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De la nécessité d'une contre-révolution en France, pour rétablir les finances, la religion, les moeurs, la monarchie et la liberté ([Reprod.]) / par M. de Montlosier,...

De
50 pages
[s.n.]. 1791. Contre-révolutions -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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M ÇJ N lE.
eu la bonté Monsieur de
travail qui peut vous
expliquer les intentions des Emigrans, et
lesJieureux effets de leur prochain ëntrée
en France, J'ai cherché, aussitôt, à rem-
plir vos vues» Vous voyez Monsieur que
J'ai l'honneur d'être, très-parfaitement
Monsieur,
Votre rrès-humbte et- très-
A
DE LA 'NÉCESSITE
D'UNE'

monarchie et la liberté,
{Par M» de
Premier»
te roi, fatigué de tontes tee
oscillations «l'un gouvernement que des réiis-
timide et incertain, se fut décidé à convoqué
et de conseils de route la
résolution ferme et g-'néreuse de remettre la
nation el1 possession de ses*anciens droits, et de
se dessaisir, en sa faveur» d'une partie de la
,par 'cette ^ommotion
dans les lois, dans rol*t le système
des relations et des habitudes nationales se trouva
dés-lors avoir éprouvé une révolution.
C'est cette révolution, fruit de la prudence et
la- bonté du monarque, qui devoir régénérer
la jamais tous les
anciens abus; t'est cène révolution qui dévoie
abolir les lettres -de-cachet donner une juste
mesure la liberté de la presse faire cesser
tous les privilèges et rous les impôts onéreux,
rân'dfe les emplois et les honneurs accessibles
s\h mérite dans coûtes les citoyens;
c'est cette révolution :*]uf en conservant le
clergé autour des autels, comme la noblesse
autour du trône, aurait, appris au peuple à res-
légitimes d'honneurs,
;de richesses et de considération en même temps
aux grands que tout est égal
devant Dkn et devant la ioi; c'est cette révôlutioa'
les parlement ont sollicitée que
la nation entière a voulue; et cette révolution
était assez belle, sans douce, puisqu'an offrant,
tie la monarque, aussi bien que de toutss
de citoyens, îe concours généreux
grands sacrifices elle assutoit encore
*A
de la monarchie et le
la constitution française les fondeniens i de I*
liberté et de la prospérité publique. V-
Mais ce n'est plus Je cette-'
se garde bierfv d'honorer
-de plus mémorable de la
=bienfaisance. d'un' prince. C'est à la journée
du 14 juillet, où l'on vitrent mil!* homrnes
défendue; où un prince généreux, avare du sang
;de ses sujets abandonnant les troupe» qu'il
avoic rassemblées pour si sûreté, alla se livrer,
d'un peuple dé ré-
où)les grandes
-propriété¡ du royaume furent -démembrées et
dilapidées j à la journée du 1 décembre où
«elles du clergé furent envahie» c'est enfin
̃tout ce cours à tout ce cahos d'innovations ec
-de destructions opérées par l'assemblée mtîonale
toutes les parties de
politique et religieux qu'on donne aujourd'hui
qui est' la
pas de vouloir la liberté de son pays !e règne
\de. il ne suffit pas même
̃<̃♦!
tratiottî et d'appeler, M tous ses voeux une
constitution solide est durable protectrice de
Tordre, de larliberrê et des propriétés il faucf
du cierge, de la noblesse et de la morfatchiê £/^
i IC, faut approuver toutes les mauvaises opérations.
