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Dernières considérations sur le congrès de Vérone ; par le comte M. de P....ki

55 pages
Delaunay (Paris). 1822. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8 °.
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DERNIÈRES
CONSIDÉRATIONS
SUR
LE CONGRÈS DE VÉRONE.
IMPRIMERIE ANTHe SOUCHER, RUE DES BONS-ENFANS, N° 34
DERNIÈRES
CONSIDÉRATIONS
SUR
LE CONGRES DE VÉRONE.
PAR LE COMTE M. DE P....K.I.
A PARIS,
CHEZ DELAUNAY, LIBRAIRE,
AU PALAIS-ROYAL.
1822.
DERNIÈRES
CONSIDÉRATIONS
SUR
LE CONGRÈS DE VÉRONE.
I. Aumoment où la destinée à venir des
nationsva être plus ou moins irrévocablement
fixée par les résolutions du Congrès, on éprouve
le besoin de récapituler les faits qui ont rendu
ce grand concile politique encore une fois né»
cessaire, les opinions qui se sont élevées sur
son but, sur sa nécessité, sur ses résultats
présumables, et surtout les espérances dont
il est l'objet pour cette saine et immense partie
des peuples qui soupire depuis si long-temps
l
(2)
après des mesures propres à garantir définiti-
vement les intérêts sociaux et la civilisation
européenne contre les attaques de l'esprit de
révolution. Nous ne sommes point initiés dans
les secrets de cette haute diplomatie qui s'en-
veloppe avec raison d'une religieuse obscurité ;
mais ils ne sont pas impénétrables pour ceux
qui savent en quelles mains repose aujourd'hui
la plus sublime magistrature que la Providence
ait confiée à l'homme ; jamais la société n'eut
un plus grand besoin, jamais elle n'eut de
motifs plus nombreux et plus éclatans de
compter sur la probité des Rois.
II. Quelques bruits répandus par des spé-
culateurs plus téméraires qu'habiles, et qui,
ne pouvaient être accueillis que par une cré-
dulité bien complaisante, ont mis en doute à
diverses reprises les conséquences du Con-
grès, et même le fait de son existence présente.
On n'a rien négligé, pendant quelques jours,
pour présenter cette réunion imposante de
Souverains comme un rendez -vous d'agré-
(3)
ment, ou comme une visite de procédés;
cette hypothèse est une de celles auxquelles
il serait inutile de répondre dans une discus-
sion loyale avec des adversaires de bonne foi;
mais avec ceux que les révolutions nous ont
faits, il faut descendre à tout moment sur le
terrain de l'absurde ; elle n'est qu'absurde en
effet pour les esprits sains qui apprécient la
position respective des gouvernemens et de
leurs, ennemis. Les augustes membres de la
Sainte-Alliance n'ignorent point que le Con-
grès de Vérone était devenu la première des
nécessités sociales, et que si cet événement ne
produisait pas tous les fruits que l'Europe a
droit d'en attendre , il ne laisserait de trace
dans son histoire que pour y marquer l'époque
d'une ère nouvelle, celle de la dissolution et de
la mort. Ils n'ignorent pas que le monde ci-
vilisé est maintenant partagé en deux sociétés,
la société morale et religieuse dont ils sont les
chefs ou les représentans, et cette société
occulte qui marche dans un instinct féroce ou
I..
( 4 )
dans un déplorable aveuglement, à la ruine
de toutes les institutions ; ils n'ignorent pas
que le temps est arrivé de mettre un terme
aux succès effrayans de cette minorité ora-
geuse qui occupe à peine une place numérique
dans la population européenne, mais qui se
multiplie par l'audace et la violence. La ba-
lance qui pèse la fortune des Etats est encore
une fois dans leurs mains, et ils n'ignorent pas
que s'ils hésitent à charger un de ses bassins de
leurs sceptres tutélaires, l'autre est près de
s'abaisser sous les poignards.
