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Lettre à monsieur de Calonne, en réponse à son ouvrage sur l'état de la France, présent et à venir ([Reprod.]) / par M. Deserres-Latour,...

De
144 pages
[s.n.] (Paris). 1790. France -- 1789-1799 (Révolution) -- Ouvrages avant 1800. 2 microfiches ; 105*148 mm.
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A M. DE GALONNE,
En réponse h son Ouvrage fur /'état Du
la FRANCE, présent
Par M. Dbsbrres-Ljtour Citoyen
Français.
Trac eo ocrions quia iniquat.
Tacite.
In-octavo de IL 44 pages. VXIX* ^'iv- 8sols.
"C è-AjL ô n me an Théâtre Français.
Et chez les marchands de Nouveautés, an
Palais royal.. </ \f >̃_
M. DCC. XC,
X
/r«e «o «crions quia iniqùae.
une'
existe en,
le prince des historiens elle
sera il importe' par conséquent
que tout le monde l'entende, aa pa»
LES
>"BT M
<^e fr'drt
Dieu ne plaise que je retrace ici la nature de
il y a quelques
tniôïs, 'd^étanV Su
Après être èonvenus.uue wius nous étions -fait'.
mutuellement bien" dti niai nous écïiangeâ-
celui que j't^rouvêen vous Iisant. Ce n'est donc
pa&xomme~yûJxe énnemijque j'entreprens de
vous réfuter c'est comme ami démon pays.
Votre Mémoire Monsieur ,est év^Jem<
ment l'avant-coureùr je
vous attribuai au moment où son pro-
jet parut 5 son objet les
esprits ce este an-^
j nonçoit comme plus prochains qu'il^ n'ont^
pu être. Vous nous retracez les mêmes prin-
cipes.» les mêmes menaces, heureusement les
Organe des princes
dont vous
vous déchaîner contre nous toutes les furies
qui vous déchirent tous les fléaux,
Monsieur avez-vous réfléchi aux conséquen-
ces de cette dénonciation atroce Avez-vous
pu séparer de l'idée
.<*y..
A.«V-
réflexion et de
} IL
Ï.*ÀU-
TEL DB tA SUPERStllicblir tfB t'XVt*
QUiTixSE kïLfeVBIfT' SitJR
8ANGLÀNS» » ''W '̃
Si je vous entière de
votre ouvrage que ces quatre lignes en tlon-
que
vous devez mais
ce
celui dftl'efïroi je me suis demandé si*il se-
i toit de vbs testes destinées dé marquer toutes
les existence par de nou-
veaux, désastres accumulés sur cette patrie
que vous osez dire vous être thère^ et qui s'en
offense /̃ Non avant que vous lui portiez ce
dernier coup, vous mourrez dans les
sions d^urte rage impuissante,
prince^
croyez Servir eh
m vos "Côti-
patrie} vous, vous aurez beau
d'un bout du monde à l'autre t vous n'en
trouverez nulle part.. a Mais mont intention
étoit de ne point m'échaufFer } raisonnons
froidement» t.
Je répète que xbttè ouvrage respire a cha*
lé projet /d 'amener une doiltre^rë*
et le désir d!y coopérer j îe^înieÊt
it'a pour objet que de vous démontrer rhor-
(4)
lierai bien, si
renferme et que je pose ainsi.
«e La révolution
sans danger revenir sur «nos pas ? Et, en
supposant la
tïon ne combleroit-elî* pas la mesure des
xnaux qui posent encore sur Ce
"n*est qu'en vjQus suivant Monsieur, de so-
pKisme en sophisme de paralogisme en pa-
ralogisme j de corollaire en corollaire,, que
Je parviendrai graduellement
vos vœux étoient exaucés la France serait
perdue, anéantie, effacée comme nation,
oe4a surface de la terre.
Vous avez écrit en aristocrate effîréné je
ne dirai pas un mot en faveur de la démocra-
tie; mais je vous forcerai peut-être, vous
même, sont les
^jchosesj, il n'y a pas de milieu entre périr
4ans la carrière ou la fcanchir. Lisez donc
avec attention Monsieur, je vous en sup-
plie; il vous sera facile de me suivre, puis-
que je commence avec les premiers ïmots d.
votre pnMace et je ne finh^ai qii^ceux où
vous yous déclarez
̃ coubâble! confession un peu tardive, ettrès-
contrariante pour moi en ce qu'elle m'ôte
de compter votre conversion dans le
sombre de celles que
<5>:
C-'ë.
Qu i c o n 4 u E a lu vos nombreux et sédui-
sans mémoires, peut, par la forcé de l'habi-
tude, vous pardonner un peu de jactance.
Vous débutez par annoncer une prodigieuse
^ciiité que je n'ai pas remarquée en vous.
-c quand noua avons travaillé ensemble mais
passe pour 3cette perfection ajoutée à tant
'autres. Vous voulez que l'on croye que vous
avez écrit ce, volumineux pamphlet en q e
jours peut-être vous fera-t-on rhonneum en
douter.
vaincu de précipitation puisque je n'ai pu
recevoir votre" livre que/îe o et .je publie ma
réponse ,le 15.
Un autre trait de jactance qu'on ne voua
.est la confiance avec laquelle vous prévoyez
que vous serez réputé la cause première de
x la révolution, comme ayant attiré le retour
des assemblées nationales. Cela peut être,
mais non dansée sens que vous donnez à en-
tendre. On célébrera Votre administration,
comme les historiens an glois célèbrent le grand
incendie qui nécessita la reconstruction d'un. t
des plus beaux quartiers de Londres.
Page jdé Paris ) troisième
trait de jactance. Comment croyez-voiis que
a fermeté de votre caractère de l'invariabi-
̃(£*>
da tema
]VJ. de Ça-r
du despotisme qui
j&Mfc: ;'é*t (^i^a^ du %/f<^V
iiri dès
et les scan-
dévoué à
de
des le 4ort
de {a, religion >k etc. voilà, Monsieur, une
̃̃ partie des panégyriques que vous a déjà valu
votre nom passera à teqtïs me% (
v /"̃
Monsieur ce petit plagmt j
je \e fais ouvertement et vous nous donne»
clandestinement un tiers de votre livre îà*m~
posé d'extraits de* Actes des deii jç
et autres
ce genre civique.
^Voua êtes Maternent curieux» lorsque
de. Une carrière
ei exempte de qu'en vérité lors-
que voua touchez à sa. fin » on auroit tort de
içrmer des doutes désintéressement*
A4*;
jouissance si précieuse pour vous y lés mêmes
gens qui
j:éssées ont la malignité de supposer qu'au
moment où j'écris, dégoûte d« l'Angleterre
dont vous n'avez pu soulever
votre chère patrie, vous errez en Italie, à
Tmin à; Kftples, etc., pour engager s'il est
^possible quelques souverains à vos
projets de contre-révolution .je ne dis pas
cela., mais cela se dit; et l'on ajoute qu.é vous
ne prenez pas tant de peines pour rien.
Parvenu à la page cl, je suis encourage à
vous dire des choses dures, parce que vous
vous permettez de traiter
thousiastes et de dupes des hommes dont Je'
crime à vos yeux est de chercher à guérir
des plaies éque vous avcs faites youj même le
discours que vous mettez dans leur bouche ne
pouvoit être tracé que par un homme capable v
de le tenir s'il étojt jamais en sonjiouvoir de
le faire et
François de reprendre l'habitude de l'obéis-
sance passive, décèle entons l'espoir de tirer
quelque jour parti de leur stupide acquiès-
cence, lorsque vous rentreriez dans Votre pax,
ti ie sur un char de triomphe, assis à Ja droite
de l'illustre rejetton de Henri IV, qui
Comme son France, '? ̃»*
Et par droit de conquête et par droit de naissance»
Au reste, si ce malheur artivoit, véus noua
préparez des consolations | (..p. 15) voû& vous
chargez de nous démontrer dans le cours de
î> E I/.ÉTÀ T
PRÉSENT ET A VÈklL
V o TR x étonnement ëgale vos regrets de ce
que 1 Assemblée nationale s'est cru
faut
tir que si on ne détruisoip pas tout, on ne t
détruirait rien. On ne raffermzt pas bs bases
qui portent sur de la corruption.
« Vous vous êtes demandé .dites-vous, com-
ment on pouvoit être assez inconsidéré pour
vouloir changer de fond en, comble la cons-
cz.oïreP La nécessité de ce changement a été
trop gin^dement sentie pour qu^il soit né-
cessaire d'en récapituler les motifs j je m'ar-
rêterai seulement au mot GLOIRB
avez l'imprudence de bazarder vousf qui êtes
la preuve vivante de l'impossibilité où se
trouve une nation d'atteindre aucun genre de
xgloute sous un régime tel que celui que vous
voudriez faire regretter.
