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Discours prononcé dans l'amphithéâtre du Muséum national d'histoire naturelle, à l'ouverture du cours de l'anatomie des animaux , le primidi 21 nivôse l'an deuxième de la République française une et indivisible, par le citoyen Mertrud

De
9 pages
impr. de la rue des Droits de l'homme (Paris). 1794. 8 p. ; in-8.
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NATIONAL d'histoire naturelle, à
l'ouverture du cours de l anatomie des
animaux; le primidi 2l nivos, Van
deuxième de la République française ,
une et indivisible.
Par le Citoyen MERTRUD,
CITOYENS,
N OUS touchons, enfin, au moment désiré,
où, la Convention nationale va répandre , dans
la vaste étendue de la République, les lumières
des sciences et des arts.
Ce n'est point assez pour ces fiers Répu-
blicains , de s'asseoir sur le sommet du mont
( 2 )
sacré, pour y manier les rênes de l'état, rendre
à l'homme sa liberté primitive , nous donner
des lois sages , porter le flambeau dans le dédale
de nos finances, en simplifier la marche et en
assurer la base.
Ce n'est point assez pour ces pères de la patrie,
d'étendre nuit et jour, une vigilance active sur
toutes les parties de la République, d'y alimenter
les feux du patriotisme, d'y maintenir le calme,
l'ordre et l'harmonie:
Vous les avez vus se porter, delà, sur nos
frontières. et sans déposer le personage des
Licurgues et des Solons , s'élancer aux combats.
Ici, sur les rives de la Mozelle et du Ehin ,
marcher à la têtç de nos hrnves volontaires, et,
par une victoire proippte , rendre à la Répu-
blique ce sol de la liberté que souillaiéjt les
esclaves et leurs tyrans.
Là, dans les contrées du midi, s'avancer sur
Toulon, environner de la foudre cette ville
perfide , tonner, à la fois , sur tous ses forts ,
dompter, par le fer, anglais, espagnols, traîtres,
émigrés, peuple ingrat; et par un triomphe,
inconnu à l'histoire jusqu'à ce jour , étonner
l'Europe entière et nous étonner nous-mêmes.
Aujourd'hui, ces sages Législateurs ajoutent,
à leurs travaux, ces soins tendres et paternels