III. Avant d'entrer dans la discussion spé-
ciale des raisonnemens du parti contre lequel
les résolutions du Congrès paraissent devoir
être dirigées , avant de le retrouver dans l'a-
rène où nous allons le combattre, il n'est pas
hors de propos de signaler ses armes les plus
familières, et de les montrer telles qu'elles
sont à certains auxiliaires timides des intérêts
sociaux, qui s'effrayent de l'apparence de tous
les dangers, et s'accommodent sans hésiter de
(5)
tous les termes moyens. On ne peut parcourir
les brochures et les journaux de l'opposition,
sans trouver chaque ligne hérissée de quel-
ques formules magiques qui produisent sur les
âmes méticuleuses l'effet d'un talisman : ce
sont ces lieux communs de l'accroissement des
lumières, de la tendance des esprits et de la-
force des choses, sur lesquels se traînent avec
une fastidieuse complaisance les sophistes
des factions, dans l'espérance de donner à ces
abstractions pompeuses une espèce de réalité,
et de faire reculer devant elle la politique
conservatrice des États; cette manière de rai-
sonner, qui ne s'appuie que sur des fictions,
et qui est placée tout-à-fait hors des limites de
la discussion positive, ne mériterait pas plus
d'égards que le reste des déclamations aux-
quelles la faconde tribunitienne nous a accou-
tumés, si elle n'était entrée en considération,
depuis quelque temps, jusque dans les doc-
trines de certains politiques timorés, dont
nous ne pouvons suspecter les intentions. Ain-
(5)
si les combinaisons de l'adroite hypocrisie de
nos adversaires n'auront pas été essayées en
pure perte sur l'opinion de tous les royalistes,
et il ne manque pas d'exemples, parmi les
hommes les plus essentiellement attachés à
l'ordre, d'hommes si faciles en concessions,
ou si entêtés en doctrines, qu'ils ne se refusent
pas à voir un symptôme de perfectionnement
dans l'émancipation prématurée de quelques
écoliers turbulens, et l'expression des besoins
d'un peuple dans l'insubordination de quel-
ques officiers séditieux; classe funeste de rai-
sonneurs dont la condescendance systéma-
tique a été aussi préjudiciable au repos de la
société, qu'un état d'hostilité avouée, et qui
n'ont quelquefois d'autres avantages à la fin
des révolutions sur ceux qui les ont faites,
que le droit de se consoler d'une erreur invo-
lontaire dans la sécurité d'une bonne con-
science! Réduisons une fois pour toutes à leur
juste valeur ces phrases de convention, pré-
texte de la mauvaise foi, et mot d'ordre des
(7)
médians; non certainement, personne ne peut
contester que la société n'obéisse plus ou
moins à un grand mouvement d'impulsion qui
lui a été communiqué dès son origine, à une
puissance progressive qu'on peut appeler la
force des choses,; et qui résulte, si l'on veut,
de la tendance des esprits et de l'accroisse-
ment des lumières. Mais ce mouvement aboutit
à la plus grande amélioration désirable, et
non pas à la,conflagration universelle des ins-
titutions sur lesquelles la société repose; le
but de la révolution qui ébranle l'Europe est
trop connu., ses oeuvres parlent trop haut, ses
conquêtes laissent des monumens trop intelli-
gibles aux générations effrayées, pour qu'il
soit possible de lui supposer une tendance so-
ciale. Toutes les idées subversives lui servent
d'auxiliaires ; toutes les idées sociales fleuris-
sent au contraire à l'abri des trônes, et il est
de la nature de la société d'aspirer à se main?
tenir ; il est de l'intérêt des peuples de se ré-
fugier dans les forces qui les protègent.contre
(8)
celles qui les menacent; il est de leur destinée
de triompher de ces hommes de fatalité dont
la mission extraordinaire est de tout détruire
et de ne rien édifier : voilà quelle est dans les
temps difficiles la véritable tendance des es-
prits , la véritable forée des choses. Quant à
l'accroissement des lumières, il n'est pas
moins évident, et c'est grâce au développe-
ment assuré de l'intelligence et de la raison
publique, que nous verrons les nations de
plus en plus éclairées par le souvenir de leurs
malheurs , de plus en plus prévenues contre
les séductions de leurs ennemis. Comment
pourraient-elles s'y tromper? Les trophées
des Vandales de 1793 racontent d'une ma-
nière assez éclatante de quel côté il faut
chercher les ignorans et les barbares.
IV. La tendance des esprits est donc émi-
nemment sociale, la force des choses émi-
nemment conservatrice, s'il est permis de
donner le nom de force des choses à l'exprès-
sion naturelle, à la conséquence nécessaire
( 9 )
du perfectionnement des sociétés chrétiennes,
et de faire honneur à une aveugle fatalité du
plus précieux des bienfaits de la Providence.
C'est particulièrement sous ce point de vue
que le congrès de Vérone offre aux nations
un spectacle aussi touchant qu'il est nouveau,
un spectacle digne de toute l'attention de
l'histoire et de tout le respect delà postérité.
