Extrait de la "Gazette Nationale", ou le "Moniteur universel" du mercredi 17 février 1790. Lettre au Rédacteur. [Signé : Pannelier.]

Extrait de la "Gazette Nationale", ou le "Moniteur universel" du mercredi 17 février 1790. Lettre au Rédacteur. [Signé : Pannelier.]

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impr. de Moutard ((Paris,)). 1790. In-8° , 8 p..
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Ajouté le 01 janvier 1790
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Langue Français
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E XT R A IT
De la Galette Nationale ou le Moniteur
universel.
Du Mercredi 17 Février 1790.
LETTRE AU RÉDACTEUR.
Vous avez inséré} Monsieur, dans le N°. 39
de vos Feuilles, un Mémoire imprimé pour
M. PANNELIER D'ANNEL , mon père. Vous avez
été frappé du portrait odieux que l'on y a tracé
âe ma conduite prétendue envers l'auteur de mes
^jours : le Post-Scriptum de ce Mémoire a fixé
votre attention d'une manière plus particulière ;
vous en avez rappelé les expressions , & vous
m'avez livré au Public chargé de la malédiction
paternelle.
Avez-vous voulu, Monsieur, me calomnier?
Vous en êtes incapable ; vous avez cherché à ven-
ger la Nature, que je vous paroiílbis avoir outragée :
sachez donc , Monsieur , que le Mémoire à con-
sulter & la Consultation imprimés , ou je fuis
• peint fous des traits si odieux , n'ont d'autre objet
que de me diffamer : rédigés du vivant de mon
A
(2)
père, ils ont été réprouvés par lui. Une infidé-
lité vraiment punissable les a tirés de l'oubli auquel
lui-même les avoit condamnés.
Et dans"quel temps, Monsieur, les imprirrie-
t-on au nom de mon père ? quand il n'existe plus :
on lui fait demander, après.sa mort, ce qu'il n'a
pu obtenir de son vivant : on évoque ses manes
pour les rendre les dénonciatrices de son malheu-
reux fils.
Quel est l'objet Monsieur, de ce Mémoire ? il
ne peut en avoir de légitime : je n'avois plus • de
procès avec mon père quand j'ai eu le malheur
de le perdre : un Arrêt contradictoire , du 29
Novembre 1788 , avoit mis fin à des contestations
que j'avois tenté inutilement de prévenir. J'avois
gagné fur tous les chefs. Ne vous semble-t-il pas
étrange que l'on distribue dans le Public un Mé-
moire à consulter, signé de mon père, où on
lui fait demander , quand il n'existe plus , quelle
route il doit tenir, pour attaquer un Arrêt qu'il a
laissé subsister tant qu'il a vécu ? .
Combien ce procédé ne vous paroîtra-t-il pas
criminel, quand vous saurez, Monsieur , ce que
ma mère a fait pour empêcher qu'on abusât de
ce Mémoire ! Je joins à ma Lettre sa déclaration ,
cellë 1 de deux de mes soeurs ; j'y joins aussi les
témoignages de M. Desprez mon oncle , de MM.