Le miroir antique

Le miroir antique

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60 pages

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Martin et sa femme Caroline sont des amateurs de meubles antiques. Ils achètent chez un antiquaire un magnifique miroir, vieux de plus de trois siècles. Martin découvre en ce miroir des propriétés magiques fascinantes, qui le conduiront tout droit vers une femme magnifique. Cette déesse de beauté et d'amour, véritable nymphomane masochiste, va complètement chambarder la vie du couple. Les trois tourtereaux vont sombrer dans d'indicibles dépravations sexuelles, qui les mèneront vers des sommets sensoriels inimaginables. Qui donc est cette énigmatique princesse du passé ?

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Publié le 25 novembre 2016
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EAN13 9782981494702
Langue Français
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La liberté d'expression

La liberté d'expression est ce droit humain fondamental, par lequel une personne peut communiquer avec ses semblables sans restriction de la part d'une quelconque autorité. Sur le plan de la sexualité, ce droit a été largement bafoué sous le couvert de la pudeur et de la moralité. Encore aujourd'hui, il existe maints organismes de censure qui briment la liberté d'expression. Ceux qui pratiquent la censure, se donnent le droit de juger et de condamner le contenu d'un ouvrage, au nom de l'ensemble de la société. En général, la censure est imposée en fonction de l'opinion de la majorité des gens, mais également en fonction d'interprétations personnelles de la part des censeurs, brimant ainsi les droits des minorités.

Tous les goûts sont dans la nature et chacun devrait avoir le droit de partager ses visions avec des gens qui lui sont semblables, sans interférence de la part d'une tierce personne. Heureusement, l'évolution suit son cours au fil des générations, alors que l'on voit les barrières de la censure se lever une à une. De plus en plus de gens démontrent une ouverture d'esprit remarquable en ce qui concerne le respect des idées et des opinions, tout comme les comportements d'autrui.

D'un autre côté, on doit demeurer prudent dans l'exercice de sa liberté d'expression, pour ne pas offusquer ceux qui ont des opinions contraires aux nôtres. Les tendances sexuelles sont une affaire personnelle et ne devraient pas être affichées nonchalamment aux yeux de monsieur et madame tout le monde. Un minimum de discrétion s'impose afin de respecter ceux et celles qui ne partagent pas nécessairement nos goûts. Il faut aussi penser aux enfants qui n'ont pas la maturité nécessaire pour être exposés sans considération à toutes formes de sexualité, alors que leur développement psychologique pourrait en être déformé.


Avoir des déviances sexuelles, est-ce normal ?

Non seulement que c'est normal d'avoir des déviances sexuelles, mais le contraire justifierait un certain questionnement. D'abord, qu'entendons-nous par déviances ? Selon "Larousse", le mot déviance signifie un comportement qui s'écarte des normes admises par une société. Et les normes sont établies en fonction des comportements de la majorité des individus. Donc, les déviances seraient ainsi appelées parce qu'elles sont l'apanage d'une minorité. Mais en réalité tous et chacun avons notre lot de déviances sexuelles, qu'elles soient petites ou grandes, mais de là à l'admettre, il y a pour certains un grand pas à franchir.

De toute manière, il est parfaitement humain d'avoir des déviances et c'est justement ce qui donne toute sa couleur à la sexualité. Par contre, le fait que les déviances sexuelles soient naturelles ne signifie pas pour autant qu'elles soient réalisables ou légitimes. Il suffit de mentionner l'attirance d'un adulte envers les enfants, pour le comprendre. Il va de soi que certaines déviances doivent se limiter au niveau fantasmatique seulement.

Dans le contexte actuel, le mot déviance doit plutôt être associé à des mots comme attirance, désir, orientation, pulsion, jeu. Parmi les déviances considérées comme admissibles, mentionnons l'homosexualité gaie et lesbienne, le fétichisme, le travestisme, la domination psychologique et physique, le ligotage, la fessée, le sadomasochisme, la scatologie, la zoophilie. Puis il y a les déviances répréhensibles comme la nécrophilie, l'inceste, la pédophilie. Il y a également des comportements qui s'apparentent aux déviances, sans vraiment en être. Mentionnons entre autres, l’exhibitionnisme et le voyeurisme. Et finalement il y a les jeux purs et simples, tels que le chatouillement, la lutte, le déguisement, les rôles, le langage vulgaire ou ordurier...

