Guerre de la Vendée et des Chouans ([Reprod.]) / par Lequinio,...

Guerre de la Vendée et des Chouans ([Reprod.]) / par Lequinio,...

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251 pages

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Debrai (Paris). 1794. Guerre de Vendée (1793-1800) -- Ouvrages avant 1800. 3 microfiches ; 105*148 mm.
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Publié le 01 janvier 1794
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Langue Français
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ON trouve chez le citoyen P o v il Imprimeur-
^Libraire, NQ.
Hymîïes et Rondes paéiofiqutis vol. in-18, de af&
pages prix liv. broché et z liv M sou», franc de
port, pour les Départentens.
Ce Recueil fait à l'instar de l'Almanach des Muses
est précède' d'une gravure analogue et d'un Calen-
drier pour la troisième Année sextile de la Républi-
que; il sera suivi d'un volume pareil tous les six
Les lettres qui ne seront pas affranchies a««eiont pat
U«. -̃̃•
-;̃:̃̃"
LE
..jdpttei çuir,
l'on, produite,
tics mesures le tout suivi d'upa
notice Chouans, etti^r
̃•̃ de"'an 5.
Chez
» se trouve libr
-'v Égalité, Na.no8. • ̃̃• ̃'<
IL a paru, il' y a quelques/jours une très-court»
brochure in-i8 de p intitulée aussi¡ Guerre de
malgré la différence frappante entre cet
Ouvrage et le mien, il est' aisé de confire que les
idée: principales sont les mêmes leur rapport est
tel que j'aurois pu être tenté de croire à quelqu'in-
of discrétion commises par des étrangers sous les yeux
desquels mon plân auroit pu- tomber dans les bureaux
du Comité de Salut Public l'anonyme que garde.
l'Auteur m'auroit confirmé ce soupçon, si.je n'aimois
mieux supposer la rencontre des mêmes idées dans
et je regrette que monlcompé^teur n'ait pas voulu
ce nommer j'ai^balancé xf abord si je changerois mon
titre mais comme dans le Dépôt que i'ai fait au Co-
est pas question aussi dans la feuille
viens de citer, j'ai réfléchi que cette désignation fixé*
depuis le commencement de l'impression de ma Bro-
thure, suffîsoit pour la différencier.
AVIS D E L'ÉiDITEiJB.
Nous donnerons sous peu une nouvelle
préjugés détruits de Lequinio, entendant quelque*
autres Brochures du mémt Auteur « <ui paroltroat
v,
LEQ TU N ï X>,
REPRESENTAIT DU F E U.P hZi
AUX F|t^NÇAIS-i
a Vendé-
miaire présent, ^impression de la correspond
dance avec le Comité d«
Salut Public sur la guerre de la Vendée?
a
%We veut connoitre cette hydre sans celle
renaissante, qui, depuis deux ans, dévore
son sein. On diroit que ce monstre, excédé
j&ar la fatigue des convùlsions, n'a. fait qu'é-
prouver un sommeil léthargique alors qu'ojv
le croyoit anéanti vous le voy ez S'élancer
'du sein du repos; ,,il..semble ne s'y être livré
que pour, prendre de ^nouvelles forces, afin,
de s'abandoner à de nouvelles fureurs il fait
u calme de la mort, et se ravive, en ap-
parence, de sa propre cendre tantôt c'est le
poison froid qui circule avec lenteur et glace
le sang dans les veines et l'instant d'après
c'est le développement du fluide igné qui
embrasse les artères, agite les pulsations avec
force, irrite ardemment les nerfs occasionne
la fièvre politique, et semble exposer le corps
so.çial au danger le plus imminent
Rien de cela ne peut avoir lieu f cepen-
dant le péril n'est point ce qu'il paroit aux
ames foibles et craintives ce* qu'il devroit
être au gré des ennemis de la révolution, et
ce que s'exposent à lè faire croire ces. pa-
triotés de cii constances, politiques selon le«
tems, alarmistes par caractère et par besoin,
A*
êtres amphibies^ lesquels, au lieu de chercher
leurs sentimens dans leur coeur et dans l'a-
iiiour invariable du bien, cèdent à toutes les
influences de l'atmosphère politique en
suivent, comme des baromètres, les plus
légères variations, et les indiquent avec ter-
reur au peuple courageux, que la |rigueur de
sa santé morale y rendroit absolument in-;
sensible.
La liberté n'est point menacée la contre-*
révolution n'est poi/it organisée; la république,
.n'est point ébranlée l'espérance des despotés
étrangers et dés ennemis du dedans est éga«-
lement vaine; leurs infatués projets seront
V également déçus les trônes des uns n'en
seront pas moins renversés, les cadavres des
autres traînées à 1 échafaud, et la mémoire de 1
tous exécrée* par les races futures,
Le systéme républicain triomphera de tous
les obstacles; l'heure de la phylosophie a
sonné; rien ne ^eut arrêter ses progrès, et
nulle inquiétude ne doit frapper les coeurs
sincèrement patriotes amis désintéressés
de la révolution, et franchement amoureux
de la liberté pour les autres ainsi que pour
eux*
<
Encore une fgfs» nul danger n'existe pour,
le bonheur publicsdans la guerre de laXendée
mais c'est une plaie, depui^deuxans couverte ijf
au corps social; elle le dessèche par, ses §u-
purations, et le tems en enfin venu d'en
couper, d'en cautériserles IL'Ivres fougueuses
afin de la cicatriser entièrement. Pour y
réussir, il faut se décider à' là débarrasser des
funestes enveloppes qui la couvrent, et né
plus redouter d'en sonder publiquement toute
la profondeur.
Il y a long-tems qu'on auroif atteint ce
but, si la. convention si le public avoit
connu son état; si les uns n'avoient pas eu la,
mauvaise poîitiq'tije de croire qu'il ^toit dan-
1fgerejux d'en parler, et si! les autres n'avoient
pas fait de ce silence une application très-
étudiée, parce que leurs calculs ambitieux et
pervers s'alimentoient de cette guerre mal-
heureuse.
