égare' par la haine d'eftàyer de faire croire que
j'évitois de paroître devant un tribunal équitable'
Je n'ai cefle. de le demander, ce*^n'etoit
pu vouloir écarter la lumière que d'appeller
auprès ;du trôna les peiionnages les pluî illuilreu
le le» plus
élocfuenca.
plaies,, > fans ce-
tôùs
nos
je voÿois
uh fecouri
confulter 15 nâ-
dès
es dans
les événemem exigent -quel.
-qtfinèu^eiice -pour moi. ̃
&
auquel 'on le Prince
Etat reconnut
être afTifté des
nousdevon»
point auprcs de lui les hawis &
fis-)
fuffifans Barons les Evoques
Cette conîufion des
ordinaire du Roi avec, les & 7
Repréfenians du peuple date de
i-dire, de, l'arrêt par lequel Louis :VIII accorda
voix délibéfative aux grands officiers d^4a Çou-
ronne, au jugement d'un pair de la France? ce
droit s'étendit dans la fuite & par deg.é aâx
Loin de vouloir arrêter le cours de la révo-
lution dans ce qu'elle peut préfepter d'avan-
tageux je veux au contraire contribuer à au
accélérer les heureux effets..
L'ÀrTèmbiée Natiortale pourroît
Monarchie fur Ces anciennes bafes elle pourrdic
rendre au Roi fes tonferU & au peuple ses Patrons;
mais elle doit corriger Tes propres ovations:
^je ne voit: -test ou pretqoe rien qb'elîe ne
doive changer, corriger ou détruire.
J'admettrois i la rigueur h divifiôn de ta
France par département; mais ên îeuf donnant
un centre de 'réunion pour je
voudrois qu'on en fît plufleun/pouf
but ion dés jtiftiâès Je vbudrois qu'il y eût une
certain nombre de département
;c'i*J
ciaire en quatre grands cercles» Cette proportion
recevra Ton cîeveioppehiént.
régénérer ta Fiance* je yeux la rétablir ,8c vous
montrer Relias rajeuni > en ucimnt pif fés liens
naturels toutes les parties de ce beau royaume»
tionate, qui ti'auroient yarnàis^û aspirer à l'honneur
é'y être àdmis, ^cNqui ne s'y font fait connoitre
jque par Mes principes capables d'ébranler tout
les Empires & de répandre dans leur aein là
'terreur. '-̃ • -V*
On e4 ta néceiTué de la fanflion
du roï une volonté
libre an lui cette volonté ne peut s'admettre, ̃
tant qu'il est dépourvu de force & d'autorité
pour la faire .valoir & la faire refpeâer.
Peut-on leluppofer libre » lorsqu'il n'eft en-
vironné que de tableaux de
traits déchirent fon orne &" je lui connois trop
de fenfibilité pour renouveller )
les ^douleurs.
Un roi, qui eft libre, rt'étend pas une main pro-
pice fur les inftrqmens, dont- on fa fert pour
dont vous vous ierver moins, pour décdfer fet
;tvï
fers, que pour les déguifer aux yeux des peu-
ples. I/efclavage fous le dais ne fera, jamais
limage dé la royauté
Un rôiyquUeft libre rappelle auprès débita
6mille' difperfee il ne fouffre pas qu'un fer aC-
qu'il a de pms cher. ̃
Un roi «qui eft libre, n'expofc pas fes jours
aux dangers, que lui offrent deux cens. mille
truire-fa puitfance; il ne milieu^ x
de ce formidable appareil fur |e^ traces fanglantcs
de fujet» fidèles qui viennent d'être mafficrês »
en défendant heaume.
Un roi, qui el libre au triomphe
des rebellés; il' ne marche pas au milieu de ces
rebelles t i la lueur des pâles flambeaux qui
éclairent la tête de fes' gardes, maflacrés fous (es
yeux & dans fon palais.*
Un roî, <jùi eft libre n'admet point a^ fon au-
dience, «il ne traite point en quelque forte; d'égal
un fujet indigne de ce titre & dont l'appro-
bation qu'il a donnée aux a
autorifé Ccoccafionné ceux qui fe font commis
dans toute la France.
Je netrouve pas de fupplice que l'on puitre com-
parer. celui. lA. Charles I qui périt dans cet»
Capitale où'je, devois trouver des jouiflances daM
(r8)
l'exil, ne m'a jamais souvenir plut
douloureux. c
Supposer cette liberté dans
l'accufer d'avoir autorifé tous les crimes, commit
contre fa famille contre fa puitfance, contre
lui-même contre son peuple <k contre toutes les
têtes couronnées. n.; ?