À l'intérieur de chaque déviance sexuelle se trouvent une infinité de variations. Prenons par exemple le fétichisme, lequel, en réalité représente tout un monde en soi. Il y a les fétichistes des vêtements : les robes, les jupes, les blouses, les pantalons, les bas, la lingerie. Il y a les fétichistes des sous-vêtements : les slips, les brassières, les caleçons, les camisoles. Il y a les fétichistes des chaussures, des talons hauts; les fétichistes des tissus, de la literie; les fétichistes du cuir et du latex; puis les fétichistes des parties du corps : les pieds, les orteils, les mains, les doigts, les oreilles, le cou, les cheveux et ainsi de suite.

Les déviances sexuelles se manifestent généralement dès le jeune âge. L'enfant homosexuel, garçon ou fille, aura à la puberté des sentiments pour le même sexe que lui. L'enfant fétichiste sera sexuellement stimulé, sans nécessairement établir la relation, à la vue ou au toucher de certaines choses. L'amateur de ligotage le sera dès l'enfance, alors qu'il cherchera à jouer aux cow-boys ou aux bandits avec ses amis, dans le but de se faire attacher ou d'attacher les autres. Ces comportements de jeunesse s'affirment avec l'âge et souvent ce n'est qu'une fois adulte qu'on leur attribue une connotation sexuelle.

Pour terminer cette plus que brève apologie sur les déviances sexuelles, mentionnons qu'on ne doit jamais se culpabiliser vis-à-vis de ces bizarreries qui traversent notre esprit et qui nous stimulent bien malgré nous. Les déviances sont ce qui confère aux gens leur caractère humain et leur personnalité propre. Leur mise en pratique, avec la complicité de sa, son ou ses partenaires sexuels, nous permet d'accéder à des niveaux de jouissance autrement inaccessibles. Les déviances sont saines pour notre équilibre mental et par ricochet pour notre santé physique; elles contribuent largement à notre épanouissement.


Le miroir antique


Cette histoire a débuté en 1997, dans le Vieux Longueuil au Québec. À cette date, il y avait déjà cinq ans que moi et ma femme Caroline avions acheté la maison ancestrale de nos rêves, dans ce coin champêtre de la belle province. Nous n'en avons conservé que les murs de pierre, alors que nous avons entièrement fait refaire l'intérieur et la toiture, respectant le plus fidèlement possible le cachet original de cette demeure d'antan.

Je vais vous raconter cette histoire au présent. Vous aurez ainsi l'impression de reculer dans le temps et de vivre avec moi les incroyables péripéties de cette fabuleuse aventure.

Nous sommes au début d'octobre, par un joyeux samedi matin ensoleillé. Je partage mon petit déjeuner avec Caroline, dans la verrière à l'arrière de la maison. Nous avons ouvert toutes grandes les portes patios qui donnent sur la cour, afin de pleinement apprécier cette exceptionnelle température automnale. J'observe le grand érable au fond de la cour, avec ses feuilles aux mille teintes. Elles tombent une à une, flottant au gré du vent dans une valse funeste. Un soleil radieux surplombe l'horizon. Ses rayons traversent allègrement le verre teinté et les stores verticaux entrouverts, pour nous caresser l'épiderme de leur chaleur bienfaisante. Des bouffées de vent tiède s'infiltrent par les portes et nous taquinent de leurs délicates turbulences.

Cette journée au début prometteur m'inspire une idée :

– Que dirais-tu Caroline, d'une balade en direction nord ? On pourrait y admirer les couleurs de l'automne, tout en montant jusqu'à Ste-Adèle et y faire une petite escale.

– Excellente idée Martin. Après déjeuner, nous irons faire les courses comme prévu, puis nous partirons pour le Nord.

Nous terminons notre succulent déjeuner, puis nous desservons fébrilement la table, anxieux de mettre à exécution nos projets de la journée. Le temps d'un brin de toilette et de se rhabiller, nous sautons dans la fourgonnette pour nous diriger de sitôt vers le centre d'achats.

Nous aboutissons d'abord au supermarché pour y compléter les achats d'épicerie, nous effectuons de courts arrêts à la pharmacie et chez le nettoyeur, puis nous reprenons sans tarder le chemin de la maison.

Sur la route, Caroline me fait remarquer cette vieille grange orangée, abandonnée pendant nombre d'années, puis récemment convertie en magasin d'antiquités.

Nous sommes tous deux de véritables amateurs de meubles antiques. Ces courbes gracieuses, ces fins détails sculptés à la main, qu'on ne retrouve plus sur les meubles modernes, nous impressionnent énormément.

Malgré un empressement certain à regagner notre foyer et bien que nous croyions trouver que des vieilleries dans ce commerce, plutôt que de véritables antiquités, nous décidons tout de même de nous y arrêter quelques instants, histoire de satisfaire notre curiosité.

