Le véritable Français , par J. E. R., ancien soldat volontaire

Le véritable Français , par J. E. R., ancien soldat volontaire

Français
10 pages

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Impr. de Pillet aîné (Paris). 1822. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8 °. Pièce.
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Publié le 01 janvier 1822
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Langue Français
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LE
VERITABLE FRANÇAIS,
PAR J. E. R. ,
ANCIEN SOLDAT VOLONTAIRE.
L'esprit séduit,
L'expérience éclaire.
PARIS.
DE L'IMPRIMERIE DE PILLET AINE,
RUE CHRISTINE, N° 5.
1822.
LE
VÉRITABLE FRANÇAIS.
NE voulant désormais, ne pouvant reconnaître
dans les seuls et véritables intérêts de ma patrie
que le bon sens , je l'invoque et j'écris.
Je ne puis m'en défendre, je ne dirai rien, de
nouveau ; qu'importe, j'écrirai brièvement , ce sera
plus, tôt fait, je serai plus tôt lu.
« Le bon sens, noms dit un sublime orateur,
» trouve toujours le véritable sens.. »
Il est le maître de la vie humaine , et d'abord
je confesse, ne vouloir aucun mal à personne ; cet
aveu part d'un coeur inaccessible à la crainte.
Comme mon, semblable , je suis sujet à l'erreur ; je
n'accuserai point, si ce n'est collectivement : je
commencerais plutôt, si j'en avais la force d'ame ,
par avouer mes fautes. Celui qui les avoue est
l'homme qui, sans doute , approche le plus de la
perfection ; un exemple récent vient d'en fournir
la preuve.
S'il est vrai que trop de lumières empêchent au-
tant de voir que les ténèbres, il n'en est pas moins
4
vrai qu'il est un cercle de lumières au delà duquel
tout est ténèbres. L'expérience de tous les tems
devrait le prouver , et notre nation le savoir mieux
que tout autre.
De nos jours , le terme auquel il faudrait s'ar-
rêter est difficile à trouver, alors qu'un esprit de
parti ne cesse d'aveugler dans nos recherches sur
les systèmes politiques.
Le bien et le mal paraissant avoir toujours
existé ; il s'en suit que l'homme se montre bon ou
méchant d'après les circonstances et suivant ses
passions.
Il fut donc de la plus haute importance pour la
civilisation d'établir, de fixer des principes con-
servateurs et de les consigner dans la saine morale.
Mais ce que fit la sagesse, la perversité le fit à son
tour ; elle mit en doctrine les principes opposés.
Essayons de développer, dans un simple tableau
comparatif, les deux causes d'influence et d'action
à nos époques différentes et contemporaines.
Nous oublions trop vite , il faut remémorer.
Sous nos rois , les principes religieux, protégés
et respectés, enseignaient à connaître le Créateur,
à l'aimer, à le craindre et à faire le bien jusques
dans la personne même d'un ennemi.
Quelques faits allégués contre cette vérité ne
sauraient la détruire ; ils reposeraient sur des excès
que condamnent fortement ces mêmes principes.
Ils enseignaient facilement à aimer le roi , à le