//img.uscri.be/pth/35dea8306ca836da78777a22740b1c0716272c4a
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

L'état civil pour les non-catholiques de France justifié, ou Observations sur les mémoires de M. Gilbert de Voisins,... concernant les moyens de donner aux protestans un état civil en France ([Reprod.])

69 pages
[s.n.]. 1788. Protestants -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

L'ETAT CIVIL
POUR
LES NO^CATHOUQL'JLS DE 1 .1AXCE
JUSTIFIÉ,
ou
ObfervaùonZ fur Us Mémoires Je M. GiiSari
de Voglns Conseiller <?Etot, concernant
lu moyens de donner aux Prtxeflans un
«ror civil en France.
i 7 « S.
 z
L'ÉTAT CIVIL
P O R
LES NON -CATHOLIQUES DE FRANCE
• J U S T A F I É.
Jamais a&ore pfas importante ne t'eu
peut-être «Uns fEglife
que celle dont on cfr occupé dsns ce moment,
Toccafion des Pro^eftatis. EUe fat commencée
fous le règne détona XV. Mais les eiprits
iê trouvant partagés entre les les
difficuhli», on s'arrêta dans le doute fi eBe
iêcoit fi {caret «Tcn ptus grand ordre, oo d«a
ici iadifieVent on ne peut pas douter qu'elle
ne Jbit repolie de Ton ou de l'antre, fdon
qu'1n s'approchera oa qu'on s'écartera tant (bit
peu des Loue fixes fur cette matière. Les Mé-
moires que fox M. Gilbert de Votfms prefenu
à ce
(4)
contiennent 1*3 grands principes en, nuticre
d'Etat & de: Religion mais on y troave des
mélangea capables de les faire dHparokre dans
la pratique. On ceflera d'en être fiirpris quand
on f.ura que ces MJmoiccs n'étotent que fcx-
^ofttion des avis qu'il étoit chargé de rapporter
au Confcil. Cclr ce qui puoit bien clairement
par le projet de Déclaration qu'on voit à la fuite,
qui doit être regarde comme le résultat de fon
opinion. Je ferai une difHnôion entre ce qu'il
auroit fouh j«4 fclon fe grandcs vues, & cc
qu'il étoit obligé de rapporter.
Ceft une chofe à remarquer, que dans la
plupart des Royaumes où il s'efl introduit des
teréfics on s'eft écarte foit dans 1a Police
Civile, foit dans la PoCce Eccléfîaftiqoe du
▼rai bot qu'on devait le propofer Fégard de
leurs Scôateurs mais beaucoup trains en
France où le (buffle de Tlnquifition da fait
que pafrer.
Pour ne rien dife que de fblide fur un fujet
fi importaat, L1 efi nécefiàirc d'envier les
Hérétiques en général 1 fous les feuh rapports
qu'ils peuvent avoir avec les Etats Cathoiûjycs.
Ils font Citoyens & Sujets du Princc, fous
lequel ils viveat. Us font rébcîks i l'Egliiê,
& (ïp2rés de fa Communion. C- n'eft que fous
ce double rapport qu'on peut tirer de jufles
(lr>
A 3
conséquences; & établir des règles qui
rctrc
Ils font fujets du Prince dans les Etats du-
que! ils /ont domicilié» & protégés de toute
l'autorité de lès Loi x à ce titre r ils doivent,1
par une, réciprocité* mconteftabtc, être fournis
tontes celles qui portent Ion empreinte k>rf>
qu'elles n*itnpofatt Ils font
.fujets en France du Ro$ crès-Chréticn, & fils
aîné de FEglHe; ils doivent la refpeâcr dans
la pcrfbnne & dans cette de leurs propres sïeux,
qui b regardoient comme leur merc. Les Or-
donnances des Monarques! Francois ont toujours
pond un caraôere fiirémtneht de zèle pour la
Religion Catholique. Tous, jafqui Louis XVI,
ont proteilé (blcmnellemcnt qu'ils vouloicnt que i
leurs' iùjets ne recorraufTent d'autre culte que
celui de cette Religion. Il n'eft pas permis aux
fiijets qui s'en font feparcs de Ce livrer à des
ades extérieurs qui la contrarient la Loi les
tient cet égard fous (on empire comme
eous autres fujets s'établir, au mepris de cette
Loi les maîtres de former des aflemWées pa-
bliques. féparées & on nouveau coite fous
prétexte de réforme, feroit ufurper fon autorité,
infulter à l'Etat, & encourir la peine des re-
belles. Ils font citoyens, par conféquent depen-
dans de Tordre dans le civil il leur
Ce
font
f«)
cft interdit d'élever des prétentions qui le?