de finance, sur-tout celle des assignats il faut
.t regarder comme très-catholique la constitution
civile dii clergé approuver le seraient des prêtres
et être bien convaincu que tous »les troubles
qu'il cause sont un effet de la mtchanceté des
réfractaires il fa,ut penser que tous les forfaits
de la révolufion ont été un mal nécessaire qu'il
en est résulte de grands laiens, qu'il a été trèï-
politique (farinée le peuple contre les grands
propriétaires, aussi bien)que les soldats conrre
leurs chefs; et â l'égard des nobles et des^prêtres/,
qu'il a pu être bon de les commun
des citoyens par la loi mais qu'il faut sans cesie
les en tenir séparés par Avec cela
si on appartient à quelqu'une de c«s socictïs où
Tesprk que
cesse, au milieu des têtes les Plus actives et
les plus ardentes r parvient au plus hayt degré
d'effervescence et d'exaltation,
toute la force du terine, un bon
qu'on appelle un amt de la dévolution,
Ci)
A-3
suis: point ami de cette révolution là
pays, je suis attaché à II distinction des rangs,
itassi bien qu'aux justes prérogatives du sacerdoce
etdu trône; et comme, avec les principes actaels
de la révolution nom sommes arrivés à une
dissolution 1 entière des mœurs est de !'ordre public,
je veux la concre-révolurion; j'avoue que je la
désire sincèrement et je que tous les bons
Français doivent la désirer comme moi car |e
vais prouver qu'il n'y a que la conire-Tevor
lurion qui puisse rétablir Tordre' public et. les
finances, et ramener eu France ta paix, la pros-
périté, la liberté.
Nous avons été envoyés par les bailliages
pour connoître et vérifier la dette publique
pour mettre de i'égalité dans la recette et dans
les dépenses; en un mot, pour mettre de l'ordre
dans les finances et cependant près
de trois anJ que nbus sommes rassembles > la
dette publique n'est pas encore connue les
dépenses en
que les recettes ont 'été anéanties et nous
avons tellement mis de Tordre dans les finances,
que nous sn sommss encore, en Ce moment j
çif
a discuter tes premiers élémens de îa comp-
cependant que ç'étoit sur-,
sont devenues, ta matière de toutes les accusations
et de toutes les censures qu'il falloit prendre
les mesures les plus sévères pour rendre im-
.daiions. Or je demande aujourd'hui à tout
homme qui connoît l'état de i|ôï finances
quels sont les dbus anciens qui ne subsistent
ne soient pas aiîgmémées excessivementf Et <fue
fait au trésor publ' que ce ne soient plus
des nobles et des individus privilégiés qui en
corporations, si toutes les espèces d'individus
piiissaits l'épuisent avec leurs demandes.
saiis objet, soutenues de leurs sollicitations près-
santés ? Que peut gagner le trésor public. à un
ordre dïr^choses dans lequel les départemens»
en même temps qu'ils ont acquis de la force
i.ont a^is dans la même propWion pour
se faire al*order» sans cœse des indem-»
à un oçdre de choses dans lequel on a
donné la fotee ceux qui payent four
cV>
A 4
i'ôter qui feroient payer ua. ordre
<ià choses dans lequel on a détruit tous les
riables et si incertains de, l'agriculture? Que peut
gagner le rrésor pu blic enfin à^un ordre de
choses dans lequel on a- substitue un stérile
papier à nosanciens métaux, et où tous les paye-
mens se font avec ce papier ? Car c'est sur-
tocrt cette opération désastreuse de papier mon*
noie qui semble avoir dévote sans retour les
finances et la fortune publique.
cesse ou une fausse monnoie ou des impôts
onéreux. Pendant près de trois cettté ans on a vu
successivement la gabelle/ remplacer
monnoie, ou la fausse monnoie remplacer la
gabelle. On sait combien l'altération, même
légère des monnoies occasionna de troubles
en France. Le royaume se souleva une fois tojç
encore conservée aujourd'ht» au trésor des
Chartres cependant entre ces deux extrémités
forcé de choisir,, il
encore l'impôt de la ga belle et c'est en quel-
1
que serre pour se libérer
et qu'elle s'est .con-
servée jusqu'à nos jours.
des assignats pour supprimer J.a gabelle c'est-à-
dire, en donnant un prix réel à la plus fausse de
toutes les donc fait. que
ramener aux embarras qui ont
sous le règne des Valois.
