La boîte noire

La boîte noire

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57 pages

Description

Marie a grandi dans une famille où le sexe était à l'index. Son père qui était un homme alcoolique et violent envers sa mère rabrouait toute parole ou geste à connotation sexuelle. Dans son esprit, le sexe était sale et le corps répugnant. Marie en restera émotivement bloquée jusqu'à l'âge de trente ans, alors qu'elle rencontrera un vieux clochard sympathique. Celui-ci lui remettra une petite boîte noire qu'il prétend être magique. La vie de Marie en sera complètement chambardée. Elle connaîtra dès lors des expériences sexuelles d'une indicible perversité, dont elle obtiendra des jouissances qui la feront littéralement mourir de bonheur.

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Publié le 19 décembre 2016
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EAN13 978-2-9814947
Langue Français
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La liberté d'expression

La liberté d'expression est ce droit humain fondamental, par lequel une personne peut communiquer avec ses semblables sans restriction de la part d'une quelconque autorité. Sur le plan de la sexualité, ce droit a été largement bafoué sous le couvert de la pudeur et de la moralité. Encore aujourd'hui, il existe maints organismes de censure qui briment la liberté d'expression. Ceux qui pratiquent la censure, se donnent le droit de juger et de condamner le contenu d'un ouvrage, au nom de l'ensemble de la société. En général, la censure est imposée en fonction de l'opinion de la majorité des gens, mais également en fonction d'interprétations personnelles de la part des censeurs, brimant ainsi les droits des minorités.

Tous les goûts sont dans la nature et chacun devrait avoir le droit de partager ses visions avec des gens qui lui sont semblables, sans interférence de la part d'une tierce personne. Heureusement, l'évolution suit son cours au fil des générations, alors que l'on voit les barrières de la censure se lever une à une. De plus en plus de gens démontrent une ouverture d'esprit remarquable en ce qui concerne le respect des idées et des opinions, tout comme les comportements d'autrui.

D'un autre côté, on doit demeurer prudent dans l'exercice de sa liberté d'expression, pour ne pas offusquer ceux qui ont des opinions contraires aux nôtres. Les tendances sexuelles sont une affaire personnelle et ne devraient pas être affichées nonchalamment aux yeux de monsieur et madame tout le monde. Un minimum de discrétion s'impose afin de respecter ceux et celles qui ne partagent pas nécessairement nos goûts. Il faut aussi penser aux enfants qui n'ont pas la maturité nécessaire pour être exposés sans considération à toutes formes de sexualité, alors que leur développement psychologique pourrait en être déformé.


Avoir des déviances sexuelles, est-ce normal ?

Non seulement que c'est normal d'avoir des déviances sexuelles, mais le contraire justifierait un certain questionnement. D'abord, qu'entendons-nous par déviances ? Selon "Larousse", le mot déviance signifie un comportement qui s'écarte des normes admises par une société. Et les normes sont établies en fonction des comportements de la majorité des individus. Donc, les déviances seraient ainsi appelées parce qu'elles sont l'apanage d'une minorité. Mais en réalité tous et chacun avons notre lot de déviances sexuelles, qu'elles soient petites ou grandes, mais de là à l'admettre, il y a pour certains un grand pas à franchir.

De toute manière, il est parfaitement humain d'avoir des déviances et c'est justement ce qui donne toute sa couleur à la sexualité. Par contre, le fait que les déviances sexuelles soient naturelles ne signifie pas pour autant qu'elles soient réalisables ou légitimes. Il suffit de mentionner l'attirance d'un adulte envers les enfants, pour le comprendre. Il va de soi que certaines déviances doivent se limiter au niveau fantasmatique seulement.