diftingueroient des autres. Il ne peut jamais y
avoir de diftinÔton publique de Citoyen à Ci-
toyen, que cdle que le Prince veut y mettre
de (on choix. Voilà leurs obligations. Voici
leurs droits fous le même rapport de partager
Fappai des Loix fans exception ni différence;
d'être défendus dans leur perfonne maintenus
dans leur propriété; conferves dans leurs pri-
vilèges, fi aucun ils en ont; d'être pareiïîemenî
maintenus dons la trmquillité de leurs foyers
de nitre contraints à aucun exercice de Reli-
gion, qui ne (croit pas de leur croyance d'Avoir
dqwc au fceau de la Loi dars tous leurs con-
trats, notamment dans: celui concernant leur
union conjugale su tivil, & la légitimité des
effets qui en réfûltçnt pour la' génération dcs
en&ns & la tranfmîfiîon des héritages en un
mot. Je jouir pleioemcnt «c entièrement de
tous les droits de la Patrie.
^Appliquons cette règle aux Protcflens on
qui font la Seôe la plus remarqua-
ble dans le: Royaume & demandons ce qu'ils
ortt c;é ce qu'ils font & ce qu'ils pourroient
derenir.
L'hîiloïre nous apprend que, jufques vers le
ir.ilieu ùa dm .me iîccle, la Religion Catho-
lique croit h feule connue & généralement
<7),
A4
proférée dans le Royaume qur leurs pères
croient des Sujets tranquilles, j,ob(5flins aux
Loix de FEgliiê & de l'Etat que vers i 30,
la doârin&dc Luther & quelques années après
celle de Calvin, s'e,tant introduités en France,
& cette dernière s'étant fuccdlnremcnt accrue
dans quelques-unes de fes Provinces les habi-
tans Calvroiftcs de ces contrées commencèrent
faire corps entr'eux, entreprirent, de leur
propre autorité, d'établir le culte public d*o*ie
nouvelle Religion • & fe donnèrent des Tem-
p !cs qdils fc rcroJtcrcnt contre autorité Itgi-,
time qui proferivort tout culte «ranger, abo-
lirent le Service Divin dans les vilks & dans
ks campagnes, & trempèrent leurs mains dans
le fâng des Prêtres, & de quiconque s'oppo-
foit à leurs excès (<r); qu'ils dépoaûlcrent les
à faifir ce qui peut £nroriTcr lcurs vues
oppofcttt à nCftotrc dcs horreurs dont on vient de
parler, celles de la journée de la Saint Buntclcmy- La
fiuîîeîé de la contpariifon cfE trop fr:r»pantc pour
ne pas montrer h mauvaife foi. Le mifiîcre qui fe
dard l'heure de Vêpres arrivc en jfo ( b ) cdui
( c) V©« l"Hj:toùe de frasuc
(8)
Âotefe, remrérlèrçnt les Egîifès» & s'empire*
rrot de tous les biens des Ecciééairtques dont
ils poavoient fe (àifir; qu'Us prirent les armes
contre leur Roi & contre leurs prop es CM-
citoyens, & finirent par demander des places
fortes pour leur süreté de manière qu'ils de-
-poferent en qcelqne forte h qualité de François,
,-$. rirent comme une nation étrangère dans la
bien plus horrible & pin* lamentable de la Miehehde 9
.9 Ntfnrî, cri 1567 ( c ) & tant 'd'ancres confignst
dans nos Ann.'ïvs t totem comme on le voie attte-
̃.•irsfî au 5ai« Barthêlcaxy. Cctotcnt des.
rrpréfatUcs il cK vrif^ on ne peut pas plus crimi-
mais ce que des reprélaincs. Auroicnt-
cîîc» vitale jour, s'il n'y eétjns ea desfujet»
qui cuûcRt introduit un? nmt7cr.e Religion dans la
5, Rrjrîizaie, s*i!i n'avotent pas cnrrprîs de Ce faire tm
dans ^Eiw s'ils nU voient pas ufarpe
ti«e aaroriu; qui ns leur apparicaoit pas ,,en renverfant
Jr^JTcs s'c-tatliffuit fur lcars nxises Se tfem-
de îcurr biais & s'ils n*3Toient pas tantôt
yar ftufi tr.crwcw, tantôt à main armée, fore*; leurs
à les mainrenir dam leurs oforpanonr.
