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Jerome trois hommes bateau

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Jerome K. Jerome TROIS HOMMES DANS UN BATEAU Sans oublier le chien ! (1889) Édition du groupe « Ebooks libres et gratuits » Table des matières Préface de l’auteur à la première édition .................................. 8 AVERTISSEMENT .................................... 9 I ................................11 TROIS SOUFFRETEUX. – LES MISÈRES DE GEORGE ET DE HARRIS. – LE PATIENT AUX CENT SEPT MALADIES MORTELLES. – REMÈDES ÉPROUVÉS. – DU SOIN DES MAUX DE FOIE CHEZ LES ENFANTS. – LES SURMENÉS QUE NOUS SOMMES ONT BESOIN DE REPOS. – UNE SEMAINE SUR LES FLOTS AGITÉS. – GEORGE PROPOSE LA TAMISE. – MONTMORENCY BOUDE LE PROJET. – L’IDÉE DE GEORGE ADOPTÉE À UNE MAJORITÉ DE TROIS CONTRE UN. .................................................................. 11 II .............................................................................................. 24 ON TIRE LES PLANS. – PLAISIRS DU CAMPING PAR LES NUITS ÉTOILÉES ET… SOUS LA PLUIE. – ADOPTION D’UN COMPROMIS. – PREMIÈRES IMPRESSIONS DE MONTMORENCY. – CRAINTES QUE LE PROJET NE SOIT UTOPIQUE ET CRAINTES REJETÉES COMME NON FONDÉES. – LA SÉANCE EST LEVÉE. ................................... 24 III ............................................................................................ 32 DISPOSITIONS PRISES. – MÉTHODES DE TRAVAIL DE HARRIS – COMMENT MON ONCLE PODGER ACCROCHAIT UN TABLEAU – UNE RÉFLEXION JUDICIEUSE SIGNÉE GEORGE – JOIES DU PREMIER BAIN MATINAL – RECOMMANDATIONS DE GEORGE EN CAS DE NAUFRAGE. ................................................................ 32 IV ............................................................................................. 42 LA QUESTION NOURRITURE – OBJECTIONS CONTRE LE PÉTROLE EN TANT QU’ATMOSPHÈRE – AVANTAGES DU FROMAGE COMME COMPAGNON DE ROUTE – UNE ÉPOUSE DÉSERTE SON FOYER – PROVISIONS EN PRÉVISION DU NAUFRAGE – J’EMBALLE – MALICE DES BROSSES À DENTS – GEORGE ET HARRIS EMBALLENT – ABOMINABLE CONDUITE DE MONTMORENCY – ALLONS-NOUS REPOSER. ...................................................... 42 V .............................................................................................. 57 MADAME POPPETS NOUS RÉVEILLE – GEORGE LE PARESSEUX – LA FARCE DES «PRÉVISIONS MÉTÉOROLOGIQUES» – NOTRE BAGAGE – MALICE DU PETIT COMMIS – NOUS PROVOQUONS UN ATTROUPEMENT – UN DÉPART EN GRAND STYLE, ET NOTRE ARRIVÉE EN GARE DE WATERLOO – IGNORANCE DES FONCTIONNAIRES DE LA COMPAGNIE DU SUD-OUEST CONCERNANT DES QUESTIONS AUSSI ÉLÉMENTAIRES QUE L’HORAIRE DES TRAINS – SUR L’EAU DANS UN BATEAU NON PONTÉ. ................................ 57 VI ............................................................................................. 69 KINGSTON. – NOTES INSTRUCTIVES SUR L’HISTOIRE ANCIENNE D’ANGLETERRE. – REMARQUES PHILOSOPHIQUES SUR DU CHÊNE SCULPTÉ ET SUR LA VIE EN GÉNÉRAL. – TRISTE CAS DU JEUNE STIVVINGS. – RÉFLEXIONS SUR L’ANTIQUITÉ. – J’OUBLIE QUE JE TIENS LA BARRE. – RÉSULTAT INTÉRESSANT. – LE LABYRINTHE DE HAMPTON-COURT. – HARRIS FAIT LE GUIDE. ...................................................................................... 