Non ce monarque n'eil pas libre. La droi-
turc, & la bonté de fon cœ:ir me font trop con-
nues, pjur quç jepuifle ccnferver l'ombre d'un
Soupçon. Mais il feroit libre ^que 4'après les loix
fondamentales de fon Etat il ne^feroit pas çenfé
l'être, puifqu'il eft teut& ifolé dans fa cour
n'ayant eu pour miniftre depuis moi »,qu*un prê-
,ne qui cherchoit Tarifaire les defTeins de loft
ambition 8t cet étranger qui après avoir
travaille '"pendant feize à dix-fept ans â miner fa
pui{Tât|ce vouloit lui perfuader quele feul moyen
de la reprendre é|oit d*en facrirler les tritles
Le roi n'ayant pu donner de fanclioil 3 la
loi il eft edentiel de trouver un rem2de pour
conferver ce que les travaux de l'AiTemblee pour-
roient préferiter d'utile.
Sur-tout que l'on ne m'accùfe pas dé contra»
di8ion je n.approuve rien à la rigueur de xe
qu'elle a fait mais je propofe un plan cône!-
liatoire.
( if)
ëoMftrice peOplte'
paiflte balancer à Jûi en
teTfibigfiagé. /t'A^eniBféè- paraît Kjï
rdéftrfts garder? reL
tour. Ce n'eft point vouloir partager rEmpire,niais
drfhii Cette qui; le
eltc-même le fuis bien éloigné de lui attribuer J
en foh nom. Elle eft elle-même ddmihéé par
cette audace qui a'ehfa\igUmté les marches du
trôfiè « «néantï i'auteT Non-fealement elle doip
rendre au monarque fes gardes fidèles elle doit
encore l'inviter à convoquer les Grandi du royau-
me, les Princes les- Ducs-&-Pairs. Il faut re-
lever' tous les courages abattus. J'ai invoqué
la lof^de Solon qui met au rang des traîtres,
celui qui fe tait la vue des dangers de fa patrie.
-Il ne fuffit pas, de rappelier les Grands, il
'̃ fauttpout leur fureté) rétablir lés corps militaires
&j)et tribunaux q-ui font faits pour maintenir
la difeipline dans les armejs la tranquillité
dans, les villes.
il faut que l'eftime & la bienveillance du
prince 'dédommagent le minière des injulüces du
peuple.
principe le où Ton gio^
ne peuvent tarder â le répandre dam noue ,maU
heureuCe catrie, & à !a xéduire en cendiep.
titutives de. )a monarchie & no» nujur»
jmais bien une révolution
& celle Ià mime qVûuiiquent les cahiers à u
Songez la fîteation du
i même vous pourriez fufpeâer les intentions de J"-
Louii XV^/vous ne douierez pu qu'il ne fe
rendue vos voeux pour peu qu'i.» •
dérés. Peut -il defuer un, plui grand bonheur,
(où royaume.
Les Grands, d'après les loix de l'Etat, dont
réclament rejtécjutiôn n'ayant d'autre droit que;-
celui 4e confeil
i 0
& Von îie doit pas dbutef
qu'il jrapprouye* tous ceux qui méritent d%r«
remporte 'dans une mBan'è de
Ces décrets étant émanés de qui
fans miffiôn au moins diréâe g*eft continuée
ne ?1 compose que do
bailléges
projets fur lefqueb Te ro'réft. entièrement maître
de ftatuer.
Nous ne manquais par de bons écrits qui
traitent de l'inrluence des rois de Frâpce la
légi^ation :&• fans encrer dans au cûiiie con-
̃ ̃ troverle pn peut s'arrêter 1 ce point que Ton
ne peut réfuter au roi la liberté de propofer de
«^Heures lois que celles qu'on lui préfentë..
Cést dans cette confiance qus j'offre
plans. Un des. grands moyens Hont te fcrvoienc
pour rhé\ rendre odieux,
étohâe m*açcufer de vouloir
mais ceux qg> me ftodoient quelque juftice
voyant bien que les. plans que j'arois prcfence't
lottque fétois i la t£te du mimilère « la, rendoient
̃: ne demanderoit aucun impôt.
( A* )
Peu d'hommes font aflez juftes pour appré-^
cier les fejrvices
/tî^ue. Accoutumés à jouir,
procure la prote&ion de l'Etat cette protection
eft nulle pour eux; voilà pourquoi ils ne cef-
ferit de fe récrier contre les impôts.