Citez-moi un peuple qui ait jamais éprouvé
l'humiliation à laquelle vous exposâtes la
France lorsqu 'armée pour soustraire la Hol-
lande son alliée à l'oppression stadhoudériene,
(16 Y
elle se vif daus llmpossibiiité de soutenir sa^\
déclaration, parce que vous n'aviez pav laissé
ü n écu dans ses
qu'un ministre prodigue et déprédateur} on
en a connu d'autres } mais 6e qu'on' n'a voit
pas encore vu-, c'est votre fuite, votre arrivée
à Londres -,où, nouveau Coriolan
hâtez d'informer les nfînistres de l'impossibi-
lité où se trouve la cour dont vous désertez
de donner des secourj^aux patriotes Bataves
(,.Nous savez., ce fait
connu ) La cour de Londres arme en consé-
quence et force la nôtre à la hon*édè désa<-
vouer la déclaration qu'elle a faite à la face
de l'univers Et vous parlez de la. ci.oire
d'un peuple soumis à de telles ad ministm-
tiohs Non ridée de la gloire est incompa- ]
tible avec celle de la servitude et de la do-
mination de ministres malfaisant. Qui a
tiré gloire de cette infamie ?J/ous Monsieur;
c'est à cette lâcheté* que vous deve/. ces
distinctions, ces prévenances
obtenues en Angleterre, et dont, vous vous
pavanez si fréquemment dans votre ouvrage.
Un fait récent m'a rappelle celui que je viens
de citer Je lisois hier que le grana maréchal
de la diette polonoise, qui soudoyé par les
trois puissances dites co-partageantes, eut^
tant de part au démembrement dé son pays,
«.après avoir été dégradé, flétri et banni, a voit
^té rencontré sur la route de Pétersbourg, d4-
çpré des marques d'nn ordre Russe. Je m'é*
twnne que vous n'ayez pas sollicité puisque
^certainement vous auriez obtenu du gouvef»
Il M )
nçment britannique, uns -distinction sein*
blable j affublé d'un? ruban verd ou bleu, vous
eussiez oublié celui dont.on vous dépouilla si
injustement dans votre paySf. Allez, Mon.
sieur ne pàrlez jamais de la gloire d'un,
royaume qui. a pu vous placer virtuellement
au timon d s affaires car je sais de-vous que
Vergennes le faisoit rien et vous chargeoit
de tout.
Réfugié dans-on ne sait quel recoin du
monde a l'abri de toute atteinte, vous bra-
ves avec une audace qui'sera peut-être puniej
quelque jour, une nation entière vous oseç
imprimer qu'elle a porté ses vues
arracher sa cou-
rortiieA C'est peut-être un bien que vous
vous soyez livré à cet excès de frénésie >les
esprits f bibles que vous eussiez pu égarer par
des sug^estions^probables vous croiront fou
vous^me paroissez même l'être lorsque con-
vaincu d'être l'artisan de nos maux. vous
xnous*dites gravement, (pt3. ) que vous vous
occupez du remëde » J'ai cherché dites-
Vous celui, qui occasionner oit le moins de
1 convulsion et le sentiment qui m^a fait desi-
rer de le trouver me fait un. devoir de com-
^uniquer mes idées »,
N'employez-vous p^ ici le mot devoir
pour synoriirne d'instinct ? Comme il est dans
l'instinct du serpent de mordre, dans celni
de l'aspic de pïquer n'est-il pas Naturelle-
ïnent de leur devoir de piquer et de mordre?
Quand la patrie périt, ajoutez-vous,
chacun lui doit tous les services dont il est
Capable. » 0 Monsieur dp Caloune non tali
è™ >
Vous accourez un incendie
apportez-va, des seaus ? Non vo» mains
sont armées de torches ardentes. Eloignez*-
'vous emmenez avec tous/ ces troupes in-
cendiaires qui se pressent sur vos pas. Croyez-,
mbi tous avez été utile une'fois dans votre
n'oubliera jamais qu'après un règnd de quel-
ques sièges le despotisme ayant épuisé ses
forces par L'habitude continuelle de ses excès;
étant tombé en décrépitude au moment eu vous
*-̃ appelle à si?n secours vous -lui donnâ-
tes des remèdes si violensf qu*enfîn il expira
dans vos bras. Comptez donc à jamais sur
notre reconnoissance et\ dispensez- vous d'a-
jouter à ses ^motifs. Il
vous entendre vous vous présentez::Gomme
chargé d'une grande mission vous ne nous
annoncez rien moins qu'un prochain retour
au bonheur. Eh-bien je y^iis suivrai avec
utrpeu de défiance je voué l'avoue mais
jnettea-^mï>i sur la* route et au moment où
je découvrirai la- moindre apparence d'une
issue j'appellerai mes concitoyens^
<t L'horreur de ce qui est
a certitude de ~ee* qui e^tji prévoir et la
recherche de ce qui serait i désirer, vous
ont- conduite penser que le seul moyen de
raffermir la révolution en 4 la rectifiant
€ôns|ste dans l'exécution des cahiers natio-
naux. Par cela seul et sans vioknce ? on
peu); rendre l'état toute son assiette au roi j
tout ce qui lui appartient $ aux peuples, tout ̃
ce qu'ils ont droit d'espérer. »
promesse mais il est fâcheux que lorsque
x voua regnjez sous les ailes (Je Vergennes vous
ne vous soyez pas avisé de substituer ces
grandes idées aux calculs de
et de vos impôts l'exécution é toit, je crois
plus facile alors qu'elle ne paroit Pâtre depuis
tous .les bouleversemens que vous avez oc-
casionnés j n'importe., vous avez, des secrets
pour surmonter; des difficultés qui intimide-
roient des hommes vulgaires je y<ms écoute.
Vous commencez par ttacer le tableau de
l'état présent, (p. 4 ) » Selon vous; il est un
^goint sur, lequel tout le monder est d'accord
c'est qui l'état, de la France, au moment
est infiniment déplorable et qu'au-
tune ame honnête ne peut l'envisager sans
frémir. »
Premièrement ce tableau, tout raçpurci
~Squ'il est, est use exagération monstrueuse.
Comment supposez-vous qu'à-peu-pr^s deux
million^ de inécontens qu'on pôurroitcomp-
ter djàis le royaume règlent l'opinion de
milliçns de volonté for-
tement exprimée est que la révolution se
consomme que la constitution se consolide
telle qu'elle est décrétée en majeure partie.
Pourquoi prêter à ces i3 millions jl'hommes
vos yeux, vos opinions njomvïls pas aussi
leur minière de voir et ne
sont point déduits abusés^ comme vous vou-
lez le faire croire- ils n'eitravaguent pas
4ls point sur le bonheur dont
maïs cette perspective leur est agréab|e autant
liseuse savez-vous pour-
quoi f c'est que? leurs intérêts ne sont pas fês
vôtres. n'est
pas possible que les choses notent mieux pour
le présent qu'il faut du temps à tout qu'a-
près une tempête les vague» de la mer mu-
gissent plus ou- moins long-temps en propos
tion de sa violence j ils ne se dissimulent pas
que la nation est dans un état de Crise ils la
naturaliste considère la
chrysalide qui renferme un papillon rare prêt
développer ses ailés brillantes. Cet état est
généralement, inséparable de toute transfor-
mation. Ces bons esprits ne voient point,
comme 'Vous captif par ses
sujets. Ils pensent avec raison et tout doit
iaire penser que ce prince si justement chéri
pressentant les effets de l'inquiétude que cauf
sent nécessairement les grandes commotions
privations qu'il a déclaré ne lui jamais rien
coûter lorsqu'il s'agit du et sur>.
tout de la tranquillité de son peuple. Il re-
trouvera avec usure le prix de ses sacrifices.
Je ne disconviens pas d'ailleurs qu'il n'y ait
de grands désordres, qu'ils ne continuent
peut-être quelque temps encore mais pour-
quoi nous forcer à vous le reprocher en partie ?