69 VII ...........................................................................................83 LE FLEUVE EN SES ATOURS DU DIMANCHE. – DE L’HABILLEMENT SUR LES EAUX. – UNE CHANCE POUR LES HOMMES. – ABSENCE DE GOÛT CHEZ HARRIS. – LE MAILLOT DE GEORGE. – UNE JOURNÉE AVEC LES DEMOISELLES GRAVURES DE MODE. – LA TOMBE DE – 3 – MADAME THOMAS. – L’HOMME QUI N’AIMAIT NI LES TOMBES, NI LES CERCUEILS, NI LES CRÂNES. – HARRIS EN FOLIE. – SES COMMENTAIRES SUR GEORGE, LES RIVES ET LA LIMONADE. – HARRIS EXÉCUTE DES TOURS. ...................................................................................... 83 VIII .......................................................................................... 95 CHANTAGE. – LA VRAIE MÉTHODE À SUIVRE. – SANS- GÊNE DES PROPRIÉTAIRES RIVERAINS. – LES PANCARTES « ATTENTION ! ». – SENTIMENTS PEU CHRÉTIENS DE HARRIS. – HARRIS CHANTEUR COMIQUE. – UNE SOIRÉE DANS LA HAUTE SOCIÉTÉ. – HONTEUSE CONDUITE DE DEUX JEUNES VOYOUS. – UN RENSEIGNEMENT UTILE. – GEORGE ET SON BANJO. ...... 95 IX ........................................................................................... 110 GEORGE EST CONVIÉ À TRAVAILLER – MALICE DES CORDELLES DE HALAGE – FUGUE D’UN SKIFF EN DOUBLE SCULL – HALEURS ET HALÉS – UTILITÉ DES AMOUREUX – ÉTRANGE DISPARITION D’UNE VIEILLE DAME – PLUS ON SE HÂTE, MOINS ON VA VITE – DU PLAISIR EXQUIS À ÊTRE HALÉ PAR DES JEUNES FILLES – L’ÉCLUSE DISPARUE OU LA RIVIÈRE HANTÉE – MUSIQUE – SAUVÉS ! ............................................................ 110 X ............................................................................................ 124 NOTRE PREMIÈRE NUIT SOUS LA TENTE – UN APPEL AU SECOURS – L’ESPRIT DE CONTRADICTION DES BOUILLOIRES, ET COMMENT LES CONVAINCRE – LE SOUPER – POUR SE SENTIR VERTUEUX – CHERCHE ÎLE DÉSERTE CONVENABLEMENT ÉQUIPÉE, BIEN ABRITÉE, VOISINAGE OCÉAN PACIFIQUE SUD, DE PRÉFÉRENCE. – SINGULIÈRE AVENTURE ARRIVÉE AU PÈRE DE GEORGE – UNE NUIT BLANCHE. ........................................................ 124 XI ........................................................................................... 137 – 4 – COMMENT GEORGE, UNE FOIS PAR HASARD, SE LEVA DE BONNE HEURE – GEORGE, HARRIS ET MONTMORENCY N’AIMENT PAS L’EAU FROIDE – HÉROÏSME ET DÉTERMINATION DE LA PART DE JÉRÔME – GEORGE ET SA CHEMISE : HISTOIRE MORALE – HARRIS CUISINIER – APERÇU HISTORIQUE, SPÉCIALEMENT DESTINÉ AUX ÉCOLIERS. ....................... 137 XII ......................................................................................... 150 HENRY VIII ET ANNE BOLEYN. – INCONVÉNIENTS D’HABITER SOUS LE MÊME TOIT QU’UN COUPLE D’AMOUREUX. – UNE PÉRIODE ÉPROUVANTE POUR LA NATION ANGLAISE. – UNE NUIT À LA RECHERCHE DU PITTORESQUE. – SANS FEU NI LIEU. – HARRIS SE PRÉPARE À MOURIR. – UN ANGE SURVIENT. – EFFET SUR HARRIS D’UNE JOIE SOUDAINE. – UN SOUPER FRUGAL. – DÉJEUNER. – MANQUE CRUEL DE MOUTARDE. – UNE TERRIBLE BATAILLE. – MAIDENHEAD. – À LA VOILE. – TROIS PÊCHEURS. – NOUS SOMMES MAUDITS. ................................................... 150 XIII ........................................................................................ 