Contre toute attente, nous y découvrons de nombreux meubles et articles tous plus anciens et rares les uns que les autres. Et même que certains ont sûrement une valeur fort appréciable, alors que d'autres représentent à coup sûr de captivants projets de restauration. Nous sommes émus de voir toutes ces belles choses, là sous nos yeux. L'odeur des lieux, l'ambiance, la nostalgie du passé, rajoutent à notre enthousiasme. Nous examinons minutieusement ces bureaux, tables, chaises, lampes, alors que le temps nous échappe.

Caroline, d'un coup d'œil rapide à sa montre, s'exclame :

– Hé ! Martin ! Ça fait déjà plus d'une heure que nous sommes ici.

– C'est incroyable comme le temps a passé vite. J'ai l'impression que nous sommes ici depuis à peine cinq minutes, que je m'étonne en lorgnant du côté de la sortie.

Fort impressionnés mais malheureusement pressés par le temps, nous décidons de partir, mais avec la ferme intention d'y revenir très bientôt. Arrivé au seuil de la porte, mon regard est détourné par le reflet d'un objet brillant.

Il s'agit d'un grand miroir ovale, modèle de plancher, avec un cadre en bois doré, sculpté de motifs d'oiseaux aux formes bizarres. Il repose sur deux gros pieds gravés de ces mêmes dessins. L'état de conservation de ce prestigieux miroir est tout simplement remarquable; le retoucher serait du vandalisme. Moi et Caroline sommes immédiatement séduits par l'idée de posséder une telle pièce de collection. D'un signe de la main, j'appelle le vendeur qui ne tarde pas à venir.

– Excusez-moi monsieur mais moi et ma femme serions peut-être intéressés par ce miroir, lui dis-je en dissimulant mes émotions tant bien que mal.

-Connaissez-vous sa provenance ?

– Mais bien sûr mon cher monsieur, je connais très bien chacun des articles dans mon magasin. Ce miroir que vous voyez là, plus précisément appelé une psyché, est vieux de plus de trois cents ans, il date du dix-septième siècle. Il a appartenu à une royauté de l'époque. La légende dit que ce modèle de miroir a été fabriqué en seulement deux exemplaires identiques, dont en voici un. Personne ne sait où est le deuxième; on doute qu'il existe encore.

– Je trouve cela très intéressant. Ce miroir est drôlement bien conservé, compte tenu de son âge.

– Effectivement mon cher monsieur. On prétend même que cette pièce n'a jamais été retouchée. Personne ne peut expliquer une telle conservation.

– Nous sommes intéressés à vous l'acheter. C'est combien ?

Le vendeur a sûrement remarqué l'émotion dans ma voix, l'étincelle dans mes yeux et je crains que la valeur en soit d'autant rajoutée. Nous négocions ferme, pour en arriver finalement à un prix sûrement avantageux pour le vendeur. Mais peu importe, l'essentiel est de repartir avec ce miroir en mains.

On nous emballe soigneusement la précieuse marchandise dans quelques épaisseurs de carton ondulé, puis on nous l'amène jusqu'à la fourgonnette pour l'y déposer à l'arrière des sièges, à plat sur le plancher.

Sitôt de retour à la maison, je m'empresse de transporter le miroir au salon, où je le dépose sur ses pieds, puis je retourne à la fourgonnette pour aider Caroline à rentrer les sacs. Pendant qu'elle s'affaire à ranger l'épicerie, je reviens au salon pour déballer avec grand soin notre mystérieuse acquisition.

Caroline me rejoint très vite, également empressée d'examiner la chose plus en détail, avec moi. Les gravures d'oiseaux qui semblent finalement toutes différentes les unes des autres, sont également reproduites à l'arrière, observation qui nous avait échappé chez l'antiquaire.

– Quel travail ! que je m'exclame, en pensant au talent et à la patience de l'artiste qui a réalisé cette œuvre.

Visiblement satisfaite, Caroline me confie :

– Tantôt, au centre d'achats, j'ai remarqué dans la vitrine d'une boutique une très jolie robe rouge. Si tu n'y vois pas d'inconvénient, j'aimerais bien aller l'essayer avant qu'elle ne s'envole.

– Mais fais donc ma chère. J'en profiterai pour trouver un emplacement convenable au miroir. Et un peu de nettoyage ne serait sûrement pas superflu avec toute cette poussière.

– Que penses-tu de la chambre à coucher ? qu'elle me suggère.

– Excellente idée, que j'acquiesce aussitôt avec un hochement de tête. Ça ira très bien avec le mobilier "Early American".

– Et cette promenade à Ste-Adèle, s'interroge Caroline.

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