Il, m'est démontré maintenant, et bientôt
il le sera de même à tout lecteur clairvoyant,
que, depuis longtèms elle étoit l'objet de
la plus haute spéculation pour les vils cons-
pirateurs qui viennent de tomber sous le
glaive de la loi, et que, s'ils ne l'ont point
,5
M
ourdie, dans le principe' ils l'ont
entretenue' du moins avec étude avec assi-
la confiance qu'ils avouent usurpée mettoit
dans leurs mains. V
J'ai donné comme on va le voir il y tt
cinq mois, au comité de éilut Public mes
iékîes sur cette guerre je croyôis alors que
nous n'avions que des traitres subalternes,
.et que la cupidité de quelques agëns et dd
quelques généraux suffisoit tant de.maux;
mais j'ai bien reconnu depuis, que Robes-
pierre étoit l;àiné^e tout le désordre et que
ses exécuteurs n'étoient souvent que de
monstrueuses machines, croyant faire le mal
ses propres v o»
lontés sans les connoitre.
Je nki jamjâris été attaché de fait à l'armée
de J'Ouest et; lorsqu'on ma nommé pour
m'y rendre, avec mon collègue
j'étois occupé |dâ< l'épuration que j'avois à
«terminer dans'W<|r deux Charente et ma
mission même près 'Farinée se trouyoit incer-
taine, ainsi qu'on le verra par ma correspond
diince avec le comité; mais ^yant, depuis
mon séjour dans la eu
6
l'occasion de remplir plusieurs missions pu,.
rement civiles dans la; Vendée, les Deux-
Sèvres et la Loire inférieure j'aiyu les choses
d'assez prêss, pour que le comité de salut,,
public parût croire bien faire de me consulter
sur cette guerre dans le mois de Pluviôse
dernier Je lui répondis mais les cir-
constances variant un peu et les mesures
de terreur que ,.le général Tureau a voit
prises "et les\|àorreurs qui accompagnoient
leur exécution, me produisant des récla-
mations sans nombre à Rochefbrt où je me,
trou vois alors t je nie déterminai après avoir
consulté Topsent et Quesnv
à faire une nouvelle tournée dans la Vendée
pour voir plus exactement.
Le résultat de ce voyage me détermina
rédiger le mémoire suivant; mes collègues,
(1) LaJcttve du comité est dû 1 8 pluviôse. Je courois
alors dansT^ltkci-dèvant: Tîretagiié, pour chercher des
bois propres à )u marine de ttochefort, et cette lettre ne
me parvint qu'a Nantes, il mon retour du Morbihan:
j'ÿ repondis très-longuement, le 8; niiiis nui réponse se
trouvant a-pe.u-prçs toute contenue stibsiantiçilcnient
dans ce mémoire, il sera très-inutile que je lu donue
le seroit une répétition moins pix:ctsc:e»
̃/•
A4
à qui je le et
cturènt ainsi que moi, qu'il étoit bon que
je, vinsse moi-même le porter au comité
de salut public > afin 'de répondre» aux obfec"-
tions vqui pourrpient m'être faites, et donner
des explications détaillées sur ce qui en au- V
roit besoin. J'arrivai à Paris vers la mi-gèr-
ininal et j'y/lus air comité' ce mémoire
.tel que je Je donne ici une copie est restée-
déposée dans ses archives avec les pièces
dénonciativès en prïgin,al ;il me ifut donné
de ces dénonciations toutes signées et dont
je, ferai connoître quelques-unes, des copies
collâtionnées paraphées et cotées par le
secrétaire de"mètne que tes originaux.
Je ne changerai rien à ce mémoire mais
jeté ferai suivre de quelques réflexions prb-
près à fêter plus de lumières sur son objet
je prie seulement le lecteur de suspendre son
jugement jusqu'à la fin de cette brochure^
et de se rappeler toujours dans la lecture da
mémoire, qu'il est Jait dans lo mois de Ven-
tôse, et qu'il a étèrdéposé au comité de salut
public dans celui déterminai. Sans cette
attention^, on y trouveroit plusieurs choses
devenues inutiles parce que quelque» unes
des dispositions que je proposais ont éti
des circonstances ne sont plus, les' mêmes
quoiqu'au fond et sous les points de vue
capitaux, il n'y ait rien de changé*
R E
FOURNI au Comité de Salut public
sa demande par écrit 9 sur les moyens de
ternvntf la Vendée lu eu
Comité le 12. Çerminal, en présence de la
plupart des Députés de laj'rendée.
long-tems quoique mille- fois on
expirante elle menace
tems ;,il est
'pour, ta finir prendre )es mesures
plus convenables.
ce, qui
faire avec entrer,sans
ménagement, dans j'Il
de
1O
ration ou d'incivisme, dont le développement
de quelques idées pourroit me faire accuser
je ne tiens à aucunes d'elles niais je v%ux
les exposer toutes, afn de mettre à même
de juger leur valeur sans appréhension de
voir rejetter celles qui seroient trouvées
31. Pour arriver à découvrir les moyens les
plus sûrs de terminer éeite guerre on ne
peut se dispenser de jeter les yeux sur ses
causes ainsi que sur ses progrès et les vices
qui 1'ont entretenue.
4. Cette manière de l'envisager -n'a point
pour but de former d'inutiles regrets sitr le
passé mais d'éviter désormais toutes les
erreurs qu'on a pu commettre. 1
CAU S$S;" r "H
,5. Les causes premières de cette guerre
désastrueuse sont connues; i°. l'i^ilorance
le fanatisme et l'asservissement du peuple
des campagnes .1
L'orgueil la richesse et la perfidie des
ci devant nobles; *̃̃.
La scélératesse et l'hypocrisie des
prêtres
i\ La foiblésse
térét particulier des administrateurs et leurs
coupables ménagement pottr^ïeurs patens
leurs fermiers ou leur^ami^. /W1
6. De toute&ces causes, la première est sans
contredit -la plus cependant
elle étoit facile à détruire. ̃ (: j
7. Pour la détruire il y avoit deux moyens;
le premier d'envoyer des patriotes ardëns
autant que sages et diserts
les campagnes, y développer les- principes
d& la phylosophie politique et^ morale et
porter la lumière dans les esprits ainsi que
le feu. civique dans le, cœur.
8. Le second moyen consistoit à remplir
le même objet par des proclamations da
même gendre écrites en style simple, et d'au-
tant plus capables dé produire un grand effet
qu'elles auroienteu davantage de donner aux
idées à développer une sorte de permanences
que ne comporte point l'art de la, parole.
Le troisième consiste dans les fêtes ci-
viques et tous les moyens accessoires propres
rendre la révolution* aimable au peuple
et à concourir avec lés deux premiers à for-
mer l'esprit public.
10. Tchjs ces moyens ont été négligés
à raison de la difficulté de trouver
propres à remplir cette importante émission.
