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De l'Influence du règne de S. M. Louis XVIII sur le bonheur de la France et de l'Europe, par Auguste Hus,...

De
19 pages
L. Beaupré (Paris). 1825. In-8° , 20 p..
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DE L' INFLUENCE
DU REGNE
DE S. M. LOUIS XVIII
SUR LE BONHEUR DE LA FRANGE
ET DE L'EUROPE;
PAR AUGUSTE HUS , HOMME DE LETTRES ?
Décore de la fleur - de - lys , et filleul de la feue Reine de France ,
épouse de S. M. Louis-le-Désiré.
Tu sonmets ton ponvoir à l'empire des lois;
Et le sceptre à la main tu rétablis nos droits.
Exemple mémorable et nouveau pour l'histoire,
Digue d' un Souverain qui se connaît en gloire-
AUGUSTE HUS . Vers pour l'anniversaire du
jour de naissance de S. M.Louis XVIII
L'ère des chartes royales datera du régne
de Louis - le - Désirè
PRIX, I franc.
A PARIS,
Chez LAURENT BEAUPRÉ , au Palais-Royal
Et chez DEBRAY , rue Saint - Nicaise , n°. I.,
1815
AVIS.
AUGUSTE HUS écrit par un acte de sa vo ¬
lonté. Il est attaché par sentiment au Roi et
à la charte ; mais il n' a ni place ni traitement
du Gouvernement .
A. Hus .
DE L'INFLUENCE
DU REGNE
DE S. M. LOUIS XVIII,
SUR LE BONHEUR DE LA FRANCE
ET DE L'EUROPE.
V INGT-CINQ ans d'essais infructueux pour
être libres n'avaient produit que l'agitation
et le malheur. L'anarchie, couverte du pres ¬
tige de l'éloquence et du génie, a caractérisé
les époques des assemblées constituante et
législative , parce qu'elles dépassèrent le
point de liberté que comporte le caractère
français. L'anarchie sans formes, l'anarchie
sauvage et sanguinaire , la force entre les
mains d'un peuple qui n'était plus qu'une
populace, signale l'époque orageuse de la con.
vention nationale, où l'armée seule conserva
l'honneur de la France. La royauté en bon ¬
net rouge parut avec le directoire. La bourse
alors était au Luxembourg , palais consacré à
(4)
Plutus et au dieu de Lampsaque. La force,
entre les mains d'un soldat heureux, fut pen-
dant dix ans la législation de la France ; mais,
semblable aux monstres, qui, dans le monde
physique , n'ont jamais qu'une courte exis-
tence, elle ne dure pas long-temps. Dans l'état
actuel de nos lumières répandues dans toutes
les classes , il n'y a de vraie force pour les
Rois, comme pour les particuliers, que la raU
son et la justice, qui est la raison en action.
Buonaparte qui parla liberté' avec la tyran-
nie dans le coeur ; Buonaparte , général , vain ¬
queur de l' Italie avec une poignée d'hommes ,
et dans la première jeunesse, fut entouré d'un
grand prestige de gloire militaire, dont une
partie appartenait à ses lieutenans et aux
soldats-héros qu'il commandait. Buonaparte ,-
consul , après avoir été fugitif de l'Egypte ,
diminua le prestige attaché au simple général .
Buonaparte , monarque, le détruisit tout - à -
fait. L'empereur tua le général, non que le
soldât usurpateur du trône de saint Louis fut
dénué de toule espèce de talens, comme on
l'a dit en faisant une injure à la nation fran-
çaise ; car Buonaparte fut plus qu'un homme
ordinaire , et l'impartiale histoire, qui n'a ni
haine ni amour, le jugera ainsi. Il fut sou -
'(5)
vent un homme extraordinaire, car tous les
moyens lui étaient bons, mais il ne fut jamais
un grand homme, car Buonaparte n'eut point
de vertu, et on n'est grand homme sur le
trône que par le coeur et par la sublime
alliance d' .une grande âme avec une tête à
conceptions vastes, généreuses et libérales.
( Voyez Louis-le-Désiré. ) La chute de Buo-
naparte du premier trône de l'univers vengé,
servira à jamais d'exemple aux tyrans et aux
ambitieux, si les tyrans et les ambitieux, ces
deux fléaux des peuples, peuvent profiter des
leçons de l'histoire . La France respire, ...
Les lauriers restent. . .. Les cyprès disparais-
sent. La liberté publique conduit en triom-
phe les Bourbons ! .... Louis - le - Désiré rè-
gne /. . . Le problême du bonheur des na-
tions est résolu ! Les ombres augustes des
Titus , des Marc-Aurèle , des Henri IV et
de Louis-le-Martyr se réjouissent dans leurs
tombeaux. Jouissons et rendons grâce aux
Dieux.
Opinion publique.
Lorsqu'un Roi, d'une auguste race de sou ¬
verains légitimes, rentre après de longs ora ¬
ges dans son domaine , ou lui et sa famille
(7)
L'influence de la charte sur la nation fran
çaise aura l'avantage inappréciable de créer
un esprit public en France ; c'est une espèce
d'électricité morale qui supplée à tout, et
que rien ne peut suppléer. Les Français , à
l'avenir, à l'abri de l'anarchie démagogique
qui rend les hommes furibonds , et de la ty ¬
rannie qui les rend stupides , porteront dans
toutes leurs relations civiles, morales et po ¬
litiques , cet honorable désintéressement,
cette noblesse d' âme, cet amour de l'ordre ,
de la décence et de l'humanité , et cette élé ¬
vation et libéralité de pensée qui est tou ¬
jours le fruit d' une sage liberté ; tel sera
l'effet nécessaire de la charte royale, dont
Louis XVIII a fait présent à ses heureux
sujets, orgueilleux de l'avoir pour souverain
et pour père. Les Français auront un esprit
public , et c'est à leur Roi qu'ils le devront.
Agriculture et Commerce.
La Franc e, riche de productions en tout
genre, sous une température favorable an,
beau développement de l' espèce humaine,
baignée par deux mers, active, militaire,
industrieuseposséde en elle - même toutes
(8)
les sources de la prospérité publique. L'a-
griculture et le commerce sont les deux ma-
melles des Etats , et dans le mécanisme de
nos sociétés modernes, parvenues au dernier
degré des jouissances de la civilisation et du
luxe, le commerce est devenu si important
que persque toutes nos guerres sont filles du
commerce, qui n'aurait dû qu'établir la paix
parmi les hommes. S. M. Louis XVIII, pro-
fond dans toutes les parties de l'économie'
politique, pour perfectionner l'agriculture
et le commerce, honore ces deux arts par
cette puissance magique qu'ont les bons Rois
d'élever les âmes avec un sourire d'approba-
tion , avec uu mot flatteur, par un ruban ,
une croix, talisman de la gloire, et premières
des récompenses pour les âmes généreuses.
En estimant les hommes utiles , on les rend
de plus en plus dignes d'estime, et l'illustra-
tion qu'on accorde au cultivateur laborieux,
fidèle et éclairé, et au commerçant probe et
à grandes vues qui, par sa bonne foi et d'hon-
nêtes spéculations, enrichit sa patrie, et
fait fraterniser les deux mondes ; cette illus-
tration , dis-je , monnaie morale et inépui-
sable du souverain, rejaillit sur l'agriculture
et le commerce, qui se perfectionnent par ses