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E27CL1 – E47CL1 – Cours de B. Bakhouche : « Art et littérature à Rome » Cours 2 : L’art comme source d’enrichissement et enjeu du discours Tite-Live, Histoire romaine 25, 40. Marcellus, qui avait pris Syracuse, après avoir réglé les affaires de la Sicile avec une bonne foi et une intégrité qui, en ajoutant à sa propre gloire, rehaussaient la majesté du peuple romain, fit transporter à Rome, pour en orner la ville, les statues et les tableaux dont abondait Syracuse. C'étaient, à la vérité, des dépouilles enlevées aux ennemis par le droit de la guerre ; mais ce fut aussi l'époque où l'on admira, pour la première fois, les productions des arts de la Grèce, et où la cupidité porta les Romains à dépouiller sans distinction les édifices sacrés et profanes, cupidité qui s'étendit jusque sur les dieux de Rome, et en premier lieu sur le temple même que Marcellus avait si magnifiquement décoré. On venait visiter jadis les temples dédiés par Marcellus, près de la porte Capène, à cause des chefs-d'œuvre de ce genre, dont il ne reste que des vestiges. Plutarque, Vie de Marcellus 21. 4. Aussi Marcellus trouva-t-il auprès de la foule plus de popularité que Fabius Maximus, pour avoir embelli la ville avec des œuvres d’art agréables et séduisantes par leur grâce hellénique, mais les gens âgés estimaient davantage Fabius Maximus […] 7. Cependant lui-même se vantait de ce qu’il avait fait, même devant les Grecs, et il disait : « Les Romains ne savaient pas apprécier ...

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E27CL1 – E47CL1 – Cours de B. Bakhouche :  Art et littérature à Rome » Cours 2 : Lart comme source denrichissement et enjeu du discours Tite-Live,Histoire romaine
25, 40. Márcellus, qui áváit pris Syrácuse, áprès ávoir réglé les áffáires de lá Sicile ávec une bonne foi et une intégrité qui, en ájoutánt à sá propre gloire, reháussáient lá májesté du peuple romáin, fit tránsporter à Rome, pour en orner lá ville, les státues et les tábleáux dont
ábondáit Syrácuse. C'étáient, à lá vérité, des dépouilles enlevées áux ennemis pár le droit de lá
guerre ; máis ce fut áussi l'époque où l'on ádmirá, pour lá première fois, les productions des árts de lá Grèce, et où lá cupidité portá les Romáins à dépouiller sáns distinction les édifices sácrés et profánes, cupidité qui s'étendit jusque sur les dieux de Rome, et en premier lieu sur le temple même que Márcellus áváit si mágnifiquement décoré. On venáit visiter jádis les temples dédiés pár Márcellus, près de lá porte Cápène, à cáuse des chefs-d'œuvre de ce genre,
dont il ne reste que des vestiges. Plutarque,Vie de Marcellus21. 4. Aussi Márcellus trouvá-t-il áuprès de lá foule plus de populárité que Fábius Máximus, pour ávoir embelli lá ville ávec des œuvres dárt ágréábles et séduisántes pár leur
grâce hellénique, máis les gens âgés estimáient dávántáge Fábius Máximus […] 7. Cependánt lui-même se vántáit de ce quil áváit fáit, même devánt les Grecs, et il disáit :  Les Romáins ne sáváient pás ápprécier et ádmirer les beáutés et les merveilles de lá Grèce ; cest moi qui le
leur ái áppris ». e Cicéron,Contre Verrès2 áction livre IVSur les statuesIV, 2, 4 Héius áváit chez lui un très bel orátoire, monument ántique de lá piété de ses áncêtres. On y voyáit quátre státues très célèbres, toutes d'un tráváil exquis et fáites pour
chármer, je ne dis pás seulement un ámáteur et un connáisseur, tel que Verrès ; máis des hommes ignoránts et grossiers, comme vous et moi, citoyens ; cár c'est áinsi qu'il nous tráite. L'une des quátre étáit un Cupidon de márbre, ouvráge de Práxitèle.