Ce n'est plus en effet pour régler à la suite
d'une guerre sanglante les conditions d'une
paix intéressée ; ce n'est plus pour concilier
sous des formules ténébreuses les concessions
de l'ambition trompée et les prétentions de la
force, que la diplomatie, longtemps si jus-»
tement suspecte à la liberté, s'immiscera dé-
sormais dans les affaires des états. Elle ne
peut y exercer, à l'avenir, que l'influence sa-,
lutaire d'une autorité toute paternelle, que
la sage tutelle de la raison. Les guerres do
spoliation et de conquête, reste monstrueux
des âges de barbarie, ne se renouvelleront-
pas dans une civilisation véritablement per-
( 10 )
fectionnée, où la morale deviendra l'unique
base de la politique; il n'y aura plus qu'un
élément offensif dans l'organisation euro-r
péenne, l'esprit d'anti-socialité; il n'y aura
plus qu'un sujet de guerre défensive, la
lutte de la société contre son éternel ennemi;
et qu'on ne regarde pas ces propositions
comme l'hypothèse d'une imagination trop
favorablement. prévenue. Elles se vérifient
sans doute à l'instant où nous écrivons dans
ce royal conseil de famille où reposent les
destinées du monde civilisé. Il n'appartenait
qu'à la philanthropie éclairée du Christianisme
de réaliser un jour les impuissantes utopies
des philosophes.
V. La première question qui s'élève dans
cette grande discussion, est de savoir jusqu'à
quel point les gouvernemens ont le droit
d'intervenir dans leurs affaires respectives:
et cette question même est un témoignage en
faveur des progrès de la civilisation, un hom-
mage implicite à la moralité des puissances
(11 )
dont l'Europe reconnaît l'autorité. C'est la
première fois du moins que la simple raison,
ose prendre une pareille initiative avec la rai-
son d'état, et que la justice demande des mo-
tifs à la force. Rendons grâces à la Provi-
dence d'être nés. dans un siècle où le pouvoir
discute et répond; la solution de cette diffi-
culté préjudicielle n'a malheureusement rien
d'embarrassant; elle est écrite en lettres de
sang dans l'histoire quotidienne de l'Europe,
et le nom même de la Sainte-Alliance, s'il
ne supposait pas un droit, n'exprimerait pas
un devoir. Le temps est passé où tout le se-
cret de la politique se réduisait à maintenir
dans un juste équilibre des puissances oppo-
sées, rivales et souvent ennemies, dont l'exacte
pondération constituait ce phénomène peu
durable qu'on a appelé, jusqu'à nous; la ba-
lance de l'Europe. Cette centralisation des
puissances sociales que l'ambition n'a pas pu
accomplir, c'est la nécessité qui l'exécute ; les
révolutionnaires ont rendu solidaires tous les
( 12 )
états régulièrement constitués qui aspirent à
se défendre contrel'invasion de l'anarchie. Les
gouvernemens n'ont pas le droit d'intervenir
dans leurs affaires respectives, tant qu'elles
sont renfermées dans les bornes naturelles de
la discipline intérieure; ils ont ce droit du
moment où la police particulière d'un état
viole l'harmonie générale de la société, et
s'institue sur des doctrines hostiles et per-
nicieuses qui compromettent la sécurité du
corps politique tout entier. Personne n'a le
droit, en hypothèse commune, de s'introduire
chez son voisin, et tout le monde a ce droit
quand l'utilité publique le requiert ; la vo-
lonté même bien prononcée du propriétaire,
ne saurait y mettre obstacle : un homme peut
être assez insensé pour brûler sa maison, mais
les habitans du quartier que cet incendie me-
nace, ne seraient guère moins insensés que
lui s'ils ne se hâtaient pas de l'éteindre;
et quand l'édifice livré aux flammes ren-
ferme de malheureuses victimes qui déplo-
(13)
rent la cruelle extravagance de l'incendiaire
et qui appellent au secours; ce devoir n'est
pas seulement prescrit par la raison, il l'est
encore par l'humanité. Toutes ces choses sont
si universellement reçues, qu'elles auraient à
peine besoin d'être rappelées dans la polé-
mique ordinaire : c'est l'alphabet de la dia-
lectique, et les libéraux le savent si bien qu'ils
n'emploient pas d'autre argument contre la
civilisation extra -européenne des Turcs,
quand ils sollicitent la Sainte-Alliance de les
repousser dans l'Asie, quoique cette société
extra-européenne ait du moins en sa faveur
le droit d'une ancienne prescription, qu'elle
n'ait jamais donné lieu au reproche d'une
hostilité ni avouée ni occulte contre l'en-
semble du système européen, qu'elle se soit
au contraire presque toujours maintenue à.