La nation eft à cet égard la veille de con-
fommer la plus grande faute qu'il foîç poflible d si
concevoir, & cependant cette faute eft un effort
de la poliçique dans ceux qui ont conjure la
ruine de la monarchie il n'y avoit pas de moyens
plus -certain de l'opérer,
L'A0epiblée a déclaré que les biens du clergé
font i la la nation 8c donnant
ce décret une interprétation une étendue
qu'il iembloitne pais avoir, elle a fuppofé que
la propriété appartenoit dès-îorrii' la nation,
& par la plus faufle des conséquences, elle, va
vendre ces biens. f ̃-
Je' ne reviendrai pas fut tes objets que j'ai
tiques ,& je crois avoir mis en évidence que
.ce décret & fon interprétation font la fpoliation
la plus odieufe que ..on. ait jamais pu «once-
La vente eft très-certainement une fauflê cbri-
féquehce de cette prétendue propriété, ta nation
-ne pourroit l'avoir que poui là conserver.
-(̃*}̃)̃
,u*
me p^rmettront-ili
de ïeur- demander la manière de confoHder le
contrat
Tout marché fuppofe.ua propriétaire & la,
s
Je demande où' eft '4» propriétaire? on^me
répond que c'eft la natter ators, ou eft Hfga-
Iké ou! 'eft la loi ? où eft le tribunal pour
me protéger contre cette nation fi redou-
table auMn oins fi puiflame ? Si d'un feul mot,
elle enlèveVà l'éelife& à ta maifon royale toutes
leurs propriétés, à m'enlever e
à moi particulier ifolé-, cette propriété que
j'aurai acquife, quand elle n'aura plus à con-
feffer qu'une erreur* déjà démontrée dans toutes
les confetences?
fe tait en ce' moment; mais ^Tw-jour viendra* &
peut être qu*eîlev fortira de
cette léthargieappar(intej& qu'elle réveillera danà
ces confciencës trop tièdes ràmoùr de la religion
& de
On attelé cette nation n'eft
qu'une a(Tembléè éphémère* plus défaftreufe que
les fléaux qui dévalèrent l'Egypte. Elle paiera,
comme ces fléaux, & il n'en exigera qu'un
douloureux fou venir; la nation reprendra fon
C*4)
caraSère
elle siappercevra bientôt ijue c'eft ujjl defpottfme
qu'on exerce fous fpn horfl.
Dans cette longue fuite de fiécles que pré-
fente la monarchie françoife on ne voit de la
part des rois aucun attentat contre les propriétés.
Poux les arrêter dans leurs, devins, dont/fou-
vent vous ne pouviez pénétrer la jydice »"m vous
fufBfoit de leur dire vous n'étes point des défi
]>Qtts. Si vos décrets fe confojidenr, fi .par le plus
grand des malheurs, ils acquièrent force d^ loi «
un roi po<irr^»ous répondre je fuis défpotf
quand vqas avez eu l'autorité vous ave{ etc. des
Vous vous appuyez fur. le principe le plus
dangereux & en. mems tems le plus faux. La
générale fusant vous, fait la loi, &
cette volonté n'eft en ce moment qu'une illu-
i;on générale., ̃*̃̃
Vouléz-vous décider fi le torrent dé vos opi-
/nions a fa four c» dans cette volonté ou dans
cette ilhijtonï vous avé^/Un moyen fur pour ne
pas vous tromper c'eft d'examiner fi cet.e fource
efl la juftice. v
Toute volonré dont l'iniquité eft la bafe» ne
peut pafTer pour loi cjuî chez un peuple abo-i
minable.
Cm)
Cependant, je fuppofe que Ton ait le dfô^c
de confotnmer cette vente, & j'ea examine les
conféquences. Une fois qu'elle fera cônfommée
les agent du corps politique ne -présenteront
plus que des membres pénurieux & à charge
Cette maxime, qui n*eô encore que le langage
des raclieux que Conptut bien fi paffer d'un roi
qui coûre fi cher devieàdra la maxime du peu-
ple, & les corps administratifs, une fois levê.u»
de l'autorité, ne s'aviferont jamais de le faire
Je me luis explique fur la perfidie du minif-
tre, qui dans la difcuflion du veto, fe rcftreint
au veto limité lorfqae la majorité alloit donner
.eu toi le veto abfolu.
Un auteur peu connu, mais dont la brochure
eft profondément pensée & fortement écrite
croit que cette perfidie que je reproche au mi-
fiiflre des finaaces, étoir une adrefle pour ne
pas fouiller le trône d'une opération qui lui
étoit utile, afin d'en faire retomber tout le-dieux
fur la nation à laquelle il cachoit habilement
tes dépeins.
Mais alors, ce minière s'eft trompe. Toute
illufion n'eil que pafiagère & trop de mains
font in te reflues à déchirer le bandeau qui cou*
vre les yeux du peuple pour croire que celle
(«6 y
qui l'égaré en ce moment, puiffe durer des
Et cette illufion en: funefte au trône même.
Un roi est comptable aux yeux de la pofté-
ritë de la le'giflation de {on fiècle & Louis
XVI qui, par cette conduite oblique & tor-
aé-
tourneroit de fa race cet amour qu'elle eft
faite pour infpirer, & qu'il veut que l'on re-
garde comme {on, premier droit à la couronne.
