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Fermez les clubs ! / Ernest Merson

De
44 pages
Amyot (Paris). 1871. In-8°, 47 p..
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ERNEST MERSON
FERMEZ
LES CLUBS!
PARIS
AMYOT, ÉDITEUR, 8, RUE DE LA PAIX
1871
I
L'Assemblée de Versailles a décidé que la garde na-
tionale serait dissoute partout en France. C'est là une
résolution énergique et salutaire, à laquelle le pays
applaudit sincèrement; mais cette mesure ne saurait
suffire pour dégager la situation, restituer aux esprits
la sécurité qui leur manque et préserver l'avenir. Il faut
quelque chose de plus ; et, dans ce quelque chose, la
suppression des clubs occupe naturellement une place
considérable.
L'Empire avait commis une énorme faute en accor-
dant aux exigences impérieuses de l'opposition " le
droit de réunion. " Il l'a chèrement expiée; mais la
France ne respirera véritablement que quand elle sera
tout-à-fait réparée. Fournir aux malfaiteurs politiques
— 6 —
le moyen assuré de détruire le sens moral du peuple,
d'exciter incessamment les esprits, de pousser à la
révolte, de donner le mot d'ordre de l'insurrection et
de pervertir avec certitude la conscience publique, est,
évidemment une erreur ; mais, après qu'en a expéri-
menté le procédé, le conserver et le maintenir en dépit
du mal qui en résulte, cela doit s'appeler un crime.
Ce crime, il ne faut pas que l'Assemblée nationale
le commette ou s'y associe; parce qu'alors sa respon-
sabilité se trouverait grandement engagée, et la patrie,
pour ce fait, aurait le droit de lui demander un compte
sévère.
Il se trouve, bien entendu, des hommes qui prolestent
contre toute idée de suppression des clubs. Ces hom-
mes, qu'on en soit assuré, sont des imprudents à qui
toute confiance doit être refusée, ou des coupables dont
les calculs secrets doivent être déjoués.
Là est le vrai.
Mais, pour donner à connaître combien les clubs
sont une détestable école, une école pernicieuse et fertile
en dangers, nous allons placer sous les yeux du lecteur
quelques-unes des paroles prononcées ou des motions
faites dans les réunions publiques de Paris pendant le
7 —
premier siège, alors que toutes les forces vives de tous
les partis auraient dû s'unir et se confondre dans un
effort patriotique et sauveur.
- 8 —
II
Le 4 novembre, on disait au club de la Reine-
Blanche, à propos des élections municipales du 6 :
" Il est trop tard, la France est perdue, à moins
cependant que vous ne fassiez des choix révolution-
naires aux élections municipales. Alors vous parviendrez
peut-être encore à constituer la Commune sous un
autre nom. Si vous aviez la Commune, vous pourriez
agir révolutionnairement ; vous enverriez des commis-
saires extraordinaires pour remuer " la fange " des
départements, " (4)
(1) La plupart de ces renseignements sont empruntés à un excellent
livre, intitulé les Clubs Rouges, par M. de Molinari.
— 9 —
Le 6, au club Favié, un orateur a dressé l'acte d'ac-
cusation de la bourgeoisie, et en particulier de la. petite
bourgeoisie, qui est encore plus " pourrie " que la
grande. — " Demandez aux citoyennes de l'auditoire,
s'est-il écrié, ce qu'on leur donne quand elles vont
acheter pour quatre sous de boudin de cheval. (Cris
des citoyennes : Oui ! oui ! c'est une infamie !) Les
épiciers, les bouchers, les boulangers, sont tous des
accapareurs et des voleurs, "
A la suite, un héros de la journée du 31 octobre
dénonce avec indignation la duplicité des membres du
gouvernement provisoire. " Ils prétendent, dit-il, nous
avoir fait grâce à l'Hôtel-de-Ville; mais c'est nous qui
leur avons fait grâce; car nous les tenions, et nous
avions le droit d'en faire justice; oui, nous en avions
le droit (ici l'orateur s'exalte jusqu'à l'épilepsie), car
nous pouvions invoquer les grands exemples de notre
première Révolution; mais patience! notre jour viendra,
notre revanche n'est pas loin. "
Et il ajoute : " Nous l'aurons donc, notre Commune,
notre grande Commune démocratique et sociale. Nous
ferons justice de la réaction ; car nous avons Ranvier
et Mottu ; la lumière descendra des hauteurs de Belle-
— 10 —
ville et de Ménilmontant,, pour dissiper les ténèbres de
l'Hôtel-de-Ville. Nous balayerons la réaction, comme,
le samedi, la portière balaye l'appartement. "
On voit que tout, dès ce moment, était préparé pour
l'installation de la Commune. On verra plus loin eue