Il. Plus encore, à 'faisan de l'éloignement
où se trouvent ces contrées dû centre des
et sur-tout à raison^
de Vignoraiîce qa'avoit l'assemblée hatio-
nalede leur état, et delà d'inadver-
tence laquelle elfe étoit née e>ssairement
\J2. Du concours de
l'insurrection qui, l'on n'en
ii!ji abord été le produit
juration réelle de la part des
prêtres/ ̃> '•>'̃' y.
i3. Le noyau
enfin pris une certaine a
former une détruire.
14. de
premiers inkfms, on fait de un
i°.«
la disposition dépeiises êx-
feux en
une 'sorte donj^iCora été bien
le bail.
2°.4ls^nt spéculé sur
et immense dès captures et ta pillage, -«-s^
Il'
Les généraux ont favorisé le pillage;
pour couvrir celui qu'ils faisoient eux- mé-
mes se faire aimer dé leurs soldats
capter de "leur part une s<n*e-^àlî3oiâfâfie,
et -se faire de leurs complices fêtant d'appuis
contre les dénonciations. c<
18. Le pillage à été porté son comble
les militaires; au Jjeu de songer C ce qu^ila
aVoient à flire, n'ont pensé qu'à remplir leurs
sacs^età voir se perpétuer une. guerre aussi
avantageuse à leur intérêt. Beaucoup de. sim-
ples soldats ont acquis cinquante mille francs
et plus on en a vu. couverts de bijoux et V
faisant, dans tous les genres, des dépenses
d'une èro^t^iUté mdTnstrueuse. il,
L'avidité d'acquérir du butin a mille
.fois engendré une fatale insouciance, dont
le résultat inévitable été- le massacre des
avant-postes et par une conséquence éga-
lement inévitable la'surprise et la déroute
des corps de défense. <
sur les patriote, et les richesses de ce ix-c£
sont -de vernies mille fois| la proie de i'hom-
me envoyé pour les défendre;
21. Quant aux bois volailles et tous Iei
autres itiénus ^objets ils ont été par-tout
enlevés, et le <M3nt encor journellement chez
les patriotes mêmes (i)~par zios "soldats dont
l'indiscipline est tolérée, parce qu'elle est,
ainsi que déjà dit, une caution sur la*
quelle ont compté, plupart de nos géné-
|î"aux, pour" assurer l'impunité de leur con.
duire inepte et scélérate..
sa. Les délits ne se* sonf pas bornés au
le viol et la barbarie la plus outrée
se sont représentés dans tous lçs-xoins. °
i 23. On a vu dés militairese républicains vio-
Perdes femmes rebelles sur les pierres amon-
celées le long des grandes routes, et les
fusiller ou les poignarder en sortant de leurs
24. On en a vu d'ares porter des en-
fans à la mamelle au boutde la bayonnette
ou de la pique,
coup e a mère et lettfant. <s- >J
25. s rebelles n%nt\paV été Ie»\seulesv
victimes de la brutalité dés soldats et des
officiers ;Nes filles et femmes des patriotes
Ici je parle en Ventôse, et j'ignore absolument
ce qui se passe aujourd'hui.
<r .• V-
i5
même ont été souvent mises en réquisition
c'est le tarme. (1).
a6. Toutes ces horreurs "ont aigri les es-
prîts, et grosW le nombre des mécontens»
forcés de >
tus à nos troupes qu'aux rebelles, dont plu-
sieurs il est vrai ont commis des massacres,
niais dont les chefs ont toujours en la poli-
tique de prêcher' les vertus, et d'affecter
souvent une sorte d'indulgence et de géné-
rosité envers nos prisonniers..
27. La duraDïlité de cette guerre t pro**
longée par leâ causes énoncées ci -dessus^
a forcé la convention à déterminer aes me-
sures de rigueur elles ont été employée^
sans discernement, et elles ont produitCua
effet tout contraire à celui qu'on en attejndoït.
On s'est déterminé à fusiller, et l'on
\Xi) Un offic^r, mort depuis en se battant bien,
homme très-brave, que je crois avoir parfaitement
connu, et que je n'ai jartfàii cesaé de croire sincète-
,tuent patiiote, mais homme sans principes et très-
irréfléchi, m'a confessé lui-même avoir commii ce
délit il n'en seatoit pas la grayité j il traitoit cela
comme, une faribole, une espièglerie,
simplement galante et sans coase'qu#nce.
).ïfi.
a fusillé 'indistinctement,, tout ce,,que l'on»,^
rencontroit,, ou taut-ce^qui se jvrésentoit.
officiers municipaux, en écjkrpe leur
tète, ont été rerus avec unejtppareiice fra-
ternelle et fusillés sur l'heure.
50. Des cavaliers armés et équipés, ve-
nus d'eux-mêmes se rendre^au niilieùr8e nous,
Y et après avoir fait plusieurs lieues, pour cela,
ont été fusillés sa,ns miséricorde.
3i. Un tel comportement a forcp tous les
/hommes égarées d'abord mais qu'une autre
^conduite auroit rappellés au hgn ordre, à
se livrer au désespoir, à se réaffernur dans
leur égarement et a vendre leur existence^
au plus haut prix, en se défendant avec
acharnement.
3a. Quanta une multitude d'hommes resté»
sont restés dans une inaction qui les à ren-
dus suspects, et plusieurs ont été livrés par*
là sous le fer vengeur des républicains les
autres ont fini par se jeter dans le parti
des rebelles, pour éviter la colore des uns
ainsi que celle des autres. :'>-
33. Le désarmement: a été justement
"k ̃ Regarda
̃ÎJ
B
regardé comme nécessaire et l'on a désarmé
sans distinction, des communes patriotes
qui avaient elles -mêmes fait avec courage
et constance ta guerre aux rebelles.
A la première demande, tes commua
nés patriotes ont apporté leurs armes; lés
communes^ristocrates n'ont rien apporté;
leurs dans las fossés,
dans mille endroits où il
est impossible de les découvrir et les recher-
ches les plus exactes dans leurs maisons ne
donnent aucun produit.