Et que gagneroit Louis XVI dans cette
lutte perpétuelle de l'autel &. du trône pour-
soit-il fu promettre un feul infant de tran-
quillité' .& v de bonheur Une politique auffi
faune ne peut aucun re'fultat heureux.
Et fi la révolution s'opère de .cette forte, il
faut qu'elle entraîne la chute de la retigion
romaine, ou s'attendre une éternelle divifion
entre l'Eglife & la maifon de Bourbon.
Niais quittons les (intérêts de l'autel & du
troue, ceux de la nation fuffiront pour nous-
détourner de Ïa vente des biens du clergé &
du domaine du roi. Si jamais j'avois incliné
pour la vente de ces dernfcrs» la révolution
m'auroit infpiré une réfolurion toute différente..
Elle nous a montré que quelqu'affernïi que foit le
trône, on 4oit totijours craindre d'en ébranler
fait le. bonheur de te^t!e( Hofpitaliëre 4'ofr J
j'égaie d'éteindre des
ravagées voilà pourquoi j'avois etende les droits m
de majiatiun bien au-de]à dèslimites que Locke,'
Newton, Burlaiiiaqui, & l'auteur de l'efprit des
.loix ont tracées aux peuples qui fe gouvernent
poit & de revenir fur me$ pas à la-vue de
ces désordres, je rentre dans un cercle d'où je
vois combien ileft dangereux de s'écarter. \t
-La liberté angloife eft un mets d'uné^ digef-
tion trop pénible cette conftitution que l'en
•vit Sortir du choc de deux factions rivales* né
peut nous convenir. Le caractère franço:s exige des
leviers plus {impies & ne peut fouffrir ces
contrepoids que le génie de %otre rivale put
fëul inventer « & que lui feul encore peut diri- y
ger & entretenir. 1
Les fpeclacles ne font déjà plus un lieu de
déjafl'ement les partis ne s'y rendent que pour
voir de quel côté eftja balance; c'eftainfî que
s'eflayent les factions peut-on douter qu'elles
ne s'apprêtent à répandre le fang ? Déjà les
chefs fe difputent le commandement des milices
nationales: & celui qui les créa confentira-t-il
1 abandonner, lorsque ctft l'efpri| de. parti
:(t8)
& non le mécontentement qui confpire pour
rival.
Cependant c'eft moi qu'ils accusent de cher-
dter à exciter ces guerres matâmes protef-
tarions, les folliculaires me repréfentent encore,
'voyageant dans les déter-
miner les princes réfugiés & les Souverains étran-
gers à venger la caufe des rois. Qu'ils font
wfênfés ces bruits & que pourrais-je apprendre
lux rois qu'ils ne fçuflent déjà?
Mais quand^urois conçu ce defir dans l'état
des je demande qui pourroît rt^'en blâ-
mer ? Si n'ayant en perspective que la balance
des maux, il falloir opter entre la guerre ci-
tile & l'odieux triomphe de l'anarchie, aucun
homme d'honneur ne pourraic balancer. Le»
gaerres font fou vent des crifes utiles les
journées d'Actium & de Pharfale n'ont im-
primé aucun opprobre au» i.om romain elle*
préservent un peuple de ces' crimes ¡,nobles
&atrj»ces, que |a peur fait commettre aux lâches
(¡ne leur prompt déshonneur force de s'éloigner
du drapeau. s
Cependant, A mes concitoyens! foufFrez que
je décèle à vos yeux la profondeur des deifeins
de vos perfides ennemis Quand ils vous ac-
eufent de méditer un crime contre eux, c'eft
tlors qu'ils commettent ce même crime contre
de & c'eft dans cet même qu'ils 0nC
G'eft
danser que le roi
qu'ils
chpf 4e; pu I»
avoir'.
de maifon militaire. S'ils n*ont poirit etïcove
dont ils
com- i
& ont combattu le fyftême
d«nk
dépendance^
poKs foetal &.
v f V"oye« lés éclaircissements
i,r, -ri.x:
reports confiance '& des befofn*
de l'un, fie d£
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doit défendre Tcoflnlè tô«ë ♦kàeiîtec
fa courdnne pourroit
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varî* '̃' ;£ ?:'r> jnîÉtTfriOD ir.» j3
On *telikr(
dut^e de
qirdle ait occupé près de quatre
de France
met de. l'arnlïittnw Jt
trouve, cetw càufe^ dàn* de l'impôt
dont le nom &r le*: vexations
inconnus.- ̃
les fois guit.po^r, accomplir e.iver» lui !e|
la royauté ^«e deman-
dqwnx futCorp» -focisil qu'un libre & pur
hommage né pouvoieitt1 lui