Les souvenirs d

Les souvenirs d'un démocrate et ses chagrins sur l'état actuel de la patrie : au peuple et à ses armées (Reprod.)

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27 pages

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1796. 1 microfiche acétate de 60 images, diazoïque ; 105 * 148 mm.
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Publié le 01 janvier 1796
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Langue Français
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LES SOUVENIRS
D'UN DÉMOCRATE,
AU PEUPLE
E T
A SES ARMÉES.
LES SOUVENIRS
D'UN- DÉMOCRATE,
Et ses sur l'état actuel de là Patrie.
» Otez le mot de République ,'je ne vois rien de changé,
» Je vois par-tout les mêmes vices, les mêmes cabales?, lu
» mêmes moyeus et sur tûut la caloouic.
ROBESTIBREE.
J;e me Homme disôit
tombeau crime,
tror&etfeiïétfïafauql. M'
librê
Nous n'avons p;ï.s besoin de remonter à l'an-
tiquité pour y chercher des exemples de vertu
de dévouement et (l'héroïsme; la révolution
française nous fournit tant de traits propres à
enrichir les annales du genre-humain
Le 14 juillet, le peuple renversa la Bastille
le 10 aoû t, il écrasa le trône le 31 mai, il fonda
la république démocrariniie.
Les germes féconds et* bienfaisans de Vénalité
et delà liberté' se développerai- au milieu des
vices, des intrigues, de toutes les hideuses
Quinze mois de prospérité et de gloire sem-
bloient promettre à la France un bonheur dura-
ble, aux nations encore enchaînées un affran-
chissement prochain. C'étoit fait de la tyraritoie
l'homme rentroit déjà dans le précieux domaine
de ses droits. Une constitution démocratique
vint allier la puissance à la vérité et à la justice
elle reçut l'assentiment unanirr1e du peuple fran-
çais jamais la liberté ne s'est montrée plus
auguste aux siècles et aux nations le peuple
fui: grand et majestueux comme elle; c'est en-
yaiii que les royalistes et les aristocrates pré-
tendent que celte constitution est l'œuvre de la
précipita.tîon.et du aimé elle est toute popu-
avec concision et de boiJife-foi
elle présente sans mélange- ces vérités éternelles.,
ces lois simples qui, en garas bissant aux hommes
rbtégriÉé deJeurs; droits peuvent seuls fonder
une;>épublif|ue. La voix' de la\ nature et..ses
maximes pour être besom ''̃̃'
de longes discussions. '̃ '.]̃ '̃̃̃̃ ̃'̃
1 "Mais bientôt éclate àe noweau l'insurrection
j>çlu crime contre la vertu, Le 9 thermidor ie
(3)
•l^gerrnyial, !<?s premier et 4 prairial jettent un
crêpe mneore sur le sol fendis devenu.i'asvle
de 1. liberté. La tyrannie reprend son empire
barbare Au nom du peuple. de la liberté et de
a république, on assassine le peu^e, on tue la
liberté, on anéantit la république:
Rappelons piques nu! met-
fronta n«d les projets et les plans de nos
réasser visseurs.
Ces projet ces plf"S ne sont Pa3 nouveaux.
Laraye te, la Gironde Dumo-Az, Pitt Cu-
«Hmrg les avoient conçus; ils ont été copain-
ment étayés par une masse de représentai*
corrompus, dans toutes les assemblées aui ont
eu lieu.
et du despotisme ont donc travaillé de concert
au rétament du trône irappé le août
de la fondre populaire.
Les partisans de la cbnstitntion- royaliste de
1791. les défenseurs de Capet et de Lafàvette
se sont montrés 'ouvertement lors du S
etoieut dans, la conven;ion même, cependant
membres sur JÙ ..votèrent sa mort,: et il
reçut la raste punition de ses crimes.
( C es.t alors que redoublent les -,cris les voci-
foanons des royalistes. Ils .ne dissùnnlJX
̃ leurs desseins, mais redoutant l'énerde de cette
pâme de la convention ( le côté fauche .la
montagne ) qm avoit fondé-la
.1 CQ xyrant de, calomnies les plus atroces en
ganuan
le retabWment de la royauté. to qnaJifiW
( 4)
en me:ne tems tons ie* républicains de buveurs
de san a; de d'anarchistes
de calomnie on avi it Vxalland son bureau
d'rsprit et le trésor public.
Le côté droits de la convention furieux d'avoir
édioné, rédoul.l'1 d'efforts pour anéantir ia ré-
publique et les républicains. Dumomiez le sert
merveilleusement. Tuas 1rs rovalistes des dé-
partTiriens s'insurgent contre Taris et le cûté
gauche de h convention.
Dumouriez désorgani-e nos armées, compose
avec nos ennemis, leur abandonne le territoire
conquis, et trahit la république.
Il va devenir évident que les machinations
de Dumourifz létoient le résultat des grandes
conspirations tramées contre la liberté du peu-
ple il sera aussi évident que depuis quatre ans
on smt et on exécute le même plan avec une
activité, une audace vraiment étonnantes..
Dans les derniers jours de mars et comme-
cement d.'avril 1798, époque de l'arrestation
des commissaires de la convention nationale et
de la mite de Dumouriez â l'étranger, ce traître
• écrivit^ la convention; au ministre de k guerre
au départemens ,du Nord, du Pas-de-Calais et
à l'armée. Voici comme il s'exprimoit (1). ̃
Guerre.
os Dites au comité- de siiîjèté-ffénérale que.
des représenlans Camus, Lamuque
Qniriette et Bancal," fait aux Cinq-cents, le mois' de nivôse
J) séparerai en pour empêcher
