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Existence de Dieu / [signé : L. Daspres]

De
8 pages
impr. de Divry et Cie (Paris). 1864. 8 p. ; in-8.
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EXISTENCE DE DIEU.
Être indéfinissable,' invisible/inconnu,
De tout temps invoqué, de tout temps méconnu,
Toi qu'affirme un principe et que nie un système,
Que l'univers adore et que l'homme blasphème,
Dis-moi quel est ton rôle et quel est ton pouvoir,
Si tu possède un droit, s'il m'incombe un devoir.
A quelque vain caprice ai-je dû l'existence,
Ou ta sagesse a-t-elle ordonné ma naissance?
Saturne est-il ton nom? Dès le berceau des temps
Est-ce toi, chaque jour, qui détruis tes enfants?
Es-tu le Dieu Brahmane ou celui du Boudhisme?
As-tu nom Jehova, le Dieu du Judaïsme?
Es-tu l'esprit, qu'au pied de son barbare autel
Invoquait autrefois le Druide cruel?
Ou ce débile Enfant qui, sous ses pauvres langes,
Eut pour lit une crèche et pour gardes des anges?
Ce sage qui prenait aux rives du Jourdain
L'humanité pour sœur, malgré tout son dédain,
Et, victime et vainqueur de la mort étonnée,
Au servage arrachait cette sœur condamnée?
Réponds, es-tu le Christ, ce vrai Dieu du chrétien,
Ou, parmi tous ces dieux, ne fus-tu jamais rien?
©
- 2 —
II
Du Gange et de l'Indus j'ai parcouru la rive,
Chaque oracle a trouvé mon oreille attentive,
Des Grecs et des Romains, des barbares Gaulois
J'ai relu les écrits, j'ai commenté les lois;
Du temple et de l'autel j'ai sondé le mystère,
La superstition m'a traduit sa prière,
J'ai consulté les temps, interrogé les arts,
Partout, grand Dieu, partout j'ai trouvé tes regards.
J'ai vu l'athée osant à peine un froid silence,
J'ai vu l'idole impie acclamant ta puissance.
Mais tel que le soleil, de son dôme d'azur
Décoche dans l'espace un rayon toujours pur,
Et tel qu'aux régions où se forme l'orage,
Quand ce rayon se heurte au flanc noir d'un nuage
Dont l'ombre frappe au front un stupide troupeau,
Oubliant la clarté du céleste flambeau,
La plèbe ne voit plus dans l'astre qui s'efface
D'une vaine lueur que la tremblante trace ;
Tel, à nos passions, sans souillure apporté,
S'est heurté le rayon de ta divinité ;
Et leur souffle en lambeaux déchirant ton image,
Comme un vent qui des eaux a troublé le mirage,
A reformé les traits de ton front radieux
De tronçons mutilés, épars, disgracieux.
III
Les penseurs, à leur tour, ont étendu les voiles
De leurs nuits scintillant de douteuses étoiles;