166 MARLOW – L’ABBAYE DE BISHAM – LES MOINES DE MEDMENHAM – MONTMORENCY SONGE À TRUCIDER UN VIEUX MATOU, MAIS DÉCIDE FINALEMENT DE LE LAISSER VIVRE – CONDUITE SCANDALEUSE D’UN FOX- TERRIER DANS UN GRAND MAGASIN. – NOTRE DÉPART DE MARLOW – UN CORTÈGE IMPOSANT – LA CHALOUPE À VAPEUR, RECETTES PRATIQUES POUR LUI MENER LA VIE DURE – NOUS REFUSONS DE BOIRE L’EAU DE LA TAMISE – UN CHIEN PACIFIQUE – ÉTRANGE DISPARITION DE HARRIS ET D’UN PÂTÉ........ 166 XIV ........................................................................................ 184 WARGRAVE – FIGURINES DE CIRE – SONNING – NOTRE RAGOÛT – MONTMORENCY DONNE DANS LE SARCASME – COMBAT ENTRE MONTMORENCY ET LA – 5 – BOUILLOIRE – GEORGE ÉTUDIE LE BANJO – PLAINTES DU VOISINAGE ET DIFFICULTÉS RENCONTRÉES PAR LE MUSICIEN AMATEUR – EN APPRENANT À JOUER DE LA CORNEMUSE – COUP DE CAFARD DE HARRIS APRÈS LE SOUPER – GEORGE ET MOI PARTONS EN PROMENADE – NOUS RENTRONS AFFAMÉS ET TREMPÉS – HARRIS NOUS PARAÎT BIZARRE – HARRIS ET LES CYGNES, UNE ÉTONNANTE HISTOIRE – HARRIS PASSE UNE NUIT AGITÉE. ................................................................................... 184 XV .......................................................................................... 199 TÂCHES MÉNAGÈRES. – L’AMOUR DU TRAVAIL. – LE VIEIL HABITUÉ DE LA TAMISE, CE QU’IL FAIT ET CE QU’IL PRÉTEND AVOIR FAIT – SCEPTICISME DE LA NOUVELLE GÉNÉRATION – PREMIERS SOUVENIRS DE CANOTAGE – LE RADEAU. – BRILLANTS DÉBUTS DE GEORGE. – LE VIEUX BATELIER, SA MÉTHODE. – CALME ET SÉNÉRITÉ. – LE DÉBUTANT. – UN TRISTE ACCIDENT – PLAISIRS DE L’AMITIÉ – À LA VOILE, MA PREMIÈRE AVENTURE – CE QUI PROBABLEMENT NOUS ÉVITA LA NOYADE. ............................................................... 199 XVI ........................................................................................ 216 READING – REMORQUÉS PAR UNE CHALOUPE À VAPEUR – CONDUITE EXASPÉRANTE DES PETITS BATEAUX – COMMENT ILS BLOQUENT LE PASSAGE DES CHALOUPES À VAPEUR – GEORGE ET HARRIS RECHIGNENT AU TRAVAIL – UNE HISTOIRE PLUTÔT BANALE – STREATLEY ET GORING. ................................... 216 XVII ....................................................................................... 221 JOUR DE LESSIVE – POISSONS ET PÊCHEURS – DE L’ART D’AMORCER – UN CONSCIENCIEUX PÊCHEUR À LA LIGNE – UNE HISTOIRE DE PÊCHE. ............................. 221 XVIII ..................................................................................... 231 – 6 – ÉCLUSES. – ON NOUS PREND EN PHOTOGRAPHIE, GEORGE ET MOI. – WALLINGFORD. – DORCHESTER. – ABINGDON. – UN BON ENDROIT POUR SE NOYER. – UN PASSAGE DIFFICILE. – EFFET DÉMORALISANT DE L’AIR FLUVIAL. ................................................................................ 231 XIX ........................................................................................ 241 OXFORD. – LE PARADIS SELON MONTMORENCY. – GRANDEURS ET SERVITUDES DU CANOT DE LOCATION. – « LA GLOIRE DE LA TAMISE ». – LE TEMPS CHANGE. – LE FLEUVE SOUS SES DIFFÉRENTS ASPECTS. – UNE SOIRÉE PEU JOYEUSE. – ASPIRATIONS VERS L’IMPOSSIBLE. – NOUS BAVARDONS GAIEMENT. – GEORGE JOUE DU BANJO. – UNE MÉLODIE FUNÈBRE. – DEUXIÈME JOUR DE PLUIE. – LA FUITE. – PETIT SOUPER, GRAND TOAST....................................................... 