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L'Espoir du peuple. Aux représentants. (Signé : Séraphin Defrance.)

De
10 pages
impr. de E. Yvert (Amiens). 1848. In-8° , 11 p..
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L ESPOIR
AUX REPRÉSENTANTS.
IMPRIMERIE DE E. YVERT
Rue Sire-Firmin-Leroux, 26.
1848.
CITOYENS REPRESENTANTS,
Pardonnez si je quitte un moment mes modestes travaux
pour m'occuper du sort de la classe ouvrière. Si je me suis
décidé à prendre la plume , c'est que la misère est devenue
telle, que lès indigents ne savent plus à quel moyen recou-
rir pour ne pas succomber.
Quand 'tes ministres et leurs subordonnés, c'est-à-dire tous
les employés du Gouvernement, arrivent à la vieillesse, leur
existence est assurée par une pension de retraite, créée au
moyen de retenues mensuellement opérées sur leurs appoin-
tements ; mais quand l'ouvrier devient vieux, s'il n'a pu ga-
gner assez, ou être assez prévoyant pour mettre quelques
fonds en réserve, il n'a plus , pour toute ressource, que d'al-
ler tendre la main de porte en porte. Or, qui fournit au
Gouvernement les fonds nécessaires pour payer d'abord les
appointements, puis, plus tard, les pensions de retraite,
aux employés des administrations publiques ? Ce sont, évi-
demment , les contribuables ; et qui donne à ces derniers le
moyen de solder leurs impôts, si ce ne sont les bras des
travailleurs ? Que ferions-nous de nos usines, de nos fa-
briques , de nos champs , si les travailleurs nous refusaient
leur concours ? Tout resterait stérile, toutes nos ressources
seraient anéanties. Nous devons donc tout au travailleur, et
cependant on ne fait rien pour lui, et l'on s'étonne de voir
si souvent des révolutions !
Tous les gouvernements ont succombé , faute de s'être oc-
cupés sérieusement de cette question si importante , et tout
gouvernement qui ne s'en occupera pas ne saurait être de
longue durée. Celui qui assurera l'existence des travailleurs
fermera la porte aux révolutions et ôtera tout prétexte de
révolte aux hommes de partis , qui poussent ces malheureux
aux barricades. N'est-il donc pas possible de s'occuper, d'une
manière toute particulière, de l'avenir de ces braves ou-
vriers ? Ils ne sont point avares de leurs sueurs pour la pros-
périté de la France ; apportons leur donc , en revanche , le
tribut de notre intelligence , afin de les récompenser de leurs
peines et de leur procurer un sort meilleur que celui qu'ils
ont eu jusqu'à présent.
lime semble que l'on pourrait facilement parvenir à ce
but si désirable, en formant des associations , non plus fa-
cultatives, mais obligatoires ; non pas des associations com-
me le voulait certain socialiste , comme les entendait M. Louis
Blanc ; mais des associations, qui laisseraient toute liberté au
maître aussi-bien qu'à l'ouvrier;
Les associations dont je veux parler ont pour effet d'établir
des caisses, de. retraite et de prévoyance par toute la France ,
de manière à créer des. ressources à la classe ouvrière , en
cas de maladie ou à l'époque de la vieillesse,
Toutes les personnes âgées de 15 à 55 ans seraient com-
prises dans cette vaste association dont je développerai plus
loin les bases , et qui, d'après calcul.fait ..produirait annuel-
lement trois cents millions, dont deux cents millions seraient
appliqués tous les ans :......
1° A procurer des vêtements aux indigents, et à leur venir
en aide de manière à supprimer la mendicité, car cette lèpre
hideuse doit disparaître du beau sol de notre France.
2° A payer la journée de tout ouvrier malade, et à lui
fournir médecin et médicaments.
3° A donner du travail aux personnes qui en manquent,
de manière à utiliser tous les bras inactif , car le travailleur
doit être protégé-autant .que le propriétaire. Otez à ce der-