L)outez*vôUâ que des écrits têts que le vôtre
/̃y aient considérablement contribué ? A la
longue que vous faites de nos
maux: présens, je ne puis que répéter que vous
le« exagérez qu'il étoit impossible de les
(tSï
prévenir, leur fin.-
probablement rédigé ce morceau
ment traduire et qtte voui^n voyiez aux
éditeurs des papiers anglais. Combien vous
a dû s'enrichir de vos largesses. Si les Anglais
étudient dans de telles feuilles la marche de
notre révolution irn'e8t pas étonnant qu'ils
conriôissent si mat\, et que la. plupart
çTentr'eujc en parlent ou eji écrivent si fort
contré sens. Et après avoir ressassé toutes
ces diauribes éphémères, vous vous écriez
ai-je en exagéré ? Éh.^ oui monsieur
je vous lai déjà dit j'aurai souvent occa-
sion de vous le répéter vous exagérez en-
core, ou, pour parler plus exactement., vous
calomniez j'fi; presque dit, vous blasphé-
niez, lorsque qu'en voulant
réaliser l'impraticable théorie des droits pri-
la société que le mêntç--svsteme qui a ni-
rangs-, ,?a brise tous les liens de
force publique a privé l'état de tousses sou-
tiens» Que la religion attaquée dans ses mi-
nistres est ébranlée dans ses fondemens que
14 noblesse in'. plus que son désespoir à op-
poser à sa destruction que la magistrature
est anéantie, que l'armée affoiblie par dé-
sertion ne connoît plus ses chefs etc. »
Oui, la plupart de ces assertions sont des
blasphèmes. Quoi on a ébranlé ,la religion
en retranchant à des prélats, à de gros et
de disputer aux
traitans aux le choix des con-
cubines. Les vrais ministres des autels ont-
ils perdu quelque chose ? Les plus utiles ne
gagnent-ils pas à la distribution des salaires
une de dire qu'elle de-/
fendoit nos droits j ou l'a toujours Vue beau/
coup, plus occupée de la création et del'ex-'
tension des siens. D'ailleurs est-il vrai que
la magistrature soit anéantie éh France ? Ne
peut-il donc
nale que des àâspltrats en robes rouges ?
Nos nouveaux juges ne vous
pas
moins de faste ou de morgue ?
A l'égard de la noblesse que Vous exci-
tés en passant à un beau la'
conduise à la récite ouverte de quelle no-
De te sujets sont nuisibles à la société ils
y répandent la contagion on ne peut trop
tôt les éloigner de l'air que les corps sains
respirent. La vraie noblesse n'est pas plus
anéantie parmi nous que le la
magistrature jious avons des
mes forts et vertueux. Ce que vous ajoutez
en parlant des armées navales et de ligne
est déjà suranné, vous avez sûrement eu le
chagrin d'apprendre qu«. l'une et l'autre sont
rentrées dans roTarèv
connue du infidèle
que
( 17 )
B
que vous présentez que le
changement do: t être général}. Vous
êtes rarement en Au
examinerai celle-ci avec pins d'afc*
tèntion Aomjue vojas aurez ia/itïeonrioître
la nature de ce changement désirable. Lu
attendant je ferai quelques observations sur
ce que vous dites de la marche des
pations progressives de
• Sans ({nelque dénomination qu'ils sesc ont
assemblés il est incontestable qu'ils n'étoient
pas appelles uniquement pour combler I'a<-
pyine que -vous aviez ouvert dans le dé[iar-
ternent des finances. Leur plus: importante
mission étoit de réformer un gouvernement
devenu insupportable. Après avoir examiné
Je colosse vermoulu ils ont vu dans la^lus
pjariaite évidente qu'il ne pou voit se soutenir
«mt. sa base. décrépite qu'il n'écoit suscepti"
ble d'aucun amendement que par consé-
quent, pour le renouvel 1er il ne fallôit plus
employer 1$ bois sujet à l'attaque des vers,
mais le brbnae impérissable. En courage^ à ce
.grand ouvre pair les applaudissemens dos six
dixièmes de leurs commettans, il étoit naturel
de préparer le moule, ils se revê-
tissent du pouvoir constituant. Autant eu
arriva en dans des circonstances
à*peu-.près celles daws lesquelles
nous nous ti'otividfisîors de leur convocation.
-Lisez l'histoire de cette nation vous verre*
comment, dans une progression plus lente >
il est vrai les communes devinrent ce* qu'elles
«ont tràs>lieureuseœent pour
(
leurs commetfansj à-peu-près ce que sont les
nôtres.
Si vous avez étudié, autant que vous ayez
été portée de le faire, la constitution Bri-
tannique, vous savez qu'à quelques formes
près la chambre dès commîmes revient à ce
que nous appellerons nos législatures il est
peu de cas qù les -pairs ne puissent dire
«nous ne sommes ici que pour orner la
scène. » Le,voeu du peuple anglais, voilà la
loi du prince et de la chambre haute. Sous ce
point de vue de presque nullité, on peut
pardonner aux Anglais l'égard qu'ils ont eu
de laisser à l'aristocratie une ombré ôVin-
fluence qu'elle n'exerce pas dans le fait*
D'ailleurs en tous pays l'opulence commande
des ménagemens et la noblesse anglaise pos-
sédant presque toutes les terres da royaume
devoit naturellement participerai! droit d'im-
poser les propriétés foncières. Notre noblesse,
comparativement pauvre i n'eût formé chez
nous qu'une chambre bien piètre il valoit
mieux pour son orgueil même, qu'elle se
confondit dans la masse de la nation, et que
vingt-cinq millions d'habitans égaux en droits,
formassent une majestueuse commune Je
reviens à votre livre $ j'en suis à la page 14 »
qui me présente le commencement d une note
interminable intercallée à ce que vous
dites dans lé' corps de l'ouvrage. Dans ce
petit hors-d'«u vre vous vous récriez beau-
coup contre le décret impolitique qui a pour
objet de mettre en commission 45 vaisseaux
de ligne. On ne voit pas ce que cette disser-
(19)
talion a de commun avec ce que vous avez à
nous dire de vos moyens surs dis nou* rtndr*.
heureux Monsieur', que
vous nous faites languir avec vos digressions
nous sommes pressés de jouir du bonheur^au-
quel vous promettez de arri-
vez-donc. Je jetterai cependant un coup-d oeil'
sur cette note, « Rien de si impolitique quel
l'armement .de ces 45
assertion qui feroit naître l'idée que ce décret
vous a beaucoup contrarié à Londres» Calcu-
lant avec M. Pitt que, si nous n'armions pas
les nottes qu il avoit toutes prêtes écrase-
roient l'Espagne isolée et tomberaient en-
suite sur nous comme l'épervier fond sur la;
colombe pour nous punir dé notrç déloyau-
të, et vous venger de nos mépris :jè con-
çois que les 'deux ministres d'état ont du être
déconcertés à la réception de cet impolitique
deewrt et que ce petit contre-tems a jette
un peulde sombre dans :votre correspondance//
comprendre ce que vous avez pu trouver d'im-
politiqué dans cette disposition naitionale. Ce
même M. Pitt à qui vous, aviez fait espérera
comme dans le ca^ de la Hollande, que nous
étions hors d'état de mettre dix chaloupes
en mer f a dû vous dire confidemment ce
q u 'il a répété vingt fois dans la chambre des
communes que le moyen le plus sûr d'éviter
la guerre, est de se tenir toujours en état de
la soutenir. La situaton de l'Europe, les pré-
paratcfs hostiles de la plupart de ses cours,
la circonstance particulière dans laquelle nous
( '*>̃̃)_
nous trouvions de
celles qui tes révolutions tout
nous faisoit une loi ide nous mettre en me-
sure contre, tous événemens préyns ou im-
prévus. Mais quel moment a-
t-on choisi pour prendre ce toit menaçant?
celui où rérjuisëinènt des finances la dé-
composition des forces militaires et: le dan-<
gér des divisions, intestines dévoient nous
rappeler la leçon' de Rousseau qui a dit que
pour instituer un peuple une condition qui
de la paix. Rousseatt n'a
pu faire la hotré»jpo-
V stttott qui il A*ë, piï rprë-
vôîr qii'un seul
d'in-
•̃ quiétude ..à tous lés despotes de l'Europe pour
les faire liguer, ou tout au moins leur faire
former des projets de ligue contré Ce peuple
isolé. Ces en
subsiste quelques; foiblés mais ao*
après
avoir portes, vous
tous «ces projets
r passeront comme
par
conséquent il n'est pas étonnant que nous
son
nous concerhoit pas.
Vous croyez ajouter de la
en nous faisant contenipler l'état
(21)
rB a
d'indiscipline de nos troupes je vous ai déjà
dit que la crise a été,¡courte: on n'a jamais
cru à sa durée que vous avez jugé très-longue,
par la raison que l'on croit aisément ce qu'on
Hesire Ibrfement. Pourquoi vous êtes- vous
mépris dans ce calcul c'est que des mate-
lots, des soldats sont citoyens et
vous ne 1 êtes pas. Je ne vous suivrai pas
plus loin dans tout ce que vous dites de pas-.
sablement embrouillé sur ce décret que vous
avez tant à cœur il est déjà assez générale-
ment connu que presque (butes les nations
( je ne dis pas tous les «gouvernemens ) en
ont Loué la'sagesse;' je plusse à ce que vous
.nous contez d'étrange de l'apathie du cabinet
britannique vous voudriez avoir l'air d'être.
r bien profondément dans son secret, et c'est
'précisément ce que vous dites lie ses disposé
tions connues de tous qui me confirme dans
l'idée avois conçue y
t-il ministres très-sages,
aient choisi pour
conhdent un homme qu'ils n'ont, jamais re-
cherché qu'en raison de son indiscrétion ?
