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Guide au musée impérial de Versailles...

73 pages
Brunox (Versailles). 1865. 72 p. ; 18 cm.
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GUIDE
AU
MUSÉE IMPÉRIAL
DE VERSAILLES
Abrégé de l'Histoire du Palais de Versailles
Description des Appartements, Salles et Galerie. dont on rappelle
l'allclnne destination
Les Événemeot. qui y ont eu lieu g
Les numéros des Tableaux, Sculptures et Objets d'arts
avec les noms des Artistes
et une Notice historique retraçant les faits Illustrés
ÎMI : YKkNC,
VERSAILLES
BRUNOX, ÉDITEUR, PLACE HOCIIE, 13
1865
GUIDE
AU
MUSÉE IMPERIAL
DE VERSAILLES
Abrégé de l'Histoire du Palais de Versailles
Description des Appartement*, Salles et Galeries dont os rappelle
l'ancienne destination
Les Événements qui y ont eu lieu;
Les numéros des Tableaux, Sculptures et Oblet. d'arts
avec les noms des Artistes
• et une Notice historique retraçant les faits Illustres
, VERSAILLES
BRUNOX, IMPB1MEUR-L1TII0GRAPJ1R, ÉDITEUR.
PLACE HOCHE, <?
PALAIS DE VERSAILLES
MUSÉE HISTORIQUE
..- .—
Par un merveilleux effet du hasard, ce palais ma-
gnifique, ce parc où la main de l'homme a tout ré-
glé, tout transfiguré, ces mouvements de terrain
qui ont pris des formes régulières, ces bassins, où
l'eau jaillit, ces canaux alimentés par tant d'efforts,
ces perspectives royales, ces ombrages majestueux
ont remplacé cette solitude où les seigneurs de Ver-
sailles avaient établi leur manoir féodal; Hugo de
Versaliis, contemporain des premiers rois capétiens,
ne pouvait pressentir qu'un jour l'Europe entière
viendrait dans ce lieu s'incliner devant le grand roi,
qui y entasserait tant de chefs-d'œuvre; que le bruit
des fêtes et des spectacles, les accents de Bossuet et
de Massillon, l'harmonie imposante de l'orgue de la
somptueuse chapelle, devaient remplacer les tinte-
ments de la cloche du petit prieuré de Saint-Julien,
qui seule, à l'heure de l'Angelus, troublait les échos
de la vallée de Versailles.
A cette époque, ce seigneur, et par la suite ses,
descendants, lorsqu'ils revenaient de combattre enj
Italie sous la bannière de leur maître, de guerroyeIl
:' en Espagne contre les Maures, ou de s'opposer aux
entreprises des Normands, rentraient dans Flle-de- ?
France, et, remerciant saint Julien du succès de leurs
armes, ils se livraient aux plaisirs de la chasse, au
- 4 -
milieu de ces bois où régnait seule la nature et que
i art devait un jour transformer. i
On sait par quelle trahison Martial de Léomênie,
qui possédait la seigneurie de Versailles, devint la
victime de Gondi, maréchal de Retz,' à qui, pour se
soustraire aux massacres de la Saint-Barthélemy et
pour obtenir une puissante protection, il avait cédé
tous ses biens ; Gondi le fit assassiner, et le 28 août,
jour de la fête de saint Julien, il se fit reconnaître
comme seigneur, et prit sous le dais la place de
l'infortuné Léoménie !
) En 1624, Louis XIII fit construire par Jacques
Lemercier, son architecte, sur l'emplacement d'une
butte et d'un moulin dans lequel, après de longues
chasses, il trouvait un trop modeste abri, le château
dont la piété filiale de Louis XIV nous a conservé
une partie, celle qui s'élève dans la cour de mar-
bre, curieux fragment placé comme un joyau, par
l'illustre Mansart, dans le splendide écrin créé par
son génie. -
Louis XIII séjournait une partie de l'année à Ver-
sailles, et l'autre partie au château de Saint-Ger-
main, où il mourut le 14 mars 1643.
Louis XIV naquit le 5 septembre 1638 à Saint-
Germain, et vint pour la première fois à Versailles
visiter le château de son père le 18 avril 1651 ; il y.
çint souvent depuis cette époque prendre le divertis-
sement de la chasse. En 1664 eut lieu la première
grande fête donnée à Versailles par Molière et sa
troupe pour la comédie ; le sujet était les Plaisirs de
l'île enchantée, dont le poète Benserade et le prési-
dent de Périgny composèrent les récits en vers.
Lulli composa la musique et dirigea les ballets, ex
l'italien Vigarani fut chargé des décorations, des il-
— 5 —
luminations et des feux d'artifice. Pendant le même
séjour on représenta la Princesse d'Elide et les Fâ-
cheux, de Molière.
Les fêtes et les réceptions se continuèrent à Ver-
sailles, où Louis XIV faisait exécuter de grands tra-
vaux par ses architectes Levau, Dorbay et Mansart.
En 1675, on commença la grande galerie, l'aile dito
des Princes; en 1680, Mansart construisit la grande
et la petite Ecurie, et le 6 mai 1682, Louis XIV
établit sa demeure à Versailles.
Mansart, Lebrun, Mignard, Houasse, Audran,
Philippe de Champagne, Puget, Coustou, Coysevox,
Girardon, le Hongre, de Marsy, Lenôtre, ont con-
tribué à la création de cette merveille. Toute cette
cour de femmes adorables et de seigneurs brillants
va servir d'entourage à ce roi magnifique. Le doge
de Gênes, l'ambassadeur Vatteville, les députés
d'Alger viendront s'humilier devant lui. C'est en
vain que le doge dira que ce qui l'a le plus surpris à
Versailles c'est de s'y voir, il n'aura pu secrètement
se défendre de l'éblouissementde toute cette majesté.
