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Déclaration du danger de la patrie par les anarchistes

De
8 pages
Impr. des amis réunis (Paris). 1796. 8 p. ; in-8.
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DÉCLARATION
DU DANGER DE LA PATRIE,
,', ,- ,"
PAR LE.SUX ARC justes.
Tt ~'-'
J) A FlR A'S a- nlangé d'avance '-fi" appoinlerfiens du
mois ; Barras ne sait plus de quel bois faire flèche.
Des créanciers à payer , un train à soutenir , des
pourvoyeuses à stipendier. Le maître d'hô-
tel qui ne sait plus où en prendre , la halle qui re-
fuse de faire crédit, des parasites qui murmurent,
des jacooins criant la faim et la soif, un petit lever
désert comme une séance de l'Institut, cent coquins
offrant leur service et n'ayant pas une idée , pas
un écu , des méchans cherchant noise à Barras sur
son extrait baptistaire , tomme si l'on ne pouvait
pas avoir quarante ans sans avoir jamais été bap-
tisé ; des effets engagés et à renouveler, une maison
de campagne à entretenir , des journalistes faisant
quatre repas par jour , Ramel aux abois ; les dé-
penses secrètes taries , les ressources épuisées , les
bourses à sec. - La patrie est en danger.
Rewbel se bat les flancs pour avoir du courage;
il attend vingt-quatre heures une pensée ; il com-
( 2 )
mence à être effrayé de sa nullité , de son impuis-
sance ; il menace et n'épouvante personne ; il fait
le capable , on lui rit au nez ; il rue des quatre
pieds et ne frappe que l'air ; on ne le connaît que
par sa signature , on ne cite que ses imperti-
nences , on ne respecte en lui que le costume.
Appel aux faubourgs ! appel aux Porcherons ! ap.
pel aux clubs ! appel aux coupe-jarrets ! appel à
Talleyrand , à Sieyes , à Lenoir , à Tallien , à
Fréron , à tous les journalistes vidangeurs des ex-
clusifs , des conventionnels orléanistes et babou-
vistes ! Personne ne bouge , personne ne répond.
- La patrie est en danger.
Lareveillère a perdu le sommeil. Il se trémousse.
il s'agite sur l'oreiller de sa nouvelle puissance :
pas une situation qui puisse rétablir le calme de ses
sens. Ouvrez les fenêtres , fermez les fcnêtres"
moins de jour , plus de jour , entrez , sortez,
que dit-on ? que fait-on ? suis-je grand ? suis-je
petit ? qui a parlé? le décret est-il rendu ? ont-ils
peur ? dois - je trembler ? des serviettes sur le
ventre ! j'ai des mouches , des tiraillemens. Si je
me couchais sur le côté? Ahi ! ahi ! les hypocon-
dres , la rate , le foie , le duodénum , le caecum ,
les intestins grêles ! Si je me couchais sur le dos?
impossible , impossible î La nature me repousse.