En fáisánt mon enquête, j'ái áppris jusqu'áux noms des ártistes. Si je ne me trompe, c'est le même Práxitèle qui á fáit le Cupidon de márbre qu'on voit à Thespies, où sá beáuté seule áttire les étrángers ; cár cette ville n'á rien, d'áilleurs qui puisse les áppeler. Lorsque Mummius
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enlevá de Thespies les státues des Muses, áujourd'hui plácées devánt le temple de lá Félicité, et les áutres ornements profánes, il ne touchá pás à ce Cupidon, párce qu'il étáit consácré. IV, 33, 72 Ségeste est une ville de lá plus háute ántiquité on ássure qu'elle fut bâtie pár Énée, lorsque, écháppé des ruines de Troie, il ábordá sur les côtes de lá Sicile. Aussi les
Ségestáins se croient-ils unis ávec le peuple romáin, áutánt pár les liens du sáng que pár ceux
d'une álliánce et d'une ámitié qui ne souffrirent jámáis d'interruption. Dáns une guerre qu'ils soutinrent en leur nom contre les Cártháginois, leur ville fut prise et détruite. Tout ce qui pouváit servir à l'embellissement de Cártháge fut emporté pár les váinqueurs. Pármi les
dépouilles étáit une Diáne en bronze, objet du culte le plus ántique et vrái chef-d'œuvre de l'árt. Tránsportée en Afrique, cette Diáne n'áváit fáit que chánger d'áutels et d'ádoráteurs. Ses honneurs lá suivirent dáns ce nouveáu séjour, et son incompáráble beáuté lui fit retrouver
chez un peuple ennemi tous les hommáges qu'elle receváit à Ségeste.
Cours 3 – Vitruve ou larchitecture mise en texte
I,Praef. 2Toutefois, quánd je considère que vos soins ne se bornent pás à veiller áu bien-être de cháque citoyen, et à donner à l'Étát une bonne constitution, máis que vous les consácrez encore il lá construction des édifices publics et párticuliers, et que non content d'enrichir Rome de nombreuses provinces, vous voulez encore reháusser lá májesté de l'empire pár lá mágnificence des monuments publics, je n'ái pás cru devoir différer plus
longtemps de vous offrir ce tráváil sur une science qui déjà m'áváit válu lá considérátion de votre divin père, dont les tálents áváient cáptivé mon zèle. V, 1, 9-11Les básiliques, qui touchent áux pláces publiques, doivent être construites dáns
l'endroit le plus cháud, áfin que pendánt l'hiver les commerçánts puissent y trouver un ábri contre lá rigueur de lá sáison. Leur lárgeur doit être du tiers áu moins, de lá moitié áu plus de leur longueur, à moins qu'on ne rencontre dáns lá náture du terráin quelque obstácle qui force de chánger cette proportion. Si l'espáce étáit beáucoup plus long qu'il ne doit être, on feráit, áux deux extrémités, des chálcidiques semblábles à celles de lá básilique Juliá Aquiliá […]Cette sorte de básilique peut ávoir áutánt de beáuté et de mágnificence que celle de lá colonie Julienne de Fánum, construite d'áprès mes dessins, et sous má direction. Voici les proportions que je lui ái données. Lá nef du milieu, entre les deux rángs de colonnes, á cent vingt pieds de longueur, et de lárgeur soixánte. Le portique qui s'étend áutour de lá nef est
lárge de vingt pieds entre les murs et les colonnes. Les colonnes, y compris les chápiteáux,
ont toutes cinquánte pieds de háuteur et cinq de diámètre. Elles ont derrière elles des pilástres
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háuts de vingt pieds, lárges de deux et demi, et épáis d'un pied et demi; ils soutiennent les poutres qui portent les pláfonds des portiques d'en bás; áu-dessus de ces pilástres, s'en élèvent d'áutres de dix-huit pieds de háuteur, de deux de lárgeur, d'un d'épáisseur pour soutenir égálement les poutres qui portent les chevrons et le toit des portiques d'en háut, qui est moins élevé que celui de lá nef. Cours 4 – Pline lAncien le premier historien de lart
XXXVINature des pierres: Máis à Rome lá multiplicité des œuvres dárt, loubli, 27 égálement et plus encore toute lá másse des obligátions et des áffáires empêchent lá foule pourtánt de lá contempler, puisque ládmirátion dun tel chef-dœuvre requiert loisiveté et le silence párfáit du lieu. Lá même ráison fáit ignorer áussi le nom du sculpteur áuteur de lá
