Dictionnaire raisonné de l
471 pages
Français

Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle Volume 6

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DICTIONNAIRE RAISONNÉ
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FRANÇAISE
DU XIe AU XVIe SIÈCLE
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à leur sommet, de deux pièces de bois inclinées. Le gable d'une lucarne comprend deux arbalétriers assemblés dans un bout de poinçon et
venant reposerau pied, à l'extrémité de deux semelles(fîg. 1). Nous avonsvu ailleurs (voy. CATHKHRALE, CONSTRUCTION)la fin du qu'à
xii' siècleet au commencement du xme, on reconstruisit, dans les villes
du domaine royal et du nord de la France, toutes les cathédrales et un
grand nombre d'églises paroissiales.Bien qu'en commençant ces édifices les ressources fussent abondantes, lorsqu'on atteignit le niveau
des voûtes hautes, l'argent vint à manquer, ou du moins ne put-on le recueillir que beaucoup plus ...

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Publié le 07 janvier 2011
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Langue Français
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li DICTIONNAIRE RAISONNÉ DE L'ARCHITECTURE FRANÇAISE DU X I' AU XVI" SIECLE VI Droits de traduction et de roprndiii 'i"n ir- (t - 7:.17. - InijT. MûTTEROZ MARTINET, rue S.i:i,t-Il.:ia.it. el 7, }'JI\~ DICTIONNAIRE RAISONNÉ LARCHITECTURE FRANÇAISE DU XIe AU XVIe PAR SIECLE E. VIOLLET-LE-DUC ARCHITECTE TOME SIXIEME PARIS M BRAI RI ES-1M PR n I ERIE S R ÉVN 1ES ANCIENNE MAISON MOREL .">. P.UE SAINT-BENOIT, ."> DICTIONNAIRE RAISONNÉ DE L'ARCHITECTURE FRANÇAISE DU XIe AU XVIe SIÈCLE GABLE, m. Terme de charpenterie appliqué à la maçonnerie. 11y s. a encoreune associationde charpentiers à laquelle on donne le nom de Gavauds,et, dans le Berri, un homme qui a les jambes arquées en dehors s'appelleun gnraud. Le gableest originairement la réunion, à leur sommet, de deux pièces de bois inclinées. Le gable d'une lucarne comprend deux arbalétriers assemblés dans un bout de poinçon et venant reposerau pied, à l'extrémité de deux semelles(fîg. 1). Nous avonsvu ailleurs (voy. CATHKHRALE, CONSTRUCTION)la fin du qu'à xii' siècleet au commencement du xme, on reconstruisit, dans les villes du domaine royal et du nord de la France, toutes les cathédrales et un grand nombre d'églises paroissiales.Bien qu'en commençant ces édifices les ressources fussent abondantes, lorsqu'on atteignit le niveau des voûtes hautes, l'argent vint à manquer, ou du moins ne put-on le recueillir que beaucoup plus lentement. 11 fallut donc employer des moyens provisoires de couvertures qui permissentd'abriter les constructions faites, tant pour éviter les dégradations causées par la pluie et la gelée, que pour livrer ces édifices au culte. D'ailleurs, dans les très-grands monuments, comme la cathédrale d'Amiens, par exemple, il eût été imprudent d'élever les piles, les grandes fenêtres, le mur et le bahut qui les surmontent, de poser la charpente supérieure >ur ces murs isolés, ou plutôt sur ce quillage, sans bander les grandes voûtes et les arcs-boutants qui les contre-butent ; car la stabilité de ces sortes d'édifices ne consiste qu'en un systèmed'équilibre, de pres- sions opposées, dont nousavonssuffisamment expliqué le mécanisme $ l'article CONSTRUCTION. Il fallait donc souvent maçonner les hautes il.i [ GABLt: ] - '2 - voûtespartiespar parties,puis attendrela récoltedesressources nécessairespour élever les murs goutterots et les grandescharpentes. Alors on couvrait provisoirementchaque portion de voûte terminéepar le procédéle plus simple et le plus économique : au-dessusdes arcs. formerets on élevait des gablesde charpentedont le sommet était au niveau d'un faîtageposésur des potelets suivant l'axe principal de la voûte. <>nréunissait ces sommets de gables avec ce faîtage, on chevronnait, et l'on posait du lattis et de la tuile sur le tout (flg. 2) [voyez U- tracé A . Les constructeurs avaient eu le soin de réserver, dans les reins des voûtes, des cuvettes aboutissant à des gargouilles jetant les eaux diiveirment .--urle sol, comme à la sainte Chapelle de Paris, ou dans les caniveaux de couronnements d'arcs-boutants, comme à Notre- Dame d'Amiens (voy. le tracé B, en G). Ainsi pouvait-on attendre plusieurs mois, plusieurs année-, même, avant de se mettre à élever les tympans au-dessusdes fenêtres,les bahuts elles grandescharpentes; les voûtes étaient couvertes, et les maçonneries n'avaient rien à crain- dre de la pluie, de la neige ou de la gelée. Dès que les approvisionnements accumulés permettaient de continuer l'Suvre, entre ces gables, et sans détruire les couvertures provisoires, on élevait les piles D et les portions de bahuts G; sur ces portions de bahuts, dont l'arase supérieure atteignait le niveau des laitages des couvertures provisoires, on taisait passerles sablièresdu comble définitif (voyezle tracé A, en H)r on posait la grande charpente,on la couvrait, et, celle-ci terminée, on