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Du Mouvement appliqué au traitement de l'entorse, par le Dr Ranson de Saint-Maigrin...

De
15 pages
de Soye et Bouchet (Paris). 1853. In-8° , 16 p..
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DU MOUVEMENT
APPLIQUÉ AU TRAITEMENT
PAR LE D'
RÀNSON DE SHNT-MAIGRIN
Je ce caresse pas les opinions, mais je
cherche la yérité.
THOMAS, Etage de Descartes.
PARIS
DE SOÏE ET BOUGQET, IMPRIMEURS-LIBRAIRES, 36 RUE DE SEINE
ET CHEZ L'AUTEDR, ili HUE SAINT-FLORENTIN
1853
Avant de présenter quelques considérations générales
relatives à l'entorse et son traitement, nous devons faire
acte de convenance et de justice, en disant que l'idée pre-
mière de notre méthode nous a été donnée par M. le
docteur Guillard d'Arcy. Dans certaines maladies articu-
laires, et surtout dans l'entorse, il faisait marcher ses
malades et il les guérissait.
Convaincu qu'il était bon d'agir ainsi, nous avons
continué et nous nous sommes approprié sa méthode, en
_ h -
cherchant à la modifier ou à la compléter suivant les cas.
Cet écrit dira si nous avons bien fait.
Nous n'insisterons pas sur la fréquence de l'entorse et
ses nombreuses complications; ce serait s'éloigner du but
que nous nous proposons. Qu'il nous suffise de dire, et la
statistique en fait foi, que la majorité des amputations,
que beaucoup d'ankyloses et défausses ankyloses du pied
et du genou, n'ont pas d'autre cause que des entorses mal
soignées au début.
$v%ZK>Qoe4té
DU MOUVEMENT
APPLIQUÉ AU TRAITEMENT
DE L'ENTORSE
DE L'ESTTOBSE
Une articulation, articulus, «pBpov, jointure, est l'assemblage
et le mode de connexion de deux ou de plusieurs pièces osseuses,
qu'elles soient ou non mobiles l'une sur l'autre.
Toute articulation peut être atteinte d'une entorse.
L'entorse ou foulure est une lésion produite par des mouve-
ments faux ou forcés des ligaments et des autres parties molles
qui entourent une articulation. C'est une tentative de luxation
qui n'a pas réussi.
Les désordres qui accompagnent une entorse peuvent varier
depuis le simple tiraillement, la contusion des surfaces articu-
laires, jusqu'à la déchirure des ligaments et des vaisseaux, la
rupture de la capsule synoviale elle-même, et la fracture des os.
La douleur est ordinairement en rapport avec le degré d'inten-
sité des lésions; il en est de même du gonflement qu'elle favorise,
et de l'étendue des ecchymoses qui viennent colorer le tissu cel-
lulaire environnant. La gravité momentanée d'une entorse est
donc en raison de la force et de la multiplicité des accidents pri-
mitifs. Il ne faudrait pas croire, cependant, que le pronostic à
porter sur la rapidité et même sur la possibilité de la guérison,
dépend uniquement de la gravité actuelle de l'accident,- l'avenir
viendrait souvent donner des démentis. Tel malade atteint d'une
entorse grave en apparence guérira très-vite; tel autre chez le-
quel les lésions paraîtront beaucoup plus simples attendra long-
— 6 —
temps une guérison qu'il croyait devoir être bientôt réalisée. La
cause de cette différence peut venir : ou du traitement, ou de
l'âge, ou d'une constitution Viciée pdr hérédité ou autrement, ou
d'une maladie sous l'influence de laquelle se trouve actuellement
l'individu, un rhumatisme par exemple.
Les articulations rie sont pas toutes égâlehient sujettes à l'en-
torse; la moins fréquente est celle de l'articulation coxo-fémorale;
celle des doigts et du coude est encore assez rare. L'entorse du
poignet et Su gëriou se mëntrë plus Souvent ; vient enSuite celle
des os du tarse entre eux, et enfin l'entorse dont la fréquence
dépasse de beaucoup toutes les autres est celle de l'articulation
du pied avec la jambe ou tibio-tarsienne.
,« Le développement vicieux des articulations prédispose aux
« entorses. Ainsi les sujets scrofuleux présentent souvent cet
« accident ; les os en effet ayant été gonflés, surtout vers les
« extrémités, pendant le premier âge les ligaments ont été dis-
« tendus et les articulations restent mobiles et relâchées. Pour
« le pied, par exemple, cet état des os dispose à l'enfoncement de
t< là voûte tarsienne, vice de conformation connu sous le nom de
« pivds pMs; et H est de notoriété que les individus affectés de
« cette disposition sont sujets aux entorses tarsienne et tibio-
« tarsienne, et que chez eut cet accident se reproduit mêihe plu-
« sieurs fois de suite dans la même articulation (1). »
TRAITEMENT DE Ii'ESTTORSE
Jusqu'ici trois méthodes ont été surtout appliquées àù traite-
ment de l'entorse. Deux se proposent : de prévenir bu combattre
Vraflathmàtion ; d'obtenir l'immobilité dès surfaces articulaires.
La troisième veut : prévenir le gonflement ou le combattre, favori-
ser la cicatrisation dès parties rompues, surveiller l'état de P'arti-
culation et lui rendre sa forme et ses Mouvements. Pour y
parvenir, elles ont recours : la première, aux cataplasmes et aux
sangsues; là seconde, au froid employé soit en irrigations, soit par
(1) Dictionnaire des dictionnaires, ESTOBSE.