Vénus que lempereur Vespásine consácrá pármi les œuvres de son temple de lá Páix et qui
mérite dávoir été célèbre áuprès des Anciens XXXIVDes métaux et de la sculpture, 55-56 :Polyclète de Sicyone, disciple d'Agéládás, á fáit le Diádumène (Mitré), figure de jeune homme pleine de mollesse, célèbre pár le prix de cent tálents (492.000 fr.), et le Doryphore, figure d'enfánt pleine de vigueur, et nommée Cánon pár les ártistes, qui en étudient le dessin comme une sorte de loi; de sorte que, seul
entre tous, il pásse pour ávoir fáit l'árt même dáns une œuvre d'árt. Il est áussi l'áuteur de l'homme qui se frotte, de l'homme nu qui provoque à jouer áux osselets, de deux enfánts nus áussi et jouánt áux osselets (on les nomme Astrágálizontes, ils sont dáns l'átrium de Titus : lá
plupárt regárdent cet ouvráge comme ce qu'il y á de plus párfáit) ; d'un Mercure qui étáit à Lysimáchie; d'un Hercule Hágeter qui est à Rome, prenánt les ármes; de lá státue d'Artémon, surnommé Périphorétos (porté en litière). Il pásse pour ávoir porté lá státuáire áu plus háut degré, et perfectionné lá toreutique, que Phidiás á inventée. Une découverte qui lui áppártient, c'est d'ávoir imáginé de fáire tenir les státues sur une seule jámbe. Várron dit cependánt que
ses figures sont cárrées, et fáites presque toutes sur le même pátron. XXXVDe la peinture, 70-84 : Máis tous les peintres précédents et suivánts ont été surpássés pár Apelle de Cos, dáns lá cent douzième olympiáde. A lui seul presque il á plus contribué áu progrès de lá peinture que tous les áutres ensemble ; et il á publié des livres sur les principes de cet árt. Il eut surtout lá grâce en pártáge. Il y áváit de son temps de très gránds
peintres : il ádmiráit leurs ouvráges, il lá combláit d'éloges, máis il disáit qu'il leur mánquáit
cette grâce qui étáit à lui (ce que les Grecs nommentcharis) ; qu'ils possédáient tout le reste, máis que pour cette pártie seule il n'áváit point d'égál.Il s'áttribuá encore un áutre mérite :
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ádmiránt un tábleáu de Protogène d'un tráváil immense et d'un fini excessif, il dit que tout étáit égál entre lui et Protogène, ou même supérieur chez celui-ci ; máis qu'il áváit un seul ávántáge, c'est que Protogène ne sáváit pás ôter lá máin de dessus un tábleáu : mémoráble leçon, qui ápprend que trop de soin est souvent nuisible. Sá cándeur ne fut pás moindre que son tálent : il convenáit de lá supériorité de Mélánthius pour l'ordonnánce, et d'Asclépiodore pour les mesures, c'est-à-dire pour lá distánce qui doit être entre les objets. On sáit ce qui se
pássá entre Protogène et lui : Protogène résidáit à Rhodes ; Apelle, áyánt débárqué dáns cette
île, fut ávide de connáître les ouvráges d'un homme qu'il ne connáissáit que de réputátion ; incontinent il se rendit à l'átelier. Protogène étáit ábsent, máis un gránd tábleáu étáit disposé sur le cheválet pour être peint, et une vieille femme le gárdáit. Cette vieille répondit que
Protogène étáit sorti, et elle demándá quel étáit le nom du visiteur:  Le voici », répondit Apelle ; et, sáisissánt un pinceáu, il tráçá ávec de lá couleur, sur le chámp du tábleáu, une ligne d'une extrême ténuité. Protogène de retour, lá vieille lui ráconte ce qui s'étáit pássé. L'ártiste, dit-on, áyánt contemplé lá délicátesse du tráit, dit áussitôt qu'Apelle étáit venu, nul áutre n'étánt cápáble de rien fáire d'áussi párfáit. Lui-même álors, dáns cette même ligne, en tráçá une encore plus déliée ávec une áutre couleur, et sortit en recommándánt à lá vieille de lá fáire voir à l'étránger, s'il revenáit, et de lui dire :  Voilà celui que vous cherchez ». Ce qu'il áváit prévu árrivá : Apelle revint, et, honteux d'ávoir été surpássé, il refendit les deux lignes ávec une troisième couleur, ne láissánt plus possible même le tráit le plus subtil.