Le 15 mai 1685, disent les mémoires du temps,
Louis XIV fit placer son trône au bout de la grande
galerie, du côté du salon de la Paix. A midi, le
grand appartement et la galerie étaient pleins. Le
doge entra avec quatre sénateurs que la république
avait envoyés pour l'accompagner; il était habillé
de velours rouge avec un bonnet de même. Les qua-
tre sénateurs étaient vêtus de velours noir avec le
bonnet de même. Pour conserver toute la dignité
que son malheur lui permettait, le doge resta cou-
vert en parlant au roi.
Le roi permit aux princes de se couvrir pendant
— 6 —
l'audience. Le doge remplit sa triste mission avec
une fermeté qui ne laissa pas d'étonner; la te-
nue fut plus haute que son discours et le releva. Et
comme après avoir fini de parler il ne se couvrit
plus, les princes lui témoignèrent leur respect en se
découvrant. Après que le roi lui eut répondu, cha-
que sénateur parla à son tour; ils ne s'étaient point
couverts tandis que le doge avait parlé, et lorsqu'ils
parlèrent, le doge resta découvert comme eux.
Le doge de Gênes fut traité, non point comme un
souverain, mais sur le pied d'un ambassadeur
extraordinaire. A son audience de congé, le roi lui
donna une boîte magnifique avec son portrait, ainsi
qu'aux quatre sénateurs, et de riches tapisseries des
Gobelins.
L'histoire a enregistré les scènes remarquables
qui se sont produites dans ce palais somptueux,
agrandi par les architectes Gabriel et Peyre, qui
doit sa célébrité au grand roi qui en ordonna les
merveilles, aux artistes qui les exécutèrent et aux
faits historiques qui s'y sont succédé. INous les signa-
lerons brièvement, ce petit livre étant tout simple-
ment un guide offert aux visiteurs de ce vaste édifice.
En le parcourant, nous ferons connaître l'ancienne
destination des différentes salles, converties pour la
plupart en galeries de peinture; nous nous borne-
rons à indiquer les numéros et les sujets des princi-
paux tableaux, remarquables par leur importance
historique ou le mérite de leurs auteurs. Il suf-
fit, au milieu de cette multitude d'objets d'art qui
fatiguent la curiosité, de signaler ceux qui doivent
à juste titre attirer l'attention.
Les personnes qui veulent consacrer plusieurs
journées à visiter en détail ce Musée unique auront
- 7 -
recours à la Notice complète qui se vend aux portes
du Musée : ce travail distingué est dû aux recher- f
ches pleines d'érudition et aux soins éclairés du'
savant M. Eud. Soulié, conservateur du Musée.
PALAIS DE VERSAILLES
Le palais comprend une partie centrale et deux
ailes ,se prolongeant sur le parc; son étendue est de
quatre cent vingt-cinq mètres, le développement est
de six cents mètres sur la façade occidentale. En
arrivant par la Place d'Armes, on admire son aspect
monumental sans en pouvoir cependant embrasser
toute l'étendue.
La grille, longue de cent dix-sept mètres, est di-
visée en onze travées par des pilastres dont les orne-
ments (une grande lyre et des fleurs de lis au-dessus)
sont dorés; la porte d'entrée est surmontée des
armes de France.
Quatre groupes en pierre, placés de chaque côté,
représentent, à' droite, 1° la France victorieuse de
l'empire, par Marsy, 2° la Paix, par Tuby; à gau-
che, 1° la France victorieuse de l'Espagne, 2° l'Abon-
dance, par Coysevox. Deux ailes, dites des ministres,
encadrent la grande cour, au milieu de laquelle s'é-
lève la statue équestre de Louis XIV, par Petitot (le
cheval est de Cartellier). Cette cour est décorée de
seize statues de quatre mètres de proportion. Elles
représentent :
k DROITE.
Richelieu, par Ramey.
Bayard, par Moutoni.
Colbert, par Milhomme.
A GAUCHE.
Suger, par Stouf.
Duguesclin, par Bridan
Sully, par EspercieuI.
'- 8 -
A DROITE
Jour dan, par Espercieux.
Masséna, par id.
Tourvîtte, par Marin.
Duguay-Trouin, par Dupasquier.
Titrennc, par Gois.
A GAUCHE
Lannes, parCallainard.
Mortier, par Callamatta. -
Suffren, par Lesueur.
Duquesne, par Roguier.
Condé, par David.
A gauche, au fond, la cour des Princes;- à droite,
celle de la chapelle, des deux côtés s'élèvent deux
pavillons modernes aux colonnes corinthiennes;
sur leur fronton on lit cette inscription : A toutes
les gloires de la France; entre ces pavillons, la Cour
royale. Au fond, la Cour de Marbre, ainsi nommée,
parce qu'elle est dallée en marbre. Louis XIV y fit
élever un théâtre où furent représentés les opéras
de Lulli et de Quinault. 1 -
Les façades qui entourent cette cour sont celles
du château bâti par Jacques Lemercier. Des vases,
trophées, statues et bustes y ont été ajoutés sous
Louis XIV. Les statues en pierre qui sont posées sur
la balustrade représentent :
A DROITE.
La Magnificence, par G. Marsy.
La Justice, par Coysevox.
La saguse, par Girardon.
La Prudence, par Massou.
La Diligence, par Raon.
La Paix, par Regnaudin.
L'Europe, par Legros.
L'Asie, par Massou.
La Renommée, par Lecomte.
A GAUCHE.
L'Abondance, par G. Marsy
La Force, par Coysevox.
La Générosité, par Legros.
La Richesse, par Lehongre.
L'autorité, par Lehongre.
La Gloire, par Regnaudin.
L'Amérique, par Regnaudin.
L'Afrique, par Lehongrc.
La Victoire, par Lcspingola.
