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Dialogue militaire sur la mort de Napoléon, entre une compagnie de braves sortis de l'ex-Garde, par B. Serrurot (de Troyes)

De
14 pages
les marchands de nouveautés (Paris). 1821. In-8° , 16 p..
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DIALOGUE MILITAIRE
SUR LA MORT
DE NAPOLÉON,
ENTRE
UNE COMPAGNIE DE BRAVES
SORTIS DE L'EX-GARDE.
DIALOGUE MILITAIRE
SUR LA MORT
DE NAPOLÉON,
ENTRE
UNE COMPAGNIE DE BRAVES
SORTIS DE L'EX-GARDE.
PAR B. SERRUROT (DE TROYES).
Il vient de succomber, et la patrie en deuil
Nous dit : Pleurez, Français, César est an cercueil!
PARIS,
CHEZ TOUS LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS.
16 AOUT 1821.
DIALOGUE MILITAIRE
SUR LA MORT
DE NAPOLÉON,
ENTRE
UNE COMPAGNIE DE BRAVES
SORTIS DE L'EX-GARDE.
UN GRENADIER.
Il n'est plus!... camarades, la parque
homicide vient de trancher le fil de ses
jours ! celui qui nous mena quinze ans à
la victoire, vient d'expirer sur un rocher...
UN SECOND SOLDAT.
Napoléon!...
UN TROISIÈME.
Sur un rocher!,..
(6)
UN ENFANT. /
Quoi! mon père, l'empereur...
LE TROISIÈME SOLDAT.
Paix, mon fils, ce nom qui lui fut de-
cerné par le peuple français pour prix de
ses victoires, blesserait trop sensiblement
les oreilles de ceux qu'il combla de ses
bienfaits, et qui depuis... mais laissons-les
en face de leur conscience, et donnons un'
libre essor à nos larmes. Qui pourrait les
retenir ? Qui pourrait m'empêcher de pleu-
rer celui qui me commandait à Arcole ,
aux Pyramides, à Marengô, à Austerlitz,
à Jena, à Vagram, à Lutzen ?
UN AUTRE.
Moi, je n'arroserais pas de mes pleurs
la cendre de celui qui plaça sur mon sein
le signe de l'honneur!
UN AUTRE.
Il faudrait en avoir perdu tout senti-
ment pour refuser une larme à celui qui
(7)
disait des braves militaires français, dont
il connaisait si bien le coeur : qu'on pou-
vait parvenir à les vaincre, mais qu'on
ne les surprendrait jamais hors du che-
min de l'honneur et de la gloire. Com-
ment la faulx de la mort a-t-elle tranché les
jours d'un si grand homme?On avait pres-
que oublié qu'il fût mortel.
LE PREMIER.
Oui, mes amis, le héros des Pyramides,
d'Austerlitz et d'Jena n'est plus qu'une
ombre, et sa vie n'est plus qu'un songe
brillant que le réveil vient de faire éva-
nouir. Il semble désormais qu'il y ait un
vide dans l'immensité. Il ne nous reste de
lui que de glorieux souvenirs qu'on vou-
drait en vain dérober à la postérité. Les
lâches imposteurs!... Ne nous disent-ils
pas qu'il n'a jamais su affronter le péril, à
nous, qui étions à Arcole, où, nouvel Ho,
race Coclès , il brava toute une armée.
N'essayent-ils pas de nous persuader qu'il