d*Ctre cxpofcs tontes
Is* rcfiîLLriÇï as la vKgcance. Lo inâi^tcurs les
't->) Vocî ce!= «Je Kwflre
IJt^ej -"l>«.'iel Cru âcTt. ie^XopSi^ «c
.<»>
nation même qu'Henri IV fût contraint pour
avoir b paix de les laitier dans cet état d'in-
dépendance par l*Edit de Mantes, en mettant
néanmoins des bornes leurs prétentions qtie
Louis XIII Rit «rpofê footenir des fieges
& force de leur accorder des Cham-
tuflice mi-parties, ensemble des Jurif-
confularres, & des Collèges mi-partis j
'̃ que Loots XIV ne pouvant Être mieux danx
complices de cette fatale journée client dignes fexé*
ocatioo mats c'emt les troubles continuels d«3 Cal-
vtniftet & leurs anciens attentats «pri eo avoteat inf-
picc Se fomenté ta vengeance. I>*ûUcars anc pareiHe
génie François fat circonfcrirc
dans les bornes de ta Capitale les Provinces rcfiifcrent
de fe prêter aujc ordres de la m&me execation. C'cft
un événement qoi quoique partie! Se luiiqnc, ctornc
encore la harion Se en cftdépteté; niis les atta^nes
violentes & co&jonrs des Protcfcms
don: les époques Ce trouveut fi oraldpSJcs depuis le
njîic-j h fin da feizteme fieclc, pendant
roue dix-fcpticmc,& au conunencctnenc du dix-hiri-
ticme, ont ctô le crime de tout le parti v on conooîc
même, il n'y a pas long-temps, deux ou trou Cures
nuITacr-js par <iœ(qâes Cnaûtnies de la Se£le, &
îgflorc-t'on que les Commandons des Provinces ou ils
font en plus grand r.ombrc, l'on: instruits des menaces
qui échapent quelquefois à Icnr populace, & qu*îb
prennent des pr<ca»tious.
(-«O
les circonfiances fans s'exposer a voir reooû^
velcr les malheurs de la France y leur confirma
plusieurs privilèges qufib s'étoïent acquis par
• la force mais "u'en même temps, oc perdant
jamais de vue, le projtt de couper la racine
d'an f grand mal il les reftreigeit
& porta enfin le dernier coup par la révocation
de l'Edit Je Nantes Edit iâge & Bécefiaire aux
yenx de quiconque ne s'aveugle pas (ùr les mal-
licurs precédens mais dont Ie fruit fiit malheu-
leofernent traverse par les iiippôts d'u.ne Société
finatique par principes acquis-lc droit
de s'introduire danslerConiaLle plus (ècretAi
Souverain. Le vœa de la LoK & riotention du
Prince main ar-
rcée employées à l'infcu du Roi, ou dont on
avoit foin de lui cacher les vrais motifs, les con-
vcrCons forcées Faffreufc extrémité' de racheter
là liberté par un parjure au. pied des Autels -f
erciterect desjùftes plaintes de la parc des- Pro- j
teftans & renouvelèrent une grande partie des-
premiers dcfbrdrcs.
Ceft à cette CclIs époque, & dans ces
fcuîcs circoaftances qu'on peut les regarder
comme des citoyens malheureux par'
le fanatifmé, couvert du roafvp^* de la vrais
Religion mais qui, dms les "xcès qu'ils com-
mirent bientôt après, n'en fureac pas moins
(u)
coupables envers la Pairie, envers, le Roi
envers qui n'eroient point refponfi-
btes d'une pareille perlccutton parce qiœ leurs
concitoyens n'y avoient point de part qu'elle
n*étoit ni dans les intentions ni dans les
ordre de'Monarque, & quc l'Eglifè J*a tou-
jours dételée. L'ciprit de te vraie Religion-,
s'ils en avoient etc animés leurauroit inspire
la perievérarfte # des réclamations contre* la
violence exercée fat les coniciences* une fâuflc
rdçion ne leur confêilla que des crimes. «
Voyons ce .qn*ik font' dans leur pofition<
présente. Ils n'cxhl^t plus-; comme autorifés
dans ce fcnsV»îs ont cdKr 'd'être ce qttW
Soient, leur d'cutr quoi qu'en
poiffê dire -l'autel- violent du dernier écrie,
(*z) a mis une grande dîffJrence-jhns leur
rnoears, (ùr-toût parmi tout ce qu'on appelle
Mais le corps a-t-il changé de-
vues & de dîlpofittons, c'eft fur quoi lenrs
C'a) Ce: Auteur qu'on connoh 1 la Rote a fut un
Dilcoars de pour les ùizs hif-
toriques qu'il rapporte des l'rotîîb.r:* r m:-Âi foavcnc
gi:c> d'un ccolicr S: Sri: par î<?jlc!irc d'un fau?:qus.
trcs-coaau il rcai; aujourd'hui foo Ouvrage
CetpTh font.
