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La République et la Commune démasquées, par José Vila y Pons,...

De
13 pages
Heymam et Polack (Paris). 1871. In-8° , 16 p., fig. au titre.
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LA
REPUBLIQUE ET LA COMMUNE
DEMASQUEES
PAR
JOSE VILA Y PONS
RÉFORMATEUR MAIS NON RÉVOLUTIONNAIRE
TOUS NES DANS CE MONDE, UN, SEUL ET INDIVISIBLE
CE MONDE EST LA VERITABLE ET L'UNIQUE PATRIE DE TOUS
Prix : 20 centimes
EN VENTE
CHEZ HEYMAM ET POLACK
RUE DU CROISSANT, 6, A PARIS
13 MAI 1871
TOUS DROITS RÉSERVÉS
LA
REPUBLIQUE ET LA COMMUNE
DÉMASQUÉES
Puisqu'il n'y a pas d'autre conciliation entre les belligé-
rants, que l'extermination d'un parti par l'autre, il est du
devoir de tous de dire ce qu'on sait et ce qu'on pense, pour
que tout le monde puisse bien connaître tous ceux qui sont
coupables.
Premièrement :
Là République n'existe pas en France !
Deuxièmement :
La Commune ne peut pas exister à Paris !
Pourquoi cela?
Parce que les hommes sont généralement ignorants, indiffé-
rents, hypocrites et égoïstes.
Si on ne veut pas admettre aucune de ces raisons, acceptez
alors qu'on est dans l'enfance, ou bien qu'on est tombé dans
la vieillesse. N'importe l'état dans lequel on se trouve, il est
incontestable qu'on n'a pas le droit d'espérer de la part de
l'ignorance, ni de la part de l'imbécillité, aucun accord qui
puisse être sensé.
Dans le cas où nous nous trouvons, que faut-il faire ?
Rien de ce qu'on fait aujourd'hui; ce qui est là même
chose que ce qu'on a toujours fait : c'est-à-dire, il ne faut pas
suivre le passé, cette conduite est fort mauvaise ! Et la preuve,
c'est que, depuis que le monde existe, l'humanité est princi-
palement occupée à se haïr sans cesse, à se nuire mutuelle-
ment, à se dévorer ensemble, et à se traîner dans la fange d'un
commun accord ! ! ! !
Mais aussi, où est-il, le progrès qu'on a fait depuis dix-neuf
siècles ?
6
que nous serons sauvés par votre réveil, qui ne peut s'accom-
plir que par une dose de contre-poison plus forte que tout le
venin qu'où a su, aussi indignement, vous introduire dans
les entrailles et dans vos esprits.
Lisez donc l'histoire, si vous ne la connaissez pas, et vous
verrez qu'en tout temps les hommes ont toujours été exploités
par leurs semhlables. N'espérez donc pas que les autres vien-
dront faire vos affaires dans vos propres intérêts. Si vous
voulez en finir avec cette nuée d'oiseaux de proie, cette masse
de vipères et tous les troupeaux d'animaux à griffes, occupez-
vous à transformer le genre humain en le purifiant par de
vrais principes, Cessez d'être naïfs, et n'ayez plus d'illusions.
Espérez moins en Dieu et comptez plus sur vous.
Quand on a la gloire et l'avantage de représenter un prin-
cipe vrai et pur, on n'a pas besoin, et on ne doit pas se
servir du mensonge ni de l'infamie pour mettre ce principe à
jour. La République n'a nullement besoin qu'on l'impose, elle
doit attendre qu'on aille la chercher, si ses partisans veulent
l'asseoir sur un piédestal pour l'éternité : on n'impose que ce
qui est injuste et ce qu'on ne veut pas : on ne veut pas ce qui
est injuste.
C'est précisément pour tuer la République qu'on l'a fait
surgir le 4 septembre, sans droit et sans raison, à seule fin
que quelques pantins à masques puissent la massacrer à leur
aise, espérant la faire disparaître pour toujours. Mais tous ces
faiseurs se trompent, ces girouettes de paille ne peuvent rien;
ils sont impuissants. Si la République ne règne pas aujour-
d'hui en France, la République universelle régnera dans
l'univers, le jour où il y aura assez de républicains. Il dépend
de nous d'abréger le terme; nous pouvons le faire si nous vou-
lons accomplir notre devoir. Le pouvoir est entre nos mains,
le sort nous appartient.
Les véritables républicains ont commis une faute irrépa-
rable : ils ont eu tort de se rendre complices des tripots de
quelques Judas, pensant qu'il suffirait du nom de République
pour que la République fût respectée ; ce n'est pas aux appa-
rences trompeuses qu'il faut s'attacher, ce sont les actes qu'il
faut exiger, c'est la réalité qui est la raison,
7
Mais aussi, qu'arrive-t-ill?
La France habituée depuis huit mois à entendre chanter sur
tous les tons ; «République française, Libert, Égalité, Frater-
nité, « n'ayant vu aucune protestation contre ces fausses pa-
roles, et en présence des faits aussi opposés aux véritables
principes républicains, les ignorants,; dont la majorité abonde,
se disent à juste titre : « C'est cela la République? Nous n'en
voulons pas. »
Les comptes-rendus sténographiques des séances du diman-
che 4 septembre 1870, se trouvent dans le Journal officiel du
Siège de Paris, pages 1 et 30. Le contenu prouve clairement
que la République n'a pas été proclamée légalement..
On me dira, peut-être, que Paris a voté en faveur du Gou-
vernement de la défense nationale, au mois de novembre, et
que, par ce fait, le gouvernement était légalement constitué,
Je dois répondre : d'abord, la populatioa de Paris n'a été
appelée aux urnes que pour savoir par oui ou par non si on
préférait les escamoteurs du 4 septembre, ou les nouveaux con-
currents qui demandaient la Commune le 31 octobre. Malgré
que le vote ait été en faveur des premiers intrigants, cela ne
veut pas dire que la République était reconnue, attendu, qu'il
n'a pas été question de cela; mais même en admettant que Pa-
ris se soit trompé, et qu'il ait entendu par ce vote reconnaître
la République, dans ce cas, on n'avait le droit que d'employer
le nom de République parisienne, et non République française,
attendu que la France n'a pas donné son vote. Cette preuve est
suffisante pour démontrer que si réellement la République avait
été proclamée le 4 septembre, il était complétement inutile
qu'on reconnaisse de nouveau les mêmes hommes qui la repré-
sentaient le 31 octobre. En outre, d'autres documents justi-
fient que l'Empire a régné jusqu'à la fin de février, attendu
que l'Assemblée nationale n'a prononcé la déchéance de Napo-
léon III qu'en mars 1871, à Bordeaux. Or, l'Empire existant
jusqu'à cette époque, la République ne pouvait exister en
même temps. Maintenant, il reste une question : « A-t-on pro-
clamé la République depuis le mois de mars?
— Non. »
Il est vrai encore que l'Assemblée nationale a reconnu