tout état déjà prévu pour l'incendie de Paris et Pas-
sassinat des otages. Tant il y a de suite dans les idées
des anarchistes pour commuer à l'avance les moyens,
non-seulement de victoire, mais encore de vengeance,
Au club du Collége de France, on propose, le 8
novembre, de " supprimer le budget des cultes et de
mettre en location des églises aux entrepreneurs de
services religieux, " Ensuite on demande impérative-
ment que le gouvernement s'empare de toutes les
subsistances et de toutes les choses nécessaires sans
exception : il faut qu'on commence, sans retard, à faire
des visites domiciliaires, non-seulement chez les mar-
chands en gros et en détail, mais encore chez tons les
particuliers, et qu'on vida toutes les cachettes ; il faut
que tous les aliments, les huiles, les bois à brûler, le
charbon et le reste soient mis en commun, pour être
distribués par rations égaies et gratuites à tons les dé-
—11 —
fenseurs de Sa patrie et à leurs familles. Octant aux
autres, ils n'ont qu'à s'en aller (Applaudissements. —
Une voix timide : S'en aller ? par où ? — La voix timide
est étouffée par les chats) " Si l'on objecte la dépense,
poursuit l'orateur, je répondrai que les ressources ne
manqueront pas au gouvernement pour y pourvoir : il
n'aura qu'à s'emparer des biens des complices de
Bonaparte (Applaudissements) et des biens du clergé. "
(Nouvelles et bruyantes acclamations)
Au club Favié, le 19 novembre, un orateur réfute
use opinion qui a été professée à une précédente
séance» mais qui lui paraît contraire aux principes,
savoir qu'il faut laver son liage sale après du départ des
Prussiens. Il faut le lever avant, (Applaudissements
auxquels s'associe d'abord la partie modérée de l'au-
ditoire, qui ne parait pas avoir bien compris.) Mais
l'orateur ne tarde pas à devenir plus clair. Le linge
sale, c'est la réaction, dont le gouvernement de Hôtel-
de-Ville est le très-humble serviteur. Il faut ce débar-
rasser de la réaction (Applaudissements), il faut enfin
faire la révolution. (Nouvelles et bruyantes acclama-
tions) L'auteur se félicite toutefois oie ce que le 31
_ 12 —
octobre n'ait pas réussi. (Marques d'étonnement.) " Nous
étions trop doux alors et trop confiants ; nous n'aurions
pas fait ce qu'il fallait. Nous le ferons aujourd'hui. Ce
qu'il nous faut, c'est un 93. Eh bien, 93 reviendra,
et, soyez-en sûrs, citoyens, nous retrouverons des Ro-
bespierre et des Marat. " (Tonnerre d'applaudissements.)
Un orateur encore plus radicalement révolutionnaire,
s'il est possible, succède à celui-là. Il donne d'abord
lecture d'une condamnation à mort par contumace qui
a été prononcée à l'unanimité contre le traître Bazaine
et ses complices Canrobert, Le Boeuf et Coffinières par
plusieurs clubs du 4e arrondissement. Il invite les
citoyens de Belleville à la confirmer. (Toute la salle
se lève. La condamnation est confirmée par acclama-'
tions.) L'orateur ajoute que les citoyens sont invités à
exécuter eux-mêmes la sentence. Abordant ensuite la
question sociale et religieuse, l'orateur déclare que le
moment est venu de remplacer la théologie et la méta-
physique par la géologie et la sociologie, et il s'em-
barque dans une dissertation dont la clarté n'inonde
pas suffisamment l'esprit des auditeurs ; mais il rede-
vient bientôt plus intelligible, peut-être même le de-
vient-il beaucoup trop. " Je ne crains pas la foudre»
— 13 —
dit-il; je hais le Dieu, le misérable Dieu des prêtres,
et je voudrais, comme les Titans, escalader le ciel
pour aller le poignarder. " (Cette seconde condamnation
à mort obtient un peu moins de succès que la première.
Quelques énergumènes applaudissent. Une voix : Fau-
drait un ballon ! Des citoyennes se regardent effarées.)
Après cette escalade titanesque, l'orateur effectue sa
descente, et il va s'abattre au milieu des bataillons de
guerre de la garde nationale. Il veut bien se battre,
mais pas pour le comte de Paris ; il aimerait autant se
battre pour Guillaume. (Mouvements divers. Cri : Alors,
criez tout d'un coup : Vivent les Prussiens !) L'orateur
explique sa pensée. " Si nous laissons triompher la
réaction, dit-il, nous ne nous en débarrasserons plus,
tandis que si Guillaume est vainqueur, il asservira toute
l'Europe, et le despotisme n'aura plus qu'une seule
tête. Eh bien, cette tête-là, je vous en réponds, elle ne
tardera pas longtemps à tomber " (Tonnerre d'applau-
dissements.)