Dans le contexte actuel, le mot déviance doit plutôt être associé à des mots comme attirance, désir, orientation, pulsion, jeu. Parmi les déviances considérées comme admissibles, mentionnons l'homosexualité gaie et lesbienne, le fétichisme, le travestisme, la domination psychologique et physique, le ligotage, la fessée, le sadomasochisme, la scatologie, la zoophilie. Puis il y a les déviances répréhensibles comme la nécrophilie, l'inceste, la pédophilie. Il y a également des comportements qui s'apparentent aux déviances, sans vraiment en être. Mentionnons entre autres, l’exhibitionnisme et le voyeurisme. Et finalement il y a les jeux purs et simples, tels que le chatouillement, la lutte, le déguisement, les rôles, le langage vulgaire ou ordurier...

À l'intérieur de chaque déviance sexuelle se trouvent une infinité de variations. Prenons par exemple le fétichisme, lequel, en réalité représente tout un monde en soi. Il y a les fétichistes des vêtements : les robes, les jupes, les blouses, les pantalons, les bas, la lingerie. Il y a les fétichistes des sous-vêtements : les slips, les brassières, les caleçons, les camisoles. Il y a les fétichistes des chaussures, des talons hauts; les fétichistes des tissus, de la literie; les fétichistes du cuir et du latex; puis les fétichistes des parties du corps : les pieds, les orteils, les mains, les doigts, les oreilles, le cou, les cheveux et ainsi de suite.

Les déviances sexuelles se manifestent généralement dès le jeune âge. L'enfant homosexuel, garçon ou fille, aura à la puberté des sentiments pour le même sexe que lui. L'enfant fétichiste sera sexuellement stimulé, sans nécessairement établir la relation, à la vue ou au toucher de certaines choses. L'amateur de ligotage le sera dès l'enfance, alors qu'il cherchera à jouer aux cow-boys ou aux bandits avec ses amis, dans le but de se faire attacher ou d'attacher les autres. Ces comportements de jeunesse s'affirment avec l'âge et souvent ce n'est qu'une fois adulte qu'on leur attribue une connotation sexuelle.

Pour terminer cette plus que brève apologie sur les déviances sexuelles, mentionnons qu'on ne doit jamais se culpabiliser vis-à-vis de ces bizarreries qui traversent notre esprit et qui nous stimulent bien malgré nous. Les déviances sont ce qui confère aux gens leur caractère humain et leur personnalité propre. Leur mise en pratique, avec la complicité de sa, son ou ses partenaires sexuels, nous permet d'accéder à des niveaux de jouissance autrement inaccessibles. Les déviances sont saines pour notre équilibre mental et par ricochet pour notre santé physique; elles contribuent largement à notre épanouissement.


La boîte noire


Je me nomme Marie. Je suis biologiste de profession. Je suis une grande femme de belle apparence, début quarantaine, accomplie et heureuse. À l'âge de trente ans, ma vie s'est subitement transformée. Je vais vous raconter mon incroyable histoire qui relève du domaine de la pure fiction.

C'était en septembre, par une matinée dominicale ensoleillée. Esseulée, j'ai décidé de prendre une marche dans le parc en face de chez moi, histoire de prendre l'air, de voir du monde, tout en me dégourdissant les jambes. Je ramasse ma veste et je sors.

Le temps de traverser la rue et me voilà dans le parc. Je déambule dans l'allée centrale, admirant cette nature qui m'impressionne toujours autant. Ces arbres, ces fleurs, cette fourmi transportant un fardeau de plusieurs fois sa grosseur, cet écureuil furtif qui disparaît dans un arbre comme je m'approche.

Lasse, je m'assoie sur un banc en face d'un magnifique chêne centenaire, pour m'y assoupir alors que je me perds dans des rêves agités. À mon réveil, une voix rauque m'interpelle :

– Bonjour jeune dame ! La température est magnifique pour cette période de l'année. Ne croyez-vous pas ?

Un bonhomme débraillé, portant une barbiche jaunâtre, jambes croisées, est installé à l'autre extrémité de mon banc.

– En effet ! que je réponds poliment, encore à moitié endormie.