Les figures demi-couchées, à droite et à gauche
de l'horloge, sont: Mars, par Marsy- Hercule, par'
Girardon. Cette horloge, placée au-dessus de la fa-
çade centrale (partie de l'ancien château) fut arrêtée �
trois fois ; suivant l'usage traditionnel, son aiguille,
devenue immobil-" marqua l'heure de la mort de
— 9 —
J.
Louis XIV, vint le tour de Louis XV; a la mort de
Louis XVIII, cette cérémonie fut accomplie pour la
dernière fois.
Le 6 octobre 1789, le peuple de Paris, irrité ao
récit des scènes qui eurent lieu pendant le banques
des gardes-du-corps dans la salle de spectacle, se
mit en marche pour Versailles. C'est au balcon du
premier étage que Marie-Antoinette se présente à la
- foule, accompagnée de Madame et du Dauphin! Pas
d'enfant ! s'écrie-t-on; et la reine, bravant le danger
que présage ce terrible cri, renvoie ses enfants et s'a-
vance seule en victime dévouée. Lafayette, aussitôt
paraît à son côté et calme la colère du peuple. Le
roi, appelé, se présente à son tour. Aux cris de « le
roi à Paris 1 » il répond qu'il ira avec sa femme et
ses enfants, confiant à ses bons et fidèles sujets, ce
qu'il a de plus précieux. Le départ eut lieu à une
heure après midi. Depuis, le château de Versailles
est resté inhabité 1
LA CHAPELLE
La Chapelle s'élève au côté droit, à la place où se
trouvait autrefois la grotte de Thétis, transportée au
bosquet d'Apollon. L'ancienne chapelle du château
de Louis XIII, située près de l'escalier de marbre,
fut démolie; Louis XIV la fit reconstruire à l'endroit
où se trouve maintenant le salon d'Hercule; lorsque
madame de Maintenon put exercer son influence;
Mansart fit disparaître la grotte voluptueuse, ornée
par Girardon et célébrée en vers par Lafontaine ; il
bâtit la chapelle actuelle, son dernier ouvrage, mer-
veille d'art conservée avec tant de bonheur an milipn
— 10 --
des révolutions, qu'après une simple restauration,
elle semble être achevée seulement aujourd'hui. On
remarque, à l'extérieur, la pureté des pilastres co-
rinthiens, les archivoltes des grandes fenêtres, où
sont des enfants portant les attributs du culte ca-
tholique. Ces admirables sculptures sont de Tuby
Offernent, Armand, De fer, Bourdict, Raon, Grette..
pin, Vigier, Rousseau, de Corbeil; Dedieu François
et Voiriot.
La balustrade supérieure est ornée de vingt-huit
statues de pierre, de la hauteur de trois mètres.
Elles représentent du côté du parc, saint Thomas et
saint Jacques-le-Mineur, par Manière; saint Jacques-
le-Majeur et saint André, par Théodon ; saint Paul
et saint Pierre, par Poirier; saint Jérôme et saint
Augustin, par Coustou; saint Grégoire et saint Am-
broise, par Lepautre. Au chevet, les quatre Evan-
gélistes, par Van Clève; et, du côté du nord, saint
Basile et saint Athanase, par Poultier; saint Chry-
sostôme, par Flamen; saint Grégoire de Naziance,
par Hurtrel ; saint Philippe et saint Barthélerni, par
Flamen; saint Simon et saint Jude; par Lemoine;
saint Barnabé, par Bourdict; saint Mathias, par
Lapierre. Les ornements du comble sont en' plomb;
le temps en a détruit la dorure. Aux deux extré-
mités sont des groupes d'anges, par Lepautre et
Coustou. -
A l'intérieur, rien ne peut se comparer à la ri-
chesse, à l'élégance des ornemeuts. Le maître-autel
est en marbre et en bronze doré, les autels et cha-
pelles des bas-côtés, richement décorés, sont ornés
de bas-reliefs par Coustou, Adam l'aîné, Vinache,
Bouctyardon, Lepautre, SlodlZ; les peintures par
Jouvenet i Coypel a représenté, au plafond de la
ii -
voûte, le Père Eternel dans sa gloire; Lafosse, dans
la voûte du chevet, la Résurrection de Jésus-Christ ;
et Jùuyenet, au-dessus de la tribune du roi, située
au premier étage, vis-à-vis le maître-autel, a exé-
- cuté un chef-d'œuvre : la Descente du Saint-Es-
prit î
A ce luxe, s'ajoutait autrefois la pompe des céré-
monies. On y célébra les mariages du duc de Berry,
petit-fils de Louis XIV, avec mademoiselle d'Or-
léans; du duc de Bourbon avec mademoiselle 4.e
Conti; du prince de Conti avec mademoiselle de
Bourbon; de Madame, première fille de Louis XV,
avec don Philippe, infant d'Espagne; du duc de
Chartres avec mademoiselle de Conti ; du dauphin
avec l'infante d'Espagne; du dauphin (Louis XVI)
avec l'archiduchesse Marie-Antoinette.
Dans toutes ces fêtes, la grandeur royale ne dis-
paraissait pas toujours devant la majesté divine, et
nous ne décrirons pas les minuties de l'étiquette qui
s'imposaient jusque dans cette chapelle. Saint-Si-
mon nous dit que le roi Louis XIV voulait que ses
courtisans imitassent sa piété, et que leur ferveur
fût modelée sur la sienne. Il conte à ce sujet une
histoire assez plaisante, que plusieurs auteurs ont
rapportée après lui. Brissac. major des gardes du
corps, était doué d'une franchise toute militaire et
ne pouvait souffrir l'hypocrisie. Il avait remarqué
que les tribunes, étaient garnies de dames, même au
plus froid de l'hiver, les jeudis et les dimanches, où
le roi manquait rarement d'assister au salut, et que,
par contre, il n'en venait qu'un très-petit nombre
quand de bonne heure on avait pu savoir que SaIi
Majesté ne viendrait, pas.