]Jans avez-vous
su d'eux que tous leurs soins tendoient à pa.~
'r.ifier l'Europe Je cloute qu'ils vous aient
jamais fait par^île ouverture mais s'ils l'ont
faite par dérision ;Ott pour se convaincre de
votre ignorance ou de, votre insouciance
dû s'amuser de vous voir
disposé à les croire. Un homme d'une )or-:
tée ordinaire, qui en prenant son café,
liroit de teins à autre}' quelques gazettes, au-
ii»)
roit demandé à ces Messieurs si c'est pour
pacifier V Europe qu'ils 01$ engagé la Porte
a déclarer la guerre à la Russie 5 qu'ils ont
suscité la Suède contre cette même pnissance
qu'ils ont force le Danemark à la neutralité
qu'ils se sont alliés avec la Prusse forcée par
sa 'propre foiblesse à guerroyer stna cesse
que dans ces derniers tems, ils ont fait tous
leurs efïoits pour empêcher les Turcs de faire
la paix avec les Russe s^mx termes proposes
par ces derniers que, dans ce moment civils
ont des émissaires chargés de soûle vjer le Me-
xiquê; outils intriguent dans ne' colonies
pour multiplier nos embarras ? Vous
fait aucune de ces questions
parce que vous ne vous occnpçz pas de ces
[ minuties. De, même que la seule affaire du,
dévot est ceUe du salut, vous n'en avez qu'une
en tête, Cvlle Je la contre-révolution. C'est
donc d'après des propos en l'air que vous
ont pu tenir quelques membres du cabinet
b itanniaue que vous dites avec
»os législateurs que s'ils étoient mieux in-
firmes (c'est à dire aussi bien informés que
vous) non-seulement des sentiment généreux
dit. roi d'jinglKterre et des principes du sage
ministre qui seconde ses. vues suais même
"de^cê 'lui cmvitnt à ce royaume ils au-
roient été bien éloignés de leur supposer
,des vues hostiles etc. Tout cela est très-
'bien dit, mais l'Assemblée Nation a'e a mit rx
dit encore lorsqu'elle
des 45 vaisseaux qui ont dérangé vos calculs.
Après avoir péniblement parcourt cette Ion'
B4
;gue note, le finis par n*à-
voir pas été trompé par cela
ne signifie point qu'ils ne se sont pas mo-
qués de roua sans que vous vous en donnez.
Je reviens au corps de l'ouvragé (p. a5)
et je vais vous suivre dans la démonstration
que vous^annoncez de l'impossibilité où
nous sommes de faire naître un meilleur or-
dre dé choses vous allez ,^dites-vous^, déve-
lopper les vices essentiels qui rendent les
principales opérations de entiè-
rement insoutenables. Vous commences par
l'article des
Finances p f b li o. v a s>
Comme vous observiez, en débutant, que.
l'Assemblée Nationale n'a pas encore déve^'
loppé ses, vues sur cet objet
n'entrevois pas quel jugement
asseoir sur des opérations qui/sont' iL faire
mais, pour juger, vous n'avez pas besoin de
faits des probabilités vous suffisent ^vb?i«
n'avez pas le tems d'attendre ce qui sera,
vous vous arrêtez à ce qui est vraisemblable
et lisant dans le livre de l'avenir qui fut tou-
jours ouvert pour vous vous ^ne dites pas
« on a présenté >> mais un.
apperçu de la dépense annucîte, et 1-'on dé.
terminera vaguement les a^fférens genres
tP impositions et leur montant en masse., etc*
suppositions coupables de comptes rendus à
la Galonné. Lorsque vous vous permettez de
prêter à l'Assemblée, ces, moyens illusoires
(Ml
on ne peut que se rappeîler qïaeVôiis avez été
orfèvre Monsieur j^tisse /jet vous voudriez
bien létre ne -pont dire
votre avis. Il est très-plaisant de vous enten-
dre lamenter 1 'absence de tous ces braves gens
qui concouraient avec vous à maintenir l'ex-
cèlent ordre qui régnoit dans les finances >
lorsq ne ces intrus de représentais vinrent
tout bouleverser;
Après avoir énnméré tous les embarras clans
lesquels se trouvent et se trouveront tous ces
genê vous continuez en ces ternies.:
><c ce te science d'à Iministration supétieure
qui ne s'acquiert que par l'habitude et qui ne
devant çoïnpietté que dans les postes d'où
l'on peut planer sur les objets (au cont Ole
général par exemple) a sans doute p*ru peu
importante à l'Assemblée (marelle ne m'a (
pas appelle) puûsque ne s'y trouvant aucun.'
homme rlui (comme moi) ait passé par les
'grades 'de i 'administration (elle n'a pas même
songé à moi) pas un seul administrateur
pas un des membres du conseil qui ont eaercé
A C'étoit en vérité nn^pirécieux levain à
conserver que des administrateurs tels que
nous les aviunsfSDes membrues du conseil et
dessin tendans Mais^^e sentez vous pas,
Mon&ieur*, qu'il stffîiroit d'un de ces gerrs*là'
pour répondre !a contagion que tant de' mil-
.j lions. de bras
tant vaudroit41 abandonner lie royaume à ses
rnyages^ en vou« rappel! ant au ministère. Vous
réclamez en faveur de -la
-(̃O:
tàtion d'administrateurs çxércés. Eh !nç
que c'est pi écisénlënt notre
"^teraent leur proscription. Si Y habitude de ce,
genre d'affaires dtvoit produire de si pré-t
cieux dfets pourquoi donc ceux qui l'a-
,vient acquise ont- ils fait,, sous les deux
derniers régnes de' si ruineuses opérations ?
Au reste, tant que le système dés finances n'a
é;é qu'un monstrueux gritnoire je conç? i$
que, pour l'intérêt des traitans et des adaii-
nistrateurs supérieurs il étoit important
d'apprendre à lire dans le livre magique et
que celui qui avoit acquis mais à'Tiab'tudc
que vous êtes forcé de convenir vous-même
que les -adimnisti ations de drpartemcns et
autres administrations locales donneront de
l,es contributions générales (p. 33), "vous
prononcez vous-même J'éloge de là simpiicité.
du nouveau système? On vous écoute, i a lors-
que vous et la con-
corde entre les 8^ tout le
monde. fcn conçoit" îa nécessité et en espeïe
l*exister;qe« Maisoji ne sera pas également
de votïe opinion on ri% partagera pas 'vos
craintes lorsque vuus: ajoute^ que ces <léjjar-
temeus r« grtttt ront leur ancienne cornis*
tance les 1 ur éttimt ci; ers
> lès avantage j a îirule> s uont ils jouis-,
soient, le droit pul.iic qui était propre à
votre livre ebt-il rempli ^d'insinuations de cette
espèce et généralement musses ? Cest que
,vous vous obstinez d'un bout à l'autre à
prêter à tous les fiançais votrè\manièrê par-
ticulière devoir: N'est-il -pas`absurde, par
de se plier au système d'une uniformité àb-
folue qui ne laisse subsister aucune distinc-
tion, tandis que c'est précisément ce système'
qu'on regarde comme le chef-d'œuvre de la
constitution Les opinions pèuvent être*par-
tagées sur une infinité de pointa mais c'est
être trop enclin à fronder que d'attaquer le
précieux principe de l'uniformité dans l'or-
ganisation sociale.
Ici, ( p. 35 ) votrs"Héuvrez le livre de nos
destinées et vous vous attachez à considérer
plus en détail, ce que dès-à-présent on peut
appercevoir dans l'avenir vous commencez
par l'examen de l'état actuel des finances pu-J
bliques. Je prévois d'avance qu'à cet égard
je vous abandonnerai à l'âtimadversîon d'é-
crivains plus exercésTque-iECH dans ce genre
de controverse. Autorisé par l'exemple des
temps passés à douter de l'exactitude de vos
comptes cent fois démontrés faux et re-
produits cent fois avec la même subtilité la
même arrogance jppuf vos calculs et vos
ch if ires, je vous renverrai aux ouvrages 4©
M. Hecker et d'autres juges compétans en
ces sortes de matières me bornant quant à
moi à vous faire quelques observations sur
ce qui est dè viur. raisonnement.
