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La vérité toute nue, ou Une grande question mise à la portée de tout le monde

De
8 pages
impr. de Migneret (Paris). 1830. 8 p. ; in-8.
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LA VÉRITÉ TOUTE NUE ,
OU
UNE GRANDE QUESTION
MISE A LA PORTÉE DE TOUT LE MONDE.
UN vieillard solitaire , qui n'a pas plus la pré-
tention que la faculté d'en imposer par le mérite
du style, écrit encore, après tant d'autres, sur
l'entreprise qu'a faite la dernière Chambre des
Députés, de contraindre le Roi à changer ses
Ministres.
La Charte a été défendue avec succès par des
écrivains royalistes. Ils ont mis à l'accomplisse-
ment de cette honorable mission tant d'art et de
soin, que quelques personnes, dominées encore
par leurs préjugés, ont pu croire qu'il aurait été
également facile à ces habiles écrivains de faire
triompher une cause moins belle, et que celle-ci
devait peut-être au prestige du talent ce qu'elle
gagnait dans leur esprit. Présentons-là nue comme
( 2)
la vérité, sa fidèle compagne, et tout homme im-
partial demeurera convaincu que pour se montrer
avec éclat, elle n'a besoin du secours d'aucune
lumière étrangère. Isolons-la de tout ce qui serait
propre à en fortifier une autre , et ceux qui l'ont
crue faible seront étonnés en reconnaissant qu'elle
est invincible devant le tribunal de la raison.
Usons, en la défendant, du laconisme qui suffit
au solide raisonnement, et bien des personnes
dont l'attention s'est lassée à suivre les savantes
dissertations qui depuis long-temps n'avaient plus
à traiter que les accessoires du sujet principal, se
sentiront soulagées en. retrouvant cette cause
dans sa première simplicité qu'elles avaient perdue
de vue. Exiger du Roi le changement de ses Mi-
nistres , c'est violer une disposition de la loi fon-
damentale de l'Etat; c'est changer notre gouver-
nement ; c'est le renverser pour en mettre un
autre à sa place ; c'est faire une révolution.
La Charte veut (art. 14 ) que le Roi nomme à
tous les emplois d'administration publique. Cette
disposition de la loi n'est modifiée par aucune
autre qui confère aux Chambres aucun droit d'in-
tervenir à son application. On ne peut prétexter
ni ambiguité dans la lettre, ni obscurité dans le
sens ; la Chambre qui lui a dénié l'obéissance a
fait un aveu tacite de ces vérités. En évitant la