Ces dames, sous prétexte de déchiffrer plus taol-
— 12 —
lement leurs livres d'Heures, avaient toutes devant
elles des petites bougies qui les faisaient parfaite-
ment remarquer et reconnaître. Un soir que le roi
devait aller au salut, les tribunes étaient encombrées
et les gardes à leur poste; tout a coup le major
Brissac paraît à la tribune vide du roi, lève son bâ-
ton et crie : « Gardes du roi, retirez-vous ; le roi ne
viendra pas. » Aussitôt les gardes se retirent, des
murmures circulent dans la foule des femmes, les
bougies s'éteignent, et les voilà toutes s'éloignant, à
l'exception de quelques dames véritablement
pieuses. S'assurant que les femmes étaient parties,
Brissac fait revenir les gardes ; presque aussitôt
arrive le roi, bien surpris de ne voir personne, et
demandant par quelle circonstance il y a si peu de
monde au salut. Au sortir de Sa Majesté, Brissac lui
raconta l'épreuve à laquelle il avait mis la piété des
dames de sa Cour ; le roi et ceux de sa suite en rirent
de bon cœur; et le major, tout brave qu'il était,
n'osait, depuis ce temps, passer seul près de ces
dames, craignant d'être étranglé. --
MUSÉE DE VERSAILLES
Ouvert tous les jours de 14 heures à 4 heures, le
lundi excepté, ouvert jusqu'à 5 heures, du mois de
mai jusqu'au mois d'octobre. On entre au Musée par
le vestibule de la Chapelle, aile du Nord. C'est par
cette entrée que nous pénétrerons dans les galeries.
— i3 —
AILE DU NORD.
VESTIBULE DE LA CHAPELLE N° 4
Ancienne entrée au rez-de-chaussée de la cha-
pelle et aux appartements de l'aile droite.
1. Allégorie du passage du Rhin par Louis XIV: le Rhin
sous la figure d'un vieillard est renversé par Louis XIV,
couronné par la Victoire.
SALLE N° 2
L'appartement du duc du Maine sous Louis XIV,
du duc d'Orléans sous Louis XV et du prince de
Condé sous Louis XVI, occupait l'espace de la
salle 2 à la salle 7. -
4. Entrée triomphale de Clovis à Tours, en 508, par
Robert Fleury.
<0. Charlemagne présente ses premiers Capitulaires à
l'assemblée des Francs, par Ary Schefïer.
19. Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vin-
cennes, par Rouget.
SALLE N° 3
32. Sacre de Charles VII à Reims, il juillet U29, par
Vinchon.
34. Bataille de Bratelen où de Saint-Jacques, 26 août U44,
- par Alfred Johannot.
, SALLE N° 4
37. Entrée des Français à Bordeaux, 23 juin 4 451, par
Vinchon.
- 43. Isabelle d'Aragon supplie Charles VIII d'épargner son
père et de protéger son époux, par Fragonard d'après
Christofano Allori.
49. Prise de Brescia, 19 février 15iv2, par Larivière.
— 44 - -
SALLE N° 5
52. Mort de Gaston de Foix à la bataille de Ravennes
11 avril 1512, par A. Scheffer.
59. Bataille de Cerisolles, 14 avril 1544, par Schnetz.
SALLE N° 6
66. Henri IV devant Paris, août 1590, par Rouget.
- SALLE N" 7
80. Anne d'Autriche reine de France, régente du royaume,
par Ui'Iaroi'hH, d'après de Sève, -
98. l'use du fort don Joux en (Franche-Comté), juin
1674 par Van iler- àleulen.
99. Prise de Coudé, par Louis XIV, 26 avril 1676, pAr
J. B. Martin.
101. Prise d'Ypres, 19 mars 1678, par Van der M.eulen.
SALLE N° 8
104. Reddition de Spire, 29 août 1644, par Gallait.
112. Prise des Neustadt, en 1644, par Gallait.
128. Prise de Gray, 28 février 1614, par Martin d'après Van
der Meulen.
129. Siège d'Aire, juillet 1676, par Martin d'après Van der
Meulen.
SALLE N° 9
L'espace compris entre cette salle et la salle 12
formait l'appartement destiné aux princes de Conti.
133. Louis de France surnommé le Grand Dauphin, par
Hyacinthe Rigaud.
155. Reddition de la citadelle de Cambrai, 18 avril 1677, par
Van der Meulen.
160 Combat de Leuze par le maréchal de Luxembourg,
18 septembre 1691, par Joseph Parrocel.
104. Dangeau reçu par Louis XIV grand-maître de l'ordre
de Saint-Lazare, dans l'ancienne chapelle de Versailles
(emplacement actuel du salon d'Hercule) , par Peaey.
— 15 —
166. Pri?e de Lérida, 1% octobre 1707, par Auguste Couder.
167. Louis de France duc de Bourgogne, par Hyacinthe Rp.
gaud.
SALLE N° 10
<70. Louis XV roi de France, par Hyacinthe Rigaud.
172. Lit de justice de Louis XV, <2 teptlhibre 171-5, par Du-
ménil.
173. Départ du roi après le lit de justice, par Martin.
177. Méhémet-Effendi, ambassadeur turc, arrive aux Tui-
Iries, 21 mars 1721, par Charles Parrocel.
SALLE N° il
198. Combat de Melle, 9 juillet 1745, par Ignace Parrocel.
206. Siège de CHarieroi par le prince de Conti, août 1746,
par Ignace Parrocel.
207. Siège de Namur, septembre 1746, par Ignace Par-
rocel.
SALLE N° 12
208. Louis XV roi de France, par Louis-Michel Vanloo.
211 v Bataille de Rocoux, par le maréchal de Saxe, octobre
1746, par Camille Roqueplan.