241 À propos de cette édition électronique ................. 254 – 7 – Préface de l’auteur à la première édition Ce ne sont ni le style ni le savoir qu’il diffuse qui font la qualité essentielle de ce livre. C’est sa vérité. Les événements qui en composent la trame sont réellement arrivés. Je n’ai fait que les colorer, sans rien y ajouter. George, Harris et Montmo- rency ne sont pas des personnages fictifs, mais des créatures de chair et de sang, singulièrement George qui pèse près de quatre- vingts kilos. Certaines œuvres témoignent peut-être d’une plus pro- fonde connaissance de la nature humaine ; il est fort probable que d’autres fassent preuve d’une plus grande originalité, mais aucune ne peut surpasser la mienne dans le domaine de la véra- cité. Cela, plus que toutes ses autres qualités, rendra assuré- ment ce volume précieux au lecteur attentif, et ajoutera au bé- néfice que lui en rapportera la lecture. – 8 – AVERTISSEMENT Mon ouvrage a reçu un accueil des plus enthousiastes au- près du public. Les ventes des éditions anglaises ont dépassé le million et demi d’exemplaires. Il y a quelques années, à Chica- go, un homme d’affaires, aujourd’hui retiré, m’assura que je comptais plus de un million de lecteurs, et, bien que la publica- tion ait eu lieu avant la Convention des Droits d’Auteurs et ne m’ait donc rapporté aucun bénéfice matériel, je ne peux que me réjouir de la popularité et de la renommée de mon roman. Je crois avoir été traduit dans la plupart des langues occidentales ainsi que dans plusieurs pays d’Asie. Cela m’a valu des milliers de lettres de jeunes et de moins jeunes, de bien portants et de malades, de gais et de tristes. Adressées de tous les coins de la terre, elles suffiraient à elles seules à me réjouir d’avoir écrit ce livre. J’aurai toujours en mémoire ces feuilles froissées que m’envoya un jeune officier colonial d’Afrique du Sud. Il les avait trouvées dans la musette d’un compagnon mort à Spion Kop, lettre-testament qui témoigne de manière bouleversante de la portée de mon succès. J’ai commis des livres que, person- nellement, je tiens pour plus intelligents, plus drôles. C’est néanmoins de l’auteur de Trois Hommes dans un bateau (sans oublier le chien) que le public se souvient. Certains critiques ont insinué que le livre devait son succès exemplaire à sa vulgarité et à son absence totale d’humour, mais je doute que de tels propos puissent se tenir encore au- jourd’hui. Si une œuvre médiocre peut faire illusion un temps, elle ne saurait séduire des générations de lecteurs pendant près d’un demi-siècle. J’en suis venu à penser – allez savoir pour- quoi – que je pouvais être fier de mon ouvrage. Pourtant, je me – 9 – rappelle à peine l’avoir écrit. J’ai seulement le souvenir d’un jeune homme qui baignait alors dans un contentement de soi aussi béat qu’inexplicable. C’était l’été, et Londres est si belle en été ! Par la fenêtre de sa chambre de bonne, ce jeune homme voyait la cité voilée d’une brume dorée. La nuit, les lumières scintillaient à ses pieds, et c’était comme s’il se fut tenu penché sur le trésor d’Aladin. Cette saison-là, je ne quittai pas ma table à écrire ; il me semblait d’ailleurs que ce fût la seule chose à faire. – 10 –