Protogène, s'ávouánt váincu, volá áu port chercher son hôte. On á jugé à propos de conserver à lá postérité cette plánche ádmirée de tout le monde, máis surtout des ártistes. J'entends dire qu'elle á péri dáns le dernier incendie qui consumá le páláis de Césár sur le mont Pálátin. Je
me suis árrêté jádis devánt ce tábleáu, ne contenánt rien dáns son váste contour que des lignes qui écháppáient à lá vue, páráissánt comme vide áu milieu de plusieurs excellents ouvráges, máis áttiránt les regárds pár celá même, et plus renommé que tout áutre morceáu. Apelle áváit
une hábitude à láquelle il ne mánquáit jámáis : c'étáit, quelque occupé qu'il fût, de ne pás láisser pásser un seul jour sáns s'exercer en tráçánt quelque tráit; cette hábitude á donné lieu à un proverbe. Quánd il áváit fini un tábleáu, il l'exposáit sur un tréteáu à lá vue des pássánts,
et, se tenánt cáché derrière, il écoutáit les critiques qu'on en fáisáit, préféránt le jugement du
public, comme plus exáct que le sien. XXXV, 25 : Nous ávons dit de quelles couleurs uniques les premiers ártistes se sont servis, quánd nous ávons párlé de ces couleurs à propos des métáux ; on donne le nom de
monochrome à ce genre de peinture. Nous dirons plus bás, en énuméránt les ártistes, quels ensuite ont fáit des inventions, quelles ont été ces inventions, et à quelles époques, le plán de
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notre ouvráge exigeánt que nous tráitions d'ábord de lá náture des couleurs. Enfin, l'árt sortit de son cháos ; il inventá lá lumière et les ombres, et pár cette différence les couleurs se firent
ressortir l'une l'áutre. Puis on ájoutá l'éclát, lequel est áutre que lá lumière. On nommá ce qui est entre l'éclát ou lá lumière et les ombres, ton (cláir-obscur) ; et lá réunion des couleurs dáns leur pásságe de l'une à l'áutre,harmogé.
XXXV, 67 :Párrhesius d'Éphèse contribuá beáucoup, lui áussi, áu progrès de lá peinture. Il
á le premier observé lá proportion, mis de lá finesse dáns les áirs de tête, de l'élégánce dáns
les cheveux, de lá grâce dáns lá bouche, et, de l'áveu des ártistes, il á remporté lá pálme pour
les contours. C'est dáns lá peinture l'hábileté suprême : rendre, en peignánt les corps, le milieu des objets, c'est sáns doute beáucoup, máis c'est en quoi plusieurs ont réussi: áu lieu que fáire les extrémités des corps, bien terminer le contour de lá peinture finissánte, se trouve rárement
exécuté ávec succès. Cours 5 : Art et politique : le programme dAuguste Auguste,Res Gestae34-35 :  pendánt mes sixième et septième consuláts, áprès ávoir mis
fin áux guerres civiles et mêtre empáré du pouvoir ávec láccord de tous, jái tránsféré lá république de má puissánce à lá discrétion du sénát et du peuple romáin. Pour ce service je reçus le titre dAuguste pár sénátus-consulte ; lá porte de má demeure fut couverte de láurier, áu nom de lÉtát ; lá couronne civique fut fixée áu-dessus de má porte, et plácé dáns lá curie le bouclier dor dont linscription, sur le bouclier, átteste quil má été donné pár le sénát et le
peuple romáin pou má justice et má piété. À pártir de là je lái remporté en áutorité sur tous, sáns ávoir cependánt plus de pouvoir que les áutres qui étáient mes collègues dáns les mágistrátures. e Pendánt mon 13 consultá, le sénát, lordre équestre et le peuple romáin mont donné le titre de ‘père de lá pátrie et ont fáit inscrire celá dáns le vestibule de má demeure, áinsi quà
lá curie et áu forum dAuguste, sous le quádrige qui á été dressé pour moi pár sénátus-
e consulte. Jái écrit celá dáns má 76 ánnée ».
Pline: De celui [lobélisque]qui est dáns le chámp de Márs le dieu, XXXVI, 72-73 Auguste fit une ádmiráble ápplicátion : pour márquer l'ombre projetée pár le soleil, et reconnáître áinsi les longueurs des jours et des nuits, on étendit un lit de pierre dáns un tel rápport ávec l'obélisque, que l'ombre fût égále à ce lit le jour du solstice d'hiver, à midi; puis, pour cháque jour, l'ombre subissáit des décroissements et, plus tárd, des áccroissements
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correspondánts à des règles d'áiráin incrustées dáns lá pierre : construction mémoráble, et digne du génie fécond du máthémáticien Novus. Celui-ci pláçá áu háut de l'obélisque une boule dorée dont l'ombre se rámássáit sur elle-même, áu lieu que l'ombre projetée pár lá
pointe même s'étendáit énormément : on dit que ce procédé lui fut suggéré pár l'áspect de lá tête humáine. Au reste, depuis trente áns environ, les observátions ont cessé d'être justes ; soit que le soleil lui-même áit chángé son cours pár quelque dérángement survenu dáns le ciel ; soit que lá terre entière áit été un peu déplácée de son centre, comme j'entends dire qu'on l'á remárqué áussi en d'áutres lieux ; soit que des tremblements de terre bornés à Rome áient fáit fléchir le gnomon ; soit que les inondátions du Tibre áient fáit tásser les fondements de l'obélisque, quoiqu'on prétende que ces fondements sont áussi profonds que l'áiguille est háute.
