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Discours à l'occasion de l'anniversaire de la juste punition du dernier roi des Français , fait par le citoyen Bernard Vercoustre,... et prononcé par l'auteur dans le temple dédié à l'Être Suprême, à Bourbourg, le 2 pluviôse an 3e de la République, correspondant au 21 janvier

De
26 pages
impr. de Drouillard (Dunkerque). 1795. 27 p. ; in-8.
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Imprimé à Dunxerque chez DROUILLARD,
DISCOURS
A L'OCCASION DE L'ANNIVERSAIRE
DE LA JUSTE PUNITION DU DERNIER ROE
DES français,7
»
Fait par le Citoyen Bernard VERCOUSTRE,
^rr^iiit-iiiajor des grenadiers au 3e. bataillon,
de la 44e. demi-brigade de l'armée du Nord,
.et prononcé par l'auteur, dans le temple
dédié «à L'ETRE SUPREME, à Bour-
yfef^rg^vle 2 pluviôse, an 3e. de Ja Repu-
;' J? -
, ^rreispondant au 21 janvier.
"1 7:' -, d d l ]J' l, -:T
^Injmmèpar ordre de la Municipalité de
'MJjurL&urg, chef-lieu de canton dit District
de Bergues, Département du Nord.
)
o
A 2
c
EJGU RD'HUI deux PhiriôS4"5.
Année de la R Ey P CJBLl i -i7 >E i 'rr ico ,> -,
une et indivisible deux hl m\ a* /<? /-r- v- ,
en conséquence de la convocation lit f ir
le Conseil - général de La Comme e < j
Bourbourg , District de J-'eigoe-- , j)é voe*
tement du Nord, avec invhutn fi i:, Peuple
devant la Maison-Cummune, pour, en exé-
cution. du Décret de fa COé V i\ éTlOUf
.J.) ¿..l .:. ) ¿..L.LA i. du VL,Ïgt-mi ±\ n'ose c.eruier,
célébrer l'anniversaire du dernier roi des
Français :
Le Co :seil général de la dite Commune
de Bourbourg, pr/s'-,i¿ par le citoyen
Antoine Vercoustre, premier OJio'er Jéu-
Tiicipa , pour l'absence , à cause do jno.oéie,
du citoyen DesckociS: , Maire, les Autorités
constituées, les Memores de La Société po-
pulaire , et le Peuple du dit Eourbourg
assemblés au lieu indiqué, se sont rendus,
4
"prcccdcs d'une nombreuse ??ius'</:/r, (nt
temple de dis à l J-. 'i i l :Pj L1 PJl iL .'d i a , Olù
t Lasit j 2\ a Loua! près la d:lc Cci.i-
nmne de Lvurboiirg, mouL' à la /T',
et fui lecture de l\uiti\dt. du procès verbal,
de la Cenvention ai ..l'a;; a 'c il':: 19, et de
la Loi au 21 Nivése précitée, qui orionuc
(■uc co-./orinci?:e.\ l au i.'crra: du d) 'Ion 'al,
i\a m irrita ire de la juste l pention du dernier
IV1 des ) ~u a , '., (\ ic\uc ce!ou r.:
deux L'inridxe ■ ci. r r/. la;:/- au 21 j\r'j\:aaf
par tou 'es /■ S- ; ,,, \W .II,v.' dl /:/ IL 'c u ld a e
ci. /:>//• s.,nrc..? (l',' t..J,' (Il.' 7/.v,". sip'as
lui rc/u'eà ,.., r le citoyen ::":'.!.