Au même club, le 8 décembre, d'après un orateur
dont les révélations causent une sensation profonde,
tous les événements dont nous sommes victimes sont
— 14 -
l'oeuvre des jésuites. Bonaparte était leur mannequin,
Un jour, il les a gênés, à cause de Rome, et ils se sont
servis de la Prusse pour sa débarrasser de lui ; car ils
ont des affiliés en Prusse, comme ils en ont partout.
M. de Moltke est un jésuite, et notre armée était com-
mandée à Sedan et à Metz par d'autres jésuites. (Inter-
ruptions, Il exagère ! Non ! non ! Si ! si !) L'orateur se
tourne vers les interrupteurs, qu'il foudroie du geste
et du regard. " Il est bien cossu, dit-il, que, dans
toutes les réunions où il est question des jésuites, il y
a des interrupteurs qui sont des jésuites apostés. (Les
interrupteurs terrorisés rentrent dans le silence. —
Sensation prolongée) Voilà pourquoi, poursuit l'ora-
teur, nos armées ont été constamment battues. On s'est
débarrassé de l'Empire le 4 septembre; mais on ne
s'est pas débarrassé des jésuites» Ils nous gouvernent
et ils commandent nos armées. (C'est vrai !) Ils entravent
la défense eu paraissant la diriger. Ils ont fondu des
canons, disent-ils; non, ils n'en ont pas fondu, ils ont
fait semblant d'en fondre. (Nouvelle et profonde sensa-
tion.) Aujourd'hui, ils organisent le pacte de famine;
car il y a un pacte de famine, (Marques d'indignation.
Voix perçantes : Oui! oui! il dit vrai !) Voilà l'oeuvre
_ 15 —
des jésuites. Nous leur sommes livrés, pieds et poings
liés, et c'est pourquoi nous n'avons pas chassé les
Prussiens, et nous ne les chasserons pas, à moins que
nous ne chassions d'abord les jésuites. "
Au même club, le 13 décembre, un orateur dit :
" Que les Prussiens bombardent Paris si bon leur
semble; c'est peut-être le moyen de nous sauver. Nous
sortirons alors tous ensemble, et nous nous délivrerons
nous-mêmes sans attendre les Charelte, les Cathelineau
elles autres amis de Trochu. D'ailleurs, qu'avons nous
à craindre des bombes ? On dit qu'elles incendieront
les monuments des arts, les musées et les églises.
Citoyens, la République passe avant les art:. Les
artistes ont été corrompus par le despotisme, " Qu'en
brûle le Louvre, avec les tableaux de Rubans et. de
Michel-Ange, l'orateur s'en consolera, pourvu que la
République triomphe. Il se consolera encore plus faci-
lement de la destruction des églises, et, il verrai; sans
sourciller les tours de Notre-Dame s'abîmer sors les
bombes, Ce n'est pas lai qui donnerait de l'argent pour
les rebâtir (Applaudissements et rires,) des bombes qui
nous débarrasseraient de tous les moments de la
— 16 —
superstition que le moyen-âge nous a légués, seraient
les bienvenues ; elles épargneraient de la besogne aux
socialistes, (Nouveaux applaudissements.)
Au club de la Révolution, le 44 décembre» un
orateur se plaint de ce que le gouvernement se soit
arrêté dans la voie des réquisitions. " Il faut l'y pous-
ser, et il cédera, bon gré, mal gré, à la pression des
clubs, comme il y a déjà cédé quand nous lui deman-
dions l'ajournement des élections pour l'Assemblée,
l'armement général et la levée en masse. "
Puis un débat s'engage sur la question religieuse.
Deux orateurs se prononcent pour la suppression de
toute espèce de culte. Un troisième s'élève contre l'em-
ploi de la force en cette matière, et il cite, comme
exemple de l'inefficacité des persécutions religieuses,
la révocation de l'édit de Nantes ; mais il est en parfait
accord avec ses contradicteurs sur l'immoralité des
religions et en particulier du catholicisme, il va même
plus loin qu'eux, et il voudrait que toutes les églises
fussent transformées en clubs. Il est à tel point con-
vaincu que la religion est une peste morale, qu'il con-
sidère certains lieux dont il est fort question dans les
_ 17 —
satires de Mathurin Régnier comme moins nuisibles à
la moralité publique que les maisons religieuses. En
suivant le même ordre d'idées, il propose à l'auditoire
divers cas de conscience qui auraient pu figurer avec
honneur dans les Provinciales. Premier cas : Un jeune
homme " libre-penseur " peut-il se marier à l'église ?
