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Hommage d'un Français à son souverain . Stances sur la paix générale avec les princes alliés... par un Parisien, en juin 1814

De
13 pages
impr. de Hocquet. 1814. 14 p. ; in-8.
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MES VOEUX EXAUCÉS,
ADRESSE
A MA PATRIE ;
LETTRE
AMES COMPATRIOTES.
PAR P. F. P******.
Année 1814-.
MES VOEUX
EXAUCÉS.
Tribula tio, affliclor, moeror, dolor.
Hélas ! d'une plainte solennelle ,
Le tribut a fléchi le Dieu de l'univers;
Dans sa clémence paternelle
Il a marqué la fin de nos justes revers.
Oui nos pleurs ont trouvé flexible
L'immortel souverain des peuples et des rois.
Vers son palais inaccessible
Il a de nos regrets laissé monter la voix.
O France! ô ma patrie enfin heureuse! Tu vois la
prospérité de ce nouvel ordre de choses; tes voeux sont
exaucés, ton dessein accompli; la paix qui vient s'as-
seoir sur ton trône de gloire, cicatrise les plaies de l'uni-
vers , et couler comme un zéphir dans ton char de gloire
pour rendre le bonheur au genre humain. Tu vas voir
continuer l'ancienne dynastie des Bombons, dont le
chef, guidé par la vraie religion, favorisé par la vertu ,
par la sagesse qui lie son autorité au bonheur de son
peuple, que vingt-deux ans de règne sont pour lui un
siècle de lauriers; tout à la fois prince, philosophe, roi
patriote, bon diplomate; qu'il met toute sa sollicitude à le
( 2)
plaire, et a se faire chérir en faisant ton bonheur! Un
lustre ne sera pas écoulé que tous les maux, tous les sa-
crifices seront réparés et bientôt oubliés : aussi" c'est avec
cette pleine confiance que le Français qui te salue fait
les mêmes voeux que ses compatriotes, prenant la plume
«ne dernière fois pour faire hommage de ses faibles
ouvrages à sa patrie, pour lui faire connaître qu'il n'a
jamais changé d'opinion , et que ce seront toujours ses
sentimens, par l'approbation qu'il a émise à l'ordre des
choses actuelles, parce qu'il est pénétré du bonheur de
sa patrie.
FRANÇAIS ,
N'importe de quelle caste que vous soyez, c'est à mes
compatriotes, à mes frères, aux hommes enfin qui sont
nés sur ce sol, qui ont fait serment de lui être utile , de
le servir, de défendre leur patrie par l'honneur nationale,
avec lesquels j'entre en conversation amicale , les regar-
dant tous égaux ; car, suivant le droit de la nature , ils
sont venus en ce monde nuds et retourneront de même ;
( sauf cependant les égards et le respect que les hommes
se doivent réciproquement ) tel, par exemple, celui que
nous avons élu notre chef, le souverain pour régler,
placer les hommes dans ce bas monde, tant civil que
militaire ; de même que ces ministres de la religion, lés
magistrats, les seconds administrateurs , suivant leur
rang, leur emploi, leur destinée, leur talent, leurs ver-
tus, leur conduite civile. Sans une subordination que de-
viendrait un état, se serait une nation de sauvages, d'an-
tropophages , enfin, un cahos de ténèbres pour l'homme
qui pense.
(3)
Mes concitoyens , après cette époque du quart de
siècle qui vient de sécouler devant vos yeux, il n'en est
pas un de nous qui, en 1789 , et par suite, n'ait malheu-
reusement pris part, soit, peu , soit beaucoup ; donc tous
y ont coopéré, car tous pouvaient s'y opposer. Bref, que
de grâce n'avons nous pas à rendre à dieu, de la victoire
que nous remportons sur la révolution, commotion en
principe d'après les vues de l'infortuné Monarque qui
devait faire notre bonheur par une nouvelle constitution
qui présentait une rose sans épine ; l'espérance ranimait
tous les français en 1790, et qu'il a rendu lui-même.
Une honorable victime , que dis-je, un martyre qui,
faute d'un bon choix, ceux auxquels il avait accordé sa
confiance, ont failli de nous anéantir , de faire effacer
sur la carte géographique des empires le royaume de
France; voilà les causes, des maux d'une révolution que
nous endurons depuis cinq lustre?,
Rien ne se fait sans la puissance de dieu ; il permet
tout, il peut remettre tout ; il a voulu mettre un terme à
nos maux pour nous châtier de nos fautes, de nos folies,
de nos erreurs , et nous punir de notre abandon à sa di-
vine providence par l'exercice de notre inhumanité ,
surtout depuis vingt-deux ans , où la moralité s'est tout-
à fait séparée des hommes, où nos crimes ont forcé les
cieux à se voiler et ont laissé la France dans les ténèbres
jusqu'à ce jour : semblable à des enfans prodigues nous
avons retrouvé notre père, qui nous prodigue les soins
les plus, généreux.
Enfin le sauveur du monde , le roi des rois, le maître
de tous, la boussolle de tous les élémens ; celle de notre
existence , le juge de nos opinions ; ce Dieu clément, ce
père rempli de bonté vient de nous rendre à nous-même,