Ici je ne m'étendrai pas sur deux idées qui^'
diujs d'aurres temps pourroienr être assez gené-
c'est que réçonomie, si rare
espèces qu'on est forcé de sacrifier et comme
parties les? plus pénibles et sevencs de
je doute beaucoup,
trÊrne facilité se passer- des contributions
Ioisc|Velles sont en richesses.donjon fient la
source dans ses mains, soit capable d'y faire
mettre' toute l'activité et toute la sévérité dont
£jetse partie est malheureusement susceptible. En
tout la dure nécessité' ne se présentant plus
désormais dans la recette ni dans la dépense je
qu'oîufrè $$ laisse pas insensiblement
•' égard
lesquelles on imaginera, de remédier
de
je voudrois
nécessaire d'une
ni assise ni casée, et
me persuader en même temps l lorsque toupies
calme et d'ordre public^-Ec
cependant si cela n'est p:\s, si M calme n'est
"pas ^vec harmonie malgré les assignats, malgré
piomesses
malgré tous les- dédits cette banque! oute tant
et nous meivace.. Ec
n'est vrai,
du royaume, ce sont
de]
commerce, c'est relations dep
dans Tintcrieur dis
ou habitantes
( i° y
Ht certes, on a pu croire milieu des
otages actuels, que le désordre qui nous agité
ne serait que passages, ec que le mouvement
violent qui a tout déplacé seroit momentané
comme sa cause, et en conséquence les assignats
ont marché comme ils ont pu, pendant quelque
temps, soutenus par l'espérance mais si la cons-
citution une fois établie l'anarchie se conservait
encore, et sur-tout si. elle se montroit comme
an fruit meme de la constitution, et si l'em-
bairas des recettes ne faisoir. que croître avec
k multiplicité des dépenses alors il seroit inc-
viuble que les assignats qui sont arrivés jusqu'à
près de vingt pour cent de perte, ne tombassent
encore rapidement d'une manière effrayants et
que leur chute s 'accélérant sans cesse, ils ne
s'anéantissent bientôt tout-ifait. On croit que ce
malheur n'arrivera pas ejn France; ee il est bien
armé en Amérique, malgré l'hypothèque des
terres immenses que les États- Unis «voient à
leui disposition et il y est arrive au mitiBu de
l'ordre et de la pair, malgré les succès les plus
banian., conjurée pour
fiueitce la promesse et la garantie nationale» Ce
malheur n'arrivera pas; est il est bien arrivé au
temps de Lav, d'ans un temps oà la
(Il)
était au plus haut degré de splendeur. Lorsque
la force publique, se trouvant: concentrée dans
des mains vigoureuses., les subsides étoient exac-
tement levés les lois anciennes sévèrement
exécutées, lorsqu'en un mot route la puissance
nationale reposoic, non pas dans des clubs ou
dans des corps administratifs,, mais dans les mains 4
d'un seul homme. Ce malheur esclarrivé au
mais alors il f eut cette énorme
toutes les bourses
tous les
pleins; les réservoirs du fisc
mais ils n'étoient pas taris ce
ouvrit la fortune publique', en
restaura les fortunes parti-
culières et ramena bientôt l'abondance et la vie.
la fortune publique est an
niveau des fortunes particulières et délabrée
comme elles,- de quet côté pouvons-nous attendre:
des ressources? Tout J'or du royaume est dis-;
$ipé on a fondu les vases et les meubles d'ar*
gcnt, et tout l'argent a disparu; on m frappe en
monnaie tout le cuivre du royaume
nos ustensiles de cuisine
l'étain est déjà venu au secours du cuivre; le
fer viendra bientôt au secours de l'étain et
quand nous aurons sacrifié tous
'et «lorsque par une n'y a pas
tout notre numéraire aura attiré chez lui toutes ""•̃
nos marchandises root le produit de^rin-
duscrie nationale que restera- t- il à une dation
«ans or sans argent sans cuivre, sans; mon-
fioie d'aucune espèce t et qui aiîra consommé
tenitorial ? Er si' Ici calamités
immebse pour cet
Eq effet, plus la valeur de la roonnoic est incer-
iaine, est plui chacun ~A;Jnrérôt en r^dre sa fortuné
IfidcpcnJantc. Si ta craïnte qui s'attache h la
papier -m^noîe'wfs'attachoit a soHflté
de son hypothèque que resfe-t-ii alors? qu'alla fixer
il se fait des commande! de
cft papier. Apriis
que tout l'argent d'un c-sar çjt soni ,jS^«st donc dvidenc
qj* ici marchandise.? et toutes les productions nationales.