Vous cherchez àpréjugef s'il sera possible
de lever en sus, des impositions subsistances,
'\wY
,une contribntion gêné
ce qui se trouvera manquer au revenu fixe,
comparé aux dépenses fixes et' selon votre
manière raisonner, voue com-
mencez par poser des bases fausse» vous dites
que 4e déficit annuel, quW devrait croire
petru effet
mens. a or-
donnés s1 'est 'accru à un point
v incommensu t able* Je commence par vous de--
mander Monsieur qui a pu croiréce déficit
comblé Vous. qui en Cqniipissitt mieux «jue
personne je suis sûr que
vous n'avez pas même supposé qu'il pût être
jamais comblé } vous aviez arrangé tous vos
comptes sur la banqueroute; vous n'aviez, en
sortant de place préparé aucun moyen de là
piévenir-j vous passiez avec votre
sur terre étrangère et vouseajpériez fortement
que 1 impossibilité où vous laissiez vos succes-
seurs de répart- les maux que vous aviez faits,
les forçant successivement à abandonner le
timon vous vangeroit en quelque sorte vouas
mettroitdu moins dans le cas de dire aux an-
,gluis: « Vous voyez que la place de ministre
des finances n'est pas tenable. 3* Avec quelle
confiance avez-vous tenu ce propos° lors de la
retraite de M. Neckerf cet événement est bien
récent depuis, l'Assemblée n'a pas eu beau-
coup de tems à donner à une opération anssi
difficile que celle .de réparer les désastres que
vous avez accumulés sur ses bras; vousVignor
rez pas d'ailleurs que la majeure partie de ce
tems précieux lui est journellement dérobée
<)
par des par des tracasse-
ries oiseuses que de ses membres
;'qui,. vous lisent avec au-
tant, vous marque
mais de ce qu'une chose ne6t
point feitç, il ne
.sable, au chagrin de voir, com-
bler ce {Jefîcit, objet de
ques j voyons comment vous cherchez à dé-
jmontre^ qu'on n'y réussira pas. Je vais suivre
i votre division, II faut connaître avant de
juger, i«. !'ouv«r-
ture de l'Assemblée.( 2f Ce qu'est le déficit
nouveau composé des pertes sur le revenu et
des augmentations de dépense. 30. Ce qu'on
peut vues de TÀssem blée.
Je remarque pour la seconde fois qu'il est
bien extraordinaire que Vqh &is$e les frais d'un
gros livre uniquement ppwr raisonner sur des
des vraisemblances des au-
gares,! mais c6mm.fi ce gros li»re parait avec
vaises faut
en relever Jesinepties j après un incendié, on
voit les travailleurs cherçaer, dans les débris
les plus foi bjes étincelles.
Vous débutez par nous donner pour autorité
votre compte-rendu. Je récuse cette autorité;
je récuse votre témoignage contre 'erreur que
vous attribuez à^M. Necker> lorsqu'en
il présenta d'autres comptes
raux 5 je répète que je n entreprendrai même
pas la vérification de ceux que ou 8 présente'
rez,, et je plains bien sincèrement l'écrivain.
( *9 )
-\ou les de cette
tâche. Cependant, pour ne tout-
à;faït la discussion de vue, pour entretenir
ujie sorte de liaison entre les différentes parties
je consignerai
ici Vos votre adminis-
tration ii5 raiUidns j" soiis celle ,de M. Nec-^
kér– -56 raillions. Vous prétendez qu'au. lieu.
de cette réduction de cinquante: heu.t millions
̃le 'déficit, étpit augmenté, sous' Bï, Necker,
cfun million deux cens mille livres. D'autres
examineront cette différence dans le déficit
ancien. Passons au nouveau.
Selon votre résumé, le montant actuel. du
"dièlicit seroit comme il suit
dont ien'al-
loue pojint l'infaillibilité pas même la fidélité,
apçer^eve'z que /vous r aves^ oublié
de porter en compensation des diminutions
̃
.(••3o)
du revenu 1, le produit des inpositions decré-
remplacement de la gabelle, etc.
VoilaVn oubli bien étrange Avec de pareilles
absences d'esprit, on feroit faire banqueroute
à un particulier qui auroit plus qu'il ne faut
pour payer ses créanciers et cependant, en
reconnoissant vous-même cette petite réti-
cence j vous vous vantez de n'avoir pas exa-
1 géré le déficit que vous voudriez porter en?
core plus haut Or, tel est votre desi de ren-
dre la liquidation imposs ble en apparence
que vous ne vous bornez pas à exagérer ce
«Jeficit à supprimer les moyens de le remplir;
désespéré de voir que maigre vous la nation a
ces moyens dansées mains, vous les attaquez
comme illégitimes. Pour répondre à cette asser-
tion inconsidérée j'attendrai que vous
niez à la preuve que vous annôrrcezj il suffit
d'établir pour le moment que cette assemblée
q^e vous accusez sil égerewent de ne s'être ja-
mais occupée du mode de liquidation qu'exi-
gent les remboursement à époques l'avoit si
sérieusement pris en considération, que son
comité des finances dans son rapport du 27
aoùi dernier, en proposa deux le pionnier »
qui consistoit à prendre-sur la vente de3 biens
nationaux 562. millions 600 mille livres pour
faire face ces reinboarsemens, est rejette,
par vous; parce qu'on ne s paye pas ses dettes
avec l'argent d'autrui. Voyons ce que vous
direz du second. Le comité proposoit de fbr-
v mer un fond d'amortissement de 26 millions
7Q0 mille livres pour servir, en y joignant
l'accumuiatiou des intérêts éteints à se libérer
(3i)
dans un espace de trente-deux
ans de cette masse. Ce second mode vous
l'improuvez aussi quoiqu'en vous glorifiant
d'avoir proposé quelque chose d*approchânt à
l'assemblée des notauîes et pourquoi cette
idée du comité ne mérite- t-ellé pas votre ap-
probation ? C'est que, sous quélbues rapports,
elle diffère de la vôtre. Ici., suivant toujours
votre manière de voir vous supposez aux
rentiers qu'il faudroit rembourser toute la
mauvaise volonté, tout l'incivisme qui vous
dévorent il semble f à vous entendre que
tous les François seroient chicanneurs comme
vous qu'aucun ne se prêterait aux circons-
tances, à la difficulté des tems qu'ils exigé-
roient qu'on les remboursât strictement aux
époques stipulées qu'ils ne feroïent pas- ptus
quartier à la nation que vous ne seriez dis-
posé à lui en faire, si elle avoit encore quel-
qu'intérêt à démêler avec vous (ce à quoi vous
avez mis bon ordre ) tandis que ton* les sa-
crifices déj à faits, par cette nation généreuse
attestent que la presque totalité des citoyens
seroit contente d'être remboursée à dix ou
vingt ans près de l'époque particulière "q«i lui
seroit assignée pourvu que d'ailleurs elle fut
sûre du paiement des intérêts et certes il n'y
a pas à Cela un mérite bien extraordinaire
vous aviefc mis la banqueroute dans une évi-
dence si frappante, que tout le monde s'es-
time heureux d'y avoir échappé, et dé compter
sur un remboursement certain, quoiqu'illi-
mité quant à sou terme.
A regard de ce que l'égoïsme vous fait
<?*.)̃
ajouter
c'est
ijir l'univers,
vais ne
forme Mh celles
.que vous vos
jours. J'aurois. un conseil à
monsieur, ce serok de ne jamais parler de
votre ou de vous résignera
etetnelles.
assez que vu la situatiou dans laquelle vous
vous trouvez a l'égard de la nation', il ne
tous
finances de répondre A aucune, question iln-
le fil de don n^
le déficit à raison auxquels
vous portez contractées
sous la condition à
dues, je porte donc, selon vou# > le détteit
annuel a a5o m il lion s ee que je n'alloue
point; mais il faut passer aux inductions que
vous en tirez. ̃ t.
Je dois arec
rapidité dont
j'aurois besoin,
puisque
saisir les faux
vos çalculs
quer et prémunir ainsi, mes concitoyens con-
l?e Je& prestiges de •:? Nous
(33>
Nous voilà arrivés à la page 61. Après avoir
constaté l'accroissement du déficit annuel
vous voulez augurer celui du capital de là.
dette publique depuis trois ans et vous voilà
encore sur vos tréteaux vous ne pouvez voua
dispenser de nous dire qu'en 1787 l'assem-
blée des notables cherchant à mettre fin aux
emprunts vous vpus déterminâtes à déchirer
tous les voiles est si l'on vous en eût laissé
le temps vous alliez faire tout le bien qui
reste a faire. Les retranchemens dans la dé-
pense la suppression des privilèges étc. etc.