— Réponse : Oui, mais à la condition de stipuler que
tes enfants à naître de ce mariage ne seront pas bap-
tisés. Second cas : Une femme qui va à confesse à
l'insu de son mari ne l'outrage-t- elle pas plus grave-
ment qu'elle ne pourrait le faire en commettant une
infidélité conjugale, et cette sorte d'offense ne doit-elle
pas être plus sensible à un libre-penseur que ne pour-
rait l'être l'autre? L'orateur, nous allions dire le
casuiste de l'Elysée, penche pour l'affirmative. (Chu-
chotements des citoyennes.) Un auditeur se lève, en
faisant remarquer que cette question ne lui semble pas
se rattacher directement à celle de la défense nationale.
On prie cet interrupteur incommode de sortir. Un
commissaire orné d'un brassard rouge le conduit poli-
ment à la porte.
Au club de Belleville, le 19 décembre, un orateur
— 18 —
cite " les grands conventionnels de 93, qui venaient
déposer sur l'autel de la pairie leurs économies nouées
dans le coin de leur mouchoir. " (Applaudissements.)
Mais le plus grand crime du gouvernement, c'est d'avoir
livré la République à la réaction, et laissé les armées
sous le commandement des généraux bonapartistes. Si
l'armée de la Loire n'avait pas eu à sa tête un d'Au-
relles et un Bourbaki, un Bourbaki surtout que le
Siècle lui-même, qui n'est certainement pas un journal
républicain (voix : Ah ! non, par exemple ! ), accusait
d'être le complice du traître Bazaine; si l'armée de la
Loire avait été commandée par des généraux républi-
cains comme on en avait en 93, Paris serait déjà déblo-
qué. (Nouveaux et énergiques applaudissements) Voilà
pourquoi nous avons besoin de la Commune ; elle nous
rendra 93, et 93 nous rendra la victoire. (Voix dans
l'auditoire : Oui ! il nous faut la guillotine en perma-
nence !)
Cependant il s'agit de savoir comment on constituera
" la Commune. " On peut, dit un orateur, recourir à
trois modes de nominations différents : 1° on peut faire
élire les membres de la Commune dans chaque arron-
dissement; mais il est bien clair qu'avec ce mode
— 19 -
d'élection, la Commune ne manquerait pas d'être con-
fisquée par les réactionnaires et les jésuites, les Thiers
et les Jules Favre (non ! non ! il n'en faut pas !) ; 2° on
peut les faire élire au scrutin de liste, et, dans ce cas,
les républicains pourraient avoir la majorité. Ils l'au-
raient, si on consulte les chiffres du plébiscite de mai ;
en revanche, ils ne l'auraient pas, si on consulte les
chiffres du plébiscite de novembre. Or, il faut songer
que les destinées de la France et de la civilisation sont
en cause en ce moment. Peut-on les abandonner aux
hasards d'un scrutin ? On ne le peut pas, cela est
évident ! Il faudra donc recourir au troisième mode de
nomination, c'est-à-dire à l'élection par voie révolution-
naire. Il faudra que nous choisissions nous-mêmes
quatre-vingts républicains purs, qui formeront la Com-
mune et qui sauveront la République, comme on l'a
sauvée en 93. (Oui ! oui ! c'est cela ! la Commune
révolutionnaire !)
Au club de la Reine-Blanche, le 20 décembre, un
membre du bureau apprend à l'assemblée que les
membres de la Commune pour le 47e arrondissement
viennent d'être nommés par les soins du comité de
— 20 —
vigilance. (Cette nouvelle est accueillie par les accla-
mations de l'assemblée) Trois autres arrondissements
s'étaient déjà mis en règle, et il y en a plusieurs où la
besogne est en train de se faire. Un dernier orateur,
qui arrive de l'Elysée-Montmartre, annonce qu'on y a
décidé que la Commune adopterait le drapeau rouge.
(Mouvements divers.) L'orateur saisit cette occasion
pour réhabiliter la couleur rouge, que les réactionnaires
ont calomniée, " Le rouge, dit-il, est la couleur du
soleil, du feu, de la nature et de la civilisation. Dans
les religions de l'antiquité (marques d'étonnement,
murmures), le rouge est la couleur divine. Les Guèbres
adorent le rouge, et si vous consultez les étymologies
des langues orientales, vous trouverez que la même
expression signifie à la fois rouge et beau ; dans les
langues slaves, par exemple, krassné, rouge, est
synonyme de beau. " L'orateur explique encore, à cette
occasion, le mythe de Prométhée, qui avait dérobé le
feu du ciel, c'est-à-dire qui avait enseigné aux hommes
l'art de faire du feu, et qui les avait fait passer ainsi
de la phase animale à la phase sociale. Le rouge,
couleur du feu, est donc aussi l'emblème de la civili-
sation. Apollon... (Ici l'auditoire manifeste une certaine