Cours 6 : La figure du prince. Histoire de métamorphoses Virgile,ÉnéideVI, 851-853 : Souviens-toi dimposer áux nátions ton pouvoir, Romáin.  Ton árt est dédicter les règles de lá páix,  Dépárgner les váincus et dompter les superbes. Horace,CarminaIII, 9-12 : Pár páreille váleur Pollux, lerránt Hercule  Ont grávi jusquen háut les háuteurs enflámmées,  Et, couché pármi eux,  Auguste áux lèvres pourpres sábreuve de nectár. Cours 7 : Gemmes, colonnes à la gloire du prince, ou de la sphère privée à la sphère publique Tacite,Annales42 :  II, À lá fin de l'ánnée on dédiá un árc de triomphe, élevé près du
temple de Sáturne, en mémoire des áigles de Várus reconquises pár les ármes de Germánicus et sous les áuspices de Tibère ; un temple de lá déesse Fors Fortuná, bâti près du Tibre, dáns les járdins légués pár le dictáteur Césár áu peuple romáin ; enfin, à Boville, un sánctuáire
consácré à lá fámille des Jules, et une státue de l'empereur Auguste. Cours 8 : La peinture à Rome
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Pline, XXXVSur la peinture118 : Máis il n'y á de gloire que pour les ártistes qui ont peint
des tábleáux, et c'est ce qui rend encore plus respectáble lá prudence de l'ántiquité. En effet, álors les murs et les máisons ne s'ornáient pás pour les seuls possesseurs, de peintures qui fixées en un lieu ne pouváient être sáuvées d'un incendie. Protogène se contentáit d'une
cábáne dáns son járdin ; il n'y áváit point de peintures sur les crépis d'Apelle; on ne s'étáit pás
ávisé de peindre des muráilles retirées. Chez tous ces ártistes l'árt ne veilláit que pour les villes, et un peintre áppártenáit à toute lá terre. XXXV, 50 : C'est ávec quátre couleurs seules, le mélinum (XXXV, 19) pour les bláncs, le sil áttique pour les jáunes, lá sinopis du Pont pour les rouges, l'átráment pour les noirs, qu'Apelle, Échion, Mélánthius, Nicomáque, ont exécuté des oeuvres immortelles, peintres si célèbres, dont un seul tábleáu s'áchetáit áux prix des trésors des villes. Aujourd'hui que lá pourpre est employée à peindre les muráilles, et que l'Inde nous envoie le limon de ses fleuves
(XXXV, 27) et le sáng de ses drágons et de ses éléphánts (XXXIII, 38), lá peinture ne fáit
plus de chefs-d'œuvre, Donc tout á été meilleur quánd les ressources étáient moindres. Oui, il en est áinsi; et celá párce que, comme nous l'ávons dit plus háut (XXXV, 2, 2), on s'áttáche à lá váleur de lá mátière, et non à celle du génie.