Vous étiez prêt mettre au niveau la recette
et la dépense mais qu'arriva-t-il ? vous fûtes
sacrifié Tout ce que l'on peut dire â cela, c'est
que a'est bien dommage car si votre adminis-
tration eût été prolongée, nous n'en serions pa*
où nous en sommes et la banqueroute nous
eût épargné tous les désastres que la révo^
lution a entraînés à sa suite nous jouirions
encore de toute notre jj^oth? les ministres de
toute leur puissance j tes nobles de toute leur
influedce ;.1es magistrats de toute leur im»
portance; les bénéficiera de toutes leurs dix-
raes et le peuple de toute sa misère. Mais
tout cela n'entroit point; dans les décrets de
l'éternel, il falloit que le successeur et l'émule
des Sully et des Colbert fût
pourquoi nous en sommes venus au système
ruineux des ernlirunts et même au plus dé-
sastreux de tous, celui de çrder des assi-
gnats \\l i •̃"
Je reprends votre tableau de situation
Au-lieu dites-vous de créer de nouveaux
f.*4.)
împêts en s'est obstine faire des emprunts.
Ce tableau quand il seroit réduit à la
Terité n'est certainement pas riant mais
les con.yul.sions qui ont forcé
depuis votre admi nistration à ces emprunts
dans tous les temps à la cause d A
premier déficit dans
vès dissipations.. lit n'est pas dûutetKt qu'un
ministre qui dans des^ temps oïdinaires^au-
l'oit il dans le cours < de 'trois ans accumiuié
de tels arriérés meriteroit la corde maii les
18 derniers moins sontils dea temps ordinaires ?
Et le bouleversement opéré par la rérolutioft
Si'a*t-il pas nécessairement influé sur i'étafc
̃èps 8iicces8eiïxs tin peu d'ordre et d'é-
conomie vous eussent suffi dans le calme:
la tempête que vous avez préparée
être conjurée que par des eiïorts surnatu-
tels, des sacrifices' immenses; par- confié
i
C a
quent on ne
entre vos dépenses excelles que les circons-
tances ont nécessitées. Yos prodigalités étaient
inexcusables par1a raison .qu'elles n'avqient
aucun objet de bien public nos sacrifices
commandent l'indulgence parce qu'ils 'étaient
inévitables et que nous devons noué estimer
heureus;;de M açoir, pu, faire. Comm» je prends
la liberté si gravement.
4I est de ,.toute Justice mte j'examine la text»
tatiye que vous faites de vous justifier dans
une note que je remarque con-
tinuant de comparer votre administration avec
'les opérations que îe nouvel ordre de choses
ont rendu 'forcees. Vous vous récriez sur l'in-
justice des hommes qui vous ont accusé de
gaspillage, parce qu'ils n'ont pas bien, entendu
.vos comptes, et vous ont rendu responsable

vous avez laissée en arrière en quittant le
ministère tandis que l'on n'a pas même
demandé compte de la gestion de vos suc-
cesseur^, entre les mains desquels 800 mil-
lions seront éclipsés, on ne sait comtncnt
oh humains vous écriez-vous
humaine, vous répondrai-je
comment vous croyez que quelqu'un doute
dans le royaume de l'infidélité de votre ges-
tiqn si fait moins d'éclat, vous
réussie dévoilée vous-même pa.r l'étalage
imprudent que vous n'avez, .cessé; cfô- faire
depuis, d'une opulence si récemment acquise.
A l'égard des comptes de vos successeurs,
été mis sous les .yeux de l'univers
( 56
et je ne connois que voua qui ayez élevé des
nuages sur leur exactitude à l'exception d'un
fou qui a annoncé, il y a quelques semaines,
qu'il alloit faire Pun procès à M. Necker,
pour 5p millions dont il lui demandoit la
restitution tant en son nom qu'en celui de
nation. Toutes ces vérités^ monsieur, sont
notoires, et plus vous remuerez de teltea
ordures, plus vous vous ferez de tort à voua-
même.
Après avoir établi le montant des arriérés de
toute espèce vous y ajoutez avec raison»
comme étant a la charge de la nation le
remboursement des offices, charges, emplois
militaires gouvernement et cautionnement
supprimés et d'après le rapport du comité,
vous portez ces objets à 86a millions 45o mille
livres. En déduisant les gages qu'il faut payer,
Annuellement vous réduisez cet article à
rachat des dixrues inféodées vous portez
100 millions de plus en compte. Persistant à
regarder la création des assignats comme
emprunts attendu que vous avez soustrait
de la première émission de 400 millions le
remboursement des avances de la caisse d'es-
compte en ajoutant à ce qui reste, 100 mil-
lions de plus pour les besoins les plus pres-
sans vous ne portez 55 millions
et de la réunion de ces trois derniers objets
aux 800 millions d'emprunt, vous formez
un total de ia55 millions.
< Voilà un grand désordre j'en conviens
pa portant toujours mes idées, )vers la cause
(3* y
C3
première après l'avoir présenté sous son plus
décourageant aspect, vous êtes curieux de
préjuger autant qu'il eàt possible ce que
pourront faire pour le réparer, soit l'Assem-
blée actuelle soit la législature qui lui suc-
cédera.
Vous savez à-peu-près que la première a
deux moyens en vue Fun de créer de nou-
veaux assignats pour solder en tout. ou en
partie la dette exigible, et fâciliter la vente
des domaines nationaux l'autre de faire
une refonte générale de toutes les contribu-
tions, et de régler les produits de leurs diffé-
rens genres, de manière que leur réunion
puisse atteindre le niveau, des dépenses né-
cessaires.
Vous sentez parfaitement hien que, dans ce
cas, il ne s'agit que de se décider pour l'un
4 ou l'autr e de ces moyens, et que tous deuil
rempliraient l'objet le plus. pressant; mais\
c'est ce qui ne convient pas à vos vues est
comme si vous pouvie espérer que votre opi-
^l'espoir d'égarer l'Assemblée/vous vous effor-
cez de lui prouver qu'aucun^ de ces îexpé-
diens ne sauvera la chose publique.
En parlant du prerrier vous entrez dans
des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-
à-fait (sainsi que je vous ai témoigné en dou-
ter) Centre le premier et le i5 octobre que
vous avez écrit votre gros livre } car à cette
époque il y avoit déjà long-tems que le parti
de 1 Assemblée étoit pris et connu à l'égard de
la seconde émission d'assignats; ainsi, tout
(38)
ce que vous rapportez
Heu dans le tems, est absolument hors d'œu-
;vre j vous eussiez mieux
au fait, et de poser comme tel que cette nou-
velle émission est de 800 millions qui, ajoutés
aux quatre premiers, constituent U;ie*somaie
de 1200 millions déj a assignés aux besdins ur-
gens de la nation j je passe donc sur le rap-
port que vous faites des débats qui eurent lieu
en cette occasion /tout françois les sait par
coeur. Ce n'est pajé que je ne sente parfaite-
ment que vous aviez intérêt à'Jes faire revi-
vre pour saisir l'occasion, d'agiter, la question,
particulière relative à la nature des assignats^
or il n'est pas étonnant que vous la: tranchiez
et que vous les
dans la forcé du terme vous paroissez
regretter de n'avoir pas ajputé Fépitbèta
mauvais* Mais vous vous dédommagez am-
cette" contrainte en vous rejet-
tant l'on fait de
cette ressource, ®
Ici vous ayez probablement recours
tercaïatiôn j vous apprenez en 'écrivant
(long-rems avant le 1er. octobre). que la se-
conde émission d'assignats est décrétée à la
concurrence de 800 millions ce que vous
dites quadrupler la dose
dérer que le quadruple de 4°° donneroit
%6oo millions j. vous ne
de telles minuties :J on pourroit cependant
vous observer que vous ne donner pas dans^
une telle assertion une preuve bien frappante
de votre éloignement pour cav
(V)
d4
•nfin 800 millions de plus ou de moins danï
un compte sont quelque chose.