223. Louis XVI distribue des secours aux pauvres pendant
l'hiver de 1788, par Hersent (Prés de cette salle est l'es-
calier n° 13, le gardien placé à cet endroit peut intro-
duire le visiteur daiis la salle de spectacle.)
SALLE DE SPECTACLE N° 14
Cette salle est un magnifique complément au pa-
lais. Molière, Racine, Quinault, Lulli n'avaient eu
que les honneurs d'un théâtre improvisé dans la
cour de marbre ou dans les bosquets des jardins.
Louis XV la fit construire pour satisfaire Mme de
Pompadour, qui aimait passionnément le spectacle,
et qui mourut sans la voir achevée. Commencée en
4753 sur le plan de l'architecte Gabriel, et terminée
en 1770, elle fut inaugurée aux fêtes du mariage de
— 10 —
Louis XVI et de Marie-Antoinette. On y représenta
Persée, opéra de Quinault et Lulli, Athalie, avec
les chœurs, Tancrède et Sémiramis de Voltaire; À line,
reine de Golconde, opéra, y fut exécuté en 1777, de-
vant l'empereur Joseph II. Douze ans plus tard,
le 1er octobre 47W, un banquet et un bal, don-
nés par les gardes-du-corps aux officiers du régi-
ment de Flandre, furent l'occasion de scènes qui
amenèrent les fatales journées des 5 et 6 octobre.
Cette fête, à laquelle avaient été invités les offi-
ciers de la garde nationale de Versailles, avait pour
but secret d'exciter le dévouement des officiers du
régiment de Flandre, nouvellement arrivé à Ver-
sailles. Une table de trois cents couverts, en forme
de fer à cheval, était dressée sur la scène ; dans l'or-
chestre, étaient les musiques des deux corps; les
soldats, qui avaient fraternisé, étaient dans le par-
terre ; de nombreux spectateurs avaient été admis,
sans billets, à remplir les loges. Vers la fin du repas,
le roi et la reine, accompagnés du dauphin et de sa
sœur, parurent dans la loge royale au moment où
l'orchestre jouait l'air : 0 Richard, ô mon roi! Vuni-
vers t'abandonne! Ils furent accueillis avec transport,
et l'orchestre joua l'air du Déserteur: Peut-on affli-
ger ce qu'on aime? L'ivresse fut au comble; des
jeunes gens de la garde nationale, dédaignant leur
uniforme civique, retournèrent leurs cocardes trico-
lores. La foule reconduisit la famille royale dans ses
appartements ; l'exaltation ne connut plus de bornes: i
on courut danser sous les fenêtres du roi en profé- ,
rant des menaces de mort contre ses ennemis. '--
Le bruit de ce banquet, des menaces qu'on y avait
proférées contre l'Assemblée, la disette qui régnait
alors exaspérèrent le peuple de Paris, qui se rendit
— 17 —
à Versailles, guidé par Lafayette, qui n'accompa-
gnait l'insurrection que pour la contenir. Dans notre
description de la Cour de marbre, nous avons rendu
Impte des scènes qui y eurent lieu et qui provo-
quèrent l'abandon du palais par la famille royale.
Lors de l'ouverture du Musée, le roi Louis-
Philippe y fit représenter en sa présence le Misan-
thrope, deux actes de Robert-le-Diable et un ouvrage
de Scribe. En 1848, les Membres du Gouvernement
provisoire y firent donner un concert. Un bal de
bienfaisance, organisé par la garde nationale, y eut
aussi lieu. Et le 25 juillet 1855, la reine d'Angle-
terre,' le prince Albert et les princes de la famille
royale y soupèrent dans la loge d'honneur avec
l'Empereur Napoléon III, l'Impératrice, le prince
Napoléon et la princesse Mathilde.
L'ensemble de cette salle est des plus remarqua-
bles. Le plafond, représentant Apollon, Vénus et
VAmour préparant des' couronnes au génie, est l'oeu-
vre des peintres Briand et Durameau. Les bas-reliefs
et autres sculptures sont dus au ciseau de Pajou.
En quittant cette salle, on en visite le vestibule.
VESTIBULE DE LA SALLE DE SPECTACLE N° 45
Là sont réunis, sans qu'il soit besoin d'indication,
les bustes bien connus de Molière, Racine, Lafon-
taine, Quinault, Lulli, Lesage, Gluck, Beaumar-
chais, Grétry, Ducis, Baillot.
En sortant de ce vestibule, on se trouve dans la
galerie n° 16.
GALERIE DE SCULPTURE N° 16
Anciennement couloir de service pour les appar-
tements du rez-de-chaussée.
— lM -
Cent statues, bustes ou mausolées, placés dans
cette galerie, sont ceux des personnages déjà repré-
sentés pour la plupart dans les divers tableaux;
nous indiquons Les sculptures qui, par leur mérite,
doivent attirer l'attention.
261. Isabelle d'Aragon, reine de France, par Auguste Barre.
277. Blanche de Navarre, reine de France.
290. Bertrand Duguesclin.
294. Isabeau de Bavière.
296. Valentine de Milan.
303. Marie d'Anjou, reine de France.
310. Louis XI, par Michel Bourdin.
3H. Mausolée de Ferdinand V et d'Isabelle de Castille.
312. Louis XII, par Jean Juste.
313. Anne de Bretagne, par Jean Juste.
315. François Ier, par P. Bontemps.
324. Henri 11, par Germain Pilon.
325. Catherine de Médicis, par Germain Pilon.
328. Diane de Poitiers, par Michel Bourdin.
Au milieu de cette galerie se trouvent les salles
des Croisades qu'on doit visiter.
Salles des Croisades*
Emplacement autrefois destiné au logement des
principaux personnages de la suite royale.