55. Au premier tous
les aristocrates déterrent leurs armes et se <~
rassemblent. L'armée patriote est-elle voi-
Bine et en force l'armée catholique s'éva*.
pore et tous les hommes qui la larmoient
se trouvent dispersés dans les champs et
sans armes, chacun à son travail de maniera
qu'il est imposable de convaincre ces mal-
heureux d'avoir fait partie du rassemble-.
ment.. .̃•̃ ̃̃̃̃̃ '̃*•
56.. Les troupes patriotes n'ont enlgéné-
ral employé aucun moys^pour faire aimer
le parti qu'elles défendoient et gagner ce
peuple grossier beaucoup plus
gagner cependant <ji*è combattre,
̃ 'L>
te» gétiéraux ont imité le» despotes,
qui semblant faire une partie d'ëphecsï en
faisant guerroyer les peuples qu'ils gouver-
ment. `
Ces généraux, au lieu de poursuivre les
brigands sans relâche, lorsqu'ils les ont bat-
tus, est de les anéantir sur l'heure; ces gé-
leur ont donné le tems de se
rallier,, de se, réafférmir et, ce qui est le
plus malheureux de grossir Jèurs troupes,
en forçant à marcher des villages restés jus-
qu'à ce moment fidèle», on au moins dans
5g. Plut ces nouveaux pelotens se sont
grosss et plus ils ont acquis le moyen de
se grossir en faisant de nouvelles contrain-
tes dont les victimes ont eues mêmes servi
à en faire d'autres. C'est ainsi que, quel-
ques jours après des massacres qui a voient
paru anéantir les brigands, on en a vu se'
former de nouveaux corps qui sembloient re<
naître de la cendre des morts et qui ne
te fussent jamais formés si Ton n'avoit
point donné le temps aux échapés du mas^)
tacre de se rallier de réaliser de nouveaux
noyau», et d'employer la contrainte pour
se grossir.
Ba
ides généraux, leur peu cU correspondantes
aVêc les administrations ou les commandons
des places environnantes le défaut de con-
cert et d'unité dans les opérations,
aurez le tableau fidèle, mais incomplet des
.causes qui ont produit la .guerre de ila.Yeii-
1 déNs, et des vices qui ̃
la rendraient interminable r si Ton n'y ap-
pdrtoit pas la plus, sérieuse attention, r
des patriotes a été tel,
i^toient,
bled et' de fourage comme
s'ils avbiènt tenus lès brigands bloqués dans
une muni-
tioès'ë'étoit pas les forcer à faire une trouée
si facile dans un pays ouvert, pour aller en,
dérober aMIeurs, occasionner, par-là, des dé* •
vastàtions nouvelles un accroissement iné-
vitfible à F armé* des rébeïïess«ui se renfor-
patriote auroit
.<,
savoir s'il effet,brûl^rr
ko
la chaumière de l'haoîtant ^^campagné*
c'est rompre son attache la p forte rà la
société, le forcer à se retirer dans les bois
et le rendre brigand par nécessité.
Brûler lasyle et le métier de l'artisan,
c'est le dénuer de touj;e ressource rompra
tous les liens qui po voient l'attacher àrPor-
dre social, et le contraindre de mémé,à sa
faire brigand pourîsubsîsW.
44. Il en a été dé même des bestiau
on en a tué sans ménagement, et dont les
cadavres sont inutilement restés la proie des
chiens et des animaux carnaciers.
4.*>. Des espions fidèles payés par quel.
ques généraux, ont été fusillés par les patrio-
tes, qui se livrant avec une malheureuse
précipitation au j uste déiïr de la vengeance
nous ont privé par-là d'une des ressources
les plus essentielles à nos succès.
46. En un mat, 11 semble que la malveil·
lance de plusieurseatriotes et les Jincon-
•ëquences du très-grand nombre, ayent con-
couru de la manière la plus complette poa-.
sible avec la perfidie des ennemis de la
révolution, à la durée démette guerre, qui
tant de fois à paru se terminer, dont on n'a
B5
tion, et sur l'état de laquelle
Clique a' si souvent été
faronades et les mensonges,
publics. •
La perfidie et celle <U
Rons.n peuvent maintenant jeter un grand
jour sur les causes de cette
que sur les vices qui 'Font
4-S. Dans leur système, il
ne finit pas et c'est Ronsin (jui
dirigé même, une.grande partie des mesuriM
q'iiiaifnonçoit être
mesures étoient donc, de
tesse combinée, tandis que c^étoit une erreur
pour ceux qu'il avoit eu l'art de séduire pfUT
ses apparences de zèle et de civisme.
MOYENS DÉ FiNlt
ne avoir rempli que la ptrtm
la moins essentielle de la tâche que
montré les causes de cette guerre
qui la font durer, si l'on le»
moyens de la ceuxqua
,le conçois non pas arec la prétention dé leur
il2
'et
J'és j?oir que si; je m'çgarg on
assertions je suis
tout prêt si peut; nie
«donner des disons solides; qui port.ent dans
et
parti que nous avons à prendre
guerre c'est de faire précisément le
qu'on a fait jusqu'à ce
de l'unité dans
les opérat^onjs^ dans
ces contrées malheureuses apprendre aux
soldats de là répuliliciue, à montrer, des yerius,
même alors qu'ils sont, obligés de' punir;
fonder la jnter-
dire le pillage; faire aimer ïi révolution aux
.peuples ignorons qui habit$ftj:
c6 :qiii
B-4f
d'abord; maïs cette population
est immense elle s'élève encore à quatre cën*
mille hommes, et cela daj^jnî pays dont tes"
ravins etleS: vallon.» les montagnes et les boîi
diminuent nos moyens
teins qu'ils multiplietitles moyens de défense
S'il n'y aroit nul espoir <ïu 8uccê$ par
un autre mode, sans doute encore qu'il fau-^
droit 'tout égorgea y
hommes; suis le eroirèy
peuple du pays est bon là corn^ aiileJirVjet
cjûançi on prénârà ïét' mesurés nécessaires j eut
i amènera malgré son Fanatisme actuel, et
malgré toutes les,
Mon plan se divise en mesures militaire^
et en mesurés
h
plus étroit possible y ce
rons
quoique /dans les mcurëiortS des
aient entraîné leur parti des
qui doubleraient le diamètre du cercle,
W tripleroient.
v
55. En restreignant ainsi le cercle voua
forcez le noyau des vrais brigands il, se con-
centrer je veux dire le novau formé par les
prêtres et
les ci devant malt6tiers les fiirjons et les
déserteurs, en un\ mot, tout ce qu'ïl.y a
d'étrangers et de coquins par profession'.