<»0
/«rais procède* parent nous
ou méfiance. Ils ne preaoeut pins Ses aunes
contre Icon compatriote*; il.- ne icçoivent pbs
tiCmc cache* ,dans les montagnes des Ccvenncs
qui ne peut être fufpt-3, riypmtaut a» Con-
fl:i do Rci Tans oVs Cot.-waodans de province»
a ùif (a) que Yefprit de féJkion éroit encore
tout vtyanc dars les contrées procédantes;
qu'on y wyok an p.mple toujours prêt s s'ar*
nt-r. Ils ne demandant pins de plues fortes
nuh ils vantent ils exagèrent knr nombre
& leurs fonds pécuniaires pour les préHenter
comme âes rexnpatts contre les Minières de
Viytonté qui ne regarderoîent pas à fans pré-
cernions. Ils n'ont rpbs de tenues mais ils les
,durer uns injufiiee; iî< les foot pobiiqaement
per leurs Miniftres dépotés & ces
é;c T? tache conçue en ces
un c^jin f«jnis dVkxjocnce & de booncschoTcs il eft
!û>3tCac t'a exceflenr Arrrur a cra dc/ott
f. rr~ )rj vearts da «fcSrc pour rioftntâion des (impies.
C *) Pis? 5* & ta*r. au Mémoire de M. Gt&crc
d;- W-las.
(Il)
ionien la réclament avec une hardïeflé fi peu
voilée, qu'elle laine appercevoir dans leur
coear le foyer du ùnatiftne tout aSknné. Ds
sont {dus (fextftaace légak, quant a l'exercice
y fuppléent par la
(btemoké de leur marche vers les a&mUées
par la proximité des lieux qu'ils choififfènr. pour
Cotres. Ils rougtrotent de ne pas lé dire bon
François mais les ùaxnâes atfëes envoyait leurs
enfâns aire leur éducation à Genève » en Hol-
lande, dans les Cancoas Suifiès Proceftans &
Kon voit leurs nouvelles générations- étaler des
iimtuts ecrangercs ot coo–
trsftect av ceues de leurs conct»
toyens. Ils a&âent par fi» de prier pour le Roi
dms leur Lscburgie; mais locique fëcat (botient
la guerre contre qadqce PoiŒmce Froteftante
les propos audacieux des cafés & «des afièm-
Mées dotneftiqoes démentent bientôt la prière
de prêche; on les a vu toutes les fois, 9 ce
livrer à des clameurs révoltantes contre lacaufe
de la Patrie & Ce réjouir du moindre fûccès
de fes eaoanms. Tous ces traite ne petrvrat
refibror dans la Capitale, p»ce qu& Y ioat
épvsy 6c par codèquent uns «xprelBon. Ce
n'eft que dans les viBcs de Province, pref-
rookté Calvinùtes qrt2s
(
ferment un tableau donc on efi concnodlc
mène obligé de détourner la vue. On aura la
preuve de ces faits quand en voudra; ils font
autant d'avis de leur part dont les conséquences
ne uuroient ctre étrangères a une loi les coq*
cernant.
Dans cette fituation, que pourroit-on elpercr
qu'ils feront à l'avenir Ils (êront.tout ce qu'une
loi diâés pu 1rs feules vues, non de kur in-
térêt particulier mais du bien public voudra
qu'ils (oient bons citoyens fojets foumis à la
police générale: du Royaume, fi h loi leur
accorde tout ce qui eR da droit des gens fms
dHHnâiondeCathoKqoe & de non-Catbolique
toute joftice & aucune grâce hors Tordre com-
mun de citoyen tous droits comme Sujets de
Roi, & aucun comme Sectateurs dTiérefic; en
un mot tout ce qui eft compris datw ce qu'oin ap-
pelle rétat<m!;& cen'aaofii jamaiseté autre chofe
qu'on ait prétendu leur donner parla ranon bien
fênfible que paflèr ces bornes dms le moin-
dre point %oit Iaiâèr une Crmcnce qui ger-
meroit tôt ou otd les defordrej^qœ notts ont
précédé; récit civil, & non aucbne police,
eccléaafôqoe pardeufore Fctat civil & non,
rétat privilégié, qui ne peut être dans la pré-
tendon d'aucun citoyen, mais feulement dans
le choix da Prince qui fcol djfccme dans û
Ce
devenir.
( si )'
« £gefic ceux qu'il peut revcrir de fon aotoriic
& de Ses commHfioos, avec plus d'avantage &
moins d'inconvénient pour le bien pobBc;l'c-
tat civil & non ces concédions forcées effet*
ttettement incohérentes "qu'il a tant conté à
Ion» XIH & 1 Loais XIV de réduire & do
ramener enfin à rordre commun. Si quelque
choie peut les rendre Sujets patfibks 2c bons
citoyens, c*dl fins doute une loi confiante
dans toutes les parties ci.: fon ordre. une loi
mcoropletto-, reladrement ao civil, ne fut-ce
qu'en un iêul point, tel que celui qui fàiibit
décadré les efiets légitimes du mariage de la
pro&ffion dé la foi catholique foamiroit coati-
DueSetnent de b paît dexeux qui,= (ont pabfiqoe-
ment fëparés, des plaintes fondées qui les ren-
cc oient bien éloignes d»être jamais des Citoyens
tronquâtes. Une loi également incomplette en un
fea1 point relatif à la qualké d'héroïques, en-
tretiendroit dans le Royaume une cabale tou-
jours fub&hnte de citoyens "inquiets & tarbo
fcns parce qu'elle fonderok la demande d'un
antre point acceflbire Is renoovelcroit, comme
ils ont tOQjoors bit a chaque orne du Royaume,
& de coafequence en confëqaence, produtroit
enfin la même iource des troubles que nous
avons éprouves»
Mais ces Sujets qu'une loi asflî douce que
(
cuufiaote peut rendre bons Citoyens tant i
confidÀer particotieternent comme fepares de
rEgliiê. Ce Jêcond rapport, enviiâgé dans les
nais principes va non» nu des cooie*-
quences asffi claires que fflres.