PREMIÈRE SALLE N° 17.
350. Adoption de Godefroy de Bouillon par Comnène 1097,
par liesse.
351. Passage du Bosphore par Gedefroy de Bouillon 1097,
par Emile Signol.
353. Baudoin s'empare de la ville d'Édesse 1097, par Ro-
bert Fleury.
360. Prise de Jérusalem, 15 juillet 1099, par Emile Signol.
DEUXIÈME SALLE N° 18
Autrefois l'appartement de mesdames d'Estrées
- et de Goësbriant.
"='" 19 -
S65. Bataille à'Ascaion, i2 août 1099, par Schnetz.
866. Gndefroy da bouillon dépose les trophées d'Ascaloii
dans l'église du Saint-Sépulcre. 1099, par Granet.
-S74. Prédication de la 2e Croisade à Vézelay en Bourgogne,
par-Emile Signol.
377. Louis VII prend l'oriflamme à Saint-Denis, 1147, par
Mauzaisse.
TROISIÈME SALLE N° 49
Occupée, sous Louis XV, par M. de Clermont, puis
par la princesse de Carignan.
Remarquer les numéros :
380. Bataille d'Ascalon, 18 novembre 1177, par Larivière.
392. Baudoin Ier couronné empereur de Constantinople,
16 mai 1204, par Gallait.
QUATRIÈME SALLE N° 20
\ncien appartement de la princesse d'Egmont,
puis de la duchesse de Bouliers.
397. Débarquement de saint Louis en Egypte, 4 juin 1249,
par Rouget. ,
415. Chapiire général de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem
par Jacquand.
CINQUIÈME SALLE N° 21.
Anciens appartements de l'abbé de Pomponne, de
la marquise de Mailly, du prince Constantin, pre-
mier aumônier du roi, et du duc de Luxembourg..
418. Godefroy de Bouillon, roi de Jérusalem, par Emile
Signol.
- 428. Procession des Croisés autour de Jérusalem, 14 juillet
1099, par Schnetz.
434. Institution de l'ordre du Temple, 1128, par Granel.
453. Prise de Constantinople, 12 avril 1204, par Eugène De-
lacroix.
472. Leyée du siége de Malte, septembre 1565, par Lari-
, vière.
— 20 —
Les deux tombeaux placés dans cette salle sont
ceux de Pariset de la Vallée et Pierre d'Àubusson,
grands-maîtres de l'ordre de Malte, Entre ces tom-
beaux est la statue à genoux de Villiers de l'Isle-
Adam, défenseur de Rhodes contre Soliman. A gau-
ûhe, on a encadré dans le mur les portes de l'hôpital
des chevaliers dans l'île de Rhodes. A droite, on a
placé sur un piédestal un mortier qui servait de clo-
che à l'hôpital. Ces précieuses reliques historiques
ont été données au roi Louis-Philippe par le sultan
Mahmoud, et apportées en France par le prince de
Joinville.
Ces salles parcourues, on se retrouve dans la gale-
rie de sculpture; en tournant à gauche on revient au
vestibule de la chapelle, on le traverse pour gagner
la partie centrale, et on arrive aux vestibules n0322,
23 et 24; on y remarque entre autres,les bustes :
482 Louis XVI, 484 Louis XVIII, 485 Charles X,
486 le prince de Condé.
Sortant de ces vestibules, on passe sous l'arcade
du Nord, no 25, ornée de bustes de maréchaux et
amiraux de France. Là sont l'escalier et le vesti-
bule n° 26, on y remarque également des bustes
de guerriers illustres tués sur les champs de batail-
les. On entre alors (toujours au rez-de-chaussée),
dans la salle n° 27.
SALLES Nol 27, 28, 29, 30
La salle 27 servait aux gardes de l'appartement
particulier de Louis XV. Le roi venait d'en sortir
pour monter en carrosse près de la cour de marbre,
lorsqu'il fut frappé par Damiens, le 5 janvier 1757
à six heures du soir. La première partie de cette
salle contient des bustes et statues ; la seconde et
— 21 —
les suivante, des batailles et des plans de siège, par
Siméon Fort, Justin Ouvrié, et divers peintres dt
l'Ecole française.
VESTIBULE N° 31
Dépendance de l'appartement des bains de Marie-
Antoinette.
Bustes et statues.
VESTIBULE DE LOUIS XIII, N° 32
Ancien péristyle du château de Louis XIII, situé
au milieu de la partie centrale au-dessous de la
chambre de Louis XIV, servait à passer de la cour
de marbre dans les jardins; orné de bustes et de
statues.
SALLE DES ROIS DE FRANCE N° 33
Sous Louis XIII appartement du comte de Soissons,
grand-maître de la garde-robe : il se trouvait logé
précisément au-dessous de la chambre du roi,
(aujourd'hui, salon de VOEil-de-Beuf.)
661. Clotaire II, par Mon voisin.
662. Dagobert, par Signol.
663. Clovis, par Signol.
676. Charles-le-Chauve, par Steuben.
678. Louis III et Carloman, par Steuben.
686. Hugues Capet, par Steuben.
700. Philippe de Valois, par Robert Fleury.
704. Charles VII, par Lehmann.
707. Louis XII, par Brune.
*712. Charles IX, par Brune.
720. Napoléon Ier. par Robert Lefèvre.
i SALLES 34, 35, 36, 37,
Salle des gardes du corps du Dauphin, sous Loui?
XV et Louis XVI, service des habits et delà garde-
— 22 —
robB du roi. Logements des garçons de sa chambre.
Ces quatre salles renferment une très-curieuse
collection des vues anciennes, des châteaux et parcs
de Versailles, Marly, Saint-Cloud, Meudon, Fon-
tainebleau ; par Martin, Cotelle, Allegrain, Hubert-
Robert, Parrocel, de Machy. etc.