56. Vous avez'\plus de puissance pour
braver ce noyau et tous les naturels du
pays restent derrière vou*, dans leurs chau-
mières, divises, faciles également et à instrui-
re et persuader et à battre selon le besoin*
(»7. Votre, circonscription ,déterminée, le
plus -étroitement possible, il faut établir un'
Centre d'unité qui soit, ou dans l'Intérieur
du cercle ou du moins dans les parties les
plus voisines de sa circonférence»
58. A centre d'unité, il faut que.
vous ayez un, deux ou trois représentans
qui voient, pensent et sentent de la même
manière, qui ne s'occupent d'aucuns détails,
mais qui déterminent tous les plans en grand
et décident toutes les ovations majeures.
En général, moins on est, et plus
hardiement on pense et mieux t>n agit mais
QQmuie il est essentiel aux armées qu'un
a$
y ennemi, c'est une chose utile que l'on soit
6o\ II J£U\à ce centre un général habile,
que vous nommerez si vous le
nëral en chef, mais qui ne pourra cepea-
> dant donner aucun plan en grand, ni aucuns
ordresrpoùr leur exécution que du consen-
tement exprès de la représentation nationale;
peut étie vaudroit-il mieux un ancien mili-
taire consommé dans la pratique et danf
la théorise qui n'ayant aucune prétention au
généralat, servit de conseil aux, repréBentànft
eans s'exposer à voir son amour-propre blessé»
et sans exposer la patrie aux funestes consér
^quences 4e cette passion humiliée.
61. Des moyens seroient pris pour assurer
une correspondance exacte entre ce centra
d'opérations^ et tous les points de la circoa-
férence du pays circonscrit.
6a. À ce centre seroit le noyau de l'armé*
républicains un état-major composa d'hom-
permanence pour y, tenir la correspondance
militaire qui est absolument nulle en* ce
moment et qui sera toujours nulle -tandis
que l'état major sera composé d'homn\e«
pour/lesquels l'armée semble faite, tandis
5t6
é quil sera composé de jeunes gens pins
du plaisir que de leurs devoirs ,et tandii
fournira l'occasion inévitable de se
livrer à une dissipation continuelle en le
plaçant dans une grande ville comme Nantes,
<ota assez, prèâ d'elle, pour que tes officier»
puissent toujours y courir; il seroit très-
ce qui compose ce centre, puisse! être âii
milieu du camp, et loin des villes. $
65. A chacun des points principaux delà
'circonférence demeureroit constamment uit
représentant 'qui pût donner la coaction
ce qui l'environne, et maintenir une har-
monie constante dans les opérations par se
correspondance avec le centre. '•*̃
64. Des généraux occuperoient de même
principaux de la circonférence
et seroient assujettis à un« correspondance
le centre.1
M'Des forcés
teëés dans les différentes places' de la cir^
conférence, où il peut se trouver des canons^
qu'il ne faut jamais exposer à être pris par
̃' ''̃̃̃̃ ̃• A -'r* ̃
quifttre points cardinaux de la cir-
les attaques à
'*•̃̃
destinées à se réunir
brigands sans relâche,
en de cav^teriej, .,̃••"
infini-
ment trop
'§iù& difficile' éntbre^ ré^ufre^si ^n p^-
-égorjer parce que quatre
lèÀfèà1 instruite résspurçe
̃poûrt'échà{>perr!àTà
•T^mènt^ui1 ;à. tôut*fe pri^
'jpbir peut y inléttrë et pâr^ia leur
énergie.
pan» mon
être Partent
L'armée au centrç
MESURÉS
l'armée catholique si l'on ne
mesure» politique propres à assurer qu'il
Me s'en reformera poinr de nouveau à moins
que l'on
afin de
un seul des ci devant
bles etc. par. principe, con-
damnés a la mort, et sachant qu'ils, ne peu-,
vent lui échapper, feront dans > mille endroits
de nouveau^ partis,, si l'on ne, prend le soin
natiser et de le rawr à leurs petà4es, sé-
ductions. ?"V [f ̃
QuoiqiTen disent les hommes qiii cal-
culent dans leurs cabinets et qui ne con-
noissent point les
et on
tement, si l'on sait bien ât si l'on v«ut bieft
t'y prendre il faut pour cela;
74. Répandre une proclamation qui assura
le repos'. ceu» qui se tiendront en paie dans
leurs fpyers et à leurs travaux en se séparant
Absolument desbrigaad» étrangers
»̃
jour; il faut que cette pro-
elle également et le caractère de la
et celui de et celui de
la force, et celui de là bonté.
̃ y5. Il faut qu'elle soit accompagnée d'un*
instruction qui porte les, mêmes caractères,
qui fasse le tableau des malheurs dont. ces
ont été la vic time qui leur en dé-
veloppe les causes perfides,, qui les instruis»
sur les moyens Me se soustraire au re^te et.
l'infortune qui les attend s'ils persistent, et
qui leur fasse comprendre et sentir les avan-r
républicain.
76. Cette instruction première devra étrai
suivie, au moins une fois par décade d'une
proclamation instructive, et toujours sur les-
mêmes bases. B
77. LW aura soin que toutes ces instraoy
tions soient en^style familier, simple, et iqu'il
porte au cœur en un
mot qu'il soit d'une' clarté telle que rbbniin».
le plus inepte puisse au pr-emier instant saisir»
toutes les idées ce que presque personne
encore n'a su faire j
pour les
pagnes.
X3o
♦"T. 78. il -faut que des
parfaitement honnête* parfaitement bon»1
beaucoup lès moeurs
des campagnes et cùvatëHV
^toutes les bourgades
public par des prédications qui porielà tous
levaractères de fraternité de franchisé et
de simplicité, que j'ai
les instructions écrites dé c65
propagandistes étr%f épuré ¡.¡
il vaut mieux en avoir Moins, que â'ertvofet
des hommes inconsëquèns &i sans connbis-
&ance du coeur humain et rustî-
ques, qui,, même avec! de bonnes intefttiorts
pouTroient faire beaucoup de mtth
79V C'est Aux représentons du peuple
remplir cette tâche glorieuse et satis-
faisante ^pour l'homme sensible «t atâ sait
chercher son bonheur dtttis c^èlui des autres.
Une fermeté inébranlable fopvt-
larité tout en même teftw de et
que soient pourvus ceux que
Revêtus de toute là'
dfSrrtâtf
se,
tnuser le peuple en l'instruisant1 et de lui
faire perdre le soutenir de ses maux actuels
et de ses inepties religieuses par, des féteé
civiques où les pt»^
pularité seront toujours compagnes a» plaisir.