– Je vous observais dans votre sommeil. Vous me semblez tourmentée, rajoute-t-il.

– De quoi parlez-vous ?

– De votre passé, de vos besoins, de vos espoirs. J'ai vu ces souvenirs qui vous hantent. Votre père alcoolique qui battait votre mère. Vos prières pour qu'il cesse, pour qu'il change. Cette peur qui vous éloigne des hommes. Cette éducation où le corps était repoussant, où la sensualité était absente, où les aspirations les plus naturelles étaient bafouées. Cette pudeur qui vous étouffe. Ce besoin de sexualité qui vous ronge.

Une onde de gêne rougit mon visage.

– Qui êtes-vous donc pour lire dans mes pensées ? que je m'insurge.

– Je suis votre conscience, me dit-il d'une voix chaleureuse, rassurée, tenant dans sa main une petite boîte noire.

– C'est quoi ?

– Votre destin ! Cette boîte que vous voyez là possède des pouvoirs magiques. Si vous y croyez, elle vous permettra de réaliser tous vos fantasmes, sans inhibition aucune. Elle n'aura d'effet que sur vous-même. Quiconque d'autre ne pourra s'en servir. Voilà ! Je vous l'offre, termine-t-il en me la tendant avec un sourire puéril.

– Tiens donc ! que j'ironise, acceptant tout de même ce présent pour ne pas lui déplaire.

Je me lève et reprends le chemin de la maison. Après quelques pas je me retourne, mais le clochard n'y est déjà plus. Curieux ! que je m'étonne. Comment a-t-il pu partir aussi vite ? Et qui donc est cet étranger qui connaît si bien ma vie ? que je me questionne sérieusement.

Toujours est-il que j'ai utilisé cette boîte pour y ranger quelques précieux bijoux légués par ma mère, lesquels je porte que rarement de peur de les perdre. J'avais la fâcheuse habitude de les laisser traîner dans le fond d'un tiroir. Les jours passaient alors que je remuais dans ma tête les paroles de l'étrange clochard. Comment croire de telles sornettes ? que je me disais. Et si c'était vrai ? relançait mon autre moi. Stupide ! que je concluais. Il y avait ce dilemme qui tournait dans mon esprit. Le bonhomme semblait pourtant tellement sincère. Une lueur brillait dans mes yeux.

J'ai finalement repris la boîte en main et l'espoir au cœur, je l'ai ouverte. Une intense lumière violette s'en est aussitôt échappée. Apeurée, je l'ai refermée de suite. Wow ! me suis-je exclamée. C'est quoi ça ? Croyant au miracle, je l'ai ouverte à nouveau, avec un fantasme en tête. Cette même lumière enveloppante m'a submergée. Je me suis sentie dès lors prise d'une grande fatigue qui m'a poussée vers le lit. Je me suis étendue et endormie aussitôt d'un profond sommeil, pour me perdre dans un songe magnifique.

Je faisais l'amour pour la première fois avec un homme d'une grande beauté. J'avais des frissons par tout le corps; la sensation était sublime. À mon réveil, j'en avais la chatte encore toute mouillée. Je crois que j'avais joui durant mon sommeil.

Le soir venu, je décide, comme c'est rarement le cas, d'aller souper au restaurant. Dès que je m'installe à ma table, je vois un homme qui m'observe. Mais ce visage ne m'est pas inconnu, me dis-je. Je crois reconnaître l'homme de mon rêve, dont les traits sont encore tout frais dans ma mémoire.

Il s'approche et me dit :

– Excusez-moi de vous importuner mademoiselle, mais il me semble vous avoir déjà vue quelque part.

– Moi aussi ! que je lui rétorque, sans cette gêne habituelle qui me caractérisait.

– Puis-je m'asseoir ? Nous pourrions bavarder un peu, me demande-t-il poliment.

– Mais faites donc mon cher monsieur, votre compagnie me sera sûrement agréable.

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