VESTIBULE DE L'ESCALIER DE MARBRE, N° 88
Ce vestibule est divisé en six parties, qui renfer-
ment des bustes d'artistes et d'auteurs comiques ou
tragiques déjà désignés dans les salles précédentes,
à l'exception de Jean Goujon n" 822, Montaigne 8^4,
Montesquieu 833.
ARCADE DU MIDI N° 39
Cette arcade est un passage pour les voitures,
ouvrant sur la cour centrale dite royale, et aboutis-
sant aux jardins. Les vestibules n° 40, 41, renfer-
ment des statues et bustes d'hommes célèbres.
SALLE DES AMIRAUX N° 42
(Partie de l'ancienne salle des gardel).
9M. Louis, bâtard de Bourbon.
912. Graville (Louis Malet, sire de).
913. Amboise (Charles d').
914. Bonnivet (Guillaume Gouffier, seigneur de). -
9i7. Coligny (Gaspard, comte de). -
919. Mayenne (Charles de Lorraine, duc de).
921. Epernon (Jean-Louis de Nogaret, duc d').
Ces peintures sont du XVIIIe siècle.
936. Murat (Joachim), par Ch. Lefebvre.
937. Angoulême (Louis - Antoine d'Artois, duc d'), W
Ch. Lefebvre.
— 123 —
SALLE DES CONNÉTABLES N" 43
Chambre à coucher du duc de Berry, petit-fils dt
Louis XIV.
939. Montmorency (Mathieu de), par Lugardon.
945. Duguesclin (Bertrand), par Féron.
946. Clisson (Olivier, sire de), par de Lansac.
947. Eu (Philippe d'Artois, comte d') par Mauzaisse.
949. Buchan (Jean-Stuart, comte de), par Blondel.
951. Saint-Pol (Louis de Luxembourg, comte de), déca-
pité le 19 décembre 1475, par Steuben.
954. Montmorency (Anne, duc de), par Amie!.
956. Luynes (Charles-d'Albert, duc de), par Robert Fleury.
957. Lesdiguières (François de Bonne, duc de.)
PREMIÈRE SALLE DES MARÉCHAUX N° 44
D'abord salle des gardes du Dauphin, ensuite
grand cabinet de la Dauphine.
964. Xaintrailles (Jean, dit Poton, seigneur de), par Mon,
voisin.
967. Trivulce (Jean-Jacques), par Monvoisin.
971. La Mark (Robert de), par Picot.
DEUXIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N* 45
Partie de l'appartement de la duchesse de Berry,
sous Louis XIV, chambre à coucher de la Dauphine,
sous Louis XV.
-'SI. Montluc (Biaise de Montesquieu, — Lasseran, -
Massencôme seigneur de), auteur des Commentaires sur
la guerre aux Huguenots en Gascogne, par H. Scheffer.
382. Biron (Armand de Gontaut, baron de), par Robert
Fleu ry.
988. Bassompierre (François, baron de), par J. Alaux.
991. Suliy (Maximilien de Béthune, duc de), marquis de
Rosrv, par No:blin.
— 24 ■ —
TROISIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N° 46 -
Sous Louis XIV chambre à coucher du DauphiD,
puis chambre à coucher du Régent.
995. La Meilleraye (Charles de la Porte, duc de), paî
Mauzaisse.
999. Turenne (Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de),
par Mauzaisse. -
QUATRIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N° 47
En 1755 cabinet-bibliothèque du Dauphin, fils de
Louis XV.
1002. Rantzau (Josias, comte de), par Alaux.
ÉPITAPHE SUR LE TOMBEAU DE RANTZAU :
Du corps du grand Rantzau tu n'as qu'une des parts,
L'autre moitié resta dans les plaines de Mars; :
Il dispersa partout ses membres et sa gloire,
Tout abattu qu'il fut, il demeura vainqueur,
Son sang fut en tous lieux le. prix de sa victoirej
Et Mars ne lui laissa rien d'entier que le cœur.
CINQUIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N° 48
Grand cabinet du Dauphin fils de Louis XIV :
c'est dans cette salle que le lundi 13 août 1722, le
maréchal de Villeroi fut arrêté par La F are, capi-
taine des gardes du duc d'Orléans, régent.
1014. Villeroy (Nicolas de Neufville, duc de), par Robert
Fleury.
1019. Fabert (Abraham, marquis de), par Schnetz.
SIXIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N° 49
Cabinet de travail du Régent qui y mourut le 2
décembre 1725.
1030. Vitry (Nicolas, de PHopitaLduc de), chargé en 1617
d'arrêter le maréchal d'Ancre. Ecole française.
1045. Tourville (Anne-Hilarion, de Costentin, comte de),
par Eugène Delaeroix.
— 25 —
2
SEPTIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N° 50
Dépendance de l'appartement du Grand-Dauphin.
1050. Marillac (Louis de), allié de Marie de Médicis, contrt
i Richelieu, décapité le 10 mai 1632, par Cogniet.
; 1056. Catinat (Nicolas de) seigneur de Saint-Gratien, pat
Jollivet.
1057. Villars (Louis-Claude. Hector, duc de), par Pierre
Franque.
1059. Vauban (Sébastien le Prestre, seigneur de), par La-
riviare.
GALERIE LOUIS XIII N° 51
Ce vestibule servait à passer de la cour de mar-
Dre aux jardins, et communiquait à droite à l'appar-
tement des bains, à gauche à l'appartement du
Dauphin; les trumeaux par Alaux, Lafaye et H. Le
Comte, représentent des scènes et portraits des
règnes de Louis XIII et Louis XIV.
1066. Bataille de Rocroy, <9 mai 1643, par Schnetz.
1070. Louis XIV, reçoit à Fontainebleau la réparation faite
au nom du Pape Alexandre VII, par le Cardinal Chigi,
28 juillet 1664, par Ziegler.