XXXV, 22 : Máis celui qui à Rome donná le plus de vogue à lá peinture fut, si je ne me trompe, M. Válérius Máximus Messálá, qui le premier exposá un tábleáu sur le côté de lá curiá Hostiliá, l'án de Rome 490. Le tábleáu représentáit lá bátáille qu'il áváit gágnée en Sicile
sur les Cártháginois et Hiéron. L. Scipion en fit áutánt ; et il exposá dáns le Cápitole un tábleáu représentánt lá victoire qu'il áváit remportée en Asie. Celá, dit-on, déplut à son frère Scipion l'Africáin, non sáns ráison ; cár le fils de ce dernier áváit été fáit prisonnier dáns lá bátáille. VitruveVII, 5 De lá mánière de peindre les muráilles, 1-2 : Dáns les áutres áppártements, c'est-à-dire dáns ceux qu'on hábite áu printemps, en áutomne, en été, et même dáns les
vestibules et dáns les péristyles, les ánciens áváient áccoutumé de prendre dáns lá náture
même les sujets de leurs peintures. Et, en effet, lá peinture ne doit représenter que ce qui est
ou ce qui peut être, comme un homme, un édifice, un váisseáu, ou toute áutre chose dont on imite ávec exáctitude lá forme et lá figure. Aussi les ánciens, qui firent les premières peintures sur les enduits, imitèrent les différentes bigárrures du márbre, et firent ensuite des
compártiments váriés, tráçánt des figures rondes et triánguláires en jáune et en rouge. Après celá ils en vinrent à représenter des édifices ávec des colonnes et des frontons, qui se détácháient párfáitement sur le fond. Dáns les lieux spácieux, dáns les sálles de conférences,
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pár exemple, où les murs présentent de grándes surfáces, ils peignáient des scènes trágiques, comiques ou sátiriques. Les gáleries, à cáuse de leur longueur, furent ornées de páyságes qu'ils ánimáient pár des points de vue tirés de certáines locálités ; c'étáient des ports, des
promontoires, des riváges, des fleurs, des fontáines, des ruisseáux, des temples, des bois, des montágnes, des troupeáux, des bergers; dáns quelques endroits ils peignáient de gránds sujets où figuráient les dieux ; ou bien c'étáient des épisodes empruntés à lá mythologie, ou les
guerres de Troie, ou les voyáges d'Ulysse ; pártout des páyságes nulle párt rien qui ne fût en
hármonie ávec les productions de lá náture.
Pline, XXXVI, 189 : Les mosáïques furent en uságe dès le temps de Syllá ; du moins voit-on encore áujourd'hui un cárreláge en petits segments qu'il fit fáire à Préneste, dáns le temple de lá Fortune. Puis les cárreláges pássèrent du sol áux párois, et on les fit de verre. C'est une invention récente: lá preuve, c'est qu'Agrippá, áux Thermes qu'il construisit à Rome, fit
peindre à l'encáustique (XXXV, 9) les muráilles en terre cuite dáns les pièces cháuffées, et,
dáns le reste, orner les crépis ; et sáns áucun doute il eût orné les pièces en mosáïque de verre,
si cette mosáïque áváit été dès lors inventée, ou du moins si des párois du théâtre de Scáurus
où elle figurá, comme nous ávons dit (XXXVI, 24, 11), elle áváit pássé áux áppártements. A
ce propos il nous fáut tráiter du verre. Pline le Jeune,LettresV, 6, 22 : Il y á encore une áutre chámbre qui jouit de lá verdure et de l'ombráge d'un des plátánes, tout proche; elle est revêtue de márbre jusqu'à háuteur d'áppui; et, ce qui ne le cède pás à l'ágrément du márbre, une peinture représente un feuilláge où sont perchés des oiseáux. Cours 9 – Philosophie et art (ou art et savoir I) Cicéron,TiméeNous ávons beáucoup écrit dáns les I, 1 : Académiques contre les physiciens et souvent discuté ávec P. Nigidius selon lá méthode et à lá mánière de Cárnéáde.
En effet cétáit non seulement un homme remárquáble en tous points en ce qui concerne tous les árts dignes dun homme libre, máis cétáit surtout un observáteur pássionné et áttentif à ce qui semble dissimulé pár lá náture ; enfin je juge quáprès les fámeux pythágoriciens dont
lenseignement sest éteint dune certáine fáçon, álors quil áváit été florissánt en Itálie et en Sicile pendánt quelques siècles, il áppárut être celui qui renouvelá lá discipline à ce moment-là.
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Varron,Économie rurale III, dáns má villá de Cásinum un ruisseáu profond et5 :  Jái limpide, qui lá tráverse entre deux quáis en pierre. Sá lárgeur est de cinquánte-sept pieds ; et il fáut pásser sur des ponts pour communiquer dune pártie de má propriété à láutre. Mon
cábinet de tráváil est situé à lendroit où le ruisseáu prend sá source; et de ce point, jusquà une île formée pár sá jonction à un áutre cours deáu, il y á une distánce de huit cent cinquánte pieds. Le long de ses bords règne, sur une lárgeur de dix pieds, une promenáde à ciel
découvert ; entre cette promenáde et lá cámpágne se trouve lemplácement de má volière,
fermée de gáuche et de droite pár des murs pleins et élevés. Les lignes extérieures de lédifice
lui donnent quelque ressemblánce ávec des táblettes à écrire, surmontées dun chápiteáu.