« i 1 ï Ai- i , * l j • 1 ■ ; ( • i Ces I *ï +t. t 1 : \j
a.i :;' ': t'a ''i:! h. ,'i : 'c la ,",: ca" deu. ; 1" !c
de t .1, 1.. v i.'LJ~ t; "',t, t "1, ,.(",,' ¡'f. 1.'f,:.S-
:;:." pour 1; es (.': i! : a : : ! uu , .au jl
p~ <>.. c. i a a le u:s* ij.'i r» t a auaiLr i>iut .*
-'-..- --.--.-.- -.--
S Il
--------- - -
DEMOCRATIE ou LA MORT! r;rEunis
.E.:.r.;~LLL /.u;»: TYRANS, AUX INTIUCA.NS
5
ET AUX TRAITRES ! PAIX ET SALUT ATJ
PEUPLE! AMOUR ET PRATIQUE DE LA VERTU
ET DES MŒURS! CONCORDE ET FRATERNITE'!
Tel sera, Ftépubli-jaijs, le partage de"
mon discours. Puissent mes faîhles efforts
concourir à vous rendre précieuses ces ver-
L
tus sociales et civiques! Puissent- ils vous
éclairer sur vos véritables devoirs ? et vous
apprendre à distinguer dans la foule, vos
véritables amis, de ceux qui vous ont trop
lougtems trompés, et qui épient encore
l'occasion de vous faire servir d'inctrumens
à leurs cruautés et à leurs barbaries ! Puissé-
je avoir la douce conviction que vous les
connaîtrez assez pour que vous vous disiez
à vous-mêmes : » Chissons-les de nos socié-
à vous-m ê mes : < A les J~ ~o~ c-
» tés, de crainte qu'ils ne communiquent
VJLMLT venin ccrjuplciir à des âmes
» lur.iteuses encore!» A ces conseils cou-
, , ,., ., -
rageux, mais nécessaires, déjà j'entends les
vociférations multipliées de quelques vils
Jacobins qui, soudoyés par des monstres
6
qui ne sont plus, voulaient aussi faire
couler le sang innocent dans cette Com-
mune. Mais je méprise leurs ridicules cla-
meurs autant qu'eux-mêmes. Je leur con-
seillerais de devenir vertueux, si je n'étais
convaincu que, nés avec un penchant cri-
minel, ils ne cesseront d'être dangereux
qu'en cessant d'exister.
Vérité sainte! Préside à mes espressions !
Eclaire-moi de ta lumière Divine! Et que
tes ennemis coniondus, fujent loin dd cette
enceinte, emportant avec eux l'exécration
générale !
La Convention Nationale pénétrée et
convaincue que le Peuple Français ne
veut d'autre Gouvernement que celui pour
lequel nous combattons aujourd'hui, con-
sacre en ce jour par un Décret, la mé-
moire de la mort du dernier roi des
Français, juste punition dûe à ses machi-
nations criminelles. En jurant de nouveau,
sur la tombe de ce tyran, la haine à
7
ses pareils nous convaincrons les coalisés
et leurs exécrables suppôts , qu'ils ne régne-
ront en France que quand ls dernier Répu-
blicain aura mordu la poussière.
A cette époque mémorable la masse du
Peuple , toujours pûre et bien intentionnée ;
crut sans doute que la tyrannie expirait avec
Capet sur l'écbafaud. Le Peuple crut que la
Liberté n'aurait plus que des obstacles légers
à vaincre, pour se consolider et assurer son
bonheur.
Mais, hélas! Une expérience fatale nous
a laissé la douloureuse certitude que la faulx
du crime n'avait moissonné que la tête, j'ose
dire la moins dangereuse de l'hydre tyran-
nique, puisque rien ne la cachait à nos yeux.
Les amis de la Liberté, des vertus et des
lois, bravant ses vaines menaces, marchaient
sans crainte dans la carrière glorieuse où
l'amour de la Patrie les avait conduits.
La royauté, il est vrai, entra avec Capet
dans le néant, pour ne plus paraître sur cette
e
partie du giche 1\-"[ ,.¡j:-, n_.«* tyrannie plus -dpn.
gereuse et p us terrible, puisqu'elle s'enve-
loppait du manteau sacre du pactrictisme et
de la vertu, la tyrannie populaire enfin vint
arrêter ces amis du bien dans Itur marche
triomphante, - et couvrir la Fiance 4e '—ou-
tres et de deuil. Le sang de tant d'innocentes
victimes, versé à grands flots, criait ven-
geance du nord au midi, de l'orent à l'oc-
cident du territoire de la République. Et
personne, personne n'osait provoquer la
justice contre ces bourreaux !