1071. Reddition de la citadelle de Cambrai, 18 avril 1677,
par Mauzaisse.
HUITIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N° 52
Ancien cabinet et appartement des bains.
1082. Noailles (Adrien-Maurice, duc de), par Féron.
t083. @ Coigny (François de Franquetot, duc de), par Paulii
Guérin.
: 1086. Saxe (Arminius-Maurice, comte de), par Couder.
NEUVIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N° 53
Ancienne chambre des bains. Plus tard, chambre
à coucher de madame Victoire.
— 26 —
1094. Richelieu (Louis-François-Armand, de Vignerot du
Plossis, duc de), par Couder.
1098. Soubise (Charles de Rohan, prince de), célèbre par
le mot de Louis XV: « Le pauvre Soubise est battu , il
ne lui manque plus que d'être content. » ,
DIXIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N* 54
Ancien salon de l'appartement des bains, puis
grand cabinet de l'appartement de Mesdames.
1109. Brancas (Louis de Brancas de Forcalquier), par
Gallait. -
1111. Luckner (Nicolas, baron de), périt sur l'échafaud
révolutionnaire 184 janvier 1*794, par Couder.
1114. Murât (Joachim, grand-duc de Clève et de Berg), par
Gérard.
ONZIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N° 85
Autrefois salle de Diane.
1119. La Tour-Maubourg (Jean-Hector de Foy, marquis de),
par Paulin GUIrin.
H25. Harcourt (Anne-Pierre, ducd'), par Schnetz.
1128. Masséna (André), duc de Rivoli, prince d'Essling,
par Fontaine d'après Gros.
1129. Augereau (Charles-Pierre-François), duc de -Casti-
glione, par Robert Lefèvre.
1135. Ney (Michel) duc d'Elchingen, prince de la Moskowa,
fusillé à Paris, 7 décembre i815, par Bataille d'après Lan-
glois.
DOUZIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N° 56
Vestibule de l'appartement des bains.
M44. Mouchy (Philippe de Noailles, duc de ), condamné à
mort par le tribunal révolutionnaire, le 27 juin 1794.
1153. Orléans (Louis-Philippe-Joseph, duc d'), condamn é
à mort parle tribunal révolutionnaire, mort le 6 Novem-
bre 1793, par Larivière.
1155. Bellune (Claude- Victor-Perrin, duc de), par Gros.
H58. Marmont (Auguste-Frédéric-Louis Viesse de), duc de
Raguse, par P. Guérin.
— 27 —
x +
lit>ïj. Suchet (LouiadGabriel), duc d'Aibutera, par Paulin
Guérin, -
1160. Gouvion Saint-Cyr (Laurent, marquis de)" par Horaci
Vernot.
1161. Poniatcwslri (Joseph-Antoine, prince), par Vaucholle
- 1167. Moliîor (Gabriel-Jean-Josephcomte), par Horace
Verne!'.
TREIZIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N° 57
Ancienne chambre à coucher de madame de
Pompadour.
1171. Gérard (Marie-Etienne, comte), par Larivière.
117-3. Lobau (Georges-Mouton, comte de), par Ary Scheffer.
1180. Bugeaud (de la Piconnerie), duc d'isly, par Larivière.
QUATORZIÈME SALLE DES MARÉCHAUX N° 58
Dépendance de l'appartement de madame de
Pompadour.
1184. Exelmans (Remy-Joseph-Isidore, comte), par Lari-
vière.
SALLE DES GUERRIERS CÉLÈBRES N° 59
Salon des ambassadeurs sous Louis XIV.
H9S. Duquesne (Abraham, marquis), par Grain court.
1196. Bart, (Jean), chef d'escadre, par Graincourt.
1198. Duguay-Trouin (René), par Graincourt.
1201. Suffren (Pierre-André, dit le bailli de) par Latil.
1203. 'Lafayette (Marie-Joseph-Paul-Yves-Roch Gilbert Mot-
tier, marquis de), par Ary Scheffer.
1213. Joubert (Barthélémy Catherine), par Bouchot.
1214. Hoche (Louis-Lazare), par Ary Schefîer.
1215. Kléber (Jean-Baptiste), par Ansiaux.
1216. Desaix (Louis-Charles-Antoine), par Steuben.
1219. Pichegru (Jean-Charles), par Steuben.
1222 Beauharnais (Eugène de), vice roi d'Italie, par A.
Scheffer.
— 28 —
AILE DU MIDI
# (PARTIE BASSE).
GALERIE DE SCULPTURE Nil 60
Servait de couloir de service pour les offices, cui-
sines, etc., de l'aile des Princes.
<241. Blanche de Castille, reine de France.
< <280. Agnès Sorel.
4304. Guise (Henri de Lorraine, duc de).
1326. Stanislas (Leczinski), roi de Pologne.
i332. Lapeyrouse (Jean-François Galaup, comte de), chef
d'escadre.
VESTIBULE N° 61
i335. Condé le Grand, par Coysevox.
1339. Enghien (Louis-Antoine-Ilenri de Bourbon, duc d').
par Bosio.
VESTIBULE DE L'ORANGERIE N° 62
Bustes de Louis XVIII; Ferdinand 1er; Louis Philippe; la
reine Marie-Amélie; duc d'Orléans; baron Louis, mi-
nistre; de Rigny, amiral.
VESTIBULE DE L'ESCALIER DE PROVENCE N* 63
Cet escalier conduisait aux appartements du comte
de Provence.
Bustes des Membres de la Famille royale, depuis Louis XVI.
VESTIBULE Nt) 64
Sculptures.
i366. Tombeau de Diane de Poitiers. Autrefois au château
d'Anet.
SALLE DES MARINES N° 65
Ces salles composaient l'appartement de Monsieur,
comte de Provence