L'Egide Se FEtat ne font qu'on fcal corps
leurs fbnâions fixa différentes, & chacune iôu-
vet aines dans leur ordre. Mais Fautante exte'-
rieure, ceQe qui doooe 1> force Vexé-
des loir de rune 6c de Tatoue, réfide
dam FEtat. La enfe de FbéVâie n*eft pas du
reflbrt du Priace, mats de celui de FEgH&^
c'eft ciIe feule qui juge des erreurs cooae la
foi, qui les découvre, qui les condamne qui
les interdit fins les plus grievss peine» à fcs
enfâfis, qui, par Fcxcommunication qui e& la
pb grande de toutes, fepare de fa communion
cnjff qui tif nwrmcm. opflBstrerwnc atiac&es aux
erreurs condamnées,
de prier & d'inflrutre pour ks ramener» Objets,
moyens # pemes tout es Jptnrael dans cet
ordre. Là finit le pouvoir de I'Eglife, & com-
mence celui du Souverain. Enfant de
& tout à la fi» Monarque, il a deux qualités
fciiiiiiifc4Ji£» 3 xtxBpBTy s pitf une ro cuoteiue fa
fbumimon à FEglilè comme Mère commune
des Fidèles; fins cet afpeâ partieufiérement
aogufle dans fa pcrfbanc,4cs HéVétiqaes foot,
par
(i7>
B
par rappel 1 lui,, ce qu'ils font par rapport à
elle; G phis grande gloire devant Dieu eft Je
les condamner avec eBe, & de donner l'auto-
rité Ces jugemen»; il faut qu'ils
voient fur ton front l'hnprobaiion de lecrs
errcnrs & de leurs projets. Auflî la Religion n'a
jamais été ptas pure qu'en France jamais nos
Monarques n'y ont favorite iïuxcfic ai ton cc:lt-.
Si eue y a été momcntancrr.enc tolcrcc ce ne
fjc Quc dans ce» îrmps critiques, où le Cilut de
la République & rimpoijjancc de.Ic procurer
autrement, paroiHùient t'exiger. Comme Sou-
verain/ il peut ce que l'Eglik ne peut p«, fon
pouvoir eff au-delà du pouvoir iptrttud qu'elle
ne fâuroit franchir; sll ne peut l'exercer fur
les âmes que par b douceur de fon empire, il
Va tout entier & abfolu fur tout ce qui uft hors
de te· reffort intc:rir-ta. Il Pexerce, il e(l c'ubli
pour l'exercer autant fur la police _dc fEglife.
que hors d'elle; il eft le gardien de fes enfet-
gnemens, de fes règles & de fes privilèges;
lui fcul a ie pouvoir en main pour en ùirc
exécuter les ordonnances c'eft pourquoi il ta
appela & honoré comme YEvcqac extérieur de
fEglife, & le prorcâeur né des Canons & dans
l'un & l'jtitre rcflbrt» hors da compte qu'il
rend à fa propre conlcieucc, il n'en a pas d'autre
à rendre qu'à Dieu.
(xS)
Ces ventés (atntes furent obfcurcîes dans oa
ficcle ténébreux. & le font encore pour plu-
£curs. On y fubftitua, par rapport à la puiflance
ipirinicflc, la tout-à- la-fois horrible & pitoyable
maxime des deux glaives; l'ambition s'en pré-
valut, êc le faux zde Fadopta; elle enfanta ce
Tribunal monftrueux qui punifloit les Héré-
tiques, même négatifs, de la peine du feu;
maximes -odieufés, qui, quoique fiitvtes dans
quelques coatréa Catholiques font déteflées
par l'Eglise, & rejetées avcc horreur de toutes
celles de iês portioas qui ont confêrvé la piété
& les tanières de nos pères dins la foi; esprit
de vertige dont les MagHlrar; ne re préïèr-
verent pas toujours en France, & qu'ils prirent
pour on efprit dé zrle, te voyant pratiqué par
des perfonnages graves dans La Hyérarcbte. Les
Parhanens condamnèrent au fuppîice du fêu les
premiers profelites da hérefies, fans prendre
garde les uns & les autres, qu ils preparoient
a rhéréfîe un foyer inextinguible d'acharne-
ment de vengeance & de haine contre l'Egfifè,
•5c à TEglife elie-meme une multitude d'6ypo-
crites & de profanateurs.