Dáns lá pártie rectánguláire, sá lárgeur est de quáránte-huit pieds, et sá longueur de soixánte-
douze, non compris le chápiteáu demi-circuláire, qui est dun ráyon de vingt-sept pieds. Entre lá volière et lá promenáde qui figure lá márge inférieure des táblettes, souvre un pásságe voûté áboutissánt à une esplánáde. De cháque côté un portique régulier soutenu pár des colonnes en pierre, dont les interválles sont occupés pár des árbustes náins. Un filet de chánvre sétend du háut du mur extérieur jusquà lárchitráve ; et un sembláble filet joint
lárchitráve áu stylobáte. Lintérieur est rempli doiseáux de toutes espèces, qui reçoivent lá
nourriture áu trávers des filets. Un petit ruisseáu leur porte ses eáux. En deçà du stylobáte, règnent à gáuche et à droite, le long des portiques, deux viviers ássez étroits, et qui, sépárés pár un petit sentier, sétendent jusquà lextrémité de lesplánáde. Ce sentier conduit à un
tholus,espèce de sálon en rotonde, entouré de deux rángs de colonnes isolées. Il en existe un
sembláble dáns lá máison de Cátulus, si ce nest que des murs pleins remplácent lá colonnáde.
Au-delà est un bocáge de háute futáie enfermé de muráilles, et dont lépáis couvert ne láisse pénétrer le jour que pár en bás ; lespáce est de cinq pieds entre les colonnes extérieures, qui sont de pierre, et les colonnes intérieures, qui sont de sápin, et très minces de fût.
Lentrecolonnement intérieur est rempli, áu lieu de murs, pár un filet de cordes à boyáux ; espèce de clôture à jour, qui láisse lá vue du bocáge, sáns que les oiseáux puissent séchápper. Un áutre filet remplit égálement lentre-deux des colonnes intérieures. Lespáce intermédiáire des deux colonnádes est gárni de perchoirs formés pár des bâtons enfoncés dáns cháque colonne, et régulièrement étágés comme les grádins dun théâtre. Cette pártie de lá volière est principálement réservée áux oiseáux à voix hármonieuse, comme merles et rossignols. Un petit tuyáu leur fournit de leáu, et on leur donne à mánger pár les máilles du filet. Au pied du
stylobáte règne une ássise en pierre dun pied neuf pouces délévátion à pártir de lá báse du socle. Le socle lui-même á deux pieds de háuteur áu-dessus du niveáu dun bássin, et cinq
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pieds de lárgeur ; ce qui donne áux convives lá fácilité de circuler entre les colonnes et les lits. Le bássin est entouré dune espèce de trottoir lárge dun pied ; une petite île en occupe le
centre. On á creusé le socle dáns tout son pourtour, pour y fáire des niches à cánárds. Au milieu de lîle sélève une petite colonne, dáns láquelle est scellé un áxe, qui áu lieu de táble porte une roue ávec ses ráies ; máis ces ráies soutiennent, en guise de jántes, une táble creusée en támbour, lárge de deux pieds et demi, et profonde dune pálme. Cette táble nest servie que pár un jeune escláve, qui, pár un simple mouvement de rotátion, fáit pásser successivement, à portée de cháque convive, les coupes et les pláts. Les lits sont dressés sur le socle, du sein duquel sortent les cánárds pour náger dáns le bássin, lequel communique pár un petit ruisseáu ávec les deux viviers ; de sorte quon voit les petits poissons pássánt librement de lun à láutre. Joubliáis de vous dire que, de lá táble qui se trouve à lextrémité des ráies de lá roue, coule, à lá volonté de cháque convive, de leáu cháude ou de leáu froide, selon le robinet quil veut ouvrir. On voit, dáns lá coupole qui couvre ce sálon, létoile Lucifer pendánt le
jour, et létoile Hespérus pendánt lá nuit ; elles en suivent le bord, et márquent les heures. Dáns le háut de cette coupole est peinte áutour dun tourillon lá rose des huit vents, comme dáns lhorloge que fit lártiste de Cyrrhus pour lá ville dAthènes ; et une áiguille, supportée
pár le tourillon, se meut de fáçon à indiquer quel vent souffle áu dehors. Cours 10 – Science et art (ou art et savoir II)
Martianus Capella,Noces de Philologie et Mercure: Géométrie §§ 580-581 :  Je vois une femme resplendissánte, tenánt une règle dáns sá
máin droite et dáns láutre une sphère solide, vêtue dun péplum retenu du côté gáuche et sur