de l'assemblée ( du coté
droit qui a défendu Capet ) la iurce et l'au-
» torité dont la privation la jette dans
» lisseinert,
Il m'est venu des députés de l.a part du club
des. J'acobzns; ceux-ci m'ont proposé les plus
» belles chosc-s du monde a condition que je
» les aidasse à culbuter la convention.
Dans une du
Nord et du Pas-de-Calais il dit » nous
» drons la patrie avec la même force contre
que contre le despotisme. » (1)
De le'2:8 mars
Vons me mandez on ami, de ne pas
» perdre courage je vous assure cela ne
m'arrivera mais je crains bien plus
bout que se
» permettent.contre moi les par les
ce que -le fais' ou à
» pas dit qu'un
(6 )
un homme qui Il déjà eu le bonheur rie
y> sauver plusieurs fois sa patrie, et qui la sau-
5» vera encore malgré tous les malveil.lans.
» Je suis bien loin d'accuser la Convention
» nationale des excès de quelques-uns de ses
» membres. Livrée à la tyrannie des tribunes,
» elle lutte et succombe scus une mir,orité
» qui réduit la majorité au siience. Cela ne
peut pas durer. Les hommes de bien qui
» COMME moi veulent le salut de leur patrie,
» l'environneront de leurs forces et lui rendront
tout son éclat et toute sa considération. Il
t> ne faut plus qu'il soit question de conci-
» liation avec les scélérats ils en ont trop
b abusé. La convention nationale pourra tout
» lorsqu'elle voudra se prononcer contre le
de sans et de crimes qui, depuis
» quelque tems, (i) fait le désespoir des vrais
» citoyens. Les départemens gémissent.
Aux Bains de St-Amand le ter. avril, à
lo heures du soir. ( Dumouriez écrit à
Clairfayt général autrichien. )
.» Mon général je vous adresse quatre dé-
» .pûtes de la convention nationale qui sont
»; venns de la part de cette assemblée tyrannique,
» pour m'arrêter et me conduire à leur barre,
» leur, projet ou, au moins, celui de leurs
çoiçinettans étoit de me faire assassiner à
Paric. •̃v '̃̃̃"̃ ,̃ '•̃ -̃
» Je^yons prie de les envoyer à son altesse
».' en otage;; pour 'empêcher les crimes de. Paris,
• Je marche demain sûr la capitale, pour faire
(r)
B
» /« î'-à-e la plus /•
Par, (.'t lnti.c s'r'J{"f['LS
^ror™ /)B ros rncrrrx, en ras ̃<>
(77/^ w veux châtier, pour retire l'ardre*
» toute l'Europe le repos ïaxauihit*
» «7^ /As eut troublé si.
envoie aussi
« avec sonaîcle-.de-camp; je vous prie dt. v^
» parer les deux nùlu/ires d'avec les qn itre
» membres de la convention nationale, et de
Aux département du Nord.
» La tyrannie, les assassinais, les crime*
de tout genre sont à leur, comble à Paris
nous ^r'w^ sons le masque
de la liberté. Plus les dangers sont grands,
» plus la convention
» J ai ose dire la vérité dans une J.-itre du 12
» de ce mois (mars i793 )j aussitôt les Marat
dévoué ma t^te leur
» vengeance. J5 ne tarderai. pas
sur Paris, pour faire cesser la ,.W^/5.
^f naZIS'
/i).î)umouriez, .dans nnVjiivel «ouvrage qu'il vient de
encore .tf constitution de
parce du'elle est meillelire dans ses
les mêmes et «u'iZ-
laisse .ienu Lto
rsw rle,çoncert affreux qm existe entre nos ennemis et les,
gouvernons pour perdre la France
3i avions juré une constitution sthsle
» depuis ce tems nos malheurs ont puni la
33 violation de nos se miens. En faisant re-
» prendre cette constitution, je suis sûr de
53 faire cesser La guerre étrangère et la guerre
», civile.
Du. 1er, avril ijfô) à l'armée française.
» Mes c'ompagnons. est teins que l'armée
53 émette son voeu purge la France des assas^
» sins, des agitateurs, et rende à notre mal-
» heureuse patrie le repos qu'elle a perdu par
» les crimes de ses représentas, (i) II est tems.
de reprendre une CONSTITUTION- que nous
» avons jurée trois ans de suite, qui -nous
r> donnoit la liberté, est qui- peut seule n> US
» garantir de la licence et de l'anarchie dpn.s
laquelle on nous a plongés.
Il est donc démontré que Dumouriez, d'ac-
cord avec nos. ennemis qualifioit d'assassinat,
d' anarcl.de 'la punition du tyran l'abolition de
la royauté et rétablissement de la république.
Il est démontré que Dumouriez et sa faction
VjDuloient la destruction des jacobins et de
toutes les sociétés populaires, la mort de Ro-
bespierre, de Maratj.de la montagne et des-
républicains prononcés éternellement appelés
anarchistes étmalveillans; iis.Youloiént'ksupr-
qu'ils appeloient 'des /tommes de bien. la des..
pour avoir
et de, crimes ils youloieçit;
(1)
et qui vouloientU république- démocratique.
(9)
enfin reprendre cette absurde constitution mo-
de trois arzs de -suite
disent-ils.
Il faudrait être stupide ou d'une impudente
mauvaise foi, pour ne pas convenir que ces
pervers desseins ont été incessamment suivis et
exécutés.
Je me souviens, que l'on disoit à la tribune
de la convention nationale le 7 prairial de'
II que si gouvernée pendant
quelques mois. par une législature
la liberté que la victoire reste=
factions et a l'immoralité.
réaction qui couvre la France
de sang et de ne justifie que -trop cette
Je peuple- tu sol4
dats de la liberté'vous que celui
qui présageoit futégorgé pair
le.87 factions le avec Ses
du peuple.
vendirent, ouvertement
aux aristocrates
teurs