$i. Je voudrois qae dans léfirs coursés en,
ce pays les représentant fussent toujours ac-
p coin pagnes de quelques «Musiciens cette de.
pense seroit fort peu de chose en raison de
ce que l'on gagnera si l'on parvient, comme
j.'en ai l'intime persuasion à former lesprft
public en ce riche et malheureux pays et à,
ce jour
8a. Se veux su tout, que tout ce quî en-
toure les représentans ait des mœurs pures,
et puisse donner par là du crédit à la repré-
eentation nationale que lès scélérats" s'atta-
chent à déprécier monstrueusemétit auprès
de ce peuple ignorant et fanatique.
85. Je veux que les militaire.1; soient hdnù
nétes et humains autant que courageux qu«
le pillage soit absoiument proscrit et que là
discipline règne dans cette armée où elle et
que dans tout autre.
30
se.
84. Pour en venir à ce dernier lut il faut
faire, pour nos soldais ce que j'ai recommandé
pour les habitans du pays leur donner l'ins-
truction ï>ar tous les moyens possibles et
sur tout par des proclamations simples et
@ répandues en grand nombre dans les camps.
On sent' assez quel doit être le plan de ces
proclamations tout-à-fait différenties de celles
destinées aux habitans des campagnes.
85. Je veux que les généraux cessent d'ftJ
voir des appointemens énormes, d'avoir un
entourage immense d'étaler un luxe sean-
daleux, et d'effacer en quelque sorte la re-
présentation nationale, qui n'est encore pres-
que point connue du peuple auquel les épau-
Jettes des généraux en imposent beaucoup
plus.
86. Je veux en un mot que les généraux
deviennent eux-mémes vertueux pour que
toua leurs subordonnées le soient et que tous
les vices attachés au
paroissent. v-_
Il seroit bon qu'au point ^entrai il y
eût une presse active attachée aux représen-
tans et une sorte de bureau civil établi
pour entretenir la correspondance avec le»
administrations citiles.
a
80. Il faut appeler dans tous les districts
de ce pays des agens nationaux étrangers
qui aient tout le mérite desirable sur-tout
de l'énergie autant que de la douceur, et
auxquels on fasse des appointemens triples ou
quadruples des appointemens ordinaires,pour
les déterminer à habiter ce pays au moin»
un couple d'années.
89. Dès le premier moment il faut répandre
des instructions mais il seroit bon qu'une
victoire importante signalât ce moment de
la première proclamation et qu'elle parût
à tous ces malheureux être feffet unique de
la générosité républicaine,
Pour découvrir le repaire des vrais
brigands qui se retirent dans les bois dans
les grottes, etc. il faut avoir un- espionagb
bien organisé, et plein de sécurité pour ceux
qui l'entreprennent. Il faut pour cela,
9i· Pâyeif largement;
9a. Avoir des signaux de reconnoissance.
connus de tous les généraux et de tous les
adjoints aux états-majors, afin qu'un homme
pris, comme rebelle, et se disant espion,
puisse être conduit au premier endroit où
il se trouvera un général ou .un état-major,
et y être reconnu.
Il faut que 1© signalement de tous les
.espions affidél*oit envoyé à ton» les géné-
raux et les états-majors, pour pouvoir être
consultés dans le cas où l'on soupçonnerait
riio^nme arrêté d'avoir reçu d'un espion le
i signal de reconnoissance, ou de le lui avoir
pris.
94. Ce signal pourroit consister dans uri
xnot d'ordre, n serrement de main, etc.
-Il seroit changé, toutes les fois qu'on
le soupçonnerait découvert par les brigands
pour cela dès qu'un général ou un état-
major s'appercevroit que le signal est décou-
vert, il en donneroit avis au centre de cor-
respondance qui le changeroit sur le champ,
par- tout, de même que le ministère de la ma-
rine change les signaux dans tous les ports
et sur tous les vaisseaux, dés que l'on sait
la prise d'un navire et que l'on redoute
qu'il n'ait pas eu le tems de jeter ses signaux
la mer.
96. Il seroit très utile de réarmer les coin*
mimes bien connues pour être patriotes qui
ontSjelles-méme» fait ute guerre vigoureuse
aux brigands, qui en ont capturé plusieurs
et qui donneroient un des plus puissans se-
cours pour la Un de cette guerre nialheu-
G a
Meuse, en les électrisant et en Iès encan*
rageant par tous les moyens possibles*
97. Il faut désarmer il est vrai mais il
faut recevoir ceux des habitant du lieu qui,
n'étant que simples habitant des campagnes) S
et ayant été égarés ayant marché dans l'ar-
=de catholique viendraient d'eux mêmes
s'offrir à nous et se mettre à résipiscence.
98. Il ne faut point faire de prisonniers
dés que l'on trouve des hommes, ou les armes
la la main, ou en attroupement de guerre; --̃-
quoique sans armes il faut les fusiller sans
déplacer.
99. Il faut mettre à prix la tête des étran-
gers, pourvu qu'on les aâiéne vivans, afin
de n'être pas. trompés et. que l'on fl'ppaorte
point la tête des patriotes.
11 faut mettre les ci devant nobles et
les ci devant prêtres sur-tout à un haut prix,
avec promesse auJgence d'ailleurs pour
ceux des insurgés qui les livreront.
Il faut mettre la personne des chefs
à un prix très-considérable qui sera payé
en entier, si on les amène réellement, et à
moitié seulement, si on ne fait qu'indiquer
le lieu où les prendre, pourvu que le succès
suive l'indication.
36
tc2. Telles\sont mies idées sur cette guerre
désastreuse, ourrie Par ceux-mêmes qui
étoient envoyés pour l'éteiàdre elle sera
long-tems encore une succession alternative
et humiliante de triomphes et de revers et
elle ne finira que quan$. on' aura pris des
mesures efficaces pour former l'esprit public
mille moyens accessoires et dont je n'ai pas
fait mention, peuvent y concourir c'est à
la prudence des représentans à savoir les
varier selon les tèms et les circonstances
mais ce dont il faut être intimement per-
suadé c'est que cette formation de Kesprit
public est un moyen irrésistible et beaucop
plus puissant que toutes les forces militaires
.1'on n'a point encore assez senti cette vérité;
l'on auroit épargné des torrens de sang hu-
main est des millions, si elle avoit été conçue.
io3. Ce principe au reste n'est point applil
cable à la Vendée seulement il recevra son
application pour toute la république, et des
millions encore, seroient à gagner, si 'l'on
envoyoit des représentans zélés, capables de
parler et d'écrire, chargés de parcourir les
campagnes d'y bien organiser des société
^populaires d'y développer les lumières de
a raison, et d'y exciter par tous les moyens
P'V
admissibles, le saint. enthousiasmé de la li- •
berté.