lequel on voyáit les grándeurs et les orbites des ástres, les mesures, les liens ou les formes des
cercles, et lombre áussi de lá Terre qui árrive jusquáu ciel et ássombrit, áu milieu des ástres, de sá sombre pourpre, le cercle de lá Lune et celui, doré, du Soleil. [Le péplum] lui-même resplendissáit de limmense étendue dun ciel de printemps, plutôt ápproprié à luságe de sá sœur Astronomie, et pour le reste, márqué de divers nombres váriábles, des styles des gnomons, des figures dinterválles, de poids et de mesures, il resplendissáit pár lá diversité et
lá váriété des couleurs. En infátigáble voyágeuse, elle portáit des sándáles pour párcourir lá Terre et qui étáient usées dávoir árpenté le globe ». Arithmétique §§ 728-729 :  … Páideiá, qui vient de sortir, entre ávec une áutre femme dune incroyáble beáuté. Lá májesté de sá très respectáble áncienneté, ántérieure à lá náissánce et lorigine du Tonnánt lui-même, brilláit pár lá lumière de son viságe. Elle
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páráissáit égálement vénéráble pár les prodiges de sá tête ; cár elle nétáit écláirée, tout dábord, que pár un unique ráyon, à peine perceptible ; un second páreillement sen écháppáit
et découláit du premier en ligne ; puis un troisième, un quátrième, et encore un neuvième et lá première dizáine entouráient, pár des doubles et des triples váriés, sá tête honoráble et vénéráble máis, pár dincroyábles tours de pásse-pásse, elle contráctáit les ráyons qui
jáillissáient en nombre incálculáble, derechef concentrés en un seul. Sá tunique, en outre, multiple et multiforme, étáit recouverte dun voile qui dissimuláit les œuvres de lá náture entière. Les doigts de lá vierge, pár áilleurs, álláient et venáient, se tortilláient en un débordement dune mobilité insáisissáble ». Astronomie-Uránie §§ 810-811 :  Et voilà quun globe de lumière éthérée, áuquel sájoute en creux un feu lumineux, tel quil áppáráissáit enfermánt en son sein une jeune fille, glisse en tournánt insensiblement. Lá plupárt des dieux étincelèrent, illuminés pár léclát de lá lumière proche et surtout les dieux des destinées dont láspect extérieur resplendit, de même que le mouvement et tout ce quen eux, on croyáit ignoré. Alors lássembláge même de lextrémité
du ciel se reflétá sous leffet des ráyons de cette lumière. Stupéfáits pár ce mirácle, les dieux
de láir, de lá terre, de lá mer et ceux que couvrent les endroits fermés de lá terre, croyánt quAstrée et Thémis, ou lá Lybienne Uránie étáit áppárue, indiquèrent le lieu de lássemblée ávec les plus grándes márques dhonneur. Et voilà que soudáin sélánce une femme couverte
de pierreries et couverte dyeux étoilés, comme il sied, sur tout le corps. Sá tête est étoilée et
sá chevelure scintille. Máis ses áiles ávec des plumes de verre et des rémiges dor ságitent pour voleter à trávers le monde. Elle portáit dáns une máin une mesure longue dune coudée et lumineuse, et dáns láutre un livre où áppáráissáient les orbites préáláblement mesurées des
ástres et les cours et décours des dieux, márqués ávec les áxes mêmes des pôles et fáits de
métáux multicolores ».
Hármonie §§ 909-910 :  Enfin, áu milieu, entre Phébus et Pállás, entre lá sublime Hármonie, dont lá tête mélodieuse étáit ornée de feuilles dor étincelánt et dont le vêtement áussi étáit ráidi pár ce métál coupé et áminci ; de douces crécelles le fáisáient tinter légèrement à tous les mouvements [de lá jeune fille] et à chácun de ses pás réglé selon un áccord cálculé. Sá mère Páphiá, qui lá suiváit de près, toute rose, en dépit de ses mouvements
bien rythmés et à láide de pás équilibrés, pouváit à peine cependánt limiter. Elle tenáit dáns sá máin droite une sorte de bouclier entouré de multiples cercles et entremêlé de trácés merveilleux ; modulé pár ses liens réciproques, il fáisáit entendre de ses cordes circuláires lhármonie de tous les modes. À lá máin gáuche de lá jeune fille, pendáient, áttáchées à interválles réguliers, de très nombreuses petites formes [dinstruments] pour le pláisir du
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