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De la Résolution des adénites cervicales chroniques par le galvanisme, par M. Philipeaux,...

De
9 pages
impr. de A. Vingtrinier (Lyon). 1859. In-8° , 8 p..
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s.
DE LA RESOLUTION
ADÉNITES CERVICALES CHRONIQUES PAR LE GALVANISME
PAR M. PHIL1PEAUX,
LAUREAT DR L'INSTITUT IMPÉRIAL DE FRANCE.
Les adénites cervicales chroniques peuvent être divisées
en deux grandes classes : celles qui contiennent, dans leur
intérieur, de la matière tuberculeuse ou du pus, et celles qui
ne sont constituées que par des ganglions hypertrophiés ,
c'est-à-dire ceux dans lesquels une phlegrnasie chronique a
déterminé le dépôt d'une lymphe albumino-fibrineuse.
Il ne sera question dans cet article que de la seconde
espèce de tumeurs, puisqu'il est impossible d'admettre que
l'on puisse faire résoudre les premières par les traitements
les mieux dirigés.
Les adénites cervicales chroniques sont, la plupart du
temps, liées à un état lymphatique ou scrofuleux. Pour peu
qu'elles soient anciennes, il est souvent difficile, sinon im-
possible de les faire résoudre. Malgré les applications de
fondants de toute espèce, combinés avec une médication
générale destinée à combattre la diathèse, elles demeurent
indolentes et stationnaires, et semblent se jouer des efforts
du médecin.
L'art est ordinairement si peu efficace contre des tumeurs
de cette nature, qu'il n'y à qu'une méthode qui puisse
réellement en triompher : nous voulons parler de leur
ablation. Mais l'extirpation par l'instrument tranchant est
dangereuse dans une région aussi vasculaire que le cou ;
et si, par la cautérisation, on les détruit sans s'exposer à
des accidents aussi graves qu'avec le bistouri, il n'en est
2
pas moins vrai qu'elle produit alors inévitablement des cica-
trices souvent plus disgracieuses que la tumeur elle-même.
En présence de cette impuissance avérée et universelle-
ment sentie, il était naturel de rechercher si, à l'aide du
galvanisme, on ne pourrait obtenir davantage. Des essais
assez nombreux ont été tentés dans ce but ; mais les ob-
servations rapportées n'ont point jusqu'ici paru assez
concluantes pour donner l'espoir d'un succès plus assuré
que ceux dus aux médications usuelles. Mauduyt prétend
bien avoir obtenu par l'électricité deux guérisons de tu-
meurs lymphatiques, dont l'une sur un jeune soldat atteint
depuis dix-huit mois d'engorgement général des glandes
du cou. MM. Adams , Jules Massé, Becquerel père et
Delavet, Duchenne, de Boulogne , ont aussi cité incidem-
ment dans leurs ouvrages quelques cas de guérison; mais
ces cures, pour ainsi dire passées inaperçues, avaient peu
tixé l'attention médicale, lorsque, en 1853, M. Boulu pré-
senta à l'Académie de médecine de Paris un Mémoire daus
lequel il revendiqua pour l'électricité le premier rang parmi
toutes les méthodes de traitement des adénites cervicales
chroniques. Il se servit, pour faire pénétrer l'électricité
dans l'intérieur de ces tumeurs, d'appareils plus ou moins
ingénieux. Je me contenterai de dire qu'il en est de trois
ordres : les uns, sous forme de pinces, destinées à com-
primer les tumeurs tout en faisant agir sur elles un courant
galvanique ; d'autres, sous forme de séton, permettent de
traverser les glandes et de porter le galvanisme dans leur
intérieur ; d'autres, enfin, ont pour objet d'embrasser, à
l'extérieur, la tumeur par de larges surfaces plus ou moins
acuminées et mises en rapport avec une machine électrique.
Malheureusement, les observations que M. Boulu a citées
ne parurent pas aussi concluantes qu'il l'avait cru pouvoir
affirmer, puisque, tout en encourageant ses essais, M. Bou-
vier et M- Becquerel demandèrent, l'un dans son Rapport,
l'autre dans son ouvrage sur l'électricité médicale d'autres
faits plus probants, afin d'assigner au galvanisme une
réelle efficacité.
Voici le résumé des observations publiées par M. Boulu :