son égard dans des dispositions pacifiques et
bienveillantes, et que l'étrangeté même des
institutions sur lesquelles elle repose, sem-
ble offrir une sorte de garantie du peu d'in
( 14 )
fluence qu'il lui est possible d'exercer sur
nos destinées politiques. Mais si l'on conteste
ce droit à la Sainte-Alliance., ce n'est point
à l'égard des Turcs; c'est à l'égard des monar-
chies constitutionnelles qui, gouvernées par
d'autres théories queles monarchies absolues,
ne sauraient être soumises, ditr-on, aux prin-
cipes de la discipline; commune et subir l'int
fluence de cette police universelle qui régit
l'Europe. Aussi ne voyons-nous pas que la
Sainte-Alliance se soit immiscée dans les af-
faires de la France, tant que ce royaume a été
placé sous le régime de la Charte, parce que la
Charte, émanation, libre du pouvoir monar-
chique, en plaçant la France hors de la ca-
tégorie des monarchies absolues, né l'a du
moins pas jetée violemment hors du cercle des
doctrines sociales, et que ce pays en chan-
geant ses constitutions anciennes contre des
constitutions nouvelles, n'a pas cessé d'être
constitué de manière à offrir dans sa forme
actuelle tout ce qui peut garantir la con-
( 15 )
servation de sa tranquillité intérieure, et
de ses harmonies politiques avec le reste de
l'Europe. Il est probable qu'on n'osera pas dire
la même chose de l'Espagne, dont les insti-
tutions éphémères, improvisées au milieu des
orages par quelques fanatiques sans mis-
sion, et imposées au nom d'une société se-
crête par quelques centurions révoltés, ne
sont aux yeux de tout observateur impartial;
qu'une transition assez mal ménagée vers la
plus fougueuse démagogie. Qualifier cette ap-
parence de gouvernement du nom de mo-
narchie constitutionnelle, c'est confondre à
dessein toutes les expressions et toutes les
idées; justifier cette frauduleuse acception
de mots par les actes publics de Ferdi-
nand VII, qui a reconnu cette prétendue cons-
titution et qui en subira bientôt les consé-
quences tragiques si l'Europe hésite à le dé-
livrer , c'est armer la mauvaise foi d'une
ironie insolente, c'est unir la dérision à là
cruauté, et l'art honteux d'un misérable bouf-
(16)
fon à celui d'un assassin. Quelles monarchies
constitutionnelles, grand Dieu! que celles que
les révolutionnaires nous ont faites ! Quelles
garanties de la liberté royale que celles qui
aboutissent à Féchafaud de Louis XVI ! Quels
législateurs que ces hommes pervers, syco-
phantes à la suite de tous les bourreaux, sicai-
res au service de tous les tyrans, l'opprobre de
toutes les opinions, le rebut de tous les pays,
et dont les mains sont chargées de tant de ra-
pines et de forfaits, que les nations rougiraient
d'en recevoir la liberté elle-même, s'il dépen-
dait d'eux de la donner! Au reste, il faut le
dire : l'aveu libre du souverain déchu de la
dignité de son caractère royal qui aurait ac-
cepté ce pacte humiliant, sans contrainte et
de son propre mouvement, ne changerait rien
encoreàla question. Les Rois out le droit in-
contestable de modifier les institutions par
lesquelles ils gouvernent les peuples, selon les.
besoins que le temps, les circonstances, l'ac-
tion même des événemens extérieurs, ont
( 17 )
peu à peu développé dans la société politique,
et ce privilège, qui les assimile un moment à
l'intelligence créatrice, est le plus érninent de
tous ceux dont elle a investi l'autorité monar-
chique. De quelque nature que soient les
changemens que la prudence leur a suggérés,
ils n'en doivent compte sans doute qu'à la pa-
trie , à l'histoire et à Dieu; mais il en serait
autrement s'il arrivait jamais qu'un monarque
plaçât le gouvernement particulier de ses
états en dehors des principes du bon sens et
de la morale, parce que cette innovation ex-
travagante ne pourrait s'accomplir sans une
révolution dont tout le corps social ressenti-
rait l'ébranlement, et qui appellerait sur la
civilisation en danger la sollicitude des Rois.
Il serait inutile de répéter que cette supposi-
tion n'est pas plus fondée, d'ailleurs, en vé-
rité qu'en vraisemblance; et il n'était pas
moins inutile de s'y arrêter un moment, si
l'on ne se proposait de répondre à tout. Le
2
( 18)
Roi d'Espagne est libre comme l'était le Mo-
narque infortuné qui accepta la prétendue
constitution de 1791; le roi de Portugal est
libre comme le roi d'Espagne; la saine partie
de leurs peuples qui gémit avec eux, est libre
comme l'était la France pendant la sanglante
dictature des jacobins. La question de savoir
si les gouvernemens ont le droit d'intervenir
dans leurs affaires respectives est donc astu-
cieusement déduite, selon l'usage, d'une fausse
hypothèse, car il n'y a point de gouverne-
ment en Espagne. L'Europe entière n'y voit
qu'une populace factieuse et un roi prison-
nier, les débris d'une monarchie et l'appareil
d'un régicide. Les véritables termes de cette
question se réduisent à ceci : la civilisation
sera-t-elle solidaire d'elle-même? La poli-
tique méticuleuse ou intéressée de certain
cabinet peut balancer encore sur l'affirmative,
mais l'anarchie plus franche a déjà répondu:
les hideux intérêts des descamisados sont de-