Du Traitement des maladies des voies aériennes et, en particulier, de la phthisie par les inhalations et l

Du Traitement des maladies des voies aériennes et, en particulier, de la phthisie par les inhalations et l'hydrothérapie rationnelle, par Charles Belot,...

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13 pages

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impr. de F. Malteste (Paris). 1873. In-8° , 13 p..
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Ajouté le 01 janvier 1873
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Langue Français
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- DU TRAITEMENT
DES
MALADIES DES VOIES AÉRIENNES
ET EN PARTICULIER
DE
■Pk LES 'ÎN|ÀUTIONS ET L'HYDROTHÉRAPIE RATIONNELLE
j PAR
CHARLES BELOT
/ !i;;M--,"-.$OpïEim EN MEDECINE DE LA FACULTE DE PAI1IS
^-^-jiÈ-ïrtKIVERSITÉ DE LEIl'SICK, DE LA FACULTÉ DES SCIENCES
MÉDICALES DE MADRID
Propriétaire-Directeur des Hydrothermes
133, avenu.© Ma.la.koff
PARIS
IMPRIMERIE FÉLIX MALTESTE ET O,
HUE DES DEUX-rOOTES-SAIKT-SABYEim, 22
1873
HYDROTHERMES
. GRAND ÉTABLISSEMENT MÉDICAL
rotin
LE TRAITEMENT DES MALADIES CHRONIQUES
DOCTEUR CHARLES BELOT
Propriétaire-Directeur
Cet établissement, le plus complet qui existe en Europe, contient :
1" Bains turcs, ou bains d'étuve sèche.
2" Bains russes, bains de vapeur.
3° Bains et fumigations résineuses de pin.
4° Bains électriques.
5° Salon de douches pharyngiennes.
6° Salon d'inhalations et chambres d'inhalations pour le traitement des
maladies des voies respiratoires.
7° Établissement complet d'hydrothérapie, avec deux départements entiè-
rement séparés, pour hommes et pour dames. Douches de toutes
sortes, douches écossaises, douches en cercle, douches spinales,
bains de siège à eau courante, douches ascendantes, douches vagi-
nales spéciales pour les maladies de matrice.
8° Bains et douches sulfureuses.
9° Chambres à inhalations sulfureuses et â douches pharyngiennes sulfu-
reuses.
10° Bains et douches de Vichy et bains minéraux artificiels de toutes
sortes.
11° Salon de gymnastique.
On. reçoit en Iraitement des internes et des externes.
Chambres et appartements meublés, restaurant, jardin, etc.
Pour plus amples informations, s'adresser au Directeur de l'établisse-
ment, avenue Malakoff, 133. .
Monsieur le professeur PIORRY, ancien médecin de l'Hôtel-Dieu, etc.,
médecin consultant de l'établissement, y donne ses consultations les
lundis et vendredis, de 5 à 6 heures.
DU TRAITEMENT
MALADIES DES VOIES AÉRIENNES
ET EN PAftTÎCULIEfi
DE LA PHTHISIE
PAR LES INHALATIONS ET L HYDROTHÉRAPIE RATIONNELLE
Les'niaiadies des voies respiratoires sont, par tradition, les plus
redoutées et celles qui causent le plus de victimes; si on était
logique et conséquent avec les règles d'une bonne hygiène, leur
nombre diminuerait de beaucoup, et on obtiendrait plus de guéri-
sons qu'on n'en observe actuellement.
Le professeur Niemeyer disait qu'il avait la conviction, d'après
son expérience de ces dernières années, d'avoir, dans les premiers
temps de sa pratique, perdu plus d'un malade, par cela seul qu'il
l'admettait comme perdu, sans espoir de guérison, dès qu'il se
présentait à lui. Â combien de praticiens pareille chose n'arrive-t-
elle pas. Malades et médecins redoutent également la maladie. Dès
qu'un malade tousse et qu'il crache le sang, il se croit perdu; il va
consulter son médecin, qui l'encourage, lui donne de l'espoir par
acquit de conscience, mais qui a bien peu de confiance dans Je
traitement qu'il va conseiller. Pour lui, le malade qui a une
hémorrhagie pulmonaire deviendra phthisique, aura des tuber-
cules et périra; à quoi bon alors se donner la peine d'essayer, de
chercher à faire plus que d'autres n'ont fait jusqu'à présent? Cepen-
dant, s'il y a une partie de la thérapeutique qui ait fait des progrès
dans ces derniers temps, c'est celle qui a pour but le traitement
des maladies des voies aériennes. Laënnec, Piorry, en France,
Wirchow, Niemeyer, en Allemagne, ont fait d'impoi'tants travaux
qui méritent la reconnaissance éternelle des malades et des méde-
cins.
Le professeur Piorry, par son importante découverte du plessi-
métrisme, par son étude approfondie de la percussion (que ses
élèves, Skoda en tête, propagent avec plus de bonheur à l'étranger
qu'on ne le fait en France), a donné au diagnostic des maladies
de poitrine une exactitude mathématique et a rendu aisée l'étude
et la connaissance, pendant la vie, de la lésion anatomique de
l'organe affecté. En traitant de la curabilité de la phthisie pulmo-
naire, dans un mémoire publié en 1858, le savant maître dit : « Les
symptômes désignés sous le nom de phthisie pulmonaire appar-
tiennent à des états morbides divers qui, fréquemment, ne sont
pas des affections tuberculeuses; ces symptômes sont souvent ceux
de la septicopyémie chronique ajoutés à ceux d'une affection lente
des organes respiratoires. IF y a un traitement et non pas un
remède à employer contre la tuberculisation des poumons; ce
traitement varie suivant l'état organique. »
D'après les travaux de Wirchow, de Niemeyer et autres, les
tubercules ne paraissent pas être si fréquents qu'on voudrait le
croire, et, d'après Brehmer, tes tubercules milliaires primaires
seraient tellement rares qu'on ne devrait pas accuser d'utopiste
celui qui prétendrait aujourd'hui que les maladies du larynx, des
bronches et du poumon ne sont pas plus difficiles à traiter et à
guérir que celles du foie, du cerveasr, des intestins, etc.
De tout temps on a eu connaissance de cas de guérisons d'ulcé-
rations des poumons obtenues, en dehors de la science, par la seule
force médicatrice de la nature. Depuis longtemps les médecins
s'appliquent à trouver un remède pour guérir la phthisie; mais ce
n'est pas avec un remède qu'on peut guérir cet état dépendant de
symptômes multiples; il n'y a pas de spécifiques contre elle, et il