Robespierre et ses dignes complices revê-
- tus de la cOH£la.Jce , criaient sans cesse à !a
tra hison pour mieux trahir eux-uitaies,. Le
Peuple qu'ils avaient trompé, et qui croyait
voir en eux des amis, des pères, applau-
dissait quand le ciseau natioual tra-chait
les jours d'une victi.ue qu'ils avaient traînée
à réc haiau d..
0 honte! 0 aveuglement inoni! Tout flé-,
chissait aoud leur empire tyrannique et san-
guinaire !
B
9
M.
guinaire! Ces cannibales affamés comptaient
les heures rapides du tems par le nombre
des victimes immolées à leur acharnements.
La France selon leurs principes destructeurs.
était couverte de traîtres et de conspirateurs.
lis ne voyaient de patriotisme que dans cette
classe d'hommes vertueux et estimables
d'ailleurs, mais qui, trop peu éclairée pouç
apprécier cette vertu Republicaine, aurait
servi pour son malheur, même leurs projets
criminels. Tout était crime à leurs yeux !
Fleurer un ami, un frère, un époux, un
père injustement suppliciés, vous désignait
pour un traître, un complice du condamné;
et bientôt vous étiez enveloppé dans son
malheur.
Partout, dans les hameaux même ; ils
stipendiaient des hommes vendus au crime
par caractère et par besoin. Partout ils en-
graissaient plus ou moins de dénonciateurs
avec les dépouilles sanglantes des hommes
sacrifiés à leur haine et à leur vengeance :
10
et ces scélérats roidis dans ces principes
infâmes, calomniaient les mandataires fidèles
du Peuple et ses magistrats , les dépeignaient
sous les couleurs les plus noires, et ne
craignaient pas de dire hautement au Peuple,
que de leur destruction dépendait son bon-
lieur. Le Peuple étonné, ajoutait d'autant
plus de foi à ces atroces calomnies, que par-
tout ses véritables amis consternés ou pros-
criis n'osaient élever la voix pour éclairer
sa religion et sa justice.
Et d'ailleurs , chers Concitoyens, vous êtes
mieux instruits que moi, de la conduite de
cette classe d'hommes, aujourd'hui généra-
lement abhorrée. Vous fûtes témoins de leurs
intrigues; vous entendîtes leurs clameurs!
La terreur et le carnage étaient sans cesse
à l'ordre du jour. Les patriotes paisibles et
bien intentionnés n'osaient par terreur ou
par faiblesse, s'élever contre ces buveurs de
sang. Bien plus , ils cherchaient à se les
concilier, et à fraterniser avec eux; mais
II
Bs
C-JS scélérats les repoussaient de leurs conci-
liabules secrets, parce qu'ils prévoyaient bien
que -des hommes vertueux par caractère ne
pouvaient tramer avec eux.
Ut seui d'entre vous eut le courage de
lutter contre eux pendant l'espace de six
mois, bravant leurs menaces et les efforts
multipliés qu'ils avaient mis en usage pour
le faire périr, et avec lui les patriotes les
plus connus, et les plus nécessaires à cette
Commune.
Vous les avez entendus du haut de cette
tribune trop longtems souillée par leur pré-
sence , precher la. discorde et l'injuste mé-,
fiance, -en calomniant spécialement ceux que
vous avez honurés de votre confiance, et
qui s'en sont montrés constamment dignes.
On osa vous dire en parlant de la Munici-
palité de Baurbourg-Campagne non moins
respectable et zêlée que celle de cette Com-
mune: n Faisons guillotiner toute la Mw-ii-r
» cipalité , et nous aurons du pain ». Vil