En parlant d'une émisson si considérable
il ne falloit pas manquer de prouver qu'elle
est hors de toute proportion et de répéter
les argumens employés par quelques membres
opposans tels que vous les avez transcrits de
nos journaux. C'étoit en même-tems une%elle
occasion de faire un modeste étalage de vos
vastes connoissances en matières monnétai-
res vous la saisissez, et nous devons à cette
démangeaison d'en parler, une savante disser-
tation sur la mesure qu'il faut de numéraire
en circulation dans un vaste empire tel que^x
la France. Je ne sais si vous renrarquezr
comme moi Monsieur que ma lettre est
fort décousue; mais je ne sais qu'y faire, je
me traîne comme je puis sur vos pas, j'en-
1 jambe quand vous enjambez et quelquefois
je crois suivre un voltigeur. Cette remarque
m'engage à vous dire, en rassant, que l'or*
dre ne constitue pas le mérite de "Votre ou*
,-rage. x
Sur ce que vous rappellez de Tôpinioà de ?
quelques chambres de commerce de celle
de quelques membres,, de l'Assemblée Nâtio-'
nale relativement au. défaut de proportion
dans cette seconde émission de numéraire 5 je
ne répond qu'un mot l'expérience a sanc-
tionné la mesure j il est de fait que les assi-
gnats ont produit par-tout l'effet que leurs
fauteurs ay oient fait espérer^, celui que pro-
duit un fleuve débordé sur une vaste étendue
de terres desséchées. Ils ont porté par-tout le
soulagement et le degré d'aisance auquel on
doit borner des vœux raisonnables dans des
touchent de si; près encore
a en sorte que vous
vous êtes livré a des lamentations superflues'
sur lé sort de votre chère patrie que les assi-
gnats n'ont point submergée, mais vivifiée
en sorte que, j si vous composez un autrë beau
livre pour détourner l'Assemblée de recourir
une troisième fois à ce ruineux expédient il y
a peu apparence qu'elle ait égard à vos admo-
nitions; en aorte que toutes ces circonstances
sont .très contrariantes pour vous en ce
qu'elles pour accélérer
cette chère contre-révolution à !a poursuite de
laquelle vous, êtes en pèlerinage en .sorte que,
pour ne rien oublier le bel éloge que vous
faites de M. de Landine et de tous les mem- j
bres qui, comme lui, ont voté contre cette
émission, a presque l'àir d'une satyre puis-
que l'événement a prouvé ou que ces Mes-
sieurs jugeoient mal, ou qu'ils|avoient des
raisons particulières d'égarer le jugement de
l'Assemblée..
De l'affectation avec laquelle vous vous
obstinez! considérer nos assignats comme pa.
pier-monnoie il résultoit nécessairement que
vous ne manqueriez pas, pour le discréditer,
de l'assimiler au. système de Law, que voua
compileriez tout ce qui a été dit dan 8 l'As-
semblée sur le papier des américains qui
étoit territorial comme le nôtre, et qui a
perdu jusque ç5 pour 100, (il falloit ajouter
comme perdra le nôtre) vous n'avez pas eu
( 4* y
plus de peine à trouver,
ports imprimés par nos journalistes qu'ante-
rieurement, le papier-monnoie delà Pensil-
vaille, sur les plus beaux biens
de cette province (il
que ceux de Clervaux et de Citeaux) n'avoit
pas atteint la valeur dès feuilles qui tombent
en automne. Enfin il ne vous en a pas coûté
davantage \pour nous- présenter comme fruit
de vos profondes' recherches que le même
papier a failli ruiner la Suède, et que celui
qui circule actuellement en Russie perd 35
pour 100. Avouez malgré tout cela que
si vous étiez à Paris la grande habitude que
vous avez des affaires de finances vous tente-
teroit prodigieusement d'envoyer des sacs
Ô'écus à la rue Vivienne pour gagner les 5
et demi pour cent d'intérêt légitime sans
compter les petits coupons de- 1 et demi pour
cent dont on -ne fait pas mention ( quand on
a de l'expérience) + et qui, porje^ce petit inté-
rêt à sept pour cent. Avec l'argent que vous
pouvez employer à cet honnête trafic vous
feriez presque un aussi bon coup que celui
delà fonte des louis d'or. Vous mettriez vos
assignats en sûreté et vous dormiriez très-
tranquille mais vous ne chercheriez pas
moins à troubler là tranquilHté d'autrui. Vous
demanderiez d'un air alarmée à vos voisins >
s'ils sont assez fous pour croire que du papier-
monnaie qui n'a réussi ni en France ni en
ni en Suède, ni en Russie aura
un meilleur sort si l'on en fait un second essai
en France Voilà ce que c'est que le ci-
u*
visme, voilà ce que c'est que de raffoler de/
sa patrie au point de: déraisonner en travail- V
lant pour son salut.
Je conviens que ce que je viens d'extraire
de vos opinions relatives aux Jeux émissions
d'assignats tétait écrit avant que vous fussiea
instruit de la quotité de J a seconde ce qui
n'est pas un knotif qui prouve la nécessite de
l'imprimer car vous auriez dû sentir
r si peu avancé dans la confection de votre ou-
vrage) que tout ce qui précédât devenoit du
pur verbiage mais vous avez dit quùd^
scripsiscrïpsi} et je 'sais combien il en coûte
aux entrailles paternelles d'un-- auteur, de
renoncer à aucune partie de ses productions.
C'est donc à proprement parler à la page
89 que commence ce= que vous pouvez dire
de 1 opération des assignats, avec
sance de cause. C'est au înofoent précis où,
vous vous trouviez en composant cette page
que vous; avez su que les deux émissions
étoient bornées à 1206 millions ainsi, tout
ce que vous aviez écrit dans la supposition de
4e«x milliards en ne
le faisant pas vous avez l'air d'écrire pour
le libraire plus que pour le public. N'importe,
vous avez actuellement la boussole sous les
yeux, vous ne pouvez plus vous égarer
voyons comment vous vous y prendrez pour
réduire, s'if est possible à rien ou à très peu
de chose la valeur de ces assignats), et la pro-
babilité de leur ressource.
Vous commencez par diviser la somme en
deux parties dont la première pourrait être
(Ai)
appliquée des achats de biens nationaux;
l'autre moitié subdivisée en petits assignats
alimenterait la circulation mercantille four-
niroit au paiement des impositions, et de
quelques créances. Mais observez vous, est-
il bien sûr que les personnes entre lesquelles
ces 600 millions hypolhéticjiieinent assignes à
l'acquisition des biens dit natiotnaux seront
disposées à acheter des propriétés Foncières
dont V aliénation, /t'est pas incontestable.
Combien disent ces quatre mots combien
n'avez'vous pas espéré que seroit profonde
l'impression qu'ils feroient sur des acqué-»
reurs timides Combien ne vous êtes-vous pas
félicité d'avoir pu comprimer dans un si pe-
tit cercle d'expressions qui ne semblent pas
tirer à conséquence ces discours
beux de MM. de l'opposition sans compter
les pamphlets de leurs affiliés. Ceci, Mon-
sieur, est du plagiat, comme presque tout
le reste mais c'est du plagiât d'une grande
élaboration cela a dû vous coûter plus que
n'a c^âjté à Despréaùx le \plus beau vers, qu'il
ait fait, ikfaut cependant que je vous observe
que vous ù-'âvez pas ét^ plu^ heuieux dans
cet apperçu que vous ne l'avez été dans votre
manière de prédire le sort des assignats. De
même que ceux-ci au-lieu de submerger la
France dans leur prétendu débordement
n'ont porté sur sa surface qu'un arrosement
salutaire de même jcsux-là ces biens na-
tionaux sont recherchés avec avidité ,!| ven-
rapidité, -sou venf le double géné-
ralement un tiers au-dessus de l'estimât ion
<̃ 44 )
Les choses sont ainsi Monsieur; je souffre
pour vous tout bon citoyen éprouvera le
même sentiment mais avec toute notre
bonne volonté pour vous 'nous ne pouvons
pas empêcher que les choses soient ainsi.
Au reste que n'avez -vous écrit plutôt, je
suis persuadé que si tous ces Insensés qui
portent leur argent à la nation pour se saisir
de quelques reliques de moines avoient su
à tems que M. de Galonné ne le leur conseil-
lait pas qu'il n'y avoit pas de sûreté à le
faire ils se seroient bien gardés de donner,
tête baissée dans la folle enchère. Mais peut-
être trouverez-vous quelau'autre anicroche
dont il ne sera pas si facile aux soi-disans
patriotes de vous tirer. Je l'examinerai avec
la candeur que j'ai apportée jusqu'ici dans
notre petite controverse si, pour être heù-'
yeux, il faut que nous nous laissions entiè-
rement guider par vous j'en conviendrai
franchement, je prendrai seulement la liberté
de jetter un coup-d'œil sur la route que vous
nous conseillerez de prendre.
Quoi vous revenez encore la dégrada"
tion probable du prix de nos assignats, et
vous ne trouvez guère que dans cet évé-
nement l'espoir de vendre Nos domaines,
parce qne si cette monnaie, fictive se
dite ci l'excès par sa surabondance comme
il est vraisemblable elle se portera forcé*
ment vers des achats 'lui en seront le seul
refuge. Cè serolt verbi^er comme vous
en pure perte, que de vous répéter que les
assignats ne seront point dégradés. qu on ne
(45)
s'apperçoit pas qu'ils soient en surabondance;
efc-gue si nous pouvions nous soustraire au-
fléau de nourrir et d'engraisser encore quel-
que8 cehtaines dans
tes finances de ces harpies de la rue Vi-
vienne, les assi ats et les écus seroient in-
ContestablementJaiil pair.