104. Le peuple des campagnes fanatique
et ignorantes ne çonnoit pas les avantagea
de la révolution il ne connôit pas ee que
c'est que la .liberté, ce que c'est que l'éga-
lité son ignorance le constitue >kns un état
de foiblesse et de versatilité habituelle, et le
rend. à chaque instant victime de la malveil-
lance et de l'intrigue.
1 o5. Toute la difficulté qui se présente est
de savoir si l'on prendra le parti de-1'indul.
gence, ou s'il est plus avantageux de con-
tinuer le plan de destruction totale.
106. Mais j'observe que le parti de l'indul-
gence envers les habitans des campagnes ne
doit pas moins être accompagné de rigueur,
contre les brigands de profession caractérisés
plue haut»- que de mesures d'instruction et
\de persuasion envers le peuple fanatique.et
ToT^Si i l'on persiste dans le plan de des-
truction^ on force tous ces malheureux
se retirer dans les bois où ils seront long-
tems inexpugnables, dans un pays dont ils
connaissent tous les sentiers et toutes les
tanières et que nou,s ne connoUsons point.
38
I o8. Nous perdons Oie grande masse de
population agricole, et nous allons voir de"
meurer sans culture, pendant quelques an-
nées le -pays)de la France le plus fertile en
'"bled en fou rage et en bestiaux.
109. Nous ne pouvons opérer cette des-
truction sans perdre nous-mêmes beaucoup
de monde sans faire de grandes dépenses
et sans dévaster une grande partie de la ré-
colte actuelle qui se présente avec les plus
belles apparences je desire m§ tromper, mais
crains beaucoup que nous n'ayons à nous
repentir si nous persistons dans le plan de
destruction.
Au reste, quelque parti que l'on
se détermine, beaucoup des mesures indi.
quées dans mon mémoire doivent étre em-
ployées spécialement celle» relatives à la
correspondance, et au placement du noyau
de l'armée républicaine dont l'état-major ne
doit étre ni à Nantes ,\ii trop prés de cette
ville, mais s'il est possible, au milieu du
pays insurgé.
ît t r Il faut encore avoir soin de rendre
les généraux très- soumis aux représentant
set les représentant très respectables au peu-
ple, qu'il faut accoutumer à se voir tout
1 C 4
«ntîer dans la représentation nationale, oit
fl doit
te civisme et l'ensemble dles vertu»;
lia. Il est peut- être de de
petits objets aux grande r mais* tout nwèëmftfé
intéressant: au moment di'une grtfride frêvoïn-,
tion, dès qu'il concourt à ôtitfè le*
idée» anciennes à fixer les regards du peu-
ple sut 1. et ? Vf
intéresser. Hé bieni, je petttfe
jentan» ne devroient |asdÉi« éti** satts* cto'«i
tume dans ttoèfr àrfâêéà
j'en: eonnois plusieurs qui vJfeîiàtt
tement au juste sentiineiit^m mépris pour
tous les colifichets j oublient que le peuple
n'est pas encore pfoylosophe, queues yeuac
le guident encore. plus souvent que la. ré-
flexion, et que les ép.iùiëttes du général font
perdre de tue le représentant qui passe avec
lui sans costume je voudrois donc que le
comité recommandât aux représcmtans ipj^
envoie par-tout, de savoir se vaincre, même
en ce point, et de porter leur costume.
n 5. Je voudrois encore que l'on anéantit,
toutes les consignes honorifiques excepté
aux représentas et aux généraux lorsque
l'armée est sur pied à tout autre qu'à la
*o
représentation nationale
qu'un resté-de F ancienne servitude, qui paie
son tribut un individu j à la représentai
nationale, c'est l'hommage rendu &u peu? 'e
français, et Ton ne sauroit prendre trop de
moyens' pour- donner au peuple une haute
idée de lui-même et lier dans soit esprit,
d'une manière inséparable, son existence
celle de son gouvernement et à sa reprédenta-
tion, à laquelle chaque individu doit toujours
•e ressouvenir qu'il est appelé si son civisme
et ses vertus lui obtiennent la. confiance de'
set concitoyens.. ̃
jfc
dont j*ai déposé
ils originaux au Comité de Salut public
et dont il ma été délivreWes copies coud-
données^ cotées, paraphées et signées pas
le citoyen Pierre^ Secrétaire principal 4e
ce ,Comité; le, 28 Germinal Jemier.
P o u R faire condamner » ainsi
méritent,plusieurs Généraux dénommés dans
ces Dénonciations,, il ne sera
besoin Vautres pièces; le Tribunal Révolu-
tionnaire y trouvera surabondamment ce
qu'il faut pour
mais juste,
J-j'arm^k révolutionnaire parut
et
Je vis Boucret àSàint-Hamand il n« «'ourrit
4a
point avec moi. Je me rendis dans ma cot»-
mune. Le lendemain la colonne .s'éparpilla
dans tout mon/arrondiéçement f elle pijîa
beaucoup, brûla ifeu et n'égorgea point.
Deux cents soldats vinrent chez moi, burent t
mangèrent, et ne firent aucun mât; la garde
nationale de Châtéaumur étoit sur pied, et il
n'y eut de part ni d'autre que des marques
.de fraternité; il séjourna aux Essarts et fit
égorger, sur une liste insignifiante vingt
jeunes-gens qui s'ètoient conformés Il la
proclamation des^ représentons du peuple*
aVfilent remis les armes et se comportaient.
bien Ils m'avoient, en qualité de commis-
saire du district, aidé à briseras cloches de
dix églises, et à désarmer au moins deux cents
brigands. Il fit égorgez des officiers-munici-
paux en écharpe, par une erreur, de nom
qu'il ne donna pas le tems d'expliquer. Dans.
te reste de la paroisse il fusilla de toute
main, sans exception ni formalité. Presque
f (i) On a cru bon de mettre les phrases les plus/
importantes en caractères italiques; mais tout lecteur
:qui voudra lire ces pièces jusqu'à ?
avec attention, y trouvera, milleet mille
45
tous. les jeunes gens égorgés aux JSssatts.