Les Hérétiques» untqucment comme Hère-»
tî crues, ne doivent pas être autrement punis
ç: par des peines fpiriraelles; ceux qrc PEglifê
a i'Jparci d'elle le font par l'excommunication
B 3.
qui eft la plus grande de toutes celles qu'elle
décane, & ceux qui nettoient pas intérieure-
ment, te font déjà devant Dieu. Un délit inté-
rieur ne peut être fiifcsptible que des peines
du for interne; juftjucs-là la puïflàncc civil- n'a
aucune contrainte à exercer, ni punition à
leur infliger. Mais il- fartant du Secret de leur
conlctence erronée^ ils affichent leur indépen-
dance s'ils débitent publiquement leur» erreurs
s*Hs ferment de nouvelles Eglifcs; s'ils eém-
biifiênt des Pilleurs fans miflîon fi ces der-
tmrs exercent leurs fondrons dans des afîèm-
Wées publiques des ce moment il,; tombent
entre les mains du vengeur de la loi de fEtat,
qui les juge, qui leur décerne des peines,
comme ayant viold Hunué d: l'ordre public &
café du trouble.
entre un délit purement contre la loi de Tf tatf
Zc va autre qui n'«ft en matière d'Etat, que
parce .qu'il eu en fait de Religion par lui
autorifës. Ce dernier, mérite les plus grands mé-
nagonecs, f toutefois il n'p a ni révolte, ni
torfôir, ni réckfives années. La. circonftance
des temps fur-tout doit en décider. Les prc-
miers Sectaires Soient certainement plus punif-
&b!es que ceux qui font nés dans le fchiûne,
<*>)
à qui la dîriûon de (ènthnens e(l aujourd'hui
comme naturelle, & qui n'ont "jamais commu-
niqué intimement qu'avec leurs ièmblables. Il
fiât prefumer que leur conduite eft plutôt
ignorance oc bonne-foi que maligne opiniâ-
treté & rébellion. Tout délit contre la loi
mérite iofliâion Je peine, autrement on tom-
boroit dans & le détordre ferort
irre'mediable nuis la Religion & la bonne
politique veulent qu'on avise pour ces fortes de
delinquans aux peines la plus douces & ep
n>éme-temps les pics utiles; c'eft trop honwer
les Sectes, que Je leur procurer fapparenœ da
martyre; c*eft ici le cas que Iïs punitions fmttte*
prifcs dans le motif de la Religion, qui ne
peut délirer autre choûr, fï ce n'eft que les
en-ans reviennent à lumière qu'elles (oient
prefeédees, autant qu'il, feroit poîfible, d*aver-
tillêment, & au\les portent toujours rem-
prt-inte de h punir.
i Aux principes de ce dernier article, s'oppofe
une forte de gens SeÔ2teurs de l'indépendance
fx qui irmanque trop de jrrfreffc
cVrprit, pour Jcs croire Philofophes. Ils crient
ce tous cStes Tolérance Tolérance! fins faire
atrrntion qà'»!s ne font qu'articuler des mots
n'entendent pas, & que ceux qui les
c.ietidwnt ose la mzovasie foi de répéter pour
r- =.vs
f .xrl
3
calomnier. Ils voudraient que la volonté* dtr
Prince, fixée par le fenômenc intérieur dé la,
Religion, ainfi que fa volonté légale,qui nVit
jamais varié, Ment fourni fes l'une & i 'antre,
eu indépendamment, aux caprices de quiconque-'
auroit allez de hardkfic pour établir un culte
arbicraire & de nouveaux ulâgcs; qu'il renonça
à la fiabilité d'une loi, en Elit ùe Religion, aufti
ancienne que la Monarchie. Ils appellent cette
difpofition verfatiîe touchent la RcltgioQ tok'-
noce, parce que la leur et!: l'indifférence de
tolites; & par contre-coup intolcrance, la fer-
meté dans la loi du Royaume. il.. prétendroit-nt
que dans la potiêflîon de quatorze fiecies, eps
cette loi tient i la Monarchie, une lacune, ou
plutôt une fôoffrance de quatre-vingt- (wt :ans
qui furent tous employés à rnodifier tem-
pérer, à chercher les moyens de faire difpa-
roîcre une condefcenàance forcée, fut un titre
pour reprendre ces temps orageux. li ne ttene
pas à eux que le Gouvernement François n'ad-
meçte tocte forte de Religions, comme bien
d'autres pays; mais fans entrer dans lus diffé-
rentes pofirioos des Etus, uns dire les regrets
de ceux qui les ont anciennement amorties,
& les difàftres que les autres le préparent, ne
fait-on. pas que-|a France a donne toutes les
Nations l'augure exemple d'une foliùitc ins-
'( il )
bran ne jamais mollit pour les Seâes
d'Allcre gae & de Genève ni à ne te ,biffer
aftojéûr en aucun temps, par les làuflès pré-
teintions ie la Cour de Rome, & que c'eft îi'elle
quelles rétament aujourd'hui, la lumière, pour
la gloire de la Religion les droits de
l'Empire & ceux du Sacerdoce. •
Aux yeux de c-\> g»ns à fyilênie fEglifè eft
auffi intoîcRnte; comme ils pouvoienr ignorer
qu'il y aVydimx Tribunaux qui partagent le
Monde, l' qqi cft en poflrfiîon, par (ûcc.ffion
noa interrompue, de conJuire les' hommes
dans la voie des vérités éternelles, & raurre
£ars les devoirs de là vie civile^ comme fi..