̃ En sor rent aussi par et qu'jl
H a )
nous ?
offrir aux nations étrangères
en échange des secours que nous irions leur
demandée
Dans le système d'une conrre-rcvolùtion au
nouveau mouvement sentant ie besoin d'acmer
en leur faveur tous les intérêts particuliers > s'atta-
ramener ,1a confiance et le
prédit public? Or. si par les moyens légitimes
qui seront dans leurs mains ils lèvent d'un
qui s'obstine entoures la
validité des ventes et q'ue, de i'aurfe, par- `
du ils assurent,
avec la recette des impôts
la validité des assignats que sous*
d'état ou de confianeey î'àssi-
valeur qu'il ne jamais
argent ou en. fonds, territoriaux dans
empêché qu'il ne devienne
le meilleur papier de banque de toute l'Europe
toutes et de commerce ?
il 3; la^créance d'une fraction par-
5 sans eesse les otages
populaires j que
(h)
d'an gouvernement siable et vigoareuï, et lst
confiance de la nation
pour hypothèque, des biens vendus par ceux
qui les ont envahis; que sera-ce, quand il auta
pour hypothèque ces mêmes Mens vendus par
'leurs légitimes maîtres ? Que sera-ce encore
quand au lieu d'être dissipés sans cesse en
dépenses de fantaisie et de délire ils n'auront
plus d'autre emploi que les créances connues ec
i légitimes de l'état ? C"est dbnc alors que les
assignats pourront valoir de
que de l'argent. Ainsi, ou tout est désespéré
en finance, ou s'il reste encore de l'espoir, c'esi
'dans la contre-révolution*; on il n'y a plus de
'salut, ou c'est la contre-révolution qui doit
Des finances, je passe directement à l'armée
,Ce.- après Tordre ces finances, je ne voit rien
de si presse rétablir que l'ordre dans l'armée.
sur ces deux points que les fautes sont sur*
.tout le plus irréparables..
L'assemblée nationale a vu avec une certaine
complaisance que ses ptipcipes, qui avoîent
armé le peuplé contre les grands armoient de
ttiâmd les, soîd?w Contre leurs chef». Elle à
in)
accueilli tous les soldats rebelles elle a repoussé
ies plaintes de cous les
été chassés emprisonnes massacres par leurs
soldats. Vasserrblée nationale s'est tue niais
des officiers ont voulu donner- quelques macquss,
de zèle et de dévouement pour leur prince, eje
ils ont été proscrits. En un mot lé plan de
l'assemblée nationale aetc de dissoudre la nation
et l'armée pour les mettre dans ses mains; et
comme elle étôic occupée à recomposer la nation,
elie a cru qu'elle recomposerait l'armée avec
-la même tacilicc.* Ce n'est pas ici le lieu d'exa-
quel point it convient, en poli-
tique, de recomposer les nations mais je sais
bien, du moins, que c'est un mauvais système
que de von loir régénérer une armée. D'abord,
il faut absolument» dans une aimée ^ûn esprit r
de corps ,et xout corps pe-'t avoir
4'esprit formé. Un vieux corps au contraire
qui depuis longtemps a ses habitudes1, sespié-
jugés son esortt tout formé, est un corps veri-
c'est un corps invincible. Les
Romains qui ont eu les meilleures armées de
senti
Chez eux le métier de soldat n'etoit pas
comme parmi nous une profession d'un petit
nombre d'années c «toir uu métier peur la vie;
[ans les, seules les soîdart
de seize ans «je sei vue; dans les autres »\
caries conservoit
Un vieux soldat en généra! papoissoic si j^réfieux
qu'onM'usoit, pour ainsi dire jusqu'au boat^êt
dans les diverses convulsfons
de cet empire^, qui eut aossf de fiéquentes révo--
luti^ns logique toui fut qilsous dans les nœurs,
«dans le gouvernement, toutes
nationales les armee;. seules au milieu de ce.
délabremtnt g£nén»l, demeorèrçhr en masse
'unies encore par ^'habitude de la règle et de la
Une autre erreur* de rassemblée nationale
est d'avoir imaginé qu'un* sftldrf pouvoir êrFe
un .citoyen., <ie la même manièfe qu'elle avoîc
itpaginé d^fa're de torts les citoyens def
et en conséqiu'nce >^|é a paelc aux $,old"a£<rte
langage de la liberté et alix citoyens le langage
des camps. ] e fait est q«'et|$ a
toutes les niciirs sociales en «inT1
habitudes m»lt:aires^ et qu'elle corrompu en-
ciant aux mtturs sociaïê^. Un soldat n'est doric^.
il ne t'en pas, et il
qu'il soit esclave