«lloient p^tir pour la réquisition faisoient lé
service ùe gardes nationales, et le faisoient
bien.
Grignon passa chez moi le lendemain; la
garde nationale étoit sur pied. Crainte des
méprise à cause de la forme des habits j'allai
seul à la rencontre des hussards avec mon j
fusil et mon uniforme ils me désarmèrent*
Je les prévins que j'avoia de la garde natio-
nale je les conduisis au corps-de-garde, et fi*
déposer les fusils en faisceaux. On me rendit
\p mien. J'allai anldevanrde Grignon il me
fit désarmer, me demanda d'un tir atroce qui
capitaine de la onaie, président dè>
la commission municipale de quatre eom-
munes président du comité de surveillance?
du canton, et commissaire pacificateur dut
district. Je lui dis que j'étois autorisé du,
département, du district et du général Bard'
à créer une garde nationale: il* me répondit1
qu'il ne. connoissoit ni département ni> dis-
trict, ni général Bard. tt fit lier mai gafde;;
me demanda qui étoilent ces gens-là-: je Vaii%
dis que je ne savons pas le détail ci.: c#
qu'ils avoîent fait pendant mon absence du
pays; mais que, -depuis mon retour, vils
«voient bien mérité de la patrie ^n faisant
journellement des patrouilles dans un local
où sur soixante lieues quarrées il n'y avoit
pas un soldai, en enlevant deux cents fusils
aux brigands, en arrêtant de grands cou-,
gables et brisant vingt cinq cloches qu'ils
s'étoient conformés aux proclamations ,des
représentans [du peuple et des généraux de
l'armée de l'Ouest, que la commission mili-
taire, .à qui l'on en avoit livré deux qui se
trouvoient dans le même cas me les avoit
rendus, avec éloge de leur civisme actuel. Il
ne daigna pas lire la lettre de] Bard et celles
du district que je lui présentas il me répon-
dit qu'inné connoissoit ni commission mili-
taire, ni proclamation desWeprésentans et
des généraux de l'armée de TOuest et, sur
une voix qui cria '.Et aussi, il est
tuspecf /fa.r ordre de Grignon, on m'anacha
mon habit pour me fusiller. Un soldats me
reconnut pour avoir suivi pendant toute
la guerre de la Vendée la troupe de la
t tepublique je prononçai le nom de mon
•mi Joba, avec qui j'avois plusieurs fois donné
la chasse aux brigands je parlai avec toute
45
l'autorité de la vérité et l'ascendant de la
vertu. Grignon me fit rendre monjbabit, mon
porte-feuille et de l'argenter. ioo
livres/en assignats de 10 sous, et une bourse
d'or; j'ignore ce qu'elle contenoit elle n'étoit
pas à moi, et je n'ai pas vu depuis la femme
qui me l'avoit confiée. Dix hommes de ma
garde nationale Jurent sabrés, dont deux)
furent mal tués et en réchappèrent.
Grignon m'enjoignit de le suivre à la Flou-
tière, dont j'étois maire j'offris de lui donner
une liste des grands coupables il me dit ue-
c'étoil inutile il fit égorger les hommes de
ma commune sans me consulter la troupe
pilla incendia à tort, et à travers; je ne
mentionne pas les cadavres épars faits par le
soldat on viola les femmes, et *même trente
passèrent sur une de 70 ans un oui poch,é
et d'autres désagrémens, n'en exemptèrent
pas une autre:'On coupa un 'patriote et sa
servante en morceaux ainsi que deux
vieillesfemmes 'dont l'une étoit en enfance,
etc. etc quatre pages d'etc. etc. etc. Dix-
neuf prisonniers envoyés du Bonpère et faits
par la garde de cette commune, furent égor-
gés par ordre de Grignon; on en fusilla encore
ciaij d une seule métairie de la Floutière
quatre-vingt hommes, femmes et enfans sa
retiraient à la Ghâxeigneray avec des laissez-'
passer de- la municipalité de St. Mars six
Soldats les arrêtent, les conduisent à la Fiou-
tière Grignon fit casser la tête à six hom-
mes, et ne renvoya que les vieillards, les
lemmes et les refusa de
femmes et aux en/ans des morts, l'argent
^qu'ils avoient.
Grignon me dit qu'en entrant dans la
Vendée, il avoit juré d'égorger tout ce qui
se présenteront à lui qu'un patriote n étoit
pas censé habipétyce local que d'ailleurs la
mort d'un patriote étoit peu.. de chose, quand'
il s'agissoit du salut public je lui dit que
cette dernière proposition étoit lune vérité,
mais qu'il ne falloit pas en abuser, du reste
qu'il y avoit bien des patriotes qui, pour Je
bien public, offrontoient les dangers.
Je lui disosun soir: il y a quelques md-
I tairiesicio^Von trouveroit bien de Fargent;
il crut que je voulois les faire piller, et mes
dit où je vous connois républicain
je baissai les yeux et ne repondis pas. Il disoit
un jour on est, bien mal-adroit t ùri tue
d abord il faudrait d'abord exiger le porte"
feuille t puis l'argent sous peine dela vief
et quand on ,auroit.le tout, on tnjjêroit tout
de même.
Il voulut aller à Pouzauge;, il me prit pour
guide; il y avoit de jolies prisonnières au
Château aprés-diné Grignon et l'état-major
allèrent prendre le café de cythère avec elles,,
et des soldats qui avoient été secondairement
sans doute, de la partie cnoient en sortante
d'une manière dont je ne puis rendre l'éner-
̃ £*9 qu'ils avoient joui de quatre filles elles
furent fusillées, excepté une qu'on élargit*
et j'ai entendu Grignon lire une lettre, je ne
& sais de quoi, où il étoit dit j'ai élargi ta
belle et Grignon ajouta en riant, qu'elle
étoit plutôt à celui qui écrivoit.
Le commandant dé la garde nationale dtt
Bonpère et la municipalité vinrent à la Flou-
tière einsulter Grignon; il leur dit qu'il iroit
les voir qu'il visiterait la garde nationale.
Je l'accompagnai comme gjiide quatre
-cents hommes furent sous les armes il voulut
les faire charger par son escorte; il hésita
plusieurs fois le nombre l'intimida il n'a-
poit que vingt-cinq à trente hussards et chas-
seurs. Les soldats se tenoient prêts à exécuter
ce qu'ils appelloient le coup de tema j"ai en-
tendu dire, -dix fois depuis à Grignon, qu'il