TEglifè confirvatrice de la foi & de la morale,
pouvoit ne pas condamner le menfbnge & l'im-
piété; comme fi (es Poctifè?, qui gémifiêntiur
les céforàxcs qui TafHigent au dedans, & fur
les aitaqces qui la déchirent au- dehors; qui
tremblent furies dangtrs de laieduâion & du
fc4ndale, ne pouvoient pas ibrtir du filence de
leur douleur, pour implorer je recours ào
Prince, &,lui cxpofêr fes gloricuPjs obligations
envers TEglife comme fi le Gouvernement qui
!'a reçue & qui s'efl approprié fes regles, pou-
voit (buf&jr les défordrts qui les contraftent, &
rë-pïs tcs punir p3r une loi qui d'ailleurs y
Ùa<&\<\ ai accegtioa ai difierecce pour la qua-
<Vr
-B.V
tité des perfbrraes; & en coriféquence de laquelle
te Catholique (croit réprimé comme l*Here-
tïque, sil contrevenott aux Ordonnances. Un
Prêtre qui, ftns inftitution légitime, s'établiroit
Payeur fur le territoire d'un autre, encoorroit
la peine de la loi, comme te Minière qui fait
le Prêche dMs fes aficmbfc'es; un Curé qui
en&igneroit publiquement une autre doÔrfne
que celle de l'EglKc, feroit puni comme le
Prédicant qaiptêflfe au déiêrr. Nos indiSerens
diront-il^uune telle loi eH intolérante dans
la lignification odieufe qu'ils donnent à cette
expreflioo. il n'y a qu'une ansr^-hie aveugle,, qui
paitre être capable de pareils égaremens. Qu'ils
apprennent que la véritable tolérance confifte
uniquement fouffrir patieniment ce dont cne
force fupérieare empéche la libre difpoution
que c'eft laiflèr périr ce qa'oa eH oblige de
tolérer, uns l'approuver, ni confentir, ni l'au..
tonner en rien; que c'eft fermer les yeux fiir
les abus, fans en ériger aucun en loi; tempo-
rifér pour écarter les obftacles & pour préparer
les moyens qui doivent leur porter le dernier
coup, & c*dVce<ju*on a toujours râit en France,
par*rapport aux Scâesj'H on en excepte les
premiers momens, où la no.n'eau£i des entre-
prises ne pouvait pas avoir donné le temps de
méditer les vrais remèdes.
<V)
la véritable intolérance en matière de Reli-
gion, qui cil ici la feule dont il foitqueflion,
confificroit. à. vio:cnter les consciences, qni
n'appartiennent qui l'empire de la Divinité; à
forcer les Hcrçtrqws à la croyance & à la
d'une Reugînn:* laquelle flsfe refb-
il-nt;à les contraindre à TaiHiftance aux faine
â exi-
$!cr, a rececoir même des abjuration* de Leur
p:rt lorfqae la contrainte fait vffibîemènt pré-
fumer qu'elles ne tb:.t pas fincercs; enfm, à les
mettre dans la nécefiiiri de recevoir aucun Sacre-
ment qui tous exigent dans Ies adultes pour
première dilpoGtion la foi de rEgiilê; & c'eft
ce qu'on n'a jamais vu en France, fi on en
excepte des ordres furpris fut de fàofîcs expo-
D*après ces principes qu'on ne croit p2i pou-
voir être contcfté?, .tout ce qu'il
eft poflibîe d'accorder dans on Royaume çatho-
liqae, à ceux qui ne. le! font pas, & ce qu'on
eft dans l'abJôIae necclEté de leur'refofer, &
voyons^ f tous les moyens propofés par M».
Gîîbcrt de Vcrfins, font admiflibles.