Je vais prendre actuellement en considéra-
tion le dialogue que je remarque ( p. ai )
vous y paroissez comme premier interlocu-
teur, et vous adressiez la parole à je ne saia
qui mais prenez que c'est à moi. Vous me
demandez « pourquoi tandis que le clergé
offroit à l'Etat un secours- de 400 millions »
lequel, sans aucune violence et sans au-
cun dérangement de l'ordre public, auroit été
d'une grande utilité; pourquoi dites-vous,
avons-nous préféré d'expolier tyranniquement
et scandaleusement ce même clergé de la to-
talité de ses biens ?
La réponse que vous me prêtez est à peu-
près celle que je vous ferais il n'y avoii au-
cun autre moyen de sauver l'état} uisis j'y
ajouterais les considérations et les restrictions
suivantes.
Je ne conviens pas que le clergé ait jamais
joui en propriété des biens affectés à 1 entre-
tien Il n'y a donc point d'expolia-
tion on ne peut dépouiller personne de ce
qu'il ne possède pas. Le clergé n'étoit qu'u-
sufruitier de donations faites par la piété de
nos përes non à tels ou à tels individus
mais à des hospices de charité dont ces indi-
vidus étoiept les directeurs salariés en leur
coâtinnant leurs salaires, on remplit à leur
^gàrct tmit ce <j ne remplit requit en rédui-
sant ceux de ces salaires qui étaient scanda-
leusement excessifs on remplit le premier
des devoirs du gouvernement la surveil-
lance des moeurs et l'on se rapproche de î^eS-
prit de l'église primitive trop lo»g-te|ns perdu
de vue ou méconnu en un mot, abstraction
faite de l'intérêt général de la nation il étoit
de l'intérêt particulier des neuf dixièmes des
membres du clergé qu'on assurât leur subsis-
tance t^ès-exigue dans beaucoup de maisons
^beaucoup d'autres. A l'égard de l'autre di-
,que que des ou à. cainail à
crosse ou à mitre se vautrent dans les sen-
superstitions.
«Mais, répliquez- vous, ce que vous dites
de la situation de coinmandoit ini-
| péi'ieusement qu'on fit' usage de cette rcs-
que soustraction faite
abolie, ce qui reste des biens ecclésiastiques
ne suffira pas pour donner du pain à
cellesqu'o^ dépouille pour les frais* du culte,
et leaautfés'
À cela je réponds que rien n'est moins re-
connu; que nous croyons au contraire que
tous, ces frais prélevés nous tirerons de très*
grands secours de
vez raisonner ainsi qu'en portant les biens
au tiers de leur yaleur réelle. Au
surplus, je ne pourrais vous écouter de
(47)
parlant des corporations
ecclésiastiques vous dites quel/es servent
la royauté Je sais que les Jésui-
tes ont réussi quelque tems à maintenir ce
principe comme article de foi. Certes ils. le
prouvoiqnt par l'exemple, lorsque l'aide du
fer ou du poison, ils appuyoiênt les préten-
tions d'un Roi contre celles d'un autre. Rien
de si dangereux que ces cprporàtibns en gé-
celles des prêtres ont causé plus de ra-
rages, par-tout ou. elles ont existé, que la
guerre la peste la famine et tous les Beaux
réunis à-la- fois. €e sont de ces vérités qui
vous sont connues comme à tout être Intelli-
gent,, mais dont il ne faut pas convenir
quand on s'occupe de contre-révolution.
Je vous exposerois à trop de ridicule si je
vous serrois d'un peu sur ce que vous
témoigne* de sensibilité pour ce pauvre clergé.
Il seînbleroit à vous entendre, que npusgne
laissons aux religieux religieuses que
leu,rs. sandales et que
nous Jejs état .en leur di-
sant « allez chercher votre vie. » Ces minis*
ires d'une religion bienfaisante qui, au-lieu
sa char-
ge,l que l'on pour-
soupçonner de chercher à soniever
ce peuple pourquoi,?! c'est que vous êtes tou-
jouW^rempli dé votre • jiinportaiice. Très-cer-
^ïnement il remarque votre intention, mais
point k ponséquence; Vous faites
Cependant bien de vous tenir hors de sa por-
lui débitera comme vous le faites,
(48)'
qu'il est devenu persécuteur inJwtnaln de
et sectateur
aveugle de ceux qui le sacrifient. Il naît des
êtres malheureux qui, dans le cours de leur '̃
vie J»e peuvent ni faire fine action honnête
ou lequeF nourrit l'autufr
Vous répondrez
yra en vue. Hé men, le moine ne nourrit
pas le pauvre il lé mange il dévore sa sub-
sistaiïce c'est une chenille qui ronge tout
ttn animal immonde dont la vaste panse ên-
gioutit tcut jusqu'à 'la^otimture et vous
voulez qu'une nation 'périsse plutôt que de
retrancher un plat du réfectoire d'homme.
ses uniquement pour consumer les fruits de
la terre.. Ne devriez- vous pas au contraire
admirer ta munificence a
gnonsàchacun d'eiix'dequèi engraisser annuel-
lement vingt animaux plus utiles
verez, s'il vous plaît vue que
les moines fainéans sur le sort desquels vous
paroisses vous appiroyer plus particulière-
ment. ̃ • k
̃ Combien il est difficile Monsieur de vous
fixer sur un objet; on ne peut rien terminer
avec vous toujours de branche en branche'!
vous avez l'agilité de l'écureuil Quoi !'vous
me ramenez aux doutes qui doivent s'élever
sur la validité des ventes dé nos biens natio-
̃ V naux Êli
les tour*à tour sûr ïous tes points de ce vaste
royaume voyez la foule
se pressent parts.Je vois cela
dite s- vous,
(49),
mais comme tous voyez en mâmt-
tems la contre-révolution s'approcher vpug
ne dissimulez pas que tout contrat ainsi, passé,
est de toute nullité et vous conseillez aux
amateurs de ne pas se presser '} de sorte qu'à
^rotre compte npusjau tons de belles restitu-
ions à faire. t)e seul mot de votre ouvrage
v xfce donne la clé d!un paragraphe que jejisois^
il y a quelques jours dans urfe feuille an-.
gloise il s'agissoit de votre départ pour Î'I-
talie l'auteur disoit qu'il y avoit toute appa-
rence que Londres ne vous reverroit plus-
ilarcé que vous ne rentrerez eirfrance qu'a-
rvec l'armée des princes, "et que vous seriez
déclaré sur-le-champ premier ministre, à rai-
son des services que vous auriez rendus, à la
reine. Ce souvenir me Frappe il est dans
votre caractère d'avoir fait cette confidence h
quelque grand aurez cru
qui s en sera amusé et en aura fait
chaudes à la cour. Je suis d'ailleurs plus. initi^
qu'un autre, comme vous
dans le secret de votre correspondance avec ïa
reine, cette connoissance m a causé assez d&
déboires pour que j'en aye conservé le cuisant
souvenir de sorte que ce 'mot seul ne vous
pressez pas, est pour moi, comme ^si vgks
disiez et J'arriverai à tems pour mettre
tous ces désordres, tatous peu
toutes 7
Je relia deux fois le où vous dites
u Achevons d^ prgpver que ni cette violation
de propriété ni les assignats
imaginés pour la consolider ne peuvent
i* )
jfkire aucun bien à l état. » Ce mot achevons
suppose de votre part un commencement de
tial, si je n'ai pas prouvé jusqu'ici que vous
ne prouvez autre cçose <|ue la subtilitô de votre
esprit fertile en intrigue, la fausseté de votre
jugement la malveillance qui vous ronge. Au
reste il n'est pas étgnnant que vous voua
écartiez touj ours de la démonstration que vous
annoncez en tète de chaque article que' vous
traitez; il est des choses indémontrables de
leur nature; et c'est à ce genre de difficulté
tirant sur l'impossible, que vous vous attachez
de préférence. Avec une telle manie on peut
étaler un peu d'esprit, mais on compromet
singulièrement son bon sens. Réveillez-vous
uü instant relisez cette assertion que vous^
'Tenez de hasarder.. et voyez s'il existe un'
̃ iiomme raisonnable qui ose établir en fait que
trois ou quatre milliards ne feront aucune bien
un peuple périssant faute de numéraire,
écrasé sous le poids d'une masse éRorme de
dettes réduit, faute de toute espace de cir-
son agrjicttltui e son
commerce, toutes Us branches ce son indus-
trie; c'est ceper^nt te que vous venez de
£Oser en fait, vingt lignts plus haut, et c'est ce
«fuie vous prétendez Oh!
comme les passions aveuglent l'entendement
Voyons vos preuves., Probablement je les at-
tendrai long-tems, car vous vous. jettez dans
âme discussion aride sur une question qui
perdu il y a long-tems tout son intérêt celle
Se la préférence 4 donner aux quittancée de