Je demande d abord: eft-ce à la Secte h plus
nombreufb & la plus connue dans le Royaume;
eil-ce à toutes qu'il h<.tt adreflêr la loi à pro-
mulguer? En la qu-eftion fur les mêmes
fa
un
principes que nous avons fuivis; taas les motifs:
fe réuntâènt pour ce dernier parti, ̃ <
Premièrement, il eft de la nature de la loi]
d'être générale pour le genre qu'elle embrafle,
fans quof le bénéfice ou la peine de la loi tom-
beroit à fort. Que font les Proteûans) Ce font
des fujets publiquement réparéS de. l'Eglife.
Que font les Sodniens, les Luthériens, les
Anabaptiftes, les Quakers, & autres qni Ce
trouvent dus le Royaume on qui peuvent s'y
établir s'ils veulent vivre fous les !oix? Des
gens qui font & qui fe .dirent d'une autre
croyance que celle de l'Eglife Ceft font ce
que le Gouvernement peut & doit lavoir. Noos
ne connoîfFoni les hérélies que par le jugement
que l'Eglife a porié fur leur doctrine î & les
Hérétiques, .que far l'aveu & la profeffioa
publique que les particuliers font de telle oa
telle croyance condamnée. L'Etat n'entre ni
dans la difcufCon des erreurs, ni dans leur
différence. JI Gk quil y a dans le Royaume des
Hérétiques de plofieurs espèces, les uns en très-
grand, d'autres en moindre nombre, plofîears
inconnus, mais qui, dans les ocedions où il faut
néceflâirement les interpeller, décbrent qu'us
font de telle oa telle Religion, oc fimpiernent
qu'Us ne font pas Catholiques, & cela lui
iuSt. Son intention eft que tous les fumets du
lui te trou-
vent dam te
(16)
de croyance,
de tous les droits qui =agita= le doyen. Il
entend que ies Pâte= ne foie= tenus ni
expofés à admettre les Hérénqoes quelconques
à aucun Sacrement de fEghfir. Il ne veut ni
prejudicier au civil 2 ceux qui ont le malherr
de ne pas croire à FEglifè, ni à la liberté ftcrèc
de fe$ Minifbes. n prononce Cur tocs les Héro-
tiqccs, parce que
loi firappent ior tous.
Deuxième motif. To» ceux qui font tëparês
de FEglUê ne conviennent pas être, il s'en &ut
ce que Irs Proteftans entendent par cette dèno-
mJoarîon. Td particulier non-Otbofiquc, qui
te prélcmerok au Curé de fa Paroiflè pour
recevoir la. benéJî&on nuptiale, aflùreroit qull
n*cft pas Calvtnifte &, en cas de refus oe
de de= d'abjuration de la part du Curé,
invoquer oit la lettre de la lot 6 elle Se bomoit
aux (cals Proteftans; de4à au moins matière à
dftcnffiott ou bien occauon au Curé de pro-
céder cm contre fa confdence.
TroifUme morif. Les Proteftans out fouvenc
changé de nom. Au commencement de la P.
Réforme, 3s fe nommotent eax-mêmes Con-
fédérés, du mot Allemand Eègnojlea, Hagne-
note « Ce nom, dit M. de Racine, était alors
r pius honorable qu'irquricoxj ks Eignots s'ea
(*r)
» gtorifioient, parce qui! marqnoic Vmnae
» qu'ils au ceci pour leur On la
appela affleure glas proprement Calvtmft», dit
nom de Calvin Auteur de leur Prétendue
Réforme; mais quoiqu'ils iûwiflênt, en tout ou
en partie, fou Livre des Inftkutions, & les
en ont tires, cette denomi-
Datiou leur déplu, par Finquictude d*y voir une
trop traîche date de leur Religion; de manière
qu'il dy en a preiqoe point aujourd'hui qui k
difent Calvrnftcs. Ils ont préféré de Ce décorer
de la qoalhc de Procédant. Cette qualification,
a moufi encore Protefter, c'eft
reconnftkrc le Tribunal aevmt qui on protège.
Si c'eft au Tribunal de rEglifc, Os y ont été
condamnes, le Concile eft fans appel en
madère de doârine, de forte qu'ils ne peuvent
plus: s'aider, même de la qualité de Proteftms.
Ce» pourquoi ceux' oentreuxyqut foat en état
de cirer une coolequencc rejcunt toutes ces
qu«InTcatîons, ont pris le parti oatuaxtct â leur
Egfife le titre de Cadiolique, & de te le dire
dre pour loi l'article du fjinbofc, ctoit Dire
preuve de fjullète* de Religion mais ils n'ont
Pu frire pafièr ce nom; le Peuple qui fe montre
il efr, &qai dit comme on